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9 janvier 2014

(Fukushima) La pollution de l’Océan Pacifique s’étend inexorablement

Source : http://www.vivre-apres-fukushima.fr
30/12/2013
English :  (Fukushima) Pollution of the Pacific Ocean is spreading inexorably

Résumés d’une série d’Articles concernant la pollution de l’océan pacifique présentés par ENENEWS

Concernant la pêche à proximité de Fukushima Dai Ichi (traduits de l’anglais)

 

Aleksey Yaroshevsky, RT reporter, 25 Dec. 2013 :
“Au port de SOMA (~45 km de Fukushima Dai ichi) quoiqu’ il soit juste quelques Km des zones contaminées par la radioactivité, des produits de la mer de toutes sortes et de toutes tailles sont amenés plusieurs fois par jour. C’est préoccupant… «
Réponse (indirecte) de Akihisa Sato, travailleur au laboratoire, 25 Dec. 2013:
“Nous prenons des échantillons de chaque prise et si nous trouvons la plus petite trace de contamination, nous détruisons la totalité de la prise…. Ce poisson est sûr.
Autre avis:
Hirokai Kurosaki, economiste, 25 Dec. 2013:
“La plus grande partie du poisson pêché dans un rayon de 30 km est jeté aux ordures car contaminé. Et Tepco indemnise les pêcheurs locaux; ainsi ils sont contents et gardent le silence. Certain poissons sont commercialisés mais seulement localement.

En Russie on se préoccupe également:

 


Russian Experts: La pollution de Fukushima se disperse partout sur la terre; clairement, une grande quantité de poissons, de fruits de mer et autres produits de la mer ont été pollués. Ces produits représentent un grand danger pour l’espèce humaine lorsque ils sont consommés en grande quantité par les gens.

Maxim Shingarkin, vice-président du Comité de la Douma d’État de Russie pour les ressources naturelles, le 26 décembre 2013: “Les courants dans l’océan mondial sont ainsi faits que les zones de pêche près de la côte Nord Ouest des US on plus de probabilités de contenir des produits radioactifs que la mer d’Okhotk qui est bien plus près du Japon. Ces produits sont le principal danger pour l’humanité parce qu’ils peuvent se retrouver dans les assiettes des gens en grandes quantités. [...] Les émissions dans l’air n’ont pas été projetées dans la mer D’Okhotsk, ni à Sakhalin, ni loin vers l’Est, ni dans les îles Kouriles. Donc, le transport aérien de marchandises ne semble pas dangereux pour autant. Je veux dire à ce jour parce que tout le combustible nucléaire pas a été retiré des unités de production d’électricité. Ceci signifie que des émissions radioactives dans l’atmosphère sont possibles en cas de surchauffe.

Vladimir Slivyak, Co-président du groupe de l’écologie international Ecodefence, le 26 décembre 2013: « Le gouvernement russe prévu de limiter la pêche dans l’Extrême-Orient. Pour autant que je sache, aucune de ces restrictions n’a été mise en patique à ce jour. Néanmoins, il est possible que certaines mesures seront prises. [...] Il a fallu des années après Tchernobyl pour en tirer des conclusions détaillées sur l’ampleur de la pollution nucléaire. Nous avons une situation similaire avec Fukushima [...] Nous saurons probablement les conséquences de cet accident dans 10-15 ans. Il est clair qu’une grande quantité de poissons, algues et tout ce que l’océan contient ont été pollués. Il est clair que la pollution se répand sur toute la terre. Il est clair que de vastes territoires ont été pollués au Japon même. Tout cela est généralement clair. Mais nous avons besoin de recherche afin de fournir plus de détails et cela prendra beaucoup de temps « .

Aux États Unis

 

Arnold Gundersen s’élève contre la politique du secret que pratique le gouvernement américain

carte du nuage radioactif de Fukushima

Uncertainty in Simulation of Global Transport of Radioactive Tracer Emitted from Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant, Studies on the 2011 Off the Pacific Coast of Tohoku Earthquake, 2014
De Portland au sud, à Vancouver au nord, il y a eu localement d’importants dépôts de particules chaudes. L’un des scientifiques avec qui nous travaillons avait des filtres à air à Seattle, contrôlant l’air en continu; nous pourrions montrer clairement que l’individu moyen à Seattle a inhalé environ 10 particules chaudes par jour dans ses poumons. Quoi que vous fassiez, vous ne pouvez pas expulser ça: la taille des particules est telle qu’une fois inspirée, elle se dépose dans votre poumon [...] Ce que les gens à Seattle auraient pu faire était de mettre des masques à air, mais bien sûr, le temps que nous ayons les données et qu’elles soient analysées, on était en mai et le plus gros du nuage était déjà passé. Les autorités savaient cependant. Je suis absolument convaincu que les autorités savaient et ont choisi de nous garder tous dans l’ignorance. A Seattle le gouvernement a annoncé qu’il allait faire voler des hélicoptères le long de la côte tout au long de la région de Seattle. Ils ont dit qu’ils faisaient la surveillance du rayonnement de fond, et que c’était juste une pure coïncidence qu’ils fassent cela seulement 90 jours après Fukushima Daiichi. Je ne le crois pas. Je pense que ces hélicoptères étaient à la recherche de particules chaudes et on ne nous a pas donné le résultat de ces enquêtes. Ils ont dit que c’était un secret de sécurité nationale. Donc, les autorités savaient et ne nous ont pas avertis [...]

En savoir plus sur Arnie Gundersen sur le site de son organisation

Sur la côte pacifique des USA et du Canada, il y a des phénomènes jamais vus auparavant: forte mortalité des étoiles de mer, poissons décolorés, comportements anormaux de populations entières… il se passe quelque chose dans le pacifique et les chercheurs ne savent pas quoi. Serait-ce la pollution radioactive ? nul ne le sait. Aux dernières nouvelles des Aigles de cette région souffriraient maintenant d’une maladie jamais vue qui les empèche de marcher et voler…
On peut voir aussi sur les cartes que la pollution s’infiltre dans le détroit de Bering. Ce détroit donne sur l’océan atlantique.


Carte de la contamination en surface en 2012
Surface water distribution of Fukushima 137Cs in 2012 (Aoyama et al., 2013; G. Hong, pers. comm. [personal communication])

 

Les chinois ont de leur côté mis l’embargo sur certains produits de la mer en provenance du japon.

 

Sri Lanka

 

The Island, le 25 décembre 2013: Les produits de mer des importations en provenance du Japon indiquent une contamination radioactive

[...] Atomic Energy Authority (AEA): Le Coordinateur National du Projet, Directeur des Sciences de la Vie , Wijeya A. Waduge a déclaré qu’une étude avait été menée selon les techniques de l’Autorité de l’énergie atomique (AIEA).

Grâce à cette étude, ils ont établi des données de référence pour la radioactivité marine autour du Sri Lanka [~ 4,300 miles de Fukushima, Japon]. Le Sri Lanka n’est pas atteint par la zone de danger de radiation, mais il est temps pour toutes les parties prenantes d’ être sur le qui-vive (..) Waduge dit que les niveaux de rayonnement, en particulier dans les produits de la mer importés du Japon, avaient sensiblement augmenté. [...] Ces niveaux de rayonnement étaient en dessous du niveau de 100 Becquerel [Bq / kg] de danger, avec des résultats variant entre 15 et 20 [...]

carte Japon-Sri-lanka

12 décembre 2013

Les infos dont on parle peu n°48 (30 Novembre 2013)

Source : http://www.agenceinfolibre.fr



Infos internationales


Économie


Santé / environnement

13 septembre 2013

Drones tueurs et guerres secrètes

Jean-Martial Lefranc / Réalisateur
Source : http://www.france5.fr


Comment gagner une guerre sans faire de victimes dans ses rangs ? Comment sécuriser un territoire sans y envoyer de soldats ? Objet volant dénué de pilote, le drone est la nouvelle arme de guerre du XXIe siècle. Les Etats-Unis ont recours depuis plusieurs années à ces espions pour lutter contre le terrorisme. Si les frappes de drones sont commanditées par l'armée américaine dans les pays où les Etats-Unis sont en guerre, c'est la CIA qui opère dans les autres zones. Dans bien des cas, la guerre des drones échappe au contrôle des pouvoirs législatifs et judiciaires et à celui de la hiérarchie militaire. Quelles sont les dérives liées à l'utilisation de ces engins de «guerre propre» et, plus généralement, des systèmes robotisés ? Au Pakistan, les victimes de cette guerre secrète s'organisent.


Alternative Video Player
 DL or DL

Les infos dont on parle peu n°39 (7 Septembre 2013)

Par  
07/09/2013
Source : http://www.info-libre.fr



Infos Internationales
Économie
Santé / Environnement
L’invité

3 août 2013

1918. Les fêtes de l’Armistice

Source : http://www.arte.tv

Après 1 560 jours d’une guerre extrêmement meurtrière – et pour la première fois mondiale –, le 11 novembre 1918, à 11 h précises, les cloches sonnent partout en France pour annoncer que les combats ont cessé. Un armistice a été signé, à l’aube, entre l’Allemagne et les Alliés vainqueurs, mais en France comme en Angleterre la nouvelle n’a été annoncée qu’à 11 h du matin. De l’autre côté de l’Atlantique, à cause du décalage horaire, l’événement a commencé à être fêté beaucoup plus tôt.

À Paris, à Londres, à Washington comme à New York, de nombreuses caméras étaient dans la rue pour immortaliser un moment aussi important dans l’histoire du monde. Mais cette liesse qu’elles nous montrent était-elle générale, spontanée ou mise en scène ? Les reporters étaient-ils libres d’aller où ils voulaient et de montrer ce qu’ils souhaitaient ? Et pour qui travaillaient-ils ? Dernière question, la censure mise en place durant la guerre avait-elle été déjà levée ?


Mystères d'archives - Saison 3
Directeur de la collection Serge Viallet
Une coproduction ARTE France, Ina
Seize épisodes de 26 mn
RÉCOMPENSES
• Prix FOCAL 2009 « Best use of archive footage » (Londres)
• Prix ITFA 2009 « Best use of archive footage » (Beijing)
• Prix ITFA 2011 « Best Archive Preservation Project » (Turin)

10 juillet 2013

Les États-Unis et la drogue

Source : http://www.arte.tv/guide/fr/041187-000/les-etats-unis-et-la-drogue
Source : http://future.arte.tv/fr/sujet/etats-unis-la-drogue-une-guerre-sans-fin
02/07/2013

Etats-Unis : la drogue, une guerre sans fin

Politique d’amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Bilan de 35 ans de lutte contre la drogue aux États-Unis. Des quartiers défavorisés aux prisons, Eugene Jarecki s’immerge dans une Amérique parallèle, en proie à la misère et à l’illégalité.

En 1969, Richard Nixon déclare la drogue ennemi numéro un des États-Unis d’Amérique. La guerre est-elle aujourd’hui gagnée ? Certainement pas : les stupéfiants restent l’origine de tous les problèmes, affirme Nannie Jeter, la vieille nounou noire d’Eugene Jarecki. Frappé par cette affirmation, le réalisateur et essayiste américain entreprend alors une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie, éclairant en particulier ses liens avec la question raciale.

Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 63 milliards de dollars, le marché de la drogue aux Etats-Unis ne cesse de croître. Si les pouvoirs publics, notamment depuis le mandat du président Nixon, tentent d'endiguer le phénomène, le trafic de drogue sur le sol américain reste difficile à juguler, notamment du fait de l'action des réseaux internationaux de narcotrafiquants. Pourtant, du Mexique aux quartiers du Bronx, la pierre angulaire du commerce de stupéfiants semble rester la même : la pauvreté, et les problèmes d'intégration qui s'ensuivent.

La guerre contre les stupéfiants : politique d'amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Des quartiers défavorisés aux prisons, l'essayiste et réalisateur américain Eugene Jarecki signe une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie. Voyage au coeur d'une Amérique parallèle.


  • Origine : ZDF
  • Pays : Etats-unis
  • Année : 2012
  • Son : Stereo
  • Image : HD, 16/9
  • Version : VF

18 juin 2013

LES HOMMES ET L’ESPACE

Source : http://ddc.arte.tv
15/06/2013


Lieu stratégique et géopolitique, reflet des relations internationales, l'espace est désormais convoité par de nouvelles puissances émergentes. Le Dessous des Cartes propose un aperçu des enjeux, à court et moyen terme, des activités spatiales dans le monde.





Lectures

Analyse comparée de la stratégie spatiale des pays émergents : Brésil, Inde, Chine
De Florence Gaillard-Sborowsky, Emmanuel Puig, Isabelle Sourbès-Verger
Institut stratégique de l’Ecole militaire (Irsem) Études n°15
Présentation de l'éditeur
Les puissances spatiales contemporaines sont soit les héritières de la guerre froide comme les États-Unis et la Russie, soit des États qui ont investi de longue date dans l’espace comme le Japon et la France qui a entraîné l’Europe dans son sillage. Depuis un peu plus d’une décennie, des puissances émergentes poursuivent leurs efforts afin de se doter d’une capacité spatiale autonome. L’Inde et la Chine y parviennent chacune à leur manière. Le Brésil qui a joué de malchance dans le développement d’un lanceur national continue à nourrir des ambitions dans ce domaine. Ces trois puissances présentent des compétences inégales et sont relativement dissemblables dans leurs formes d’occupation de l’espace, dans leurs organisations politico-administratives, dans leurs structures et compétences industrielles, dans les relations entre acteurs civils et militaires, dans les coopérations privilégiées tant au niveau bilatéral que régional.
Ces trois pays dits émergents, caractérisés par de vastes territoires inégalement pourvus d’infrastructures terrestres possèdent, en plus des motivations classiques de reconnaissance internationale et de fierté nationale, une dimension particulière, celle de la contribution effective des satellites au développement économique national et à l’aménagement plus équilibré du territoire. L’étude analyse successivement pour chacun des États, ses activités spatiales nationales, son organisation politique et industrielle, ses priorités nationales et leurs implications internationales. À l’issue de ce panorama, une analyse comparée des forces et faiblesses de chacun des États en prenant en compte le niveau de compétences qu’ils visent à l’horizon de la prochaine décennie et sur leurs convergences possibles est présenté.
Le téléchargement s'effectue sur le site du ministère français de la Défense.
Les auteurs
Florence Gaillard-Sborowsky est spécialiste des politiques spatiales. Elle s'intéresse plus particulièrement à la politique spatiale européenne et à l'accès aux technologies spatiales des pays en voie de développement et notamment des pays arabes.
• Emmanuel Puig est enseignant à Sciences-Po Lille et chercheur associé au centre Koyré du CNRS. consultant auprès de la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) et d’entités privées, il est notamment membre du Projet SITC (Study of Innovation and Technology in China) de l'UC Institute on Global Conflict and Cooperation de l’université de San Diego. Ses travaux actuels portent sur les transformations politiques et organisationnelles des industries de défense chinoises et sur les conséquences de ces évolutions sur la politique étrangère chinoise.
• Chargée de recherche et directrice adjointe du centre Alexandre Koyré, Isabelle Sourbès-Verger définit ainsi ses travaux : ils "se caractérisent aussi par leur dimension comparative, les politiques des pays membres du club spatial étant suivies au travers de deux grands axes : leur place dans la définition de l’intérêt national et leur rôle dans la représentation du pays sur la scène internationale." Elle est l'auteur, avec D. Borel, d'Un empire très céleste. La Chine à la conquête de l’espace (Dunod, 2008).
Le Centre Alexandre Koyré, se consacre depuis cinquante ans à la recherche en histoire des sciences et des techniques. La centaine de chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants et doctorants, travaillent, sur les périodes moderne et contemporaine, sur l’Étude et histoire des cultures savantes. Actuellement, l'un des axes principaux de recherche s'intitule Mondialisations, environnement, "gouvernance" des sciences : problèmes actuels, questions historiques. Le Centre Alexandre Koyré est partenaire de deux laboratoires d’excellence, le LabEx "Histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances" (Hastec) et le LabEx "Sciences, innovations et techniques en société" (Sites)
L’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem)  a été créé en 2009 au sein du ministère de la Défense. Ses équipes agissent en lien avec le tissu français des "think tanks" et de la recherche universitaire. Ses publications sont téléchargeables depuis son site ou publiées et diffusées par la Documentation française comme Les Champs de Mars, revue académique de l’Irsem qui présentent des articles scientifiques sur les questions stratégiques.
La reconquête de l’espace
Coordonné par Xavier Pasco
Edition Choiseul Géoéconomie n° 61
03/2012
Bien qu'épuisé, les articles de ce numéro de la revue Géoéconomie sont téléchargeables sur le site de l'éditeur, Choiseul Editions.
On peut lire avec intérêt le compte-rendu attentif et annoté de la revue sur le site de Guilhem Penent, De la Terre à la Lune. Ce blog, né en 2011, s’adresse, selon son animateur, "à tous les passionnés qui ont à la fois le regard plongé dans le ciel étoilé et les pieds bien ancrés sur le sol terrestre".
Il précise : "Deux objectifs guideront la rédaction de Terre à la Lune : faire découvrir les enjeux de l’espace et tenter d’appliquer une méthode originale comme grille de lecture des politiques spatiales."
Ce blog fait partie du réseau Alliance géostratégique qui fédére des blogs d’auteurs indépendants – professionnels comme amateurs – passionnés par les enjeux de géopolitique, de défense et de sécurité. Il donne dans son blog les liens pour accéder au texte de la Stratégie spatiale française, parue le 22 mars 2013.
L'auteur
Coordinateur de ce numéro de Géoéconomie, Xavier Pasco est docteur en science politique, (université de Paris I Panthéon-Sorbonne) et maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique. Il y est plus particulièrement chargé du suivi des affaires spatiales américaines civiles et militaires et de la stratégie internationale des États-Unis dans les domaines de l'espace (civil et militaire) de haute technologie. À ce titre, il est l'auteur de nombreux rapports d'étude sur les activités spatiales, civiles et militaires, aux Etats-Unis et dans le monde, effectués pour le compte des organismes publics nationaux et européens.
Vers la guerre spatiale
Sous la direction éditoriale de Alexis BAUTZMANN, Joseph HENROTIN et Véronique SARTINI
Areion Défense et sécurité Internationale Hors-série n°28
02/2013
On peut lire le sommaire et commander ce numéro sur le site du magazine Défense et sécurité Internationale (DSI).
L'espace en jeu
Nombreuses contributions introduites par Isabelle Sourbès-Verger
Armand Colin L'Information géographique Vol. 74
02/2010
Présentation et abonnement sont sur le site d'Armand Colin.
Lebanese Rocket Society (documentaire)
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
Urban Distribution
Dans les années 1960, le Liban fut le premier pays arabe à commencer à envoyer des fusées dans le ciel. Emmené par Manoug Manougian, leur professeur de physique, un petit groupe d'étudiants de l'Université Haigazian commence des tests et les premiers lancements en vue de conquérir l'espace. Leurs travaux prendront de plus en plus d'ampleur au point de faire la une des journaux, de devenir une fierté nationale.
Qui étaient ces jeunes gens ? Pourquoi se sont-ils arrêtés ? Et surtout, pourquoi tout cela a-t-il été totalement oublié ?
Ce documentaire a été présenté au festival Le cinéma du réel de 2013.
The Afronautes - A Zambian Space Program
Cristina De Middel
Auto-édition présentée sur le site "This book is true"
Avec son ouvrage "The Afronauts", la photographe espagnole Cristina de Middel revisite de manière fictionnelle un fait historique oublié de l'histoire : la folle aventure spatiale zambienne, dans les années 1960. Invitée des prestigieux festivals européens et nominée pour le prix Deutsche Börse, son travail s'annonce déjà comme un rendez-vous incontournable de l'année 2013 de la photographie.
Les quatre-vingt-huit images de ce livre d'art sont mises en pages par Ramón Pez et conciencieusement éditées par Laia Abril. La première édition est épuisée. À suivre donc réédition et exposition. L'auteur propose aussi sur son site quelques photographies du livre et ses travaux passés et en cours.

5 novembre 2012

Reportage : Nigéria , Etats-Unis/Mexique , Pennsylvanie

Source : http://videos.arte.tv


DL


Nigéria : l'éternelle marée noire

Pour la première fois aux Pays-Bas, une multinationale est assignée devant les tribunaux pour répondre de dommages créés par une de ses filiales à l'étranger.
Le géant pétrolier Shell comparaît devant un tribunal néerlandais pour des accusations de pollution dans le Delta du Niger.

C'est l'une des plus grandes catastrophes écologiques au monde.

Depuis plus d’un demi-siècle, une marée noire perpétuelle souille le delta du Niger. Une histoire qui a commencé en 1956 quand Shell, la compagnie historique, ouvrait son premier puits à Oloibiri.

Depuis, chaque année, l'équivalent d'un Exxon-Valdez, ce tanker de 180.000 tonnes échoué sur les côtes d'Alaska en 1989, se déverserait dans la mangrove. Résultat : un environnement dévasté, des populations locales incapables d'assurer leur subsistance et une rébellion qui menace la stabilité de la région.

A qui la faute ? Les écologistes dénoncent le laxisme des compagnies pétrolières et les avaries à répétition. Shell, Total, Agip, Chevron et les autres estiment que l'immense majorité des marées noires est due à des actes de sabotage sur les pipelines qui traversent le delta. Dans ce débat, le gouvernement ferme les yeux et se contente de toucher sa rente pétrolière qui assure 80% des revenus du pays.

La situation est telle que des groupes armés se sont formés pour réclamer une meilleure répartition des richesses. Kidnappings à la chaîne, sabotages à grande échelle, conflit ouvert avec l'armée…

Les habitants du delta sont pris entre deux feux et ne reçoivent de l'or noir que les fuites et les pollutions. Des villages entiers voient leur terre et leur mode de vie dévastés. Ils attendent souvent en vain des compensations que les compagnies pétrolières ne versent pas ou si peu.

Quel contraste avec le Golfe du Mexique où l'administration Obama et la pression internationale ont obligé BP à verser 20 milliards de dollars aux sinistrés ! Mais le delta du Niger n'est pas la Louisiane, l'Afrique n'est pas l'Amérique…

Le pétrole était une chance pour le Nigéria, il est devenu au fil des ans une véritable malédiction.




Etats-Unis/Mexique : la frontière familiale

Quand le policier l’a arrêtée, Juanita n’avait pas payé son ticket de parking, elle n’avait pas de titre de séjour non plus, mais elle avait sept enfants qui l’attendaient à la maison.

Juanita a été arrêtée et expulsée des Etats-Unis comme le sont 400 000 travailleurs mexicains chaque année.
Chaque matin, l’autobus qui arrive de Tucson en Arizona à Nogales au Mexique débarque son lot d’ « indocumentados », les sans-papiers expulsés. Des hommes, des femmes qui ont tout perdu, leur maison, leur travail, leur rêve et parfois même leurs enfants…

C’est une histoire de fou. Ces hommes, ces femmes sont Mexicains. Ils vivaient clandestinement aux Etats-Unis, parfois depuis des années. Leurs enfants, eux, sont nés aux Etats-Unis. Ils sont donc citoyens américains. Alors, quand les parents « sans-papiers » se font arrêter pour une simple infraction au code de la route, la police les expulse et leurs enfants « américains » sont confiés à l’administration américaine.

La plupart d’entre eux ne reverront plus jamais leurs parents. Certains seront déclarés « adoptables » par des familles américaines. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui le mur qui sépare le Mexique des Etats-Unis déchire plus d’un millier de familles mexicaines.

A Tucson, où la lutte contre l’immigration sauvage est un bon thème de campagne électorale, les femmes mexicaines s’organisent pour lutter contre la peur et résister à la pression psychologique de l’administration américaine.

Selon les statistiques, d’ici 2017, 15 000 enfants mexicains nés aux Etats-Unis pourraient ainsi être séparés de leurs parents. Simple monstruosité administrative ou effet pervers d’une mondialisation qui garantit la libre circulation des marchandises, mais pas celle des familles.


Pennsylvanie : plein gaz sur la présidentielle

En Pennsylvanie, comme dans tous les Etats-Unis, à quelques jours de l’élection présidentielle, le 6 novembre prochain, l’économie est la préoccupation numéro un des électeurs. Qu’elle est loin, l’élection de 2008, où Barack Obama s’était distingué de son adversaire en promettant beaucoup pour défendre l’environnement.

Depuis la découverte du premier puits de pétrole en 1859, la Pennsylvanie est un haut-lieu de l’énergie aux Etats-Unis. Aujourd’hui, l’exploitation du gaz de schiste y est en pleine expansion. Dans une Amérique en crise, qui ne pense qu’à sauver des emplois, l’état de la planète ne semble plus vraiment à l’ordre du jour. Oubliés, Al Gore et son constant alarmant.

Découvert il y a moins de 10 ans en Pennsylvanie, le gisement de Marcellus constitue l’une des plus grandes réserves de gaz souterraine. Une alternative au pétrole qui permet aux Américains de continuer à consommer toujours autant, en toute indépendance énergétique.

Le phénomène a pris une ampleur spectaculaire. Des millions de dollars ont été investis dans des coins perdus. 4500 puits ont déjà été forés. Un énorme business qui a offert à une population, fermiers depuis plusieurs générations, l’opportunité de louer leurs terres pour l’exploitation du pétrole de schiste.
Pourtant, la nouvelle technique de fracturation hydraulique de la roche qui permet de forer à 2300 mètres de profondeur comporte bien des risques : des sols transformés en gruyère, des eaux polluées et la menace de tremblements de terre.

Malgré cela, la Pennsylvanie se prend à rêver d'une folle prospérité. Les opposants au « fracking » ne pèseront pas lourd face à la promesse d’un nouvel eldorado.

(France, 2012, 52mn)
ARTE

3 novembre 2012

Les infos dont on parle peu n°13 (1er Novembre 2012)

Par cptanderson
02/11/2012
Source : http://www.info-libre.fr



Mes liens:
Infos internationales
Économie
Santé
Environnement

19 septembre 2012

Kosovo : l’illusion de la souveraineté

Par Jean-Arnault Dérens
17 Septembre 2012
pour http://www.monde-diplomatique.fr

english version

Lundi 10 septembre, une cérémonie solennelle a, théoriquement, marqué la fin de la « supervision » internationale de l’indépendance du Kosovo. Celui-ci aurait donc accédé à la « pleine souveraineté ». Pourtant, la reconnaissance de cet Etat ne fait toujours pas l’objet du moindre consensus et le petit territoire reste toujours le « terrain de jeu » de nombreuses missions internationales, aux mandats flous et aux compétences incertaines.

Le Groupe d’orientation sur le Kosovo (International Steering Group, ISG) s’est réuni une dernière fois à Pristina le 10 septembre, avant d’annoncer son autodissolution. Chargé de « superviser » l’indépendance proclamée le 17 février 2008, il réunissait les représentants de vingt-cinq Etats ayant tous reconnu le Kosovo. Son « bras armé » était le Bureau civil international (ICO), dont l’activité a également pris fin. Le gouvernement du Kosovo a cherché à donner le plus de lustre possible à cette évolution mais, si les officiels répétaient que ce 10 septembre était « la date la plus importante dans l’histoire du Kosovo depuis la proclamation d’indépendance », l’heure n’était guère à la liesse populaire.

Dans la pratique, la fermeture du Bureau civil international (International civilian office, ICO) ne changera pas grand chose pour les citoyens du Kosovo. Leur petit pays est toujours le « terrain de jeu » d’un grand nombre de missions aux mandats flous et aux compétences souvent incertaines. Ainsi, la mission d’administration intérimaire des Nations unies (Minuk) reste déployée au titre de la résolution 1244 du Conseil de sécurité, jamais abrogée, même si le champ d’action et les effectifs de cette mission ont été drastiquement réduits. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) conserve également d’importantes attributions dans les domaines aux contours bien imprécis de la « démocratisation » et de la promotion des minorités.

Pour les citoyens ordinaires, toutefois, la présence internationale la plus visible demeure sans aucun doute la mission militaire de l’OTAN, la Kosovo Force (KFOR), dont les effectifs sont progressivement passés, depuis juin 1999, de plus de 50 000 à moins de 5 000 hommes. Au cours des douze derniers mois, cependant, la KFOR a dû faire appel à des renforts pour réagir à la situation de crise dans les régions serbes du Nord du Kosovo (1). L’autre présence très visible est celle des policiers et des douaniers de la mission européenne Eulex.

Le 7 septembre, le Parlement du Kosovo a justement adopté la loi qui permet de proroger le mandat de cette mission jusqu’au 15 juin 2014. En théorie, Eulex est une mission « technique », qui doit rester « neutre » sur le statut du pays. Son déploiement sur l’ensemble du territoire, y compris les enclaves serbes, résulte en effet d’un accord passé avec Belgrade grâce à la médiation des Nations unies. De surcroît, cinq Etats membres de l’Union européenne ne reconnaissent toujours pas l’indépendance du Kosovo (2). Cette mission doit apporter son appui aux institutions locales dans trois secteurs qui n’ont pourtant rien de « techniques », mais touchent au cœur des fonctions régaliennes, à savoir la police, la justice et le contrôle des frontières.
Selon leur zone d’affectation, leur pays d’origine, voire leurs convictions personnelles, les fonctionnaires, les policiers, les juges ou les procureurs de cette mission considèrent pourtant tantôt le Kosovo comme un Etat indépendant, tantôt comme une province méridionale de la Serbie, voire toujours comme un territoire placé sous administration provisoire des Nations unies, conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité...

Dans ce dense maquis des missions et des organisations internationales présentes sur le territoire, l’ICO a toujours eu du mal à trouver sa place. De fait, cet organisme était chargé de mettre en application les recommandations du médiateur des Nations unies, M. Martti Ahtisaari. Or, le plan présenté en février 2007 par l’ancien président finlandais, et qui prévoyait l’accession du Kosovo à une indépendance « sous supervision internationale », n’a jamais reçu l’assentiment de Belgrade ni de ses alliés au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. De ce fait, le « plan Ahtisaari » ne repose sur une aucune base juridique internationale et n’a jamais engagé que les pays ayant choisi de l’approuver...

Le modèle institutionnel mis en place au Kosovo ne brillait d’ailleurs pas par son originalité, n’étant guère qu’un décalque du dispositif international en Bosnie-Herzégovine, où le Haut représentant international est chargé de mettre en pratique les décisions prises par le Conseil de mise en œuvre de la paix (Peace Implementation Council, PIC). Le cadre mis en place en Bosnie-Herzégovine est assurément plus solide qu’au Kosovo, puisque le Haut représentant dispose d’une autorité reconnue par tous les acteurs locaux et est placé sous la double responsabilité du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’Union européenne. De plus, le PIC regroupe les représentants de cinquante-cinq Etats, au nombre desquels la Russie. Malgré cela, cette lourde tutelle internationale n’a pas permis à la Bosnie de sortir du blocage institutionnel et de la crise politique qui la ronge depuis le retour à la paix, en 1995 (3). Une nouvelle crise se profile même, la plupart des pays européens contestant l’équilibre des pouvoirs au sein de la tutelle internationale et réclamant des pouvoirs décisionnels accrus pour le représentant spécial de l’Union européenne (RSUE) au détriment du haut représentant international. A l’inverse, les Etats-Unis ont réaffirmé leur soutien au haut représentant, avec l’approbation du Royaume-Uni et le silence gêné de l’Autriche, l’actuel haut représentant, Valentin Inzko, étant un diplomate de ce dernier pays (4). Cette cacophonie au sein de la tutelle internationale fait bien sûr les gorges chaudes de Sarajevo, alors que la situation au Kosovo est autrement plus délicate...

En effet, faute de consensus international, jamais la présence ni le rôle du représentant civil et de son bureau (IC) n’ont été approuvés par le conseil de sécurité des Nations unies. Plus gênant encore, l’ICO ne s’inscrivait pas davantage sous le parapluie de l’Union européenne, alors que son chef, le diplomate néerlandais Pieter Feith, a longtemps cumulé cette fonction avec celle de représentant spécial de l’Union. Cela signifie en pratique que, dans ses fonctions de représentant civil, M. Fieth devait apporter son soutien à la construction de l’Etat du Kosovo, tandis que, dans son habit de RSUE, il devait veiller à respecter la plus stricte « neutralité » quant au statut du territoire... Depuis un an, les deux charges avaient été dissociées, permettant de mettre un terme à cette situation schizophrénique, et l’Union est représentée au Kosovo depuis décembre 2011 par M. Samuel Zbogar, l’ancien ministre des affaires étrangères de Slovénie.

De fait, depuis cette scission des deux charges, la question de la survie de l’ICO était posée, de nombreux pays européens, même parmi ceux ayant reconnu l’indépendance du Kosovo, exprimant leurs réserves. Les désaccords agitant la communauté diplomatique occidentale au Kosovo sont de plus en plus ouverts et visibles. L’ambassadeur italien à Pristina, M. Michael Giffoni, qui assume également la charge de « coordinateur » de l’Union européenne pour le nord du Kosovo, exige ainsi depuis des mois une « nouvelle stratégie » pour faire face aux problèmes posés dans cette zone, stratégie qui ne saurait être trouvée dans le cadre du plan Ahtisaari...

L’analyste kosovar Augustin Palokaj note d’ailleurs qu’avec le départ de l’ICO, s’en va du Kosovo la seule mission internationale qui le considérait comme un Etat, car ni la KFOR, ni l’OSCE, ni la représentation de l’UE, ni Eulex ne traitent le Kosovo comme tel (5). Si les Kosovars ne regretteront pas l’ICO, ils n’ont donc pas lieu non plus de se réjouir du départ de cette mission.

Il est vrai que le bilan de la présence internationale au Kosovo est singulièrement faible. M. Feith avait estimé, au printemps 2012, que l’ICO avait rempli « 80 % de ses objectifs », mais l’ancien adjoint de M. Ahtisaari, le diplomate autrichien Albert Rohan reconnaissait lui-même que « les choses n’avaient pas évolué dans le bon sens », notamment dans le nord du Kosovo (6), plus proche que jamais de la sécession. La souveraineté de Pristina sur cette zone qui correspond à 18 % du territoire n’est qu’une fiction juridique — tout comme les fonctionnaires de Pristina, les employés de l’ICO ne pouvaient d’ailleurs pas y pénétrer. Sauf à envisager une nouvelle épreuve militaire, à laquelle personne ne semble tenir, la solution à la question du nord ne pourra résulter que de nouvelles discussions avec Belgrade. Pour l’instant, le dialogue amorcé depuis un an sous l’égide de l’Union européenne, ne concerne que des questions « techniques » et n’a d’ailleurs guère apporté d’avancées concrètes.

La Serbie réclame la reprise d’un dialogue politique sur le statut du Kosovo, que les autorités de Pristina refusent catégoriquement, estimant que tout ce qui pouvait être négocié l’avait déjà été, en 2007, lors de la « médiation » de M. Ahtisaari, et que l’indépendance est un fait acquis. S’il semble effectivement très peu réaliste de remettre en cause cette indépendance, il n’en demeure pas moins qu’un nouveau dialogue politique sera nécessaire, sauf à voir le statu quo perdurer durant des années sur un « modèle » chypriote.
En réalité, la fin de la « supervision » exercée par l’ICO marque avant tout une volonté des pays occidentaux de se dégager au moins partiellement tout en laissant un rôle accru à l’ONU. Or, le voyage du secrétaire général Ban Ki-Moon au Kosovo, fin juillet, a été l’occasion de dresser un bilan désastreux. Dans son rapport, M. Ban Ki-Moon pointe notamment les très faibles retours de non-Albanais, les menaces auxquelles sont toujours exposées les minorités, le manque de professionnalisme de la police, et enfin la situation préoccupante du nord du Kosovo (7).

Cette visite a rappelé que l’ONU demeurait un acteur incontournable (8). Or, le Kosovo reste toujours tenu à l’écart des Nations unies, même s’il est, à ce jour, reconnu par un peu plus de 90 Etats. Durant l’été, le gouvernement de Pristina avait annoncé la reconnaissance du pays par le Mali et le Nigeria, avant que ces deux pays n’opposent des démentis catégoriques. De toute manière, le blocage de la Russie et de la Chine empêche d’envisager une prochaine admission du Kosovo au sein de l’ONU — et, par conséquent, l’accès de Pristina à la plupart des organisations internationales demeure interdit, depuis le Conseil de l’Europe jusqu’aux fédérations sportives internationales (9)...

Alors que le mouvement Vetëvendosja (Autodétermination), qui constitue l’une des principales forces d’opposition, réclame l’arrêt de toute forme de tutelle internationale et s’est prononcé au Parlement contre la prorogation du mandat d’Eulex, les Kosovars savent bien que la fermeture de l’ICO ne va pas changer grand chose. « Les décisions importantes sont prises à l’ambassade des Etats-Unis. Les Européens ne sont consultés que pour la forme, et nos dirigeants politiques sont de simples exécutants », estime ainsi Agron, un sympathisant de Vetëvendosja.

(1) Lire «  Vives tensions au Kosovo  », La valise diplomatique, 29 juillet 2011.
(2) Il s’agit de Chypre, de l’Espagne, de la Grèce, de la Roumanie et de la Slovaquie.
(3) Lire «  La Bosnie-Herzégovine étouffe dans le carcan de Dayton  », Le Monde diplomatique, novembre 2008.
(4) Lire Matteo Tacconi, «  Bosnie-Herzégovine : quand l’Union européenne tire à vue sur le Haut représentant international  », Le Courrier des Balkans, 10 septembre 2012.
(5) Lire Augustin Palokaj, «  Kosovo : la “pleine indépendance”, ce n’est toujours pas pour maintenant  », Le Courrier des Balkans, 13 septembre 2012.
(6) Lire Serbeze Haxhiaj, «  Kosovo : la fin de «  l’indépendance supervisée  », l’échec d’ICO et l’avenir du Nord  », Le Courrier des Balkans, 7 juin 2012.
(7) Lire Belgzim Kamberi, «  ONU : en visite au Kosovo, Ban Ki Moon s’inquiète de la situation dans le nord  », Le Courrier des Balkans, 25 juillet 2012.
(8) Lire Elias Pinteri, «  Kosovo : se la schizofrenia è internazionale  », Osservatorio Balcani e Caucaso, 12 septembre 2012.
(9) Le Kosovo n’étant pas membre du Comité international olympique (CIO), il n’a pas été représenté aux Jeux de Londres.

11 septembre 2012

Des Nouvelles de l'Iran

Pour http://ddc.arte.tv

DL : DF , CK , MF


République islamique, discours nationaliste, ressources pétrolières, seuil nucléaire, l’Iran est l’objet de discours passionnels. À l’opposé, les cartes offrent une vision plus rationnelle du pays et permettent de mieux comprendre son contexte politique, économique et stratégique. Le Dessous des Cartes propose donc d’explorer une nouvelle fois cet État complexe, situé au carrefour du Moyen-Orient et du monde indien.



Lectures

L’Iran chiite et les Arabes
François Zabbal, Abolala Soudavar, Michael Barry, Christian Jambet, Yann Richard, Sabrina Mervin et Pierre-Jean Luizard
QANTARA NUMÉRO 75 - Institut du Monde arabe
"Le dossier de ce numéro de Qantara, magazine trimestriel des cultures arabes et méditerranéennes, est né de la conviction que l’antagonisme qui dresse aujourd’hui l’un contre l’autre un Iran chiite et un monde arabe majoritairement sunnite ne s’explique vraiment qu’en se tournant vers le passé proche et lointain.
Certes, les luttes sanglantes qui opposent sunnites et chiites en Irak depuis 2006, et les rivalités qui sont apparues au grand jour au Liban entre ces deux communautés peuvent s’appréhender grâce à la science politique.
Mais le risque est grand de tenir pour immuables des expressions qui recouvrent en fait des réalités mouvantes, telles qu’être arabe ou iranien, ou encore chiite.
Il suffit de remonter le temps pour constater que les choses étaient quelque peu différentes. Ainsi le lecteur qui plongerait dans l’histoire des premiers siècles de l’Islam serait surpris d’apprendre que l’entourage des califes se composait souvent de fonctionnaires et de savants qui faisaient plus ou moins ouvertement profession de chiisme. Ou encore que la renaissance iranienne du Xe siècle se fait sous l’égide d’un pouvoir sunnite.
Les articles proposés ont permis de montrer que l’association étroite entre l’Iran et le chiisme est datable : elle remonte au XVe siècle et elle aboutit à une “chiitisation” de l’Iran avec la création d’institutions cléricales originales, et en contrepartie à une “iranisation” des chiites arabes, tout au moins dans la perception qu’en ont les Turcs ottomans et les Arabes sunnites.
Pour autant, le dossier est loin d’épuiser la question. En amont, la part de l’Iran dans la formation de l’Islam comme civilisation, culture et système de croyance est un sujet à peine effleuré : il est inépuisable. (…)
En fin de compte, c’est la vision ethnique de l’histoire et de la religion qui est en jeu. C’est elle qui s’est imposée et qui oriente aujourd’hui encore, et plus que jamais, la perception de l’Islam."
Extrait de l'éditorial.
Pour commander cet ancien numéro :
Le numéro 84, en kiosque actuellement, est consacré aux identités alimentaires et ses interdits depuis Moïse jusqu'à nos "fast-food" actuels .
Fin octobre 2012, le numéro 85 sera consacré à "La fin des Andalousies et au conflit des universalismes".

Qantara signifie en arabe "le pont", "l’arche", "la passerelle".
Ce magazine trimestriel à vocation culturelle se double d'un projet conçu par Yannis Koïkas et coordonné par les directeurs de l'Institut du monde arabe :
"Qantara, Patrimoine méditerranéen, Traversées d’Orient et d’Occident".
Rassemblant les directions des Antiquités et du Patrimoine de neuf pays partenaires (la France, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Jordanie, le Liban, l’Egypte et la Syrie), le projet Qantara, Patrimoine méditerranéen, Traversées d’Orient et d’Occident a permis la réalisation d’une base de données consultable sur Internet et proposant une vision transversale du patrimoine culturel méditerranéen.
Le propos ne se limite cependant pas au patrimoine des pays partenaires mais concerne bien l’ensemble de la production artistique des pays du littoral méditerranéen. Des développements continus de la base sont menés à cette fin.
Deux cents historiens, chercheurs et conservateurs, spécialistes des arts de l’islam mais également du Moyen Âge européen, et plus particulièrement de régions stratégiques dans les échanges Nord-Sud comme l’Espagne, la France, la Sicile et l’Italie, la Grèce et les Balkans ont permis cette analyse transversale.
Un site Internet, un livre et une exposition multimédia itinérante, en quatre langues, offrent au grand public une ouverture sur cette histoire seconde, celle du patrimoine matériel et artistique, qui surclasse les antagonismes classiques entre mondes musulman et chrétien, et transcende les différences entre Orient et Occident.
Enfin Qantara, le pont a inspiré l'initiative du site : de.qantara.de/ en allemand, en anglais et en turc, qui a pour vocation de développer la compréhension et le rapprochement interculturel.

Agenda

Visa pour l'image 2012
Perpignan
Du 1er au 16 septembre 2012 (semaine scolaire : du 17 au 21 septembre)
Perpignan est depuis vingt-quatre ans le rendez-vous annuel des photojournalistes du monde entier, qui comme le rappelle le président de l’association Visa pour l’image-Perpignan, Jean-Paul Griolet : "sont les artisans de cette liberté d’expression qui seule peut nous aider dans notre recherche de vérité (…). Seule une presse diversifiée, plurielle et libre nous évitera de sombrer dans l’obscurantisme, l’extrémisme et toutes ses conséquences, en nous montrant le travail des photojournalistes."
Jean-François Leroy, fondateur et directeur de Visa pour l’image,  rappelle que le travail des photojournalistes, au prix quelquefois de vies dramatiquement perdues (Rémi Ochlik, Marie Colvin, Gilles Jacquier), permet de découvrir "des sujets incroyables, des témoignages extraordinaires, des histoires poignantes (…), le monde tel qu’il est."
En contrepoint et non sans humour, Jean-François Leroy cite ce "tweet" : «Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis. Le réveil va être difficile ! » (retrouvé sur :
http://twitter.com/Tiersmonde/status/192910281406545920 )
Expositions, projections, rencontres et forums, décryptages des métiers, nouvelles technologies et remises de prix (dont celui de l'Association nationale des iconographes : www.ani-asso.fr/) rempliront généreusement le temps de cette nouvelle édition.
Les élèves et leurs enseignants, accueillis durant tout le festival, bénéficient d’une semaine spéciale, du 17 au 21 septembre, durant laquelle les expositions restent ouvertes et commentées par des professionnels.
La participation des établissements scolaires confirme l’ambition du festival Visa pour l’image de constituer un espace pédagogique privilégié, qui enseigne comment déchiffrer les médias.
Ambition soutenue par le Centre de liaison de l’éducation et des médias d’information (www.clemi.org) organisme du ministère de l’Éducation nationale.
L'ensemble du programme et des manifestations sur le site : www.visapourlimage.com/

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