"Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux ..." ( Confucius )
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27 avril 2014
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12 mars 2014
En République démocratique du Congo, les médias blanchissent les États-Unis
Par FAIR
07/03/2014
Source : http://www.acrimed.org
English : In the democratic Republic of the Congo, the media whiten the United States
Les médias américains n’ont pas tari d’éloge sur les États-Unis et leurs alliés au sein de l’Otan pour avoir pesé de tout leur poids au cours de l’année écoulée afin de mettre un terme à une insurrection sanglante en République démocratique du Congo (RDC). Malheureusement, les journalistes ont généralement oublié de préciser que ces mêmes pays avaient attisé les conflits dans cette région depuis deux décennies en donnant carte blanche à leurs alliés dans cette zone.
Le 5 novembre 2013, la milice M23, soutenue par le Rwanda, a déposé les armes. Cette milice, parmi les plus redoutées en RDC, fut une des nombreuses organisations paramilitaires appuyées par les alliés des États-Unis que sont le Rwanda et l’Ouganda tout au long d’un conflit régional vieux de 17 ans (voir l’article du New York Times du 6/11/13).
Pendant 20 mois, la M23 a assassiné des civils, eu recours au viol, et a enrôlé de force des enfants au combat, ne rendant les armes qu’après l’interposition de la brigade d’intervention de l’ONU (composée presque exclusivement de soldats africains) à la suite d’une série de défaites militaires subies par l’armée régulière congolaise.
On a largement salué la pression occidentale sur le Rwanda visant à faire céder la M23 (voir notamment les articles parus dans le New York Times du 6/11/13 et le Christian Science Monitor du 7/11/13). En effet, à la suite d’un rapport de l’ONU rendu le 15/11/12 qui mettait en évidence le fait que la M23 avait été soutenue, entraînée et chapeautée par le Rwanda, les États-Unis ainsi que certains de leurs alliés occidentaux ont imposé des sanctions à ce pays, cessant de lui envoyer de l’aide, ce qui a privé la M23 d’un appui logistique considéré comme déterminant par beaucoup.

Ce que les grands médias ont négligé – l’un des multiples aspects qu’ils négligent systématiquement sur le conflit en RDC –, c’est le rôle durable joué par les États-Unis et leurs alliés occidentaux dans la protection et le financement des soutiens de la M23 et des organisations paramilitaires brutales qui les ont précédés dans la région.
Comme l’a expliqué le 12/12/13 dans un communiqué de presse l’association « Friends of the Congo », organisation militante basée à Washington, les efforts des États-Unis et de la Grande-Bretagne visant à obliger le Rwanda à couper les ponts avec la M23 ont été récompensés « après 17 ans pendant lesquels le régime rwandais est intervenu régulièrement en RDC en ayant pratiquement carte blanche. »
Les enjeux économiques et financiers liées aux ressources incroyablement riches du Congo sont tout aussi souvent négligés ; ces dernières aiguisent les appétits depuis que Joseph Conrad a écrit à propos du Congo à une époque plus ancienne et plus sanglante encore qu’il fut l’objet « du pillage le plus ignominieux ayant jamais défiguré la conscience humaine ». Au temps où Léopold, roi des Belges, sévissait au Congo, le caoutchouc et l’ivoire figuraient parmi les richesses les plus prisées du Congo ; aujourd’hui, le Rwanda – et d’autres – cherchent à faire main basse sur les ressources du Congo que sont l’or, les diamants, le tungstène, le coltan (minerai utilisé dans l’électronique) et le bois précieux.
Un rapport des experts onusiens datant de 2001 a condamné le Rwanda, l’Ouganda et le Zimbabwe pour le pillage des mines et autres ressources du Congo, vendues ensuite aux multinationales. Or ces mêmes ressources continuent de susciter conflits et interventions à l’est du Congo.
Le récit du New York Times (6/11/13) de la reddition de la M23 soulignait la pression occidentale ponctuelle mise sur le Rwanda, en oubliant le soutien régulier de ces mêmes Occidentaux au Rwanda et à l’Ouganda, principaux responsables des violences persistantes à l‘est du Congo. Cet oubli de la part du grand journal new-yorkais donnait le sentiment que les États-Unis et leurs alliés occidentaux étaient les héros dans cette histoire, qu’après avoir révélé les agissements de la M23 et le soutien du président rwandais Paul Kagame à celle-ci, le boulot avait été fait, et bien fait.
De la même façon, le Washington Post a omis de mentionner le soutien ancien des Occidentaux au Rwanda tout en présentant la reddition comme « l’heure de vérité » qui montrerait si « oui ou non le gouvernement et les rebelles seraient capables de trouver une issue politique » au conflit. Tout cela n’est sans doute pas faux ; mais comment les lecteurs pourraient-ils saisir la complexité d’un tel accord s’ils ignorent que ces diplomates missionnés par les gouvernements occidentaux soufflaient sur les braises au côté du Rwanda dans les mois qui ont précédé cet accord ?
En 2012, les États-Unis ont tenté d’empêcher la diffusion d’un rapport mettant au jour les liens entre le Rwanda et la M23 (voir le numéro du Guardian du 21/6/12). Ce fut un épisode parmi d’autres au cours duquel les États-Unis sont intervenus pour prendre la défense du Rwanda et de ses opérations illégales. Les États-Unis ont donné des millions de dollars sous forme d’aide militaire au Rwanda alors que l’on savait, preuves à l’appui grâce notamment au rapport des experts onusiens datant de 2001, que ce pays encourageait la violence et les pillages.
En passant d’un soutien prudent à l’égard du Rwanda à des pressions et des sanctions diverses, les États-Unis et leurs alliés ont sans doute fait ce qu’il fallait faire. Et ce changement de stratégie doit être souligné et salué.
Il est néanmoins compliqué de voir dans la transformation de l’attitude américaine un retournement majeur sans savoir ce qui a précédé, à l’époque où les États-Unis soutenaient sans réserve le Rwanda et les violences perpétrées.
Steve Rendall
Traduit par Thibault Roques
07/03/2014
Source : http://www.acrimed.org
English : In the democratic Republic of the Congo, the media whiten the United States
En République démocratique du Congo, nous dit FAIR dans cet article paru en janvier dans Extra !,
son magazine mensuel, les médias américains n’ont pas manqué une
occasion de saluer la contribution récente des Occidentaux à
l’apaisement – temporaire – des tensions dans la région, oubliant de
rappeler simultanément le rôle de ces derniers dans l’exacerbation des
conflits au cours des deux décennies précédentes.
Cette vision partiale, puisque partielle, est révélatrice d’un certain opportunisme médiatique : elle permet aux journaux en question de se ranger à tous les coups du côté des vainqueurs et donc d’écrire l’histoire d’une façon pour le moins contestable. Car en matière de géopolitique, l’amnésie journalistique est sans doute plus fâcheuse encore qu’ailleurs : rendre compte du présent en occultant (sciemment ou non) le passé, c’est se condamner, ainsi que ses lecteurs, à une vision mutilée et manichéenne de la réalité historique, les journalistes se contentant de distribuer bons et mauvais points a posteriori, sans se soucier des cécités qui sont les leurs, et de leurs conséquences, y compris médiatiques. Nous vous proposons cette traduction en français de l’article original avec l’autorisation de son auteur, Steve Rendall. (Acrimed)
Cette vision partiale, puisque partielle, est révélatrice d’un certain opportunisme médiatique : elle permet aux journaux en question de se ranger à tous les coups du côté des vainqueurs et donc d’écrire l’histoire d’une façon pour le moins contestable. Car en matière de géopolitique, l’amnésie journalistique est sans doute plus fâcheuse encore qu’ailleurs : rendre compte du présent en occultant (sciemment ou non) le passé, c’est se condamner, ainsi que ses lecteurs, à une vision mutilée et manichéenne de la réalité historique, les journalistes se contentant de distribuer bons et mauvais points a posteriori, sans se soucier des cécités qui sont les leurs, et de leurs conséquences, y compris médiatiques. Nous vous proposons cette traduction en français de l’article original avec l’autorisation de son auteur, Steve Rendall. (Acrimed)
Les médias américains n’ont pas tari d’éloge sur les États-Unis et leurs alliés au sein de l’Otan pour avoir pesé de tout leur poids au cours de l’année écoulée afin de mettre un terme à une insurrection sanglante en République démocratique du Congo (RDC). Malheureusement, les journalistes ont généralement oublié de préciser que ces mêmes pays avaient attisé les conflits dans cette région depuis deux décennies en donnant carte blanche à leurs alliés dans cette zone.
Le 5 novembre 2013, la milice M23, soutenue par le Rwanda, a déposé les armes. Cette milice, parmi les plus redoutées en RDC, fut une des nombreuses organisations paramilitaires appuyées par les alliés des États-Unis que sont le Rwanda et l’Ouganda tout au long d’un conflit régional vieux de 17 ans (voir l’article du New York Times du 6/11/13).
Pendant 20 mois, la M23 a assassiné des civils, eu recours au viol, et a enrôlé de force des enfants au combat, ne rendant les armes qu’après l’interposition de la brigade d’intervention de l’ONU (composée presque exclusivement de soldats africains) à la suite d’une série de défaites militaires subies par l’armée régulière congolaise.
On a largement salué la pression occidentale sur le Rwanda visant à faire céder la M23 (voir notamment les articles parus dans le New York Times du 6/11/13 et le Christian Science Monitor du 7/11/13). En effet, à la suite d’un rapport de l’ONU rendu le 15/11/12 qui mettait en évidence le fait que la M23 avait été soutenue, entraînée et chapeautée par le Rwanda, les États-Unis ainsi que certains de leurs alliés occidentaux ont imposé des sanctions à ce pays, cessant de lui envoyer de l’aide, ce qui a privé la M23 d’un appui logistique considéré comme déterminant par beaucoup.
Ce que les grands médias ont négligé – l’un des multiples aspects qu’ils négligent systématiquement sur le conflit en RDC –, c’est le rôle durable joué par les États-Unis et leurs alliés occidentaux dans la protection et le financement des soutiens de la M23 et des organisations paramilitaires brutales qui les ont précédés dans la région.
Comme l’a expliqué le 12/12/13 dans un communiqué de presse l’association « Friends of the Congo », organisation militante basée à Washington, les efforts des États-Unis et de la Grande-Bretagne visant à obliger le Rwanda à couper les ponts avec la M23 ont été récompensés « après 17 ans pendant lesquels le régime rwandais est intervenu régulièrement en RDC en ayant pratiquement carte blanche. »
Les enjeux économiques et financiers liées aux ressources incroyablement riches du Congo sont tout aussi souvent négligés ; ces dernières aiguisent les appétits depuis que Joseph Conrad a écrit à propos du Congo à une époque plus ancienne et plus sanglante encore qu’il fut l’objet « du pillage le plus ignominieux ayant jamais défiguré la conscience humaine ». Au temps où Léopold, roi des Belges, sévissait au Congo, le caoutchouc et l’ivoire figuraient parmi les richesses les plus prisées du Congo ; aujourd’hui, le Rwanda – et d’autres – cherchent à faire main basse sur les ressources du Congo que sont l’or, les diamants, le tungstène, le coltan (minerai utilisé dans l’électronique) et le bois précieux.
Un rapport des experts onusiens datant de 2001 a condamné le Rwanda, l’Ouganda et le Zimbabwe pour le pillage des mines et autres ressources du Congo, vendues ensuite aux multinationales. Or ces mêmes ressources continuent de susciter conflits et interventions à l’est du Congo.
Le récit du New York Times (6/11/13) de la reddition de la M23 soulignait la pression occidentale ponctuelle mise sur le Rwanda, en oubliant le soutien régulier de ces mêmes Occidentaux au Rwanda et à l’Ouganda, principaux responsables des violences persistantes à l‘est du Congo. Cet oubli de la part du grand journal new-yorkais donnait le sentiment que les États-Unis et leurs alliés occidentaux étaient les héros dans cette histoire, qu’après avoir révélé les agissements de la M23 et le soutien du président rwandais Paul Kagame à celle-ci, le boulot avait été fait, et bien fait.
De la même façon, le Washington Post a omis de mentionner le soutien ancien des Occidentaux au Rwanda tout en présentant la reddition comme « l’heure de vérité » qui montrerait si « oui ou non le gouvernement et les rebelles seraient capables de trouver une issue politique » au conflit. Tout cela n’est sans doute pas faux ; mais comment les lecteurs pourraient-ils saisir la complexité d’un tel accord s’ils ignorent que ces diplomates missionnés par les gouvernements occidentaux soufflaient sur les braises au côté du Rwanda dans les mois qui ont précédé cet accord ?
En 2012, les États-Unis ont tenté d’empêcher la diffusion d’un rapport mettant au jour les liens entre le Rwanda et la M23 (voir le numéro du Guardian du 21/6/12). Ce fut un épisode parmi d’autres au cours duquel les États-Unis sont intervenus pour prendre la défense du Rwanda et de ses opérations illégales. Les États-Unis ont donné des millions de dollars sous forme d’aide militaire au Rwanda alors que l’on savait, preuves à l’appui grâce notamment au rapport des experts onusiens datant de 2001, que ce pays encourageait la violence et les pillages.
En passant d’un soutien prudent à l’égard du Rwanda à des pressions et des sanctions diverses, les États-Unis et leurs alliés ont sans doute fait ce qu’il fallait faire. Et ce changement de stratégie doit être souligné et salué.
Il est néanmoins compliqué de voir dans la transformation de l’attitude américaine un retournement majeur sans savoir ce qui a précédé, à l’époque où les États-Unis soutenaient sans réserve le Rwanda et les violences perpétrées.
Steve Rendall
Traduit par Thibault Roques
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27 février 2014
Armes chimiques sous la mer
Réalisation : Nicolas Koutsikas, Eric Nadler, Bob Coen
25/02/2014
Source : http://www.arte.tv
Source : http://future.arte.tv
English : Chemical weapons under the sea
Cachées depuis des décennies, les décharges d'armes chimiques sous-marines livrent un peu de leur secret grâce à cette enquête : un scandale militaire hérité de deux guerres mondiales et une véritable menace pour l'homme et pour l'environnement.
Plus d'un million et demi de tonnes d'armes chimiques non utilisées gisent sur les fonds marins de la planète. Encore s'agit-il d'une estimation, puisque le secret défense qui les entoure à travers le monde empêche toute évaluation précise. Les poisons qu'elles contiennent (gaz moutarde, gaz sarin, arsenic...) s'échappent lentement, inexorablement, des fûts corrodés par des décennies d'immersion. Ces armes sont l'un des terribles héritages des deux guerres mondiales. Jusqu'au début des années 1970, avec un pic entre 1917 et 1945, les armées des grandes puissances ont systématiquement déversé leur arsenal chimique quasi indestructible au fond des mers, dans les lacs ou l'ont enterré. À la conférence de Potsdam, en 1945, les Alliés rassemblent l’ensemble des armes chimiques collectées chez les belligérants et les immergent en mer Baltique, dans l'Atlantique Nord, dans l'Adriatique et dans la Méditerranée (non loin de Saint-Tropez notamment). Les fonds marins au large du Japon et des États-Unis, ainsi que l'océan Indien, sont également concernés.
Bombes à retardement
Des documents déclassifiés et des recherches indépendantes, sur fond de progrès scientifique et technologique, ont permis de lever une part du secret qui entoure ces décharges. Depuis quelques années, en Italie, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada ou au Japon, des individus se battent pour localiser et éliminer ces bombes à retardement. Mais les obstacles sont colossaux : la dissimulation et l’imprécision des archives, le secret militaire, le coût des opérations de nettoyage et la crainte de nuire à la pêche ou au tourisme. Il est donc difficile d'évaluer l’ampleur de la menace qui pèse sur les populations et sur les écosystèmes, d’autant que les États font la sourde oreille. L'espoir vient d'une poignée de scientifiques qui ont saisi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques afin qu'elle s'empare du problème. Ce documentaire captivant, nourri d’interviews et d'images d'archives, passe en revue les zones à risque et montre que des solutions sont possibles pour nettoyer les décharges. À condition que les États acceptent d'y mettre le prix.
Repères historiques
22 avril 1915 : L’Armée allemande fut la première à lancer une offensive chimique d’envergure, lors de la 2ème bataille d’Ypres en Belgique, en utilisant un gaz chloré.
1917 : Le gaz moutarde devient le « roi des gaz de combat ».
2 décembre 1943 : Début de la plus grande catastrophe chimique en Europe : 105 bombardiers de la Luftwaffe coulent 27 navires américains dans le port de Bari, dont « Le John Harvey », qui transportait une cargaison secrète de 2000 bombes de gaz moutarde. Pour éviter d’offrir aux Allemands une grande victoire sur le terrain de la propagande, les Alliés décident de garder le secret sur la nature des armes. Des centaines de civils italiens ne reçoivent alors aucun traitement lorsque le nuage de gaz envahit leur ville…
17 juillet - 2 août 1945 : à la conférence de Potsdam, les Alliés victorieux concluent un accord : ils se répartissent les stocks de toutes les armes chimiques et décident de les déverser en mer. à l’époque, cette solution paraît la plus simple et la plus sûre. Des immersions d’armes chimiques ont eu lieu en mer du Japon, dans l’océan Indien, en mer Baltique, en mer du Nord, dans l’Atlantique Nord, au large de la Côte d’Azur, en France et au large des côtes américaines et canadiennes.
1970 : Fin des versements en mer des armes chimiques.
1972 : Une loi du Congrès américain interdit le déversement d’armes chimiques en mer.
13 janvier 1993 : Signature à Paris de la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction. Elle est entrée en vigueur le 29 avril 1997.
2005 : Début de la construction du gazoduc Nord Stream, qui révèle au grand jour la présence des armes chimiques dans la mer Baltique.
11 octobre 2013 Le prix Nobel de la Paix est décerné à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques. Créée en 1997, elle a supervisé la destruction de 80% des stocks d’agents chimiques déclarés (environ 60 000 tonnes), ainsi que près de 60% des 8 millions de munitions.
12 décembre 2013 : L 'ONU confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Aux termes de la résolution, toutes les armes chimiques syriennes doivent être détruites avant le 30 juin 2014.
2017 : Date de la levée du secret d’état concernant les immersions en mer aux états-Unis et en Grande-Bretagne.
Les principaux gaz utilisés
De nombreux produits toxiques ont été employés dans les armes chimiques. Ces produits se présentent généralement sous forme de gaz ou d’aérosols largués dans des bombes ou pulvérisés par des avions spécialement équipés.
Parmi les principaux :
L’Arsine ou le trihydrure d’arsenic
Un gaz incolore et toxique, plus lourd que l’air, utilisé par l’armée allemande, en association avec d’autres gaz, dans les obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Diffusé en aérosol assez fin pour passer la barrière des filtres des masques à gaz, il forçait les soldats à tousser, éternuer ou vomir. Poussés à ôter leur masque, ils respiraient alors d'autres gaz mortels libérés par les obus. Dans la mer, les armes chimiques à base d’arsenic se décomposent en arsenic inorganique, qui est toxique.
Le chlore
Utilisé lors de la première attaque chimique en 1915, le chlore est un puissant agent irritant qui peut infliger des dégâts aux yeux, au nez, à la gorge et aux poumons. À haute concentration, il peut causer la mort par asphyxie.
Le gaz moutarde
Il s’attaque à tous les organes du corps, provoquant de fortes brûlures, notamment aux yeux, menant à la cécité. Jusqu’à dix jours après l’exposition, les poumons peuvent être atteints : toux, inflammation, saignements, puis apparition de lésions alvéolaires entrainant une détresse respiratoire, un oedème pulmonaire et la mort. Dans la mer, le gaz moutarde se décompose en soufre, carbone et hydrogène, des éléments chimiques relativement inoffensifs.
Le Sarin
Découvert en 1939 par trois chercheurs allemands à la recherche de meilleurs pesticides, le gaz sarin est une substance inodore, incolore et volatile. Même à très faible dose, ce neurotoxique peut être fatal pour l’homme et l’animal.
Le Tabun
Découvert par hasard en Allemagne en 1936 par Gerhard Schrader, c’est un gaz à action rapide, inodore et incolore, qui s'attaque au système nerveux et respiratoire.
CARTES DES VERSEMENTS EN MER D'ARMES CHIMIQUES :
EUROPE :

NORTH EUROPE :
SOUTH ITALIA / FRANCE :
SOUTH ASIA :
JAPAN / KOREA :
NORTH UNITED STATES OF AMERICA :
PACIFIC :
La pollution de la mer Baltique
Le développement du trafic maritime est néfaste pour l’environnement, et la Baltique est déjà l’une des mers les plus polluées de la planète. En effet, l’intensité du trafic maritime favorise les accidents de navire (matérialisés par des points rouges sur la carte). Ainsi, plus de 700 barils de pétrole en moyenne sont déversés dans la Baltique chaque année. Ensuite, les fonds marins de la Baltique contiennent des milliers de tonnes de munitions et d’armes chimiques, déversées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans les zones cerclées de bleu clair sur la carte.
Source : http://ddc.arte.tv/nos-cartes/mer-baltique-la-mediterranee-du-nord
25/02/2014
Source : http://www.arte.tv
Source : http://future.arte.tv
English : Chemical weapons under the sea
Cachées depuis des décennies, les décharges d'armes chimiques sous-marines livrent un peu de leur secret grâce à cette enquête : un scandale militaire hérité de deux guerres mondiales et une véritable menace pour l'homme et pour l'environnement.
Plus d'un million et demi de tonnes d'armes chimiques non utilisées gisent sur les fonds marins de la planète. Encore s'agit-il d'une estimation, puisque le secret défense qui les entoure à travers le monde empêche toute évaluation précise. Les poisons qu'elles contiennent (gaz moutarde, gaz sarin, arsenic...) s'échappent lentement, inexorablement, des fûts corrodés par des décennies d'immersion. Ces armes sont l'un des terribles héritages des deux guerres mondiales. Jusqu'au début des années 1970, avec un pic entre 1917 et 1945, les armées des grandes puissances ont systématiquement déversé leur arsenal chimique quasi indestructible au fond des mers, dans les lacs ou l'ont enterré. À la conférence de Potsdam, en 1945, les Alliés rassemblent l’ensemble des armes chimiques collectées chez les belligérants et les immergent en mer Baltique, dans l'Atlantique Nord, dans l'Adriatique et dans la Méditerranée (non loin de Saint-Tropez notamment). Les fonds marins au large du Japon et des États-Unis, ainsi que l'océan Indien, sont également concernés.
Bombes à retardement
Des documents déclassifiés et des recherches indépendantes, sur fond de progrès scientifique et technologique, ont permis de lever une part du secret qui entoure ces décharges. Depuis quelques années, en Italie, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada ou au Japon, des individus se battent pour localiser et éliminer ces bombes à retardement. Mais les obstacles sont colossaux : la dissimulation et l’imprécision des archives, le secret militaire, le coût des opérations de nettoyage et la crainte de nuire à la pêche ou au tourisme. Il est donc difficile d'évaluer l’ampleur de la menace qui pèse sur les populations et sur les écosystèmes, d’autant que les États font la sourde oreille. L'espoir vient d'une poignée de scientifiques qui ont saisi l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques afin qu'elle s'empare du problème. Ce documentaire captivant, nourri d’interviews et d'images d'archives, passe en revue les zones à risque et montre que des solutions sont possibles pour nettoyer les décharges. À condition que les États acceptent d'y mettre le prix.
Repères historiques
22 avril 1915 : L’Armée allemande fut la première à lancer une offensive chimique d’envergure, lors de la 2ème bataille d’Ypres en Belgique, en utilisant un gaz chloré.
1917 : Le gaz moutarde devient le « roi des gaz de combat ».
2 décembre 1943 : Début de la plus grande catastrophe chimique en Europe : 105 bombardiers de la Luftwaffe coulent 27 navires américains dans le port de Bari, dont « Le John Harvey », qui transportait une cargaison secrète de 2000 bombes de gaz moutarde. Pour éviter d’offrir aux Allemands une grande victoire sur le terrain de la propagande, les Alliés décident de garder le secret sur la nature des armes. Des centaines de civils italiens ne reçoivent alors aucun traitement lorsque le nuage de gaz envahit leur ville…
17 juillet - 2 août 1945 : à la conférence de Potsdam, les Alliés victorieux concluent un accord : ils se répartissent les stocks de toutes les armes chimiques et décident de les déverser en mer. à l’époque, cette solution paraît la plus simple et la plus sûre. Des immersions d’armes chimiques ont eu lieu en mer du Japon, dans l’océan Indien, en mer Baltique, en mer du Nord, dans l’Atlantique Nord, au large de la Côte d’Azur, en France et au large des côtes américaines et canadiennes.
1970 : Fin des versements en mer des armes chimiques.
1972 : Une loi du Congrès américain interdit le déversement d’armes chimiques en mer.
13 janvier 1993 : Signature à Paris de la Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction. Elle est entrée en vigueur le 29 avril 1997.
2005 : Début de la construction du gazoduc Nord Stream, qui révèle au grand jour la présence des armes chimiques dans la mer Baltique.
11 octobre 2013 Le prix Nobel de la Paix est décerné à l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques. Créée en 1997, elle a supervisé la destruction de 80% des stocks d’agents chimiques déclarés (environ 60 000 tonnes), ainsi que près de 60% des 8 millions de munitions.
12 décembre 2013 : L 'ONU confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Aux termes de la résolution, toutes les armes chimiques syriennes doivent être détruites avant le 30 juin 2014.
2017 : Date de la levée du secret d’état concernant les immersions en mer aux états-Unis et en Grande-Bretagne.
Les principaux gaz utilisés
De nombreux produits toxiques ont été employés dans les armes chimiques. Ces produits se présentent généralement sous forme de gaz ou d’aérosols largués dans des bombes ou pulvérisés par des avions spécialement équipés.
Parmi les principaux :
L’Arsine ou le trihydrure d’arsenic
Un gaz incolore et toxique, plus lourd que l’air, utilisé par l’armée allemande, en association avec d’autres gaz, dans les obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Diffusé en aérosol assez fin pour passer la barrière des filtres des masques à gaz, il forçait les soldats à tousser, éternuer ou vomir. Poussés à ôter leur masque, ils respiraient alors d'autres gaz mortels libérés par les obus. Dans la mer, les armes chimiques à base d’arsenic se décomposent en arsenic inorganique, qui est toxique.
Le chlore
Utilisé lors de la première attaque chimique en 1915, le chlore est un puissant agent irritant qui peut infliger des dégâts aux yeux, au nez, à la gorge et aux poumons. À haute concentration, il peut causer la mort par asphyxie.
Le gaz moutarde
Il s’attaque à tous les organes du corps, provoquant de fortes brûlures, notamment aux yeux, menant à la cécité. Jusqu’à dix jours après l’exposition, les poumons peuvent être atteints : toux, inflammation, saignements, puis apparition de lésions alvéolaires entrainant une détresse respiratoire, un oedème pulmonaire et la mort. Dans la mer, le gaz moutarde se décompose en soufre, carbone et hydrogène, des éléments chimiques relativement inoffensifs.
Le Sarin
Découvert en 1939 par trois chercheurs allemands à la recherche de meilleurs pesticides, le gaz sarin est une substance inodore, incolore et volatile. Même à très faible dose, ce neurotoxique peut être fatal pour l’homme et l’animal.
Le Tabun
Découvert par hasard en Allemagne en 1936 par Gerhard Schrader, c’est un gaz à action rapide, inodore et incolore, qui s'attaque au système nerveux et respiratoire.
CARTES DES VERSEMENTS EN MER D'ARMES CHIMIQUES :
EUROPE :

NORTH EUROPE :
SOUTH ITALIA / FRANCE :
SOUTH ASIA :
JAPAN / KOREA :
NORTH UNITED STATES OF AMERICA :
PACIFIC :
La pollution de la mer Baltique
Le développement du trafic maritime est néfaste pour l’environnement, et la Baltique est déjà l’une des mers les plus polluées de la planète. En effet, l’intensité du trafic maritime favorise les accidents de navire (matérialisés par des points rouges sur la carte). Ainsi, plus de 700 barils de pétrole en moyenne sont déversés dans la Baltique chaque année. Ensuite, les fonds marins de la Baltique contiennent des milliers de tonnes de munitions et d’armes chimiques, déversées à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans les zones cerclées de bleu clair sur la carte.
Source : http://ddc.arte.tv/nos-cartes/mer-baltique-la-mediterranee-du-nord
Documentaire de Nicolas Koutsikas, Eric Nadler et Bob Cohen (France 2013, 88mn)
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16 février 2014
Des armes pour le monde
Réalisation:
Daniel Harrich
Source : http://www.arte.tv
04/02/2014
En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d’armes importées illégalement, notamment de l’Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine.
Malgré la sévérité des restrictions à l’exportation, un nombre
incalculable d’armes à feu sortent illégalement d’Europe chaque année
pour finir entre les mains de milices, de magnats de la drogue ou
d’enfants-soldats. Dans les régions du monde ravagées par les guerres
civiles, les armes issues de ces trafics coûteraient la vie à 500 000
personnes par an. Au Mexique, la guerre contre les cartels de drogue qui
fait rage depuis plusieurs années a déjà fait plus de 70 000 victimes :
dans ce pays, tout comme en Colombie, au Soudan du Sud ou dans les
Balkans, une grande partie du marché noir est alimenté par des fusils
d’assaut, mitrailleurs ou pistolets venus directement d’Allemagne. Si
dix millions d’armes à feu circulent légalement en Allemagne, les
spécialistes avancent un chiffre trois à quatre fois supérieur pour les
flux illégaux. Des réseaux tentaculaires qui entraînent dans leur
sillage les pires exactions et violations des droits humains – et
engrangent des profits colossaux.
Complicités
Qui sont les marchands, les contrebandiers et les hommes de l’ombre qui parviennent à contourner tous les contrôles et à acheminer ces cargaisons jusque dans les zones de conflit ? Que sont devenus les stocks des armées soviétique et est-allemande ? Mais avant tout, les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d’armes international ? Ce passionnant documentaire, qui prend l’allure d’une enquête policière, dévoile la face sombre d’un marché inquiétant et particulièrement opaque, et part à la recherche de complicités souvent très haut placées : douanes, polices et ministères publics.
Source : http://www.arte.tv
04/02/2014
En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d’armes importées illégalement, notamment de l’Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine.
Complicités
Qui sont les marchands, les contrebandiers et les hommes de l’ombre qui parviennent à contourner tous les contrôles et à acheminer ces cargaisons jusque dans les zones de conflit ? Que sont devenus les stocks des armées soviétique et est-allemande ? Mais avant tout, les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d’armes international ? Ce passionnant documentaire, qui prend l’allure d’une enquête policière, dévoile la face sombre d’un marché inquiétant et particulièrement opaque, et part à la recherche de complicités souvent très haut placées : douanes, polices et ministères publics.
DL DL
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USA
2 novembre 2013
Syrie, champ de bataille médiatique
Par Antonin Amado et Marc de Miramon
Source : http://www.monde-diplomatique.fr
09/2012
English : Syria, field media battle
Comment rendre compte d’un soulèvement qui dure depuis dix-huit mois, alors que l’accès au terrain est périlleux ? Si la férocité du régime ne fait aucun doute, la manière dont certains médias relaient, sans les vérifier, les communiqués de tel ou tel groupe d’opposition et occultent le jeu de puissances comme l’Arabie saoudite, les Etats-Unis ou la Turquie relève plus de la propagande que de l’information.
Source : http://www.monde-diplomatique.fr
09/2012
English : Syria, field media battle
Comment rendre compte d’un soulèvement qui dure depuis dix-huit mois, alors que l’accès au terrain est périlleux ? Si la férocité du régime ne fait aucun doute, la manière dont certains médias relaient, sans les vérifier, les communiqués de tel ou tel groupe d’opposition et occultent le jeu de puissances comme l’Arabie saoudite, les Etats-Unis ou la Turquie relève plus de la propagande que de l’information.
En Syrie, « les armes chimiques sont sous surveillance », informe Le Figaro (22 juillet 2012) ; « des forces spéciales américaines ont été déployées pour prévenir leur dispersion ». Et un diplomate en poste en Jordanie avertit : « C’est la menace des armes chimiques qui peut déclencher une intervention américaine ciblée. »
Nous voilà donc replongés avec Damas, à quelques nuances près, dans le
scénario écrit pour Bagdad dix ans plus tôt. M. Bachar Al-Assad
lâchera-t-il ses armes de destruction massive sur son opposition ? L’accusation est pourtant déjà vieille de plusieurs mois : « Des tueurs d’Assad [ont] lancé
dans la région d’Al-Rastan, non loin de la ville rebelle de Homs, des
opérations aériennes avec utilisation de gaz toxiques », rapportait dès septembre 2011 le site de Bernard-Henri Lévy (1).
« [Nous avons] entendu cette affirmation de dizaines d’interlocuteurs dans la province de Hama, écrivait l’Agence France-Presse (AFP), avec une prudence exceptionnelle, le 27 juillet 2012. Mais, en dépit d’une semaine de recherches, aucun chef rebelle, chef de tribu, médecin, simple combattant ou civil n’a pu produire de preuve irréfutable. » La guerre en Syrie, conclut la dépêche, « est aussi celle de l’information et de la désinformation ».
29 janvier 2012. L’intox est partie d’un compte Twitter (@Damascustweets) appartenant à « des militants proches de l’opposition (2) » : M. Al-Assad aurait fui la Syrie. Le palais présidentiel serait encerclé par l’Armée syrienne libre (ASL), et le dictateur acculé aurait tenté de rejoindre l’aéroport international de la capitale avec femme, enfants et bagages pour se réfugier à Moscou. Invérifiable, la « rumeur » n’est pourtant « pas sans fondement », assure le site Internet du Nouvel Observateur : « Selon le correspondant de la BBC au Moyen-Orient, Jeremy Bowen, l’ASL n’est plus qu’à trente minutes du palais présidentiel de Bachar Al-Assad. Une situation militaire qui pourrait pousser le dictateur à la fuite (3)... »
18 juillet 2012. Tandis qu’une nouvelle offensive des rebelles entraîne des affrontements d’une intensité inédite à Damas, une bombe explose au quartier général de la Sécurité nationale, tuant notamment le ministre de la défense ainsi qu’Assef Chaoukat, beau-frère de M. Al-Assad. Sur les chaînes d’information françaises, les représentants de l’opposition, essentiellement issus du Conseil national syrien (CNS), commentent l’événement en direct. Le régime, croit-on, vit ses derniers jours, voire ses dernières heures. « Oui, nous pouvons dire que c’est le début de la fin », estime Mme Randa Kassis (4), présidente de la Coalition des forces laïques et démocratiques syriennes, membre du CNS. Des sources anonymes, citées par le quotidien britannique The Guardian, affirment que M. Al-Assad en personne a été blessé lors de l’attaque. Son épouse a une fois encore pris l’avion pour Moscou. L’ASL ainsi qu’un groupuscule islamiste revendiquent l’attentat, tandis que le régime y voit la main des « puissances étrangères » soutenant l’opposition armée (Turquie, Qatar, Arabie saoudite...).
Tout compte fait indemne, M. Al-Assad acceptera de « partir » deux jours plus tard, « mais d’une façon civilisée ». C’est une dépêche de l’AFP qui l’annonce, le 20 juillet peu avant 9 heures. Confirmé une trentaine de minutes plus tard par le concurrent britannique Reuters, le « scoop » reprend en réalité un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI) par l’ambassadeur de Russie en France. Qui n’annonçait en aucun cas le départ de M. Al-Assad, mais se contentait de rappeler l’engagement pris par la Syrie le 30 juin à Genève d’aller « vers un régime plus démocratique »…
La démocratie, voilà ce pour quoi se battent les Syriens depuis le soulèvement de mars 2011, réprimé avec une brutalité et une cruauté largement documentées (5). Mais le conflit se livre aussi sur le terrain médiatique ; une guerre que taisent la plupart des organes de presse occidentaux. Certes, la réalité du terrain est particulièrement difficile à percevoir. Le régime accorde ses visas au compte-gouttes. Ceux qui réussissent, au péril de leur vie, à rejoindre les insurgés empruntent tous ou presque les mêmes filières de l’ASL ; leurs récits épousent ensuite le storytelling développé par cette même ASL ainsi que par ses parrains turcs, saoudiens et qataris : un régime barbare écrase dans le sang des manifestations pacifiques, défendues par des militants prodémocratie riches en courage mais pauvres en armes, munitions, médicaments…
Quant aux quelques journalistes ayant accepté l’invitation du régime (6) de M. Al-Assad, ils racontent sans surprise des histoires radicalement différentes : celles de cadavres de soldats atrocement mutilés qui s’entassent dans les morgues des hôpitaux, de minorités (chrétiennes, alaouite, etc.) terrorisées par des bandes armées ne menant pas une guerre de libération, mais une guérilla confessionnelle soutenue par les pétromonarchies du Golfe.
Embarrassante pour l’opposition armée, la présence en Syrie de groupes djihadistes, dont certains se réclament d’Al-Qaida, est désormais avérée. Une raison de plus, martèle Libération (6 août 2012), pour « aider politiquement et militairement » les insurgés, « ne serait-ce que pour ne pas laisser le champ libre et la victoire finale aux islamistes ».
Séparer le bon grain révolutionnaire de l’ivraie djihadiste s’avère parfois délicat. Abou Hajjar, « moudjahid qui a quitté la région parisienne il y a quatre mois pour participer au soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad », se définit comme un « activiste islamiste, et non pas comme un djihadiste proche d’Al-Qaida ». Témoignant dans les colonnes du Figaro, il jure que les « minorités chrétiennes ou alaouite », qui soutiennent majoritairement le régime, « seront représentées au Parlement » dans la Syrie de demain (7). Tout en indiquant avoir ouvert un « bureau de la prédication » dans le village de Sarjeh pour diffuser les « livres interdits » d’Ibn Taymiyya, un « grand théoricien du djihad », rappelle Le Figaro, sans préciser qu’il est aussi l’auteur d’une fatwa appelant à la guerre sainte contre les alaouites.
Mais ces quelques témoignages n’entament pas la trame de la dramaturgie syrienne : pilonnage de Homs, massacre de Houla, mort des journalistes Marie Colvin, Rémi Ochlik et Gilles Jacquier — dont il semble maintenant qu’il ait été tué par des tirs provenant des positions rebelles. Une poignée d’acteurs dominent la narration du conflit. Parmi eux, les principales chaînes satellitaires du Proche-Orient, dont Al-Arabiya et Al-Jazira, propriété des deux poids lourds de la Ligue arabe, nouveau haut-parleur de la diplomatie du Golfe : l’Arabie saoudite et le Qatar. Ces monarchies absolues, qui ne s’appuient sur aucune légitimité démocratique tout en promouvant la « liberté » chez leurs voisins, mènent une « guerre froide régionale » à la Syrie, dernier régime arabe participant, selon elles, à l’« arc chiite » qui s’étendrait de Beyrouth à Bagdad, en faisant vaciller Bahreïn.
Ces chaînes bénéficient d’un a priori bienveillant quant à la fiabilité des informations qu’elles diffusent, si fantaisistes soient-elles. Ainsi l’essayiste Caroline Fourest écrit-elle dans Le Monde (25 février 2012) : « D’après Al-Arabiya, des opposants au régime iranien affirment que leur gouvernement a fourni un four crématoire à son allié syrien. Installé dans la zone industrielle d’Alep, il tournerait à plein régime… Pour brûler les cadavres des opposants ? »
L’AFP a en tout cas décerné à l’OSDH le statut de source incontournable, comme le détaille Ezzedine Said : « La première utilisation de l’OSDH date de novembre 2006. Cette organisation s’est montrée fiable et crédible dans le passé, raison pour laquelle nous continuons à l’utiliser. » Le rédacteur en chef de l’antenne de Nicosie, à Chypre, où sont centralisées les dépêches sur le Proche-Orient, reconnaît néanmoins que « nos journalistes n’ont pratiquement aucun contact avec les correspondants de cette organisation sur le terrain. Ceux qui sont en poste à Damas ne peuvent pas travailler librement. Ils ne sont pas en mesure de donner une vision d’ensemble de la situation dans le pays. L’OSDH, qui ne s’engage jamais politiquement dans ses communiqués, n’est pas une source parfaite. Mais c’est celle qui donne les chiffres les moins fantaisistes sur le nombre de morts sur le terrain ». A l’AFP, certains ne cachent pas leur malaise : « Nous savons parfaitement que l’OSDH n’est pas fiable, déplore un grand reporter du service international. Mais nous continuons quand même à diffuser ses chiffres. Quand on interroge la direction, sa réponse est toujours la même : “Vous avez probablement raison, mais les autres agences font la même chose. Et notre secteur est très concurrentiel.” »
La manière dont l’OSDH a par exemple couvert le massacre de Houla pose question sur son impartialité revendiquée, de même que sur la fiabilité de ses correspondants. Le 25 mai 2012, à Houla, cent huit personnes ont bien été tuées. Les corps de quarante-neuf enfants et trente-quatre femmes gisent dans cette localité regroupant plusieurs villages et située au nord de la ville de Homs. Dans un communiqué daté du 26 mai et relayé par l’AFP, l’OSDH rapporte dans un premier temps la mort de quatre-vingt-dix personnes, tuées dans des bombardements. Les observateurs mandatés par l’Organisation des Nations unies (ONU) et la Ligue arabe affirmeront, le 29 mai, que la plupart des victimes ont été exécutées à l’arme blanche. Les Nations unies révèlent le même jour que le secteur du massacre était tenu par des forces de la rébellion.
Un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU publié le 16 août impute finalement « la plupart » des morts aux forces gouvernementales, même si ses enquêteurs n’ont pas pu se rendre sur place et ne sont pas en mesure de « déterminer l’identité des auteurs » du massacre. Ce qui n’a pas empêché le rapport initial de l’OSDH d’être largement diffusé et exploité par la diplomatie française pour faire plier la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU : « Le massacre de Houla peut faire évoluer les esprits », espérait le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, dans un entretien au Monde (29 mai 2012).
Mme Donatella Rovera, qui travaille pour Amnesty International, s’est rendue clandestinement en Syrie durant trois semaines, en avril et en mai derniers, pour essayer d’établir un bilan humain du conflit. Elle pointe la difficulté d’une telle entreprise : « Les hôpitaux ne sont pas des sources fiables, car les blessés ne peuvent pas s’y rendre sans se faire arrêter par les forces de sécurité. Je me trouvais à Alep lors d’une opération massive de l’armée. J’ai vu les petites antennes médicales de fortune installées dans des appartements où des médecins sous-équipés tentaient de soulager les blessés. Dans ces conditions, les bilans sont plus simples à établir. Quand on arrive après les faits, il faut recueillir les témoignages des survivants, des voisins, relever des indices laissés sur le terrain comme des éclats d’obus ou des traces de balles sur les murs. » Et de souligner qu’il est « possible de travailler de l’extérieur du pays, mais des difficultés supplémentaires se présentent alors. Notamment sur la fiabilité de sources que l’on connaît mal et qui peuvent être tentées de nous manipuler ».
Fin juillet, Amnesty International dénombrait douze mille tués, contre dix-neuf mille pour l’OSDH. La rigueur dont prétend faire preuve l’organisation non gouvernementale contraste avec les chiffres avancés par M. Abdel Rahmane. Surtout, elle n’est pas compatible avec la dictature de l’instantané qui conditionne l’économie médiatique, et en particulier ses réseaux numériques.
« [Nous avons] entendu cette affirmation de dizaines d’interlocuteurs dans la province de Hama, écrivait l’Agence France-Presse (AFP), avec une prudence exceptionnelle, le 27 juillet 2012. Mais, en dépit d’une semaine de recherches, aucun chef rebelle, chef de tribu, médecin, simple combattant ou civil n’a pu produire de preuve irréfutable. » La guerre en Syrie, conclut la dépêche, « est aussi celle de l’information et de la désinformation ».
29 janvier 2012. L’intox est partie d’un compte Twitter (@Damascustweets) appartenant à « des militants proches de l’opposition (2) » : M. Al-Assad aurait fui la Syrie. Le palais présidentiel serait encerclé par l’Armée syrienne libre (ASL), et le dictateur acculé aurait tenté de rejoindre l’aéroport international de la capitale avec femme, enfants et bagages pour se réfugier à Moscou. Invérifiable, la « rumeur » n’est pourtant « pas sans fondement », assure le site Internet du Nouvel Observateur : « Selon le correspondant de la BBC au Moyen-Orient, Jeremy Bowen, l’ASL n’est plus qu’à trente minutes du palais présidentiel de Bachar Al-Assad. Une situation militaire qui pourrait pousser le dictateur à la fuite (3)... »
18 juillet 2012. Tandis qu’une nouvelle offensive des rebelles entraîne des affrontements d’une intensité inédite à Damas, une bombe explose au quartier général de la Sécurité nationale, tuant notamment le ministre de la défense ainsi qu’Assef Chaoukat, beau-frère de M. Al-Assad. Sur les chaînes d’information françaises, les représentants de l’opposition, essentiellement issus du Conseil national syrien (CNS), commentent l’événement en direct. Le régime, croit-on, vit ses derniers jours, voire ses dernières heures. « Oui, nous pouvons dire que c’est le début de la fin », estime Mme Randa Kassis (4), présidente de la Coalition des forces laïques et démocratiques syriennes, membre du CNS. Des sources anonymes, citées par le quotidien britannique The Guardian, affirment que M. Al-Assad en personne a été blessé lors de l’attaque. Son épouse a une fois encore pris l’avion pour Moscou. L’ASL ainsi qu’un groupuscule islamiste revendiquent l’attentat, tandis que le régime y voit la main des « puissances étrangères » soutenant l’opposition armée (Turquie, Qatar, Arabie saoudite...).
Tout compte fait indemne, M. Al-Assad acceptera de « partir » deux jours plus tard, « mais d’une façon civilisée ». C’est une dépêche de l’AFP qui l’annonce, le 20 juillet peu avant 9 heures. Confirmé une trentaine de minutes plus tard par le concurrent britannique Reuters, le « scoop » reprend en réalité un entretien accordé à Radio France Internationale (RFI) par l’ambassadeur de Russie en France. Qui n’annonçait en aucun cas le départ de M. Al-Assad, mais se contentait de rappeler l’engagement pris par la Syrie le 30 juin à Genève d’aller « vers un régime plus démocratique »…
La démocratie, voilà ce pour quoi se battent les Syriens depuis le soulèvement de mars 2011, réprimé avec une brutalité et une cruauté largement documentées (5). Mais le conflit se livre aussi sur le terrain médiatique ; une guerre que taisent la plupart des organes de presse occidentaux. Certes, la réalité du terrain est particulièrement difficile à percevoir. Le régime accorde ses visas au compte-gouttes. Ceux qui réussissent, au péril de leur vie, à rejoindre les insurgés empruntent tous ou presque les mêmes filières de l’ASL ; leurs récits épousent ensuite le storytelling développé par cette même ASL ainsi que par ses parrains turcs, saoudiens et qataris : un régime barbare écrase dans le sang des manifestations pacifiques, défendues par des militants prodémocratie riches en courage mais pauvres en armes, munitions, médicaments…
Quant aux quelques journalistes ayant accepté l’invitation du régime (6) de M. Al-Assad, ils racontent sans surprise des histoires radicalement différentes : celles de cadavres de soldats atrocement mutilés qui s’entassent dans les morgues des hôpitaux, de minorités (chrétiennes, alaouite, etc.) terrorisées par des bandes armées ne menant pas une guerre de libération, mais une guérilla confessionnelle soutenue par les pétromonarchies du Golfe.
Embarrassante pour l’opposition armée, la présence en Syrie de groupes djihadistes, dont certains se réclament d’Al-Qaida, est désormais avérée. Une raison de plus, martèle Libération (6 août 2012), pour « aider politiquement et militairement » les insurgés, « ne serait-ce que pour ne pas laisser le champ libre et la victoire finale aux islamistes ».
Séparer le bon grain révolutionnaire de l’ivraie djihadiste s’avère parfois délicat. Abou Hajjar, « moudjahid qui a quitté la région parisienne il y a quatre mois pour participer au soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad », se définit comme un « activiste islamiste, et non pas comme un djihadiste proche d’Al-Qaida ». Témoignant dans les colonnes du Figaro, il jure que les « minorités chrétiennes ou alaouite », qui soutiennent majoritairement le régime, « seront représentées au Parlement » dans la Syrie de demain (7). Tout en indiquant avoir ouvert un « bureau de la prédication » dans le village de Sarjeh pour diffuser les « livres interdits » d’Ibn Taymiyya, un « grand théoricien du djihad », rappelle Le Figaro, sans préciser qu’il est aussi l’auteur d’une fatwa appelant à la guerre sainte contre les alaouites.
Mais ces quelques témoignages n’entament pas la trame de la dramaturgie syrienne : pilonnage de Homs, massacre de Houla, mort des journalistes Marie Colvin, Rémi Ochlik et Gilles Jacquier — dont il semble maintenant qu’il ait été tué par des tirs provenant des positions rebelles. Une poignée d’acteurs dominent la narration du conflit. Parmi eux, les principales chaînes satellitaires du Proche-Orient, dont Al-Arabiya et Al-Jazira, propriété des deux poids lourds de la Ligue arabe, nouveau haut-parleur de la diplomatie du Golfe : l’Arabie saoudite et le Qatar. Ces monarchies absolues, qui ne s’appuient sur aucune légitimité démocratique tout en promouvant la « liberté » chez leurs voisins, mènent une « guerre froide régionale » à la Syrie, dernier régime arabe participant, selon elles, à l’« arc chiite » qui s’étendrait de Beyrouth à Bagdad, en faisant vaciller Bahreïn.
Ces chaînes bénéficient d’un a priori bienveillant quant à la fiabilité des informations qu’elles diffusent, si fantaisistes soient-elles. Ainsi l’essayiste Caroline Fourest écrit-elle dans Le Monde (25 février 2012) : « D’après Al-Arabiya, des opposants au régime iranien affirment que leur gouvernement a fourni un four crématoire à son allié syrien. Installé dans la zone industrielle d’Alep, il tournerait à plein régime… Pour brûler les cadavres des opposants ? »
La dictature de l’instantané
Pour le reste, les médias s’appuient sur l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), organisme qui fournit, par le biais des agences de presse AFP, Associated Press (AP) et Reuters, les bilans des affrontements et les récits de l’opposition armée. Son fondateur, M. Rami Abdel Rahmane, raconte avoir émigré en 2000 au Royaume-Uni, où il tient une boutique de vêtements. Depuis son appartement de Coventry, il affirme être le « seul membre de son organisation vivant en Angleterre. Mais j’ai deux cents correspondants bénévoles en Syrie, en Egypte, en Turquie et au Liban. Ce sont des militaires, des médecins, des militants de l’opposition ». Il revendique une complète neutralité : « Je ne suis financé par personne. J’ai créé l’OSDH en 2006 parce que je voulais faire quelque chose pour mon pays. » Comment, aidé d’un simple secrétaire, peut-il obtenir et vérifier quasiment en temps réel les chiffres (morts et blessés) des affrontements militaires aux quatre coins du pays ?
L’AFP a en tout cas décerné à l’OSDH le statut de source incontournable, comme le détaille Ezzedine Said : « La première utilisation de l’OSDH date de novembre 2006. Cette organisation s’est montrée fiable et crédible dans le passé, raison pour laquelle nous continuons à l’utiliser. » Le rédacteur en chef de l’antenne de Nicosie, à Chypre, où sont centralisées les dépêches sur le Proche-Orient, reconnaît néanmoins que « nos journalistes n’ont pratiquement aucun contact avec les correspondants de cette organisation sur le terrain. Ceux qui sont en poste à Damas ne peuvent pas travailler librement. Ils ne sont pas en mesure de donner une vision d’ensemble de la situation dans le pays. L’OSDH, qui ne s’engage jamais politiquement dans ses communiqués, n’est pas une source parfaite. Mais c’est celle qui donne les chiffres les moins fantaisistes sur le nombre de morts sur le terrain ». A l’AFP, certains ne cachent pas leur malaise : « Nous savons parfaitement que l’OSDH n’est pas fiable, déplore un grand reporter du service international. Mais nous continuons quand même à diffuser ses chiffres. Quand on interroge la direction, sa réponse est toujours la même : “Vous avez probablement raison, mais les autres agences font la même chose. Et notre secteur est très concurrentiel.” »
La manière dont l’OSDH a par exemple couvert le massacre de Houla pose question sur son impartialité revendiquée, de même que sur la fiabilité de ses correspondants. Le 25 mai 2012, à Houla, cent huit personnes ont bien été tuées. Les corps de quarante-neuf enfants et trente-quatre femmes gisent dans cette localité regroupant plusieurs villages et située au nord de la ville de Homs. Dans un communiqué daté du 26 mai et relayé par l’AFP, l’OSDH rapporte dans un premier temps la mort de quatre-vingt-dix personnes, tuées dans des bombardements. Les observateurs mandatés par l’Organisation des Nations unies (ONU) et la Ligue arabe affirmeront, le 29 mai, que la plupart des victimes ont été exécutées à l’arme blanche. Les Nations unies révèlent le même jour que le secteur du massacre était tenu par des forces de la rébellion.
Un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU publié le 16 août impute finalement « la plupart » des morts aux forces gouvernementales, même si ses enquêteurs n’ont pas pu se rendre sur place et ne sont pas en mesure de « déterminer l’identité des auteurs » du massacre. Ce qui n’a pas empêché le rapport initial de l’OSDH d’être largement diffusé et exploité par la diplomatie française pour faire plier la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU : « Le massacre de Houla peut faire évoluer les esprits », espérait le ministre des affaires étrangères, M. Laurent Fabius, dans un entretien au Monde (29 mai 2012).
Mme Donatella Rovera, qui travaille pour Amnesty International, s’est rendue clandestinement en Syrie durant trois semaines, en avril et en mai derniers, pour essayer d’établir un bilan humain du conflit. Elle pointe la difficulté d’une telle entreprise : « Les hôpitaux ne sont pas des sources fiables, car les blessés ne peuvent pas s’y rendre sans se faire arrêter par les forces de sécurité. Je me trouvais à Alep lors d’une opération massive de l’armée. J’ai vu les petites antennes médicales de fortune installées dans des appartements où des médecins sous-équipés tentaient de soulager les blessés. Dans ces conditions, les bilans sont plus simples à établir. Quand on arrive après les faits, il faut recueillir les témoignages des survivants, des voisins, relever des indices laissés sur le terrain comme des éclats d’obus ou des traces de balles sur les murs. » Et de souligner qu’il est « possible de travailler de l’extérieur du pays, mais des difficultés supplémentaires se présentent alors. Notamment sur la fiabilité de sources que l’on connaît mal et qui peuvent être tentées de nous manipuler ».
Fin juillet, Amnesty International dénombrait douze mille tués, contre dix-neuf mille pour l’OSDH. La rigueur dont prétend faire preuve l’organisation non gouvernementale contraste avec les chiffres avancés par M. Abdel Rahmane. Surtout, elle n’est pas compatible avec la dictature de l’instantané qui conditionne l’économie médiatique, et en particulier ses réseaux numériques.
Antonin Amado et
Marc de Miramon
Journalistes.
(1) « Syrie : la révolution s’arme et a besoin de l’OTAN », La Règle du jeu, 30 septembre 2011.
(2) « Bachar el-Assad s’est enfui... sur Twitter », LePoint.fr, 30 janvier 2012.
(3) « Bachar Al-Assad a-t-il tenté de fuir la Syrie vers Moscou ? », NouvelObs.com, 30 janvier 2012.
(4) « Bataille de Damas : les jours d’Assad sont-ils comptés ? », « Le débat », France 24, 19 juillet 2012.
(5) « Torture archipelago : Arbitrary arrests, torture and enforced disappearances in Syria’s underground prisons since March 2011 » (PDF), Human Rights Watch, New York, 3 juillet 2012.
(6) Cf. par exemple les reportages de Patricia Allémonière, diffusés en juillet sur TF1.
(7) « Abou Hajjar, combattant français en Syrie », Le Figaro, Paris, 4-5 août 2012.
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Syrie
10 octobre 2013
Mourir aux portes de l’Europe
Par Philippe Rekacewicz
04/10/2013
Source : http://blog.mondediplo.net
English Die at the gates of Europe
Ils renforcent leurs frontières, dressent des barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».
Par un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure » pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les zones de forte croissance.
Ces obstacles physiques sont des outils efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques ou physiques, on crée une nouvelle catégorie de délinquants : le migrant.
Au mépris du droit international et des valeurs universelles.
On meurt aussi en repartant, comme Marcus Omofuma, citoyen nigérian assassiné le 1er mai 1999 par trois policiers autrichiens sadiques dans un avion de la Balkan Air lors de son rapatriement forcé.
Manichéen ?
A peine. La géographie politique européenne des visas montre avec une certaine cruauté la vision européenne du monde, si peu généreuse. Il faudra que l’on m’explique ce qu’il y a de logique dans le fait que l’UE exige des ressortissants du Kosovo – Etat le plus pauvre de toute l’Europe – un visa hors de prix pour circuler dans l’Espace Schengen.
Il y a de multiples façons de partager le monde, les territoires, les régions. Que ce soit selon le principe des nations, du regroupement de nations, d’indicateurs socio-économiques ou politiques, ils nous rappellent avec cynisme ce que nous n’aimons pas voir de nous-même : notre égoïsme, notre violence. Nous feignons l’aide au développement, nous n’exportons chez les pauvres que des modèles inapplicables.
Et nous leur imposons des visas inaccessibles.
Pourtant l’Afrique pauvre, par exemple, offre aussi de la culture, de la musique et du théâtre. Des diplomates, des professeurs. Des étudiants, des travailleurs. Des écrivains. Autant d’êtres humains que l’Europe renvoie parfois ficelés comme des saucissons dans des avions, quand ce n’est pas dans des linceuls, lorsqu’ils ont échoué à obtenir un visa ou un titre de séjour.
Ce projet est largement basé sur le travail méticuleux réalisé par l’ONG United au Pays-Bas, sans qui cette boucherie resterait largement ignorée.
04/10/2013
Source : http://blog.mondediplo.net
English Die at the gates of Europe
« Un nouveau drame de
l’immigration », déclarent les présentateurs de télévision d’un air
contrit : jeudi 3 octobre, le naufrage, au large de l’île italienne de
Lampedusa, d’une embarcation partie de Libye et qui transportait de
quatre cent cinquante à cinq cents migrants s’est soldé par la mort d’au
moins trois cents personnes. Dans l’exposition d’esquisses
cartographiques « Cartes en colère », Philippe Rekacewicz revenait, à
partir de plusieurs figures, sur la « véritable stratégie de guerre »
mise en œuvre par l’Europe pour contenir « l’envahisseur ». Extrait.
Le monde Interdit
C’est étrange, cette peur paranoïaque de l’invasion, cette volonté de se « protéger » coûte que coûte de ces êtres humains qui, chaque année, prennent le chemin de l’exil vers les pays riches qu’ils imaginent terre d’espérance. Mais les riches ont décidé que cette humanité-là était indésirable.Ils renforcent leurs frontières, dressent des barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».
Par un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure » pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les zones de forte croissance.
Ces obstacles physiques sont des outils efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques ou physiques, on crée une nouvelle catégorie de délinquants : le migrant.
Au mépris du droit international et des valeurs universelles.
Les trois frontières de l’Europe
Cette carte, nous l’avons dressée pour la première fois en 2003 grâce au méticuleux travail d’Olivier Clochard du laboratoire Migrinter à Poitiers. Nous mettons régulièrement à jour ce document et hélas, à chaque fois, nous devons rajouter des points noirs, grossir toujours plus les cercles rouges.Lire aussi « Rendez-vous à Sharon Stone », novembre 2011.Le 1er janvier 1993, Gerry Johnson, un citoyen du Liberia – pays alors dévasté par une guerre civile meurtrière –, est découvert mort étouffé dans un wagon de marchandises à Feldkirch, en Autriche. Le 3 octobre 2013, un bateau coule près de l’île de Lampedusa avec 500 migrants à bord, la plupart originaires d’Afrique de l’Est. Entre ces deux dates et ces deux lieux, un peu plus de 17 300 autres migrants – estimation a minima d’une hécatombe ignorée – ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’Europe, terre de la liberté et des droits de l’homme.
On meurt aussi en repartant, comme Marcus Omofuma, citoyen nigérian assassiné le 1er mai 1999 par trois policiers autrichiens sadiques dans un avion de la Balkan Air lors de son rapatriement forcé.
Géographie d’une humanité indésirable
A l’Ouest les copains bienvenus chez nous, le portefeuille bien garni, et à l’Est, les indésirables, les gueux, le petit peuple du monde trop pauvre pour nous « mériter ». Symétrie presque parfaite : subsistent des îlots de pauvres à l’Ouest, des îlots de riches à l’Est.Manichéen ?
A peine. La géographie politique européenne des visas montre avec une certaine cruauté la vision européenne du monde, si peu généreuse. Il faudra que l’on m’explique ce qu’il y a de logique dans le fait que l’UE exige des ressortissants du Kosovo – Etat le plus pauvre de toute l’Europe – un visa hors de prix pour circuler dans l’Espace Schengen.
Il y a de multiples façons de partager le monde, les territoires, les régions. Que ce soit selon le principe des nations, du regroupement de nations, d’indicateurs socio-économiques ou politiques, ils nous rappellent avec cynisme ce que nous n’aimons pas voir de nous-même : notre égoïsme, notre violence. Nous feignons l’aide au développement, nous n’exportons chez les pauvres que des modèles inapplicables.
Et nous leur imposons des visas inaccessibles.
Pourtant l’Afrique pauvre, par exemple, offre aussi de la culture, de la musique et du théâtre. Des diplomates, des professeurs. Des étudiants, des travailleurs. Des écrivains. Autant d’êtres humains que l’Europe renvoie parfois ficelés comme des saucissons dans des avions, quand ce n’est pas dans des linceuls, lorsqu’ils ont échoué à obtenir un visa ou un titre de séjour.
Ce projet est largement basé sur le travail méticuleux réalisé par l’ONG United au Pays-Bas, sans qui cette boucherie resterait largement ignorée.
Voir aussi et notamment : « Comment l’Union européenne enferme ses voisins » de Alain Morice et Claire Rodier, dans Le Monde diplomatique (juin 2010) et « Migrations, sauvetage en mer et droits humains » sur ce blog (septembre 2009).
Notes
Esquisses de Philippe Rekacewicz, avec la participation d’Olivier Clochard13 septembre 2013
Drones tueurs et guerres secrètes
Jean-Martial Lefranc / Réalisateur
Source : http://www.france5.fr
Comment gagner une guerre sans faire de victimes dans ses rangs ? Comment sécuriser un territoire sans y envoyer de soldats ? Objet volant dénué de pilote, le drone est la nouvelle arme de guerre du XXIe siècle. Les Etats-Unis ont recours depuis plusieurs années à ces espions pour lutter contre le terrorisme. Si les frappes de drones sont commanditées par l'armée américaine dans les pays où les Etats-Unis sont en guerre, c'est la CIA qui opère dans les autres zones. Dans bien des cas, la guerre des drones échappe au contrôle des pouvoirs législatifs et judiciaires et à celui de la hiérarchie militaire. Quelles sont les dérives liées à l'utilisation de ces engins de «guerre propre» et, plus généralement, des systèmes robotisés ? Au Pakistan, les victimes de cette guerre secrète s'organisent.
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Source : http://www.france5.fr
Comment gagner une guerre sans faire de victimes dans ses rangs ? Comment sécuriser un territoire sans y envoyer de soldats ? Objet volant dénué de pilote, le drone est la nouvelle arme de guerre du XXIe siècle. Les Etats-Unis ont recours depuis plusieurs années à ces espions pour lutter contre le terrorisme. Si les frappes de drones sont commanditées par l'armée américaine dans les pays où les Etats-Unis sont en guerre, c'est la CIA qui opère dans les autres zones. Dans bien des cas, la guerre des drones échappe au contrôle des pouvoirs législatifs et judiciaires et à celui de la hiérarchie militaire. Quelles sont les dérives liées à l'utilisation de ces engins de «guerre propre» et, plus généralement, des systèmes robotisés ? Au Pakistan, les victimes de cette guerre secrète s'organisent.
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3 août 2013
1918. Les fêtes de l’Armistice
Source : http://www.arte.tv
Après 1 560 jours d’une guerre extrêmement meurtrière – et pour la première fois mondiale –, le 11 novembre 1918, à 11 h précises, les cloches sonnent partout en France pour annoncer que les combats ont cessé. Un armistice a été signé, à l’aube, entre l’Allemagne et les Alliés vainqueurs, mais en France comme en Angleterre la nouvelle n’a été annoncée qu’à 11 h du matin. De l’autre côté de l’Atlantique, à cause du décalage horaire, l’événement a commencé à être fêté beaucoup plus tôt.
À Paris, à Londres, à Washington comme à New York, de nombreuses caméras étaient dans la rue pour immortaliser un moment aussi important dans l’histoire du monde. Mais cette liesse qu’elles nous montrent était-elle générale, spontanée ou mise en scène ? Les reporters étaient-ils libres d’aller où ils voulaient et de montrer ce qu’ils souhaitaient ? Et pour qui travaillaient-ils ? Dernière question, la censure mise en place durant la guerre avait-elle été déjà levée ?
Mystères d'archives - Saison 3
Directeur de la collection Serge Viallet
Une coproduction ARTE France, Ina
Seize épisodes de 26 mn
RÉCOMPENSES
• Prix FOCAL 2009 « Best use of archive footage » (Londres)
• Prix ITFA 2009 « Best use of archive footage » (Beijing)
• Prix ITFA 2011 « Best Archive Preservation Project » (Turin)
Après 1 560 jours d’une guerre extrêmement meurtrière – et pour la première fois mondiale –, le 11 novembre 1918, à 11 h précises, les cloches sonnent partout en France pour annoncer que les combats ont cessé. Un armistice a été signé, à l’aube, entre l’Allemagne et les Alliés vainqueurs, mais en France comme en Angleterre la nouvelle n’a été annoncée qu’à 11 h du matin. De l’autre côté de l’Atlantique, à cause du décalage horaire, l’événement a commencé à être fêté beaucoup plus tôt.
À Paris, à Londres, à Washington comme à New York, de nombreuses caméras étaient dans la rue pour immortaliser un moment aussi important dans l’histoire du monde. Mais cette liesse qu’elles nous montrent était-elle générale, spontanée ou mise en scène ? Les reporters étaient-ils libres d’aller où ils voulaient et de montrer ce qu’ils souhaitaient ? Et pour qui travaillaient-ils ? Dernière question, la censure mise en place durant la guerre avait-elle été déjà levée ?
Mystères d'archives - Saison 3
Directeur de la collection Serge Viallet
Une coproduction ARTE France, Ina
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10 juillet 2013
Les États-Unis et la drogue
Source : http://www.arte.tv/guide/fr/041187-000/les-etats-unis-et-la-drogue
Source : http://future.arte.tv/fr/sujet/etats-unis-la-drogue-une-guerre-sans-fin
02/07/2013
Etats-Unis : la drogue, une guerre sans fin
Politique d’amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Bilan de 35 ans de lutte contre la drogue aux États-Unis. Des quartiers défavorisés aux prisons, Eugene Jarecki s’immerge dans une Amérique parallèle, en proie à la misère et à l’illégalité.
En 1969, Richard Nixon déclare la drogue ennemi numéro un des États-Unis d’Amérique. La guerre est-elle aujourd’hui gagnée ? Certainement pas : les stupéfiants restent l’origine de tous les problèmes, affirme Nannie Jeter, la vieille nounou noire d’Eugene Jarecki. Frappé par cette affirmation, le réalisateur et essayiste américain entreprend alors une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie, éclairant en particulier ses liens avec la question raciale.
Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 63 milliards de dollars, le marché de la drogue aux Etats-Unis ne cesse de croître. Si les pouvoirs publics, notamment depuis le mandat du président Nixon, tentent d'endiguer le phénomène, le trafic de drogue sur le sol américain reste difficile à juguler, notamment du fait de l'action des réseaux internationaux de narcotrafiquants. Pourtant, du Mexique aux quartiers du Bronx, la pierre angulaire du commerce de stupéfiants semble rester la même : la pauvreté, et les problèmes d'intégration qui s'ensuivent.
La guerre contre les stupéfiants : politique d'amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Des quartiers défavorisés aux prisons, l'essayiste et réalisateur américain Eugene Jarecki signe une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie. Voyage au coeur d'une Amérique parallèle.
Source : http://future.arte.tv/fr/sujet/etats-unis-la-drogue-une-guerre-sans-fin
02/07/2013
Etats-Unis : la drogue, une guerre sans fin
Politique d’amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Bilan de 35 ans de lutte contre la drogue aux États-Unis. Des quartiers défavorisés aux prisons, Eugene Jarecki s’immerge dans une Amérique parallèle, en proie à la misère et à l’illégalité.
En 1969, Richard Nixon déclare la drogue ennemi numéro un des États-Unis d’Amérique. La guerre est-elle aujourd’hui gagnée ? Certainement pas : les stupéfiants restent l’origine de tous les problèmes, affirme Nannie Jeter, la vieille nounou noire d’Eugene Jarecki. Frappé par cette affirmation, le réalisateur et essayiste américain entreprend alors une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie, éclairant en particulier ses liens avec la question raciale.
Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 63 milliards de dollars, le marché de la drogue aux Etats-Unis ne cesse de croître. Si les pouvoirs publics, notamment depuis le mandat du président Nixon, tentent d'endiguer le phénomène, le trafic de drogue sur le sol américain reste difficile à juguler, notamment du fait de l'action des réseaux internationaux de narcotrafiquants. Pourtant, du Mexique aux quartiers du Bronx, la pierre angulaire du commerce de stupéfiants semble rester la même : la pauvreté, et les problèmes d'intégration qui s'ensuivent.
La guerre contre les stupéfiants : politique d'amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Des quartiers défavorisés aux prisons, l'essayiste et réalisateur américain Eugene Jarecki signe une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie. Voyage au coeur d'une Amérique parallèle.
- Origine : ZDF
- Pays : Etats-unis
- Année : 2012
- Son : Stereo
- Image : HD, 16/9
- Version : VF
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3 juin 2013
Les infos dont on parle peu n°32 (1er Juin 2013)
Source : http://www.info-libre.fr
Infos internationales
Économie
Santé / Environnement
Infos internationales
- Les forces armées syriennes sécurisent l’aéroport de Dabaa au nord de Qousseir
- Israël réagira en cas de livraison de missiles S-300 Russes à la Syrie
- Interview Bachar al-Assad
- Laurent Fabius fait part de présomptions de plus en plus fortes d’usage localisé d’armes chimiques
- Rebelles syriens arrêtés avec des gaz Sarin
- La Turquie va construire un mur sur la frontière avec la Syrie
- L’Europe lève l’embargo vers l’exportation d’armes pour les rebelles syriens
- 2 Roquettes tirées sur la banlieue sud de Beyrouth
- Affrontements au Liban entre pro-Assad et pro-rebellion
- L’Iran déploie des missiles longue portée
- L’Afghanistan veut développer un partenariat avec l’Inde
- Des rebelles maoïstes indiens s’en prennent à des élus locaux
- 16 morts en Irak dans des violences
Économie
- Chômage en France : des chiffres catastrophiques
- Hausse des ruptures de contrats conventionnelles en France
- Les salaires des patrons ne seront pas plafonnés
- La dette des hôpitaux français a triplé en moins de dix ans
- Vente de télévisions en baisse
- Moral des français au plus bas
- 53% des français ont l’intention de partir en vacances cet été
- Les suisses vont voter pour ou contre un salaire minimum pour tous
- La pauvreté en Italie
- Le ralentissement de l’économie chinoise a des impacts sur nos économies
Santé / Environnement
- La centrale nucléaire de Civaux (Vienne) sous surveillance
- Habits radioactifs dangereux
- 18 000 morts à cause des médicaments chaque année
- 200 morts par jour à cause de la cigarette
- Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité
- Que se passe t-il dans votre corps quand vous buvez un soda ?
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22 mai 2013
Mali : faut-il crier victoire ?
Source : http://oeil-sur-la-planete.france2.fr
22/04/2013
Si les succès militaires de l’opération Serval sont indéniables, notamment avec la destruction de sanctuaires d’Aqmi, et si le président de la République annonce un retrait progressif de nos troupes, ce pays est loin d’être pacifié et nos otages n’ont pas été libérés. Pire, en Afrique, la France est devenue l’ennemi numéro 1 des groupes islamistes.
Alors, attention au triomphalisme. La victoire militaire sur le terrain peut être un leurre. Il n’y aura pas de paix durable au Mali tant que l’on ne prendra pas en compte les questions de pauvreté, les revendications des Touaregs, l’islamisation de la société ou les problèmes de gouvernance locale.
Chroniques de Gao. (Loïc de la Mornais et Nicolas Bertrand)
La bataille des Ifoghas. (Franck Genauzeau)
La question Touareg (Laurent Hamida et Olivier Joulie)
La malédiction de l’or. (Anne Poiret et Thierry Breton)
Quel Islam pour le Mali ? (Sophie Claudet et Régis Mathé)
Avertissement du Ministère des Affaires étrangères Le tourisme au Mali reste formellement déconseillé
22/04/2013
Si les succès militaires de l’opération Serval sont indéniables, notamment avec la destruction de sanctuaires d’Aqmi, et si le président de la République annonce un retrait progressif de nos troupes, ce pays est loin d’être pacifié et nos otages n’ont pas été libérés. Pire, en Afrique, la France est devenue l’ennemi numéro 1 des groupes islamistes.
Alors, attention au triomphalisme. La victoire militaire sur le terrain peut être un leurre. Il n’y aura pas de paix durable au Mali tant que l’on ne prendra pas en compte les questions de pauvreté, les revendications des Touaregs, l’islamisation de la société ou les problèmes de gouvernance locale.
Repères
- Les reportages
Chroniques de Gao. (Loïc de la Mornais et Nicolas Bertrand)
La bataille des Ifoghas. (Franck Genauzeau)
La question Touareg (Laurent Hamida et Olivier Joulie)
La malédiction de l’or. (Anne Poiret et Thierry Breton)
Quel Islam pour le Mali ? (Sophie Claudet et Régis Mathé)
En savoir plus...
Avertissement du Ministère des Affaires étrangères Le tourisme au Mali reste formellement déconseillé
>lire
- Le développement économique
Économie du Mali Wikipédia
>lire
La coopération décentralisée pour relancer l’économie malienne RFI 19 mars 2013
>lire
L’économie malienne est résiliente face à la crise La Banque Mondiale 14 mars 2013
>lire
Mali : le contexte économique Champagne-Ardenne-Export 3 mars 2013
>lire
- Les Touaregs
Mali : les Touaregs noirs pour une loi criminalisant l’esclavage l’Hebdo 22 mars 2013
>lire
Guerre au Nord-Mali : Question touarègue et pauvreté aux racines de la colère Le Huffington Post 25 mars 2013
>lire
Coulibaly : « Les touaregs ne seront jamais le problème du Mali » TV5Monde 13 mars 2013
>voir la vidéo
Mohamed ag Ossade : les touaregs du Mali ne doivent pas s’isoler alQarraTV le 25 janvier 2013 repris sur YouTube le 9 mars 2013
>voir la vidéo
Comment un ingénieur polyglotte devient un combattant touareg Rue89 12 mars 2013
>lire
- Les visages de l’Islam
Les problèmes de l’islam au Mali bamada.net 17 janvier 2013
>lire
Pasteur Nouh Ag Infa réagit à la plateforme Politique d’Ansar
Dine : « Ansar Dine veut l’autonomie du nord du Mali et y appliquer la
loi islamique » maliweb.net 25 mars 2013
>lire
- Gao
L’historique de la ville article Wikipédia
>lire
Au Mali, le parcours étonnant de Sadou Diallo, maire de Gao et businessman franceinfo 28 mars 2013
>écouter et lire
10 avril 2013
KURDISTAN, NOUVEL ÉTAT AU MOYEN-ORIENT ?
Source : http://ddc.arte.tv
Au cœur d’un Moyen-Orient qui
semble enlisé dans un état de conflit permanent, les Kurdes d’Irak
connaissent, au contraire, une émergence politique et économique
continue depuis deux décennies. Le Dessous des Cartes revient sur
l’histoire qui les a menés à l'autonomie, et expose les problématiques
actuelles et à venir du Kurdistan irakien.
Lectures
- Géopolitique des Kurdes
- Philippe Boulanger
Ellipses Marketing - 08/2006
- Présentation de l’éditeurPeuple indo-européen établi de longue date sur un territoire grand comme la France – le Kurdistan riche en eau et en pétrole – les trente cinq millions de Kurdes n'ont jamais pu obtenir leur indépendance, et restent aujourd'hui divisés entre quatre États du Moyen-Orient (Turquie, Irak, Syrie, Iran). Philippe Boulanger nous fait découvrir ici l'histoire géopolitique d'un peuple fracturé par de multiples frontières intérieures, territoriales, religieuses et linguistiques, et dont le destin tragique n'a cessé de torturer le Moyen-Orient. Les premières révoltes kurdes en Irak et en Turquie, l'établissement de communautés immigrées kurdes en Europe, "l'affaire Öcalan", l'intervention anglo-américaine en Irak, les relations tendues entre l'Union européenne et la Turquie, la création de la Région autonome du Kurdistan irakien, la guérilla du PKK... sont éclairés ici d'un jour nouveau. Une analyse géopolitique menée dans le temps long de l'histoire permettra au lecteur de rassembler les pièces d'un puzzle que l'actualité présente régulièrement dispersées.Gaïdz Minassian, auteur, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique et chef d’édition au Monde.fr, livre une analyse du livre sur le site Droit et cultures.
- Conflit kurde - Le brasier oublié du Moyen-Orient
- Hamit Bozarslan
Editions Autrement / CERI - 03/2009
- Présentation de l’éditeurUne décennie après la vague de violence amorcée par l'arrestation d'Abdullah Öcalan, chef du PKK (Parti du Kurdistan de Turquie), la question kurde fait de nouveau parler d'elle, dans un contexte régional particulièrement troublé. Le conflit ouvert entre les Kurdes irakiens et Bagdad autour du statut de la province de Kirkouk, riche en pétrole, les nouvelles contestations armées en Turquie et en Iran ainsi que les émeutes urbaines en Syrie attestent l'existence d'un "autre front" au Moyen-Orient. Toujours brûlant et inévitablement complexe, il maintient les 30 millions de Kurdes dans une lutte sans issue. Cet ouvrage présente des clés de lecture pour comprendre les dynamiques actuelles du problème kurde à la lumière de l'histoire, aussi bien en Irak, en Iran, en Turquie et en Syrie que dans l'espace transfrontalier très militarisé qu'ils partagent. L'auteur établit un lien entre l'instauration d'un ordre étatique post-impérial au lendemain de la Première Guerre mondiale et une dissidence minoritaire. La démarche de sociologie politique permet de saisir les cycles historiques successifs qu'a connus la contestation kurde, dont les derniers sont marqués par l'émergence de la ville comme lieu d'action et par l'affirmation de la jeunesse comme moteur de radicalisation.À propos de l’auteurHamit Bozarslan est historien et politologue et enseigne à l’EHESS. Ses recherches portent sur la géopolitique du Moyen-Orient. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages tels que La question kurde : États et minorités au Moyen-Orient (Presses de Sciences-Po, 1997), Sociologie politique du Moyen-Orient (réédité par la Découverte en 2011) et Histoire de la Turquie - De l'empire à nos jours (Tallandier, février 2013).En mai 2010, Philippe Boulanger, spécialiste de "la question kurde", proposait une lecture attentive du livre de Hamit Bozarslan sur le site de la revue Le Banquet.
- La littérature kurde
- Sous la responsabilité éditoriale de Joyce Blau
L'Harmattan / Institut kurde de Paris - Etudes kurdes N° 11 - 06/2012
- Présentation de l’éditeurDans ce numéro de la revue Études kurdes sont retracés les origines, les développements et les aléas historiques des écritures kurdes savantes, poétiques, romanesques et journalistiques. Dès le XVIe siècle, et sans interruption depuis, il y eut toujours des auteurs au Kurdistan pour faire vivre une littérature qui répondait aux besoins de leurs lecteurs, et exprimait les espoirs comme les tristesses du peuple kurde. Cette littérature, fragmentée en plusieurs dialectes, plusieurs écritures, très souvent interdite à partir du XXe siècle, frappe par sa constante vitalité et par la volonté jamais défaillante des Kurdes d'élaborer leur propre corpus écrit et de faire vivre leur langue, dans leur pays ou en exil.Les centres de recherche, universitaires ou non, des instituts culturels kurdes publient les travaux de chercheurs qui manifestent un intérêt grandissant pour les études kurdes. Ce qu'on pourrait appeler la "Bibliothèque kurde" s'enrichit d'année en année par des publications en langues occidentales et moyen-orientales.La revue Études kurdes participe à cet élan.Le numéro 10 (octobre 2009) de la revue, avec pour directeur éditorial Boris James, est intitulé Les kurdes. Ecrire l'histoire d'un peuple aux temps pré-modernes.
- Kurdistan - La colère d'un peuple sans droits
- Olivier Piot, Julien Goldstein avec une préface de Bernard Dorin
Les Petits Matins - 01/2012
- Présentation de l’éditeurPromise en 1920 par les Alliés, la création d’un État kurde indépendant n’a jamais vu le jour au Moyen-Orient. Partagés depuis presque un siècle entre la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak, les Kurdes représentent aujourd’hui le plus grand peuple au monde sans État.Entre 2007 et 2011, le photographe Julien Goldstein et le journaliste Olivier Piot ont ensemble parcouru à plusieurs reprises les territoires où vivent les Kurdes afin de mieux comprendre la réalité des régions de ce Kurdistan morcelé.D’un pays à l’autre, ils se sont plongés dans le quotidien de ce peuple, témoignant de ses problèmes économiques et politiques, des multiples discriminations dont il est l’objet et du déni de son identité. À travers les nombreuses rencontres qu’ils ont faites et les témoignages qu’ils ont recueillis, les auteurs dressent un état géopolitique de la situation kurde aujourd’hui.Le livre, bilingue français-kurde, contient aussi des cartes.À propos des auteurs• Olivier Piot est journaliste grand reporter. Il collabore notamment avec Le Monde diplomatique, "M" Le magazine du Monde, ou avec des magazines comme GEO, National Geographic. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont La Révolution tunisienne (Les petits matins, 2011).• Julien Goldstein est photographe. Ses photos sont régulièrement publiées dans la presse française et internationale : GEO France, National Geographic France, Le Monde, "M" Le magazine du Monde, Courrier International, The New York Times, Newsweek.
- Une Européenne au pays des Kurdes
- Hélène Krulich, avec une préface de Juliette Minces et une postface de Marc Kravetz
Karthala - 05/2011
- Présentation de l’éditeurTémoignage de vie. C'est au cours d'une fête à l'université, dans une Tchécoslovaquie alors sous régime communiste, qu'Hélène Krulich, surnommée ici Léna, fait la connaissance d'Abdol Rahman Ghassemlou. À son léger accent, elle le croit slovaque. Il est kurde, musulman, mais se revendique non-croyant. Pour pouvoir l'épouser à l'ambassade d'Iran à Prague, Léna se convertit à l'islam. En convolant, elle épouse avec lui la cause kurde : son mari deviendra en effet, au fil des ans, secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran (PDKI) et le chef le plus respecté parmi les différents mouvements kurdes de son pays, et d'ailleurs.
Léna et Abdol Rahman partent s'installer à Téhéran. Ce qu'il y a d'exceptionnel chez Léna, c'est l'amour qu'elle porte désormais au Kurdistan, dont les paysages l'envahissent et ne la quitteront plus, et aux Kurdes qu'elle apprend progressivement à connaître et à aimer. Cette Occidentale deviendra kurde dans l'âme, sans se départir de la forte conscience qu'elle a de l'égalité nécessaire entre les hommes et les femmes.
Un jour, Léna s'est retrouvée seule avec ses filles. AR Ghassemlou a payé de sa vie son combat. À Vienne, en juillet 1989, il est abattu lors d'un guet-apens tendu par des émissaires du successeur de l'Ayatollah Khomeiny, avec lesquels il était censé entreprendre des pourparlers de paix. Léna se demande encore comment cet homme, si vif et si fin, a pu faire confiance aux promesses des dirigeants iraniens dont il connaissait pourtant la duplicité.Une trajectoire politique que restitue Marc Kravetz dans la postface de cet ouvrage.« La vie des combattants est composée de périodes de dangers, écrit Hélène Krulich, mais aussi de moments de bonheurs et d'autres de malheurs personnels. J'ai décidé de ne pas me plonger trop dans l'histoire de notre mouvement, mais plutôt de raconter ce que les jours nous apportaient. Beaucoup des histoires contenues dans ce récit auraient chacune pu faire l'objet d'un livre entier. J'ai voulu d'abord donner une image de ce qu'étaient nos vies de combattants et notre quotidien ».
Ailleurs sur le web
- La montagne magique
- zagros-mesopotamia-anatolia-kurds.blogspot.fr/2012/08/panoramic-view-of-kurdish-hittite.html
- "Le grand roi Antiochos divin, juste, glorieux, ami des Grecs et des Romains, fils du roi Mithridate victorieux et de la reine Laodice divine, dévouée à son frère, fille du roi Antiochos glorieux, dévoué à sa mère, victorieux, grava avec des lettres éternelles le récit de ses hauts faits sur ces degrés consacrés."Ce texte traduit par Geneviève Lambert pour la revue d'art FMR est celui de l'inscription gravée sur le soubassement d'une pierre autel sur le site du Nemrud Dagh, "la montagne magique", située en Anatolie dans le massif des monts Taurus, qui s'ouvre sur la vallée de l'Euphrate, aujourd'hui inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco.Tout en images, le blog Zagros-Mesopotamia-Kurds-Anatolia-Kurdistan collectionne les images de la culture kurde depuis ses vestiges archéologiques les plus anciens à ses manifestations folkloriques et culturelles les plus récentes.
- De Paris à Lausanne : l'indépendance perdue
- www.institutkurde.org/
- Lors de conférence de paix de Paris, en 1919, les pays européens décidèrent de l'avenir des Kurdes et des Assyro-Chaldéens. En 1920, l'autonomie et la perspective d'un État indépendant étaient évoquées dans le traité de Sèvres.Margaret MacMillan a publié chez Random House, en 2002, un livre intitulé Paris 1919 - Six months that changed the World que le site de l'Institut kurde de Paris propose à la lecture.Des pages 465 à 483, l'auteure évoque la question de cette autonomie et celle du refus par Mustafa Kemal de ce traité de Sèvres, des impératifs économiques et géopolitiques occidentaux, dont naîtra, en 1923, le traité de Lausanne qui n'accordera rien aux délégations venues plaider leurs causes.L'Institut kurde de Paris abrite la plus importante bibliothèque kurde du monde occidental. Le site de l'Institut permet une appréhension très complète de la culture, de l'histoire de la population kurde, divisée sur quatre pays et de ses diasporas.
- Newroz, Nûroj, Neweroc
- www.assmp.org/spip.php?article282
- Newroz est le nouvel an kurde célébré depuis 612 ans avant J.C. C’est une histoire de rébellion et de liberté : symbole du moment où les Kurdes se sont libérés du tyran Dehak, empereur assyrien. Depuis, cette date (le 21 mars) est devenue un jour sacré pour les Kurdes, les Persans, les Afghans et les autres peuples du Moyen-Orient.En kurde, le nom est décliné selon les dialectes ou les translittérations sous diverses formes dont Newroz, Nûroj ou Neweroc. C'est aussi le jour d'un état d'alerte optimal en Turquie et un jour de répression là comme ailleurs.La Maison populaire de Genève, créée le 27 novembre 1994, promeut l’intégration des communautés kurdes et turques en Suisse, et œuvre à la défense des droits de l’homme. Son site est aussi le lieu d'expression politique et culturel kurde. Le prisonnier politique Öcalan, Kurde de Turquie, y a livré son message de vœux pour le nouvel an, dans lequel il exprime l'espoir de la fin de la lutte armée et le début de la résolution politique.Ce texte est traduit sur le site Jeunesse kurde en France.Il y a aujourd’hui en Turquie plus de deux fois plus de prisonniers kurdes (120 000) qu'en 2002, lorsque l'AKP a pris les rênes du pouvoir. Source Alternatives internationales. Et l'aviation turque continue de survoler l'espace aérien irakien et de le bombarder. Source Libération
- « Ceux qui font face à la mort »
- http://www.chris-kutschera.com/pechmergas.htm
- « Ceux qui font face à la mort » : c'est ce que signifie Peshmergas, nom donné aux combattants kurdes depuis le temps des résistances jusqu'à l'actuelle formation militaire du Kurdistan irakien. Chris Kutschera est reporter et essayiste spécialiste de la question kurde, il a écrit de nombreux livres et articles notamment pour le Monde diplomatique, Confluences Méditerranée, Politique internationale, Les Cahiers de l'Orient…L'auteur reproduit sur son site un certain nombre de ses reportages qui portent notamment sur les difficultés de la gouvernance de la région autonome du Kurdistan d'Irak mais aussi sur les perspectives d'avenir de son peuple.
- Mémoire longue
- www.akakurdistan.com/
- En 1997, la photographe Susan Meiselas publiait aux États-Unis "Kurdistan: In the Shadow of History", dans lequel elle fait un travail de reconstitution par l'image de l'histoire et de l'identité du peuple kurde, en associant des photos anciennes trouvées ou confiées et ses prises de vues.Le site AkaKurdistan rend compte du travail de mémoire de Susan Meiselas, et permet de le prolonger.
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