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4 février 2011

La Somalie, piraterie et affairisme

par Simon Minkowski
PERMALINK

La Somalie s’est rappelée à nous ces deux dernières années grâce aux spectaculaires actes de piraterie maritime. Ce pays, complètement échoué depuis 1990, oublié depuis le fiasco américain de la bataille de Mogadiscio en octobre 1993 et le retrait précipité des casques bleus onusiens en mars 1995, incarne aujourd’hui l’échec de la communauté internationale. Pourtant, même sans Etat, la Somalie est l’une des économies les plus dynamiques de la région…
Depuis 2008, l’Union européenne est présente au large des côtes somaliennes à travers l’opération « Atalante » (EUNAVFOR), aux côtés des Etats-Unis et de l’OTAN et de pays présents à titre individuel (Chine, Russie, Inde, Iran, Japon…). Soit une trentaine de navires de guerre couvrant une surface supérieure à celle de la mer Méditerranée. Malgré ce déploiement, les attaques des pirates n’ont jamais été aussi nombreuses qu’en 2010, et les premières semaines de l’année 2011, bien que marquées par quelques interceptions et libérations réussies, ne semblent pas montrer d’inflexion (il y aurait aujourd’hui 1 181 membres d’équipage retenus en otages le long des côtes somaliennes).
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Les dynamiques somaliennes
Cartographie : François Prosper
Les attaques s’effectuent de plus en plus loin du littoral (là où la surveillance maritime s’estompe), jusqu’à 1 500 kilomètres des côtes africaines, soit entre les Seychelles et Maldives vers l’est, et jusqu’au canal du Mozambique au sud. Les groupes de pirates, dont les moyens logistiques sont toujours plus sophistiqués, notamment grâce aux sommes récoltées par les rançons (bateaux rapides, moyens de communication et de géolocalisation modernes), montent maintenant de véritables opérations militaires élaborées, cachant difficilement des soutiens financiers et logistiques régionaux. Désormais, les pirates n’hésitent plus à s’attaquer à des navires de très grande taille, comme le super tanker Maran Centaurus, qui transportait deux millions de barils de brut à destination des Etats-Unis en novembre 2009.

Une « approche globale » pour dépasser la piraterie

Mais la piraterie n’est que la partie la plus visible de la question somalienne. Depuis peu, la communauté internationale commence à repenser la situation en termes d’« approche globale » [1], avec tout un volet concentré sur la situation à terre. Soutenue par l’ONU, l’Union africaine (UA) et les Etats-Unis, l’UE s’est engagée dans une mission de formation de soldats somaliens en Ouganda, au profit du gouvernement fédéral de transition (GFT). Environ 140 formateurs européens, épaulés par une importante logistique américaine, ont commencé en avril 2010 à former deux contingents de 2 000 soldats sur deux sessions de six mois chacune. C’est un tournant dans l’action stratégique menée par les 27 en Somalie.
Il y a en effet urgence. Depuis le retrait des troupes éthiopiennes en janvier 2009, la Somalie est en proie à une grande violence, rarement égalée, même dans les pires moments de la guerre civile. L’influence du GFT du président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, islamiste modéré, est réduite à quelques quartiers de Mogadiscio, au port maritime et à l’aéroport, sous la protection d’environ 8 000 soldats burundais et ougandais de l’UA. Kampala a d’ailleurs payé chèrement cet engagement, en juillet 2010, avec deux attentats simultanés dans la capitale ougandaise. Le reste de Mogadiscio est sous contrôle d’une nébuleuse de clans opportunistes et de formations islamistes radicales et souvent rivales, dont les Shebab sont l’expression la plus médiatisée.
Quant au reste du pays, il est totalement divisé : au nord, le Somaliland, territoire indépendant depuis 1991 mais non reconnu par la communauté internationale, jouit d’une certaine stabilité et d’un développement remarquable au milieu du chaos somalien (lire Gérard Prunier, « Le Somaliland, une exception africaine », Le Monde diplomatique, octobre 2010). C’est donc assez logiquement qu’il reste sourd aux appels à l’unité nationale lancés par le GFT, aidé en cela par la tenue – exemplaire – de la dernière élection présidentielle de juin 2010. Le futur statut du Sud-Soudan, après le référendum de janvier 2011, pourrait aussi accélérer la reconnaissance officielle de l’indépendance de ce territoire.
Au nord-est, son voisin le Puntland, territoire semi-autonome, a connu ces dernières années une instabilité structurelle propice au développement d’activités illicites. La plupart des gangs de pirates en sont originaires, ainsi que les trafiquants de clandestins à destination du Yémen depuis le port de Bosasso (lire « Migrants oubliés du Yémen », par William Spindler, décembre 2010).
A cette partition de fait, il convient d’ajouter la présence inquiétante, bien qu’embryonnaire encore, de cellules proches d’Al-Qaida et qui pourraient agir dans toute l’Afrique orientale. Ces groupes plus ou moins structurés évoluent actuellement dans ce labyrinthe de petits territoires hétérogènes qu’est le Sud somalien (du Mudug, au centre, au Juba, au sud, à la frontière avec le Kenya).
Enfin, le jeu des puissances des Etats voisins constitue un autre facteur de déstabilisation chronique pour le pays, en particulier avec l’Ethiopie et l’Erythrée qui y reproduisent une sorte de mini-guerre froide régionale (proxy war).
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Corne de l’Afrique, trois décennies de famines et de conflits
Cartographie : Philippe Rekacewicz, « Un monde à l’envers », Atlas du Monde diplomatique 2009.

Le dynamisme « façon somalienne »

Pourtant, en dépit de ce sombre tableau, la Somalie ne se résume pas à un Etat désintégré, sans structure ni avenir. Le pays dispose même d’un certain potentiel et d’atouts qui pourraient constituer un terreau favorable pour la reconstruction.
Malgré ses divisions, la population somalienne montre un certain dynamisme quand il s’agit d’affaires. Les Somali, disséminés dans toute la Corne de l’Afrique, et plus loin au travers de la diaspora, se révèlent de redoutables businessmen, habitués à fonctionner en réseaux de toutes sortes : claniques, communautaires, économiques… avec toutefois une forte propension à l’illicite. L’importante diaspora somalienne, installée principalement dans le Golfe, en Europe du Nord et aux Etats-Unis, envoie chaque année à son pays d’origine environ 2 milliards de dollars, à travers un système de transfert de fonds, les Hawilad, ou Hawala (voir ci-dessous). Modernisé grâce à des réseaux efficaces de téléphonie mobile et d’Internet, ce système traditionnel a donné naissance à de grandes structures spécialisées qui représentent des exemples de réussite commerciale, comme Dahabshiil ou Amal, sociétés somaliennes aujourd’hui basées à Dubaï.
Ce développement des Hawala a permis à la Somalie de se doter d’un réseau très concurrentiel (et donc très bon marché) d’opérateurs de téléphonie mobile et de fournisseurs d’accès à Internet. En l’absence de tout réseau national et public, tous les acteurs en ayant un besoin vital ont intérêt à préserver ces infrastructures de services. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) parle même de « lifeline » locale (ligne vitale).
La dérégulation totale du marché somalien en fait un espace commercial de premier choix, l’expression ultime de l’ultralibéralisme. Le pays fonctionne comme une large zone détaxée à la jonction de l’Afrique, du Golfe et du Proche-Orient, et voit transiter toutes sortes de marchandises, depuis le bétail (moutons, chameaux) à destination du Proche-Orient et du Golfe jusqu’aux produits manufacturés en provenance de Dubaï et à destination d’Afrique de l’Est, dont une bonne partie pour les pays enclavés des Grands Lacs.
La frontière entre le licite et l’illicite est ténue en Somalie. La multiplication des trafics en tout genre le confirme : arrivages quotidiens de khat depuis le Yémen et l’Ethiopie (prohibé en Somalie par l’Union des tribunaux islamiques), trafic de clandestins vers le Yémen et l’Arabie saoudite, trafic d’armes en provenance du Yémen [2] vers la Somalie ou en transit vers le Kenya et l’Ethiopie...
La Somalie exporte ses propres productions, bananes vers le Kenya et charbon de bois vers le Proche-Orient et le Golfe (ce qui représente le coup de grâce aux maigres forêts d’acacias au sud du pays). Grâce à cette forme particulière de vitalité, et bien que sans banque centrale depuis bientôt vingt ans, le shilling somalien est une monnaie relativement stable, soutenue par la demande et les échanges commerciaux.
Cette exubérance va même jusqu’à déstabiliser les fragiles économies des pays voisins. Ainsi, le Kenya doit faire face à un afflux massif de liquidités, provenant semble-t-il du très lucratif business de la piraterie, véhiculées par la communauté somalienne. Le grand port de Mombasa connaît depuis quelques mois un boom de constructions immobilières ; c’est une des plus grandes lessiveuses de l’argent de la piraterie. Les sommes cumulées des rançons sont estimées à plusieurs centaines de millions de dollars, qu’il faut bien pouvoir blanchir d’une manière ou d’une autre…
Car, bien entendu, le miracle somalien ne vaut que pour ceux qui peuvent y mettre le prix, y faire fonctionner leur réseau, et toujours en bons termes avec les milices et leurs warlords capricieux. La société restant fondamentalement inégalitaire, une très grande partie des Somaliens vivent en marge de ces flux et toujours dans une grande détresse, aussi bien alimentaire que sécuritaire.
La situation somalienne est donc plus complexe que ne le laisse paraître le problème de la piraterie. Elle est paradoxale, à la fois globalisée et micro-locale, informelle et ultra-codifiée, juteuse mais profondément injuste. Les chancelleries occidentales semblent mieux prendre en compte cette réalité plurielle, et révisent leurs approches. Il n’est plus certain que le soutien inconditionnel au GFT soit encore une option pertinente, qu’il s’agisse d’une meilleure articulation de la réponse militaire maritime et terrestre, d’une vision plus précise de la scène islamiste ou d’une lecture davantage « fédéraliste », puisque l’« Etat centralisé » n’est désormais plus qu’une vue de l’esprit.
Simon Minkowski est consultant en intelligence stratégique. François Prosper est graphiste, illustrateur et cartographe.
Les Somaliens de l’extérieur
La diaspora somali représente environ un million de personnes sur une population totale estimée à neuf millions. Elle est principalement localisée dans les pays du Golfe et d’Afrique de l’Est (notamment dans des camps de réfugiés en Ethiopie, au Kenya, à Djibouti et au Yémen), en Australie, en Europe du Nord (Royaume-Uni et pays scandinaves) et en Amérique du Nord (dont une importante communauté à Minneapolis). Diaspora internationale à laquelle il faut ajouter 1,5 million de déplacés (en 2009) à l’intérieur même du pays.
Toutes ces communautés alimentent un vaste réseau de transfert de fonds vers le pays, que ce soit pour soutenir la famille restée sur place ou pour financer une affaire ou un projet local.
La très grande majorité de ces transferts sont effectués par téléphone ou Internet, au moyen de simples messages, dont les échanges sont centralisés par des hawala, des compagnies spécialisées basées pour la plupart à Dubaï. Ces transferts ont pris une importance considérable depuis le début de la guerre civile et l’effondrement de l’économie formelle. Ils représenteraient un volume d’environ 2 milliards de dollars par an, une véritable manne pour le pays. Pourtant, cette source n’alimente pas le pays de manière uniforme : les lignes de fracture claniques se retrouvent ici aussi, au détriment de la reconstruction politique. Les hommes d’affaires investissent dans des projets de développement locaux, subventionnant ainsi au passage leur clan d’origine et sa milice, ce qui correspond rarement avec le calendrier politique et économique du Gouvernement fédéral de transition (GFT).
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La diaspora somalienne
Cartographie : François Prosper
Ce qui est inquiétant, c’est que cette diaspora a une propension à soutenir les éléments les plus radicaux de l’insurrection locale, parmi lesquels les Shebab. En 2009, dans la communauté de Minneapolis, ce sont ainsi plusieurs dizaines de jeunes Américains d’origine somali, parfois mineurs, qui ont quitté le territoire américain, souvent à l’insu de leur famille, pour aller rejoindre un jihad mythifié, vendu par des prêcheurs-recruteurs enkystés au sein de cette communauté.
Une fois à Mogadiscio, la réalité est évidemment bien moins romantique pour ces jeunes dont c’est en général le premier séjour en Somalie. A leur arrivée, ils sont embrigadés et manipulés (leur famille américaine est parfois même rackettée). C’est ainsi qu’on a pu retrouver de jeunes Américains d’origine somali parmi les participants à certains attentats kamikazes perpétrés par les Shebab. Il y a donc un double enjeu pour Washington dans la limitation de la pénétration de cette communauté par des prêcheurs radicaux : éviter le départ de ressortissants pour un jihad fantasmé, mais aussi empêcher que ce terreau sensible ne produise des cellules terroristes actives cette fois-ci sur le sol américain.

Notes

[1] Lire le rapport de M. Jack Lang, conseiller spécial pour les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie (téléchargeable sur ce site).
[2] NDLR : Au sujet des trafics d’armes au Yémen, lire les révélations de WikiLeaks rapportées par le blog de Foreign Policy : « What’s a few million Kalashnikovs between friends ? », 3 février 2011.
A consulter
- Le chef de l’ONU appelle à orchestrer la réponse face à la piraterie
Centre d’actualités de l’ONU — 3 février — « La piraterie constitue une menace mondiale. Elle semble être plus forte que les efforts de la communauté internationale pour l’endiguer. C’est pourquoi je salue la décision de l’Organisation maritime internationale (OMI) d’accorder une attention particulière à la piraterie au cours de l’année à venir », a déclaré jeudi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-mon, à Londres.
- La Somalie au bord d’une crise majeure à cause de la sécheresse
Centre d’actualités de l’ONU — 2 février — Arrivée lundi au Kenya pour une mission de trois jours dans la Corne de l’Afrique, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, s’est rendue mercredi en Somalie dans la région du Puntland où elle s’est inquiétée de l’impact de la sécheresse qui vient s’ajouter à la guerre. Selon la chef de l’humanitaire de l’ONU, le pays est au bord d’une crise majeure si les pluies d’avril ne tombent pas.

3 janvier 2009

« Perte toxique » derrière la piraterie somalienne





Quelques pirates fonctionnant outre de la réclamation de la côte de la Somalie pour agir en tant que gardes-côte [GALLO/GETTY]

Les pirates somaliens ont accusé les sociétés européennes de mettre à la décharge la perte toxique outre de la côte somalienne et exigent une rançon de $8m pour le retour d'un bateau ukrainien qu'ils ont capturé, dire l'argent ira vers nettoyer la perte.

La demande de rançon est des moyens de la « réaction à la perte toxique qui a été continuellement vidée sur les rivages de notre pays pendant presque 20 années », Januna Ali Jama, un porte-parole pour les pirates, basé dans la région semi-autonome de Puntland, a dit.

« Le littoral somalien a été détruit, et nous croyons que cet argent n'est rien comparé à la dévastation que nous avons vue sur les mers. »

Les pirates tiennent le système mv Faina, les réservoirs de transport d'un bateau ukrainien et le matériel militaire, outre de la côte nordique de la Somalie.

Selon le bureau maritime international, 61 attaques par des pirates ont été rapportées puisque le début de l'année.

Tandis que l'argent est le premier objectif des hijackings, des réclamations de la destruction environnementale continue outre de la côte de la Somalie ont été en grande partie ignorées par les autorités maritimes des régions.

Dumping des allégations

Ahmedou Ould-Abdallah, le délégué de l'ONU pour la Somalie confirmé à Al Jazeera le corps du monde a « l'information fiable » que les compagnies européennes et asiatiques vident la perte toxique, y compris la perte nucléaire, outre du littoral somalien.

« Je dois soumettre à une contrainte cependant, ce gouvernement de non a approuvé cet acte, et ce seuls temporaires d'entreprises privées anonymes et d'individus sont responsables, » il a dit

Les pirates tiennent le système mv Faina outre de la côte nordique de la Somalie [Reuters]
Les allégations du dumping de la perte toxique, aussi bien que la pêche illégale, ont circulé depuis le début des années 90.

Mais l'évidence de telles pratiques est littéralement apparue sur les plages de la Somalie nordique quand le tsunami de 2004 a frappé le pays.

Le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a rapporté que le tsunami avait lavé vers le haut des récipients de rouillement de perte toxique sur les rivages de Puntland.

Nick Nuttall, un porte-parole de PNUE, dit Al Jazeera que quand les barils étaient ouverts heurté par la force des vagues, les récipients ont exposé « une activité effrayante » qui avait continué pour plus que la décennie.

La « Somalie a été employée comme dépotoir pour des déchets dangereux commençant au début des années 90, et continuant par la guerre civile là, » il a dit.

« Les compagnies européennes l'ont trouvée pour être très bon marché pour se débarasser de la perte, calcul des coûts aussi peu que $2.50 par tonne, où les coûts d'évacuation des déchets en Europe sont quelque chose comme $1000 une tonne.

« Et la perte est beaucoup de différentes sortes. Il y a les déchets radioactifs en uranium. Il y a plomb, et métaux lourds comme le cadmium et le mercure. Il y a également perte industrielle, et il y a des pertes d'hôpital, pertes de produit chimique - vous nom il. »

Nuttall a également indiqué que depuis que les récipients sont venus à terre, les centaines de résidants sont tombées malades, souffrant de la bouche et le saignement abdominal, les infections de peau et d'autres maux.

« Nous [le PNUE] avions prévu de faire une évaluation scientifique appropriée et détaillée sur l'importance du problème. Mais en raison des niveaux élevés de l'insécurité onshore et outre de la côte somalienne, nous ne pouvons pas effectuer une évaluation précise de l'ampleur du problème, » il a dit.

Cependant, Ould-Abdallah réclame la pratique continue toujours.

« Ce qui est le plus alarmant ici est que la perte nucléaire est mise à la décharge. La perte radioactive d'uranium qui tue potentiellement Somalis et détruit complètement l'océan, » il a dit.

Perte toxique

Ould-Abdallah a refusé d'appeler quelles compagnies sont impliquées dans le dumping de rebut, citant des raisons légales.

Mais il a dit le carburant d'aides de pratique la guerre civile de 18 ans en Somalie comme les compagnies payent les ministres du gouvernement somaliens pour mettre à la décharge leur perte, ou a fixé des permis et des contrats.

« Il n'y a aucun contrôle du gouvernement… et il y a peu de personnes avec la base morale élevée… [et] oui, les gens en positions élevées sont épongés, mais en raison de la fragilité du TFG [gouvernement fédéral transitoire], certaines de ces compagnies ne demandent maintenant plus les autorités - elles mettent à la décharge simplement leur perte et partent. »

Ould-Abdallah a indiqué qu'il y a des questions morales à considérer parce que les compagnies sont en pourparlers des contrats avec un gouvernement qui est en grande partie divisé le long des lignes tribales.

« Comment pouvez vous être en pourparlers ces rapport d'affaires avec un pays à la guerre et avec un gouvernement luttant pour rester approprié ? »

En 1992, un contrat pour fixer le dumping de la perte toxique a été fait par Swiss et les associés et le Progresso d'Achair de sociétés d'expédition d'Italien, avec Nur Elmi Osman, un ex-fonctionnaire ont nommé au gouvernement d'Ali Mahdi Mohamed, un de beaucoup de chefs de milice impliqués dans évincer du barre de Mohamed Siad, l'ancien président de la Somalie.

Sur demande des gouvernements suisses et italien, le PNUE a examiné la question.

Les deux sociétés avaient nié conclure n'importe quel accord avec des chefs de milice au début de la guerre civile somalienne.

Osman également nié signant tout contrat.

« Participation de Mafia »

Cependant, Mustafa Tolba, ancien directeur exécutif de PNUE, dit Al Jazeera qu'il a découvert les sociétés ont été installés en tant que compagnies factices par de plus grandes sociétés industrielles pour avoir des déchets dangereux.

« Alors, lui senti comme nous avions affaire avec la Mafia, ou une certaine sorte de groupe de crime organisé, fonctionnant probablement avec ces sociétés industrielles, » il a dit.

Les nations l'ont trouvé difficile à aborder
le problème de la piraterie [AFP]
« Elle était très ombreuse, et tout à fait sous terre, et je serais d'accord avec les réclamations d'Ould-Abdallah sur lesquelles elle va toujours… Malheureusement la guerre n'a pas permis aux groupes environnementaux d'étudier ceci entièrement. »

La Mafia d'Italien commande des 30 pour cent environ de compagnies de l'évacuation des déchets de l'Italie, y compris ceux qui traitent la perte toxique.

En 1998, Famiglia Cristiana, un magasin hebdomadaire italien, réclamé que bien que la majeure partie du gaspiller-dumping ait eu lieu après que le début de la guerre civile en 1991, l'activité ait commencé réellement dès 1989 sous le gouvernement de barre.

Au delà de la question morale de l'essai de fixer un accord de déchets dangereux dans un pays instable aimez la Somalie, la tentative alléguée par Swiss et les sociétés d'Italien pour vider la perte en Somalie violeraient les traités internationaux auxquels les deux pays sont des signataires.

Ramifications légales

La Suisse et l'Italie ont signé et ont ratifié la convention de Bâle sur la commande des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et de leur disposition, qui sont entrés en vigueur en 1992.

Les Etats membres d'UE, comme 168 autres pays ont également signé l'accord.

La convention interdit le commerce de rebut entre les pays qui ont signé la convention, aussi bien que les pays qui n'ont pas signé l'Accord à moins qu'un accord bilatéral ait été négocié.

Il est interdit également l'expédition des déchets dangereux à une zone de guerre.

Abdi Ismail Samatar, professeur de géographie à l'université du Minnesota, a indiqué Al Jazeera que parce qu'une coalition internationale des vaisseaux de guerre a été déployée au Golfe d'Aden, on doit avoir observé le dumping allégué de la perte.

Dommage causé à l'environnement

« Si ces actes continuent, puis sûrement ils doivent avoir été vus par quelqu'un impliqué dans des opérations maritimes, » il a dit.

« La cargaison visée est-elle une certaine destination plus importante que des activités illégales de surveillance dans la région ? La piraterie n'est pas le seul problème pour la Somalie, et je pense qu'elle est irresponsable de la part des autorités pour donner sur cette issue. »

Mohamed Gure, Président du groupe de souci de la Somalie, a dit que les conséquences sociales et sur l'environnement seront senties pendant des décennies.

« Le littoral somalien employé pour soutenir des centaines de milliers de personnes, comme source de nourriture et de vies. Une grande partie est maintenant presque détruite, principalement aux mains de ces soi-disant ministres qui ont vendu leur nation pour remplir leurs propres poches. »

Ould-Abdallah a indiqué que la piraterie n'empêchera pas le dumping de rebut.

« Les intentions de ces pirates ne sont pas concernées par protéger leur environnement, » il a dit.

« Ce qui est finalement nécessaire est un fonctionnement, le gouvernement efficace qui obtiendra son acte ensemble et prendra la commande de ses affaires. »


Source : Al Jazeera PERMALINK

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