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16 février 2014

Des armes pour le monde

Réalisation: Daniel Harrich
Source : http://www.arte.tv
04/02/2014


En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d’armes importées illégalement, notamment de l’Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine.




Malgré la sévérité des restrictions à l’exportation, un nombre incalculable d’armes à feu sortent illégalement d’Europe chaque année pour finir entre les mains de milices, de magnats de la drogue ou d’enfants-soldats. Dans les régions du monde ravagées par les guerres civiles, les armes issues de ces trafics coûteraient la vie à 500 000 personnes par an. Au Mexique, la guerre contre les cartels de drogue qui fait rage depuis plusieurs années a déjà fait plus de 70 000 victimes : dans ce pays, tout comme en Colombie, au Soudan du Sud ou dans les Balkans, une grande partie du marché noir est alimenté par des fusils d’assaut, mitrailleurs ou pistolets venus directement d’Allemagne. Si dix millions d’armes à feu circulent légalement en Allemagne, les spécialistes avancent un chiffre trois à quatre fois supérieur pour les flux illégaux. Des réseaux tentaculaires qui entraînent dans leur sillage les pires exactions et violations des droits humains – et engrangent des profits colossaux.

Complicités

Qui sont les marchands, les contrebandiers et les hommes de l’ombre qui parviennent à contourner tous les contrôles et à acheminer ces cargaisons jusque dans les zones de conflit ? Que sont devenus les stocks des armées soviétique et est-allemande ? Mais avant tout, les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d’armes international ? Ce passionnant documentaire, qui prend l’allure d’une enquête policière, dévoile la face sombre d’un marché inquiétant et particulièrement opaque, et part à la recherche de complicités souvent très haut placées : douanes, polices et ministères publics.


DL DL

10 juillet 2013

Les États-Unis et la drogue

Source : http://www.arte.tv/guide/fr/041187-000/les-etats-unis-et-la-drogue
Source : http://future.arte.tv/fr/sujet/etats-unis-la-drogue-une-guerre-sans-fin
02/07/2013

Etats-Unis : la drogue, une guerre sans fin

Politique d’amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Bilan de 35 ans de lutte contre la drogue aux États-Unis. Des quartiers défavorisés aux prisons, Eugene Jarecki s’immerge dans une Amérique parallèle, en proie à la misère et à l’illégalité.

En 1969, Richard Nixon déclare la drogue ennemi numéro un des États-Unis d’Amérique. La guerre est-elle aujourd’hui gagnée ? Certainement pas : les stupéfiants restent l’origine de tous les problèmes, affirme Nannie Jeter, la vieille nounou noire d’Eugene Jarecki. Frappé par cette affirmation, le réalisateur et essayiste américain entreprend alors une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie, éclairant en particulier ses liens avec la question raciale.

Avec un chiffre d'affaires annuel de plus de 63 milliards de dollars, le marché de la drogue aux Etats-Unis ne cesse de croître. Si les pouvoirs publics, notamment depuis le mandat du président Nixon, tentent d'endiguer le phénomène, le trafic de drogue sur le sol américain reste difficile à juguler, notamment du fait de l'action des réseaux internationaux de narcotrafiquants. Pourtant, du Mexique aux quartiers du Bronx, la pierre angulaire du commerce de stupéfiants semble rester la même : la pauvreté, et les problèmes d'intégration qui s'ensuivent.

La guerre contre les stupéfiants : politique d'amélioration de la santé publique ou instrument de contrôle des pauvres et des minorités ? Des quartiers défavorisés aux prisons, l'essayiste et réalisateur américain Eugene Jarecki signe une enquête fouillée et subtile sur trente-cinq ans de répression de la toxicomanie. Voyage au coeur d'une Amérique parallèle.


  • Origine : ZDF
  • Pays : Etats-unis
  • Année : 2012
  • Son : Stereo
  • Image : HD, 16/9
  • Version : VF

31 août 2012

La lutte contre la production de cocaïne en Bolivie, en Colombie et au Pérou

Par Pablo Andres Rivero · Traduit par Anna Gueye
31 Aout 2012
pour http://fr.globalvoicesonline.org

TraductionsLire cet article en d'autres langues: english , spanish , arab


[Liens en espagnol et en anglais] La coca est une plante de la Cordillère des Andes. Elle est traditionnellement cultivée et consommée par les populations locales depuis des siècles. De nombreux produits dérivés et les feuilles elles-mêmes peuvent être légalement achetées au Pérou et en Bolivie.

Toutefois, les feuilles de coca sont aussi la matière première de la cocaïne. Le Pérou, la Colombie et la Bolivie sont donc les trois plus grands pays producteurs de cocaïne illicite du monde.

D’après le Rapport mondial sur les drogues 2012, on note une baisse globale de la production mondiale de cocaïne entre 2006 et 2010. Cela est en partie dû à la réduction de la culture de la coca en Colombie. Mais le rapport souligne également que durant la même période la culture de la coca et la production de cocaïne ont augmenté en Bolivie et au Pérou.

Destroying coca plants in the lush mountains in Medellin, Colombia. Photo by Viewpress. Copyright Demotix (05/30/2012)
Destruction des plantations de coca dans les montagnes autour de  Medellin, en Colombie. Photo de Viewpress. Droits d'auteur Demotix (30/05/2012)

La production et le trafic de drogue sont des problèmes majeurs en Amérique latine, que les gouvernements ne cessent de traiter. Et lors du dernier Sommet des Amériques [anglais] au mois d’avril beaucoup étaient d'avis que la guerre contre la drogue menée par les Etats-Unis est un échec.

Plan Colombie

Ricardo Vargas, chercheur au TNI [espagnol] et expert de premier plan pour le trafic de drogue en Colombie, déclare que le Plan Colombie - la stratégie anti-drogue financée par les Etats-Unis - a dépensé plus de 8 milliards de dollars américains pour renforcer l'armée et mener des actions militaires contre les groupes rebelles liés au trafic.

Ricardo Vargas a fait valoir, dans une interview, qu'au-delà de la violence :
El gran problema es que la oferta y el tráfico son los grandes temas ausentes en estos debates. Y Colombia es un país básicamente de producción, de procesamiento y de tráfico. Lo que quiere decir que el país aún no ha entrado a analizar a fondo la dimensión más importante que le compete. Con el agravante de que la dimensión de la oferta y el tráfico termina siendo reemplazado por un tema de seguridad.
Le gros problème est que les questions de l'offre et le trafic sont les grands absents de ces débats. La Colombie est essentiellement un pays qui produit, traite et fait de la contrebande, ce qui signifie que le pays n'a toujours pas commencé à analyser en profondeur la dimension la plus importante de sa responsabilité  Avec la dimension supplémentaire que l'offre et le trafic finissent par être remplacés par des préoccupations sécuritaires.
Bolivie : le nouveau bataillon écologique

Le président bolivien Evo Morales déclarait récemment que le trafic de drogue est l'un des défis majeurs et a également annoncé un nouveau “bataillon écologique” : un groupe de travail visant à empêcher la culture illégale de la coca dans les parcs nationaux.
Cependant, le journaliste et blogueur de La Paz  Andres Gomez remarque une importante contradiction [espagnol] dans le discours du président :
la ONU alertó que el 93 por ciento de la hoja de coca del Chapare se va al mercado ilegal (por no decir narcotráfico), e informó que en el país hay más de 30 mil hectáreas.
Recientemente, una investigación del Centro Latinoamericano de Investigación (CELIN) certificó que el país apenas requiere alrededor de 8 mil hectáreas para el consumo tradicional (acullicu y uso medicinal) de la hoja de coca. Según la Ley 1008, que todavía rige, en el país debiera haber apenas 12 mil hectáreas, pero hay más de 30 mil.
el presidente Morales reconoce que el narcotráfico es un problema para el gobierno de Bolivia, pero el presidente de las federaciones cocaleras, que es la misma persona, defiende la producción de sus bases, cuyo destino principal es el mercado ilegal.
L'ONU a prévenu que 93 pour cent des feuilles de coca de la région du Chapare vont au marché illégal (pour ne pas dire de la drogue), et a indiqué que le pays compte plus de 30 milles hectares de plantation.Récemment, une enquête latino-américaine (CELIN)  a conclu que le pays n’a besoin que d’environ 8 milles hectares pour la consommation traditionnelle (« mastication » et utilisation médicinale) de la feuille de coca. Conformément à la loi 1008 encore en vigueur, le pays ne devrait avoir que 12 milles hectares, mais il y en a plus de 30 000.Le président Morales reconnaît que le trafic de drogue est un problème pour le gouvernement bolivien, mais le président de la Fédération des producteurs de coca - il s'agit de la même personne - défend la production de son syndicat (de la coca), dont le principal débouché est le marché illicite.
Pérou : un couloir de contrebande

Depuis 2010, le Pérou est le plus grand producteur de cocaïne pure du monde. L'un des défis majeurs des autorités péruviennes est le nombre croissant de routes qu’emprunte le trafic de cocaïne.
Selon l'analyste Alfredo Palacios Dongo, ancien commandant en chef de l'armée péruvienne et blogueur sur Planteamientos Peru [espagnol] :
Las rutas internacionales de la cocaína desde el Perú, además de hacia el corredor entre Centroamérica y México hasta EE UU, está aumentando sus envíos hacia Brasil, Argentina, Chile y Bolivia. […] Brasil, país con gran demanda de droga –segundo consumidor mundial con 11 millones de consumidores, después de EE UU, con 22,6 millones–, y que además tiene una epidemia de “crack”
Les itinéraires internationaux de la cocaïne en provenance du Pérou, en plus du corridor entre l'Amérique centrale et le Mexique menant aux États-Unis, augmentent leurs expéditions vers le Brésil, l'Argentine, le Chili et la Bolivie […] Le Brésil, un pays ayant une forte demande de drogue – le second, avec 11 millions de consommateurs après les Etats-Unis et leurs 22,6 millions - souffre également d’une épidémie de « crack ».
Communauté andine et initiatives conjointes

La Communauté andine [anglais] met actuellement en oeuvre le Programme de lutte contre les drogues illégales (PRADICAN) [espagnol], un projet financé par l'Europe qui a pour but la standardisation des informations statistiques sur la production, le trafic et la consommation de drogues dans les Andes, ainsi que de coordonner les réponses des Etats membres.

La Communauté andine stipule [espagnol] qu'une approche globale est nécessaire, en ciblant principalement les mesures suivantes :
  • en priorité, bloquer la route empruntée par les trafiquants de drogue,
  • la « phase [du trafic] qui génère le plus de valeur ajoutée dans le prix final de la drogue »,
  • réduire l'accès aux fournitures et précurseurs de drogues,
  • s'attaquer au problème de la drogue comme un problème de santé publique et non pas seulement comme une guerre violente,
  • des actions conjointes pour à la fois couper les sources de financement illégales et se doter de systèmes de surveillance et d'alerte précoce contre les réseaux de trafic de drogue.
Ce billet fait partie de notre dossier central sur les relations internationales et la sécurité 

ISN logoCe billet, ainsi que ses traductions en français, arabe et espagnol ont été commandés par l'International Security Network (ISN) dans le but de faire entendre les points de vue des citoyens sur les questions de relations internationales et de sécurité. Le billet a été d'abord publié sur le blog de l'ISN, d'autres articles sont disponibles ici.

4 novembre 2011

Sahel : L'artillerie perdue de Kadhafi, une menace sur la région

Par Abdoulaye Bah
Pour http://fr.globalvoicesonline.org

Depuis l’éclatement des hostilités qui ont renversé le régime libyen, la circulation des armes de toute nature pourrait avoir approvisionné des groupes terroristes dans la vaste zone désertique du Sahel, déjà en ébullition. Cela fait peser une lourde hypothèque sur la paix dans les pays de la région dont les conséquences sont imprévisibles. Les pays du Sahel sont en général vastes et parmi les plus pauvres du monde. Le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), compte parmi ses membres les pays suivants : Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad.  A part le Cap-Vert qui est protégé par la mer, ils sont tous exposés à de graves risques de déstabilisation. A ces pays,  il faut aussi ajouter les pays du Maghreb, l'Égypte, les deux Soudans,  l'Éthiopie, le Nigéria et le Sénégal.
Africa Boyebi reprend sur son blog [fr] un rapport de l'AFP  dans lequel on peut lire, décrivant un des sites découverts sans surveillance:
L'arsenal compte quelque 80 bunkers de béton peints couleur sable destinés au stockage de munitions, essentiellement de fabrication russe et française.
Dans un seul de ces bunkers, l'AFP a compté environ 8.000 obus de 100 mm. Dans d'autres, des centaines de bombes de 250, 500 et 900 kg larguées par avion, sont empilées sur plusieurs mètres de haut, mais aussi des roquettes, des bombes à fragmentation, des obus d'artillerie et de mortier de tout calibre, des munitions de canon antiaérien…
Peter Bouckaert directeur Urgences HRW fournit des détails sur les armes qu’il a trouvées sans surveillance dans une installation de stockage à environ 100 km au sud de Syrte dans cette vidéo. Il y déclare que des traces de certaines de ces armes auraient été retrouvées dans le désert du Sinaï et peut-être à Gaza.



Bien avant l’éclatement des affrontements en Libye, il y avait des armes, mais légères, qui circulaient sur toute l’étendue désertique du Sahara que se partagent de nombreux pays aux armées sous-équipées qui ne contrôlent pas leurs longues frontières. Cela fait déjà des mois que l’introduction de nouvelles armes de guerre plus sophistiquées a été signalée. Dans un billet publié en mars sur le site sahel-intelligence.com, Samuel Benshimon faisait savoir que :
Des informations sûres provenant de plusieurs capitales des pays du Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie), font état de l’acheminement d’armes lourdes, notamment des missiles anti-aériens, récupérées en territoire libyen par des mercenaires à la solde de la nébuleuse terroristes. Selon une source militaire à Bamako, plusieurs lots de ces armes ont été déjà convoyés vers des bases d’Ami [AQMI ?] au nord du Mali, par des mercenaires africains.
Selon Samuel Benshimon, un haut responsable malien aurait confirmé l’exactitude de ces informations et aurait ajouté que :
les autorités de son pays sont « très inquiètes » pour ce surarmement d’Aqmi qui constitue « un vrai danger » pour toute la sous-région du Sahel. Il a en outre, précisé que parmi ces armes figurent des missiles anti-aériens Sam7, de fabrication russe. Les mêmes inquiétudes ont été formulées par le président tchadien Driss Deby. Les armes sont récupérés par les mercenaires africains ou par des éléments exfiltrés par Aqmi et sont convoyées de nuit jusqu’à leur destination finale. Contrôlées par les émirs algériens émirs, Mokhtar Belmokhtar et Abdelhamid Abou Zaid, les Katiba de la nébuleuse terroriste Aqmi, ont installé leurs bases-arrières au nord du Mali.
Ce qui devrait inquiéter encore plus c’est que comme l’indique un billet publié sur le blog de Thérèse Zrihen-Dvir, écrivain et blogueuse:
La révolution s'est achevée, la Libye est libérée. Mais les anciens combattants ne sont pas prêts à abandonner les armes de si tôt. Au cas où. La région n'est pas encore stabilisée, la police est composée pour moitié de bénévoles. Et aucune armée nationale n'est encore constituée. Alors les populations se sentent obligés de continuer à assurer leur sécurité -elles-mêmes et garder le fusil à portée de main.
Dans un billet publié par le blog fr.elkhabar.com, le chercheur marocain Mohamed Drif, spécialiste des mouvements islamistes, prévoit que la région du Sahel sera contrôlée par trois groupes issus de la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye:
le premier groupe est constitué des partisans de Kadhafi, des tribus targuies qui ont combattu à ses cotés, et sont rentrés chez eux particulièrement dans le nord du Niger. C’est un groupe qui, selon le chercheur, a acquis une expérience dans le combat et possède des armes « ce qui lui permet d’adhérer à la lutte contre le nouveau pouvoir en Libye, et tentera de cibler les intérêts occidentaux
… Le deuxième groupe, ajoute l’analyste marocain, est constitué de nombreux africains qui étaient liés au régime Kadhafi et dont une partie a la nationalité libyenne. Ce groupe pourrait s’organiser pour ébranler la sécurité dans la région, pas pour venger Kadhafi mais pour tenter de récupérer ces pertes, sachant qu’il était soutenu financièrement par l’ancien régime libyen. Ce groupe dont les membres viennent de plusieurs pays sahélo-sahariens pourraient mener des guérillas pour obtenir des butins financiers ». …. le troisième groupe est constitué de partisans libyens de Kadhafi qu’ils soient en Libye ou dans des pays voisins, et qui seront motivés par des raisons tribales pour ébranler la sécurité de la région ».
C'est dans ce contexte que le Conseil national de transition (CNT) a confirmé avoir découvert des stocks d'armes chimiques, selon une dépêche de l'AFP publiée par le blog cafeaboki.com.  Ces armes peuvent une grande capacité d'élimination d'êtres humains et de destruction de l'environnement, elles sont faciles à transporter et à utiliser. Dans une étude intitulée”L'attentat à l'arme chimique: évaluation et probabilité” publiée par la Fondation pour la Recherche Stratégique, il observe:
D’autres caractéristiques font de ces armes des moyens particulièrement adaptés aux actions terroristes dont notamment l’absence de systèmes de détection fiable des agents chimiques et biologiques, la faible « traçabilité » de certains agents, la facilité relative avec laquelle il est possible de fabriquer de telles substances (surtout si l’on compare avec le processus de fabrication d’une arme nucléaire), leur capacité à répandre la terreur et la panique au sein de la population civile

13 octobre 2011

Chine : Etudiants stagiaires ou travailleurs bon marché ?

Ecrit par Oiwan Lam · Traduit par Noele Belluard-Blondel



On a commencé à voir apparaître en Chine depuis 2004 une pénurie de main-d'oeuvre c'est la raison pour laquelle le gouvernement chinois a entrepris d'encourager les instituts privés à accroître le nombre des écoles professionnelles afin de s'attaquer au problème. D'après le bureau des statistiques du Ministère de l'Education, le nombre d'élèves dans les lycées professionnels est passé de 12,56 millions en 2003 à 21,95 millions en 2009.
En 2006, le gouvernement a introduit la formule ”aller à l'usine tout en étant scolarisé” c'est-à-dire un modèle de coopération entre l'école et l'entreprise. Toutefois les élèves qui y participent ne sont pas protégés par un salaire minimum et les entreprises n'ont pas à payer leur assurance sociale bien que ces élèves travaillent comme des travailleurs ordinaires.

Main d'oeuvre étudiante
Young shoe factory worker in Shenzhen Longgang, China. Image by Martin Coyne, copyright Demotix (27/04/2009).
Young shoe factory worker in Shenzhen Longgang, China. Image by Martin Coyne, copyright Demotix (27/04/2009).

Le centre de contrôle des ressources d”Asie a publié un rapport approfondi, ‘Cheap Labour in Essence, Students in Name: Vocational School Interns In China‘// ‘Main d'oeuvre bon marché par essence, élèves seulement de nom: les stagiaires des écoles professionnelles en Chine”, sur l'exploitation systématique des élèves stagiaires en Chine :
…ce dont toutes les industries chinoises ont besoin c'est seulement de travailleurs non qualifiés; la majorité des élèves des lycées professionnels, quelque puissent être leurs filières, sont finalement envoyés à la chaîne de fabrication où certains élèves affirment qu'il ne leur faut pour y travailler qu'une journée d'apprentissage et qu'il n'ait besoin d'aucune connaissance professionnelle. Par conséquent,  le stage en entreprise n'est qu'une façon de priver les élèves du droit d'être reconnus comme étant des  travailleurs de l'entreprise, ainsi,  ceux-ci ne sont pas protégés par le droit du travail et l'entreprise peut réduire ses coûts de  main-d'oeuvre.
Ce phénomène n'a pas seulement privé les élèves de leurs droits en tant que salariés mais affecte aussi l'ensemble du marché du travail de façon négative. De nombreuses entreprises ont utilisé des travailleurs étudiants de manière permanente, certaines les utilisant même à hauteur de 70% de leurs effectifs…
Plusieurs  travailleurs étudiants de l'école militaire de Guoyang ou du lycée professionnel de Guoyang  ont décidé de présenter ce problème sur internet. Voici ci-dessous leur présentation sur Sina Weiblog [zh] en date du 19 juillet 2011:
我们是贵阳市国防学校的毕业生,被学校当成了赚钱工具,长期实习。我们感到不愤,走上了维权路,为自己讨公道。希望分享我们的经历,请大家支持我们!我們的博客:http://t.cn/aWSbkR
Nous sommes diplômés de l'école militaire de  Guoyang. L'école nous a traités comme de rentables outils. Nous ressentons de la colère et avons décidé de défendre nos droits et de réclamer la justice. Nous voulons partager nos expériences, s'il vous plaît, soutenez-nous! L'adresse de notre blog est la suivante: http://t.cn/aWSbkR
L'un des  travailleurs étudiants du nom de Xiao Luo a raconté son histoire aux journaux locaux [zh] en juillet:
“在 学校根本学不到东西。”小罗学的是市场营销专业,2007年7月入校,在学校只待了5天,他就被安排到深圳的一家公司实习。直到2008年2月才回到学 校。在学校上了两三个月的课之后,他再次被送到外面当没有人指导、实习内容完全不对口的“学生工”。小罗说:“每次勤工俭学回去后,都会有一个星期的假 期,学校就会给我们很多招生简章,并下达任务,回家要招多少学生,如果招不够回来的话,我们的教官就会被罚钱。如果帮他们招一个学生的话,就给600元奖 金。实际上,这笔奖金不是学校支付,而是在所招到学生的实习工资里扣除。”
“Vous ne pouvez rien apprendre à l'école.” La matière étudiée par Xiao Luo c'est le marketing. Il est entré à l'école en juillet 2007, y est resté pendant cinq jours et a été envoyé dans une entreprise à Shenzhen comme stagiaire. Il a travaillé là jusqu'en février 2008 , puis est revenu à l'école pendant deux ou trois mois afin d'y suivre des cours et a été renvoyé au travail.  “Il n'y avait aucun tutorat à l'atelier, nous n'étions de fait que des travailleurs .” Xiao Luo a dit aussi ceci: “A chaque fois que nous revenions de notre travail, l'école nous donnait une semaine de vacances, elle nous donnait toutes ces brochures sur l'école et nous demandait de recruter des élèves en rentrant à la maison. Si nous ne réussissions pas à recruter assez d'élèves, nos professeurs recevaient une amende. D'un autre côté, nous avions une prime de 600 yuans par personne recrutée. En fait, l'argent n'était pas payé par l'école mais était pris sur notre salaire.”
按照法律规 定,实习期间的劳动报酬应该发到实习生手里。但据他们介绍,3年来,小罗及他们同学的所有工资都直接打入学校账户。…此 外,学校帮他们每个人都申请了国家补助金,两年共计每人3000元,小罗这级共有1801人。他们至今不知道这些钱长啥样子。“
Selon les règlements existants, le salaire d'un stage en entreprise devrait être directement donné aux élèves, toutefois, ces trois dernières années, tous les salaires ont été déposés sur le compte de l'école… De plus, l'école avait fait une demande de subventions gouvernementales pour les élèves et chacun aurait dû recevoir 3000 yuans sur deux ans. Il y avait  1801 élèves dans la classe de Xiao Luo mais aucun d'entre eux n'a reçu une quelconque subvention gouvernementale.
lLs élèves ont aussi utilisé le microblog Weibo pour  alerter les journalistes de la presse locale [zh] quant à leur situation:
对@中国新闻周刊 说:你们好!我们是贵阳市的中职学生,学校违规办学,包括学校滥收费、强迫学生长时间实习、强迫童工实习、克扣学生工资、代收和骗取国家补助金等。我们已 向教育局、物价局、教育厅投诉,可教育态度搪塞,学校恐吓学生,我们媒体报导。我们有个材料,是否有邮箱给发过去。谢谢!
A @ChinaNewsWeekly: Salut! Nous sommes des élèves du lycée professionnel de Guoyang. L'école a violé de nombreuses règlementations, en particulier en demandant des droits d'inscription abusifs,en faisant effectuer une longue période de stage en entreprise, en employant  des travailleurs étudiants mineurs, en retenant les salaires des élèves et les subventions gouvernementales. Nous avons porté plainte auprès du bureau du Ministère de l'Education et du bureau des Prix. Mais l'attitude du bureau du Ministère de l'Education est ambivalente et l'école a commencé à menacer les élèves. Nous avons des preuves et pouvons vous les envoyer. Merci à vous!
Finalement, plusieurs médias en ligne ont suivi cette histoire, tel Caixin.cn [zh]. Les élèves ont ensuite aussi révélé le 26 août [zh] via le microblog Weibo que l'école avait envoyé de la main d'oeuvre enfantine travailler dans des ateliers qui  exploitent ceux qui y travaillent:
我是这个学校的,2007年刚入学,才15岁,也跟着所有工人一样,每天上12小时的班,一个月只有一两天休息。那时候我 们所在的工业区有一家厂的童工工伤死亡,学生童工被原来的工厂退出来了,学校又把学生集中起来,改了我们的出生日期,调到另一个工厂上班,当时候100多 个同学都不满16的,有些才14岁!
Je viens de cette école. J'y suis entré en 2007 lorsque je n'avais que 15 ans. Comme tous les autres travailleurs, mon temps de travail était de 12 heures par jour et je n'avais que deux congés par mois. A cette époque, il y a eu sur le campus industriel un accident industriel dans lequel se trouvait mêlé un enfant travailleur et l'usine les a tous renvoyés à l'école. Puis cette dernière a changé nos dates de naissance sur nos papiers et nous a envoyés dans une autre usine. Il y avait environ 100 élèves de moins de 16 ans, certains n'en avaient que 14!
Le 8 septembre, deux jours avant la Journée de l'enseignant, les élèves ont diffusé une vidéo, pressant leurs éducateurs de manifester leur préoccupation quant à l'exploitation des travaillleurs étudiants:



29 août 2010

Madagascar : l'enquête sur le trafic de bois de rose

5 avril 2009

L’inquiétante « croisade espagnole » des barons de l’eau français

mercredi 25 mars 2009, par Marc Laimé

Le projet de transfert de l’eau du Rhône en Espagne, véritable serpent de mer hydraulique, est définitivement abandonné. C’est ce qu’a affirmé M. Loïc Fauchon, président de la Société des Eaux de Marseille (SEM), filiale commune de Veolia et Suez, le 16 mars 2009 depuis Istanbul, où se tenait le 5ème Forum mondial de l’eau, qui s’est conclu dans un climat de confusion générale — les participants s’étant déchirés autour de la notion de « droit à l’eau ». Derrière cette affaire qui défraie la chronique depuis des décennies, et a récemment été ravivée par la sévère crise hydrique qui affecte l’Espagne, en affleure une autre. Celle de la mainmise brutale des « barons de l’eau » Français sur les ressources en eau de toute la côte française de la Méditerranée. Une affaire qui éclaire d’un jour cru les errements d’une « politique de l’eau » menée par des coalitions d’intérêts qui conduisent toute une région à sa perte. Dans la plus grande opacité, tant les grandes manœuvres qui président à la (véritable) gestion de l’eau, loin des discours officiels, tiennent de l’invraisemblable thriller.

L’Espagne s’interroge depuis longtemps sur la nécessité de mettre en œuvre sur son territoire des transferts d’eau massifs, voire de recourir à l’eau du Rhône pour assurer la satisfaction de ses besoins. Au fil des décennies ont ainsi émergé des projets pharaoniques, dont la constance ne laisse pas d’étonner.

La crise de l’eau espagnole Retour à la table des matières

Un projet de transfert des eaux de l’Ebre vers le Sud de l’Espagne, le « Proyecto del Levante » a commencé à être étudié dans la péninsule ibérique dès… 1933. Avant même la prise de pouvoir du caudillo Franco, figure à laquelle les ingénieurs hydrauliciens et des travaux publics espagnols vouent une reconnaissance émue, car il a obstinément financé leurs projets de barrages et de grands travaux hydrauliques dans les années 40-50. Travaux qui bénéficieront même des subsides du plan Marshall, et feront de l’Espagne de l’après-guerre le plus grand constructeur de barrages au monde…

Il s’agissait alors d’éviter toute réforme agraire et redistribution de terres en déplaçant la paysannerie pauvre sur de « nouvelles » terres marginales, le sud-est aride de l’Espagne.

Un premier projet "français" de transfert des eaux du Rhône pour l’irrigation du Languedoc, fut initié dès les années 1950 par l’avocat Philippe Lamour, qui arracha in extremis en 1955 la signature d’une concession d’eau du Rhône, acte de naissance de la CNA-BRL, au ministre démissionnaire sur le capot de sa DS Citroën, lors d’un de ces inimitables ballets gouvernementaux de la IVème République…

Inachevé en Languedoc même, n’arrivant qu’à Mauguio, à l’entrée de Montpellier, la relance de ce projet vers l’Espagne suscita une épouvantable bagarre au sein de la « communauté française de l’eau ».

Il était à l’époque ardemment défendu, sous forme d’un canal Rhône-Barcelone, par M. Jacques Blanc, qui ferraillait ferme aux côtés de la Compagnie du canal Bas Rhône Languedoc (BRL), une Société d’aménagement régional (compagnie d’état devenue société d’économie mixte dont la majorité du capital est aujourd’hui détenue par des collectivités locales du Languedoc Roussillon), créée en 1955, avec une participation de la Saur-Bouygues jusqu’en 2005.

Il sera peu glorieusement enterré à l’orée des années 90 après un éprouvant bras de fer qui laissera des traces.

Un second projet de transfert de l’eau du Rhône, qui devait arriver jusqu’à Cardedeu, fit son apparition en 1994, lors de sa proposition par un ingénieur d’AgBar (Aguas de Barcelona), filiale de l’entreprise française Ondeo-Suez, au moment où se discutait l’avant-projet du ministre socialiste espagnol Josep Borrell — qui prévoyait, lui, de recourir à l’eau de l’Ebre pour les bassins internes de Catalogne.

A nouveau l’affaire fit long feu, non sans moult dégâts collatéraux….

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Eclairage sur un projet controversé, par Bernard Barraqué

Le printemps 2008 sera agité par les controverses suscitées par un projet de transfert d’eau vers une Barcelone assoiffée par voie de tankers « hydroliers », mis en œuvre par la Société des eaux de Marseille, filiale commune de Veolia et Suez présidée par M. Loïc Fauchon, qui y songeait depuis 10 ans. Une initiative à laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône mettra rapidement le holà, l’eau provenant d’aménagements publics (ceux de la Durance et du canal de Marseille).

Sur ces décombres, aujourd’hui, une étonnante coalition de barons de l’eau élabore un projet gargantuesque de mise en coupe réglée de tout le littoral méditerranéen français, aux fins d’y perpétuer un modèle d’urbanisation et d’agriculture rien moins que « soutenables ». A l’horizon, peut-être, à nouveau le mirage espagnol. Entre temps, de Montpellier à Perpignan, l’oligarchie de l’eau aura durablement assis son emprise sur des territoires vendus à l’encan, à revers de toutes les proclamations pour colloques (et banquets). Un littoral-Potemkine, dont la reconfiguration annoncée défie le sens commun.

L’échec du Plan hydrologique national Retour à la table des matières

Après la seconde guerre mondiale, l’état franquiste construit donc des quantités phénoménales de barrages, financés par le plan Marshall, afin de doter le pays des infrastructures hydriques qui lui font défaut… et permettent de « loger » la paysannerie surnuméraire sur de petits lopins irrigués.

Dès l’orée des années 60 le « boom touristique » enflamme la Costa del Sol et la Costa Brava. On y édifie des milliers de kilomètres de résidences de vacances. Le sud du pays commence à développer massivement la culture des légumes (celle des agrumes surtout présente autour de Valencia date des années 1880), qui va connaître elle aussi une croissance fulgurante.

Trente ans plus tard, c’est le désastre : l’Espagne manque d’eau. Au sud, plus de trente mille hectares de cultures sous serre ont totalement asséché les réserves en eau. A quinze ans d’intervalle, des photos satellite de la Nasa virent du vert au rouge. C’est le gouvernement de M. Felipe Gonzalez, suivi par celui de M. Jose Maria Aznar, qui élabore le Plan hydrologique national (PHN), drivé par la puissante corporation des hydrauliciens qui gèrent les Confédérations hydrographiques, précurseurs des agences de bassin. On projette de construire un gigantesque aqueduc afin de transporter l’eau de l’Ebre, au nord, vers les terres assoiffées du sud. Remake ibérique du projet plus ancien des années 1930…

Les réactions sont sans précédent.

L’Espagne va vivre les plus importantes mobilisations populaires qu’ait connue l’Europe autour de la question de l’eau. Les « marches bleues » font descendre dans la rue jusqu’à un million d’opposants en un seul jour.

Il faudra attendre l’élection de M. Jose Luis Zapatero pour voir remiser le PHN. Les tenants d’une nouvelle culture de l’eau ont gagné. Pour combien de temps ?

Depuis, l’Espagne a connu un « boom » immobilier sans équivalent en Europe. Il s’y construisait chaque année, à partir des années 2000, plus de 800 000 logements, autant qu’en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne réunies. Logements qui accueillent des centaines de milliers de retraités du nord de l’Europe, pour lesquels on édifie des milliers de « resorts » à l’américaine, dotés de golfs et de marinas.

En 2007, l’ensemble du conseil municipal de Torremolinos est arrêté au terme d’une opération « Mains propres » qui mobilise d’importantes forces de police espagnoles. Plus de deux milliards d’euros d’argent « noir » issu de la spéculation immobilière et de la corruption sont saisis en l’espace d’une semaine…

La question de l’eau n’est pas réglée. Au sud les cultures sous serre s’étendent toujours.

Quelle alternative au PHN ? L’Espagne s’est déjà dotée de plus de 800 unités de dessalement de l’eau de mer, ce qui en fait le champion européen en la matière.

Un modèle ? La gigantesque unité de dessalement de Carboneras voit 70 % de sa production d’eau potable dévolue à l’irrigation dans la région d’Almeria !

A Barcelone, OTV, filiale de Veolia, a édifié une gigantesque unité de retraitement des eaux usées, qui seront utilisées par les agriculteurs et les industriels.

Une fuite en avant éperdue dans la « high-tech » qui fait figure de nouvelle doxa.

Dessalons, réutilisons vous-dis-je !.

Le leader des « marches bleues », Pedro Arrojo, lauréat du prix Goldmann 2004, professeur d’économie à l’Université de Saragosse, dont la Fondation pour une nouvelle culture de l’eau travaille en réseau avec plusieurs centaines de scientifiques européens à promouvoir une politique européenne de l’eau soutenable, espère que l’accent désormais porté à la prise en compte du réchauffement climatique va infléchir la gestion de l’eau en Europe.

Les prochaines années seront décisives. L’Unesco a estimé que l’Espagne sera très probablement le premier pays européen frappé par le stress hydrique à l’horizon des 20 à 30 prochaines années.

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Planification hydrologique et politique territoriale en Espagne

Le Languedoc, laboratoire de la « nouvelle gestion de l’eau » Retour à la table des matières

Un communiqué publié en février 2007 présentait, sobrement, de nouveaux grands projets à l’étude, cette fois, du côté français :

« La région Languedoc-Roussillon et les cinq départements qui composent son territoire (Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales), ont chargé en 2005 la compagnie d’aménagement BRL d’animer une démarche prospective, baptisée “Aqua 2020”, touchant les deux enjeux majeurs liés à l’eau : la satisfaction des besoins futurs en eau potable et la maîtrise des risques liés aux inondations.

Le volet “ressources” de cette démarche a donné lieu à la présentation, le 8 février, d’un « document de référence » exposant la stratégie régionale.

“De nombreux travaux avaient déjà été menés dans un cadre départemental ou infra-départemental, explique Claude Allet, président du directoire de Bas-Rhône-Languedoc (BRL). Il était nécessaire de raisonner à une autre échelle et de décloisonner les regards. L’eau ne connaît pas les frontières.

L’autre originalité de la démarche est de prendre en compte tous les usages de l’eau : eau potable, eau agricole, eau urbaine, eau destinée à l’industrie ou aux activités touristiques”.

Le diagnostic établi par Aqua 2020 chiffre à 60 millions de mètres cubes par an les besoins supplémentaires en eau potable liés à l’augmentation de la population à l’horizon 2020, soit 20 % de la consommation actuelle.

Il pointe la dégradation de nombreuses nappes et rivières, menacées par une augmentation des prélèvements.

La stratégie proposée repose sur trois axes : maîtriser l’évolution des besoins par une diminution de 5 à 10 % de la consommation individuelle, améliorer le rendement des réseaux en investissant entre 545 et 680 millions d’euros sur quinze ans et construire de nouveaux équipements.

Aqua 2020 identifie une trentaine d’opérations qui permettraient de stocker ou de transférer l’eau pour sécuriser les approvisionnements au sein des neuf grands territoires qui composent la région. Leur coût global est estimé à 290 millions d’euros.

Principale suggestion : prolonger le canal Philippe-Lamour, de BRL, qui amène l’eau du Rhône jusqu’à Montpellier par un adducteur qui desservirait la plaine littorale jusqu’à Béziers et Narbonne. A l’appui de cette stratégie, une “Charte de gestion durable des ressources en eau” détaille les engagements des six collectivités partenaires sur chacune des grandes orientations retenues. »

Quand l’INRA flingue les grands projets de Georges Frêche… Retour à la table des matières

Mais les projets de nos barons de l’eau sont malignement épinglés dans un rapport commandé à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), pour l’expertise scientifique collective « Sécheresse 2006 ».

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L’analyse de l’INRA

Septimanie et mégalomanie Retour à la table des matières

« Aqua 2020 », le grand schéma directeur qui associe la Compagnie du Bas Rhône Languedoc (BRL), la Région Languedoc-Roussillon et ses conseils généraux, commandé par M. Georges Frêche qui veut faire une grande métropole d’Alès à Sète-Agde, est conçu en « chambre noire », et n’est en fait que la réédition « soft » du canal Rhône-Barcelone des années 90, finalement refusé par les Catalans [1] et fait figure de resucée du schéma initial BRL 1955-64 pour « irriguer le Languedoc », et remplacer cette fichue vigne à excédents chroniques, et ces fichus vignerons à révoltes tout autant chroniques...

C’est typiquement de la gestion de l’offre. Du tuyau ! Donc de l’ingénierie, des grands travaux et du service. Une offre complexifiée à souhait par l’interconnection des réseaux AEP-Eau Brute (voire assainissement ?) — ce qui permettra d’urbaniser les garrigues — et entraîne donc la nécessité de la centralisation de la gestion et d’une « régulation dynamique à la SCP » (Société du Canal de Provence »). Avec la rente de situation gestionnaire (chiffre d’affaires et profits) y afférent.

« Aqua 2020 » signe donc une prise de pouvoir technique et politique de la Région sur les communes et structures/syndicats intercommunales, préparée avec toute sorte d’alliés (scientifiques Polytech-UM2-MSE, techniques BRGM-bureaux d’études divers, politiques, économiques - partage des affermages avec les majors Veolia-Ondeo/SDEI-Saur... ).

D’où la grande opacité du dossier, même si une première réunion publique – aux invitations très ciblées – a été organisée à Gruissan au début du mois de février 2007.

Reste que le projet achoppe encore sur des batailles internes de leadership, à savoir l’obstination de certains départements, dont l’Hérault, qui se démarque de Georges Frêche, ou de quelques intercommunalités à pomper les sources karstiques (Cent Fonts sur l’Hérault, Causses héraultais, Issanka à Sète, sources du Minervois,...) pour s’affranchir de cette dépendance anticipée.

Serait-ce une réminiscence occitane de la mémoire des luttes/frictions des années 60-70 quand BRL — alors société d’Etat — voulait supplanter tous les pouvoirs locaux et gestionnaires de proximité (exemple ASA de Gignac...), dont les périmètres étaient inclus d’autorité dans le schéma d’aménagement des ingénieurs hydrauliciens et des politiciens promoteurs du projet (Philippe Lamour) à l’époque ?

L’Empereur septimanien, Georges Frêche, veut donc son « Pont du Gard » à lui... avec ou sans Barcelone ! Il pourrait même anticiper un renversement de tendance des Espagnols car quand le tuyau arrivera aux Pyrénées, une prolongation ne sera que plus facile à défendre si le dessalement d’eau de mer s’avère coûteux/peu efficace/polluant, si la réduction de la demande de cette mégapole n’est pas confirmée (les projections démographiques montraient un ralentissement en 1995-2000, base du calcul économique de rentabilité défavorable au canal-aqueduc Rhône-Barcelone, refusé par BRL, ce qui provoqua la démission du Conseil Scientifique du projet dont 3 directeurs de recherche du CNRS).

Quand Aqua 2020 devient Aqua Domitia Retour à la table des matières

Dans son délire impérial, M. Georges Frêche rebaptise ensuite « Aqua Domitia » son fameux plan « Aqua 2020 », du nom de la célèbre voie romaine de la Narbonnaise en feue Septimanie.

Ce projet titanesque tentera de prolonger jusqu’aux Pyrénées le très déficitaire Canal du Bas-Rhône (BRL) qui, en plus de 50 ans, n’a guère dépassé les 60 kilomètres, n’utilisant que 16 % de son autorisation de prélèvement sur les eaux du Rhône, en raison de l’échec de la reconversion de la viticulture languedocienne vers les cultures irriguées.

Et il fera revivre feu le Canal Rhône-Barcelone, dont les Espagnols n’ont plus voulu au lendemain d’Atocha en 2004, et des gigantesques manifestations « Agua para la vida » (1 million de personnes à Madrid en 2002 contre le Plan Hydrologique National qui visait à prolonger le canal Rhône-Barcelone de 950 kilomètres vers l’Andalousie pour le tourisme et l’agro-industrie d’exportation espagnole... El Dorado de Plastico).

Ce projet équipementier de bétonneur, alors piloté par Bouygues, actionnaire de BRL, aura fait perdre 20 ans aux Catalans pour trouver des solutions alternatives de gestion de leur demande en eau, allant jusqu’à faire démissionner trois directeurs de recherche du CNRS, membres du Conseil scientifique de BRL, quand les conclusions ont été réécrites à leur insu, mais en faveur du canal, par une certaine « Ecole montpelliéraine de l’eau », très proche du PS local. Qu’à cela ne tienne, on remplace les canaux par des tuyaux.

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Aqua Domitia, pourquoi ? par Thierry Ruf

Ainsi, à la faveur du transfert du capital de BRL, « La Région serait la première en France à maîtriser l’eau. Un patrimoine estimé à 1,4 milliards d’euros transféré de l’Etat à la Région. » claironne en une le n° 40 d’avril 2008 de Vivre en Languedoc-Roussillon, l’organe officiel du Conseil Régional présidé par Georges Frêche.

Les erreurs, maquillages et approximations dans ces articles d’auto-satisfaction « septimaniaque » ne manquent pas.

Quid de la dette de l’Etat envers BRL ? Quid des charges d’entretien et de maintenance du canal BRL et de ses prolongements, alors que les régions se plaignent partout des insuffisances de dotations des budgets territoriaux par l’Etat ? Quid des PCB de l’eau du Rhône que BRL distribue(-ra) pour les actuelles et futures usines de potabilisation (sic !) du Languedoc ? Quid des engagements euro-méditerranéens de la France à mieux gérer la demande en eau en limitant pertes et gaspillages alors que des dizaines de golfs sont prévus jusqu’aux Pyrénées ?

D’un autre côté, l’intégration entre Recherche-Enseignement Supérieur-Région-CG34-Secteur Privé est aussi en marche illustrant un partenariat public-privé pour l’eau dont le missi dominici régional est l’élu PS au Conseil Général de l’Hérault, Louis Calmels, vice-président de Verseau, un prof de physique retraité gentiment surnommé « hydro-céphale ». L’un des massacreurs de la patrimoniale source karstique des Cent Fonts par les pompages du Conseil Général !

Pour cela, il fallait bien invoquer la croissance démographique, le tourisme, la sécheresse et même le changement climatique, dont on a tenté de donner une caution scientifique ad hoc avec un congrès mondial organisé en septembre 2008 à... Montpellier sur le thème : « Changements globaux et ressources en eau ».

Main basse sur le Languedoc Retour à la table des matières

Mais cette intégration révèle des appartenances aquatiques croisées et vraiment consanguines...

Ainsi on notera sur le site web de l’IFR-ILEE (Institut Formation & Recherche-Institut Languedocien Eau et Environnement), qui regroupe unités de recherche et enseignements supérieurs des sciences de l’eau, la naissance annoncée d’un « Cluster Eau » (futur pôle Compétitivité Eau)…

Ce projet de pôle Eau n’était pas encore validé par le gouvernement, suite à la remise à plat du dispositif d’évaluation courant juillet 2008.

Mais la Préfecture de Région n’en mettait pas moins en place notre « Cluster » porté par l’Association Verseau..

Un comité comportant 12 sièges (6 de droit, 6 élus) devait être constitué avant l’été 2008. Les 6 sièges de droit revenant à 4 industriels (BRL, Veolia, 2 pour Swelia, 1 recherche (ILEE), 1 association (Verseau).

Swelia est un groupement d’entreprises du Languedoc-Roussillon dans le secteur Eau et Assainissement, fondé en 2007. Swelia comme une malheureuse contraction de... Suez-Veolia !

BRL-SA (ancienne Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône Languedoc) est membre du CA de Verseau, Verseau est membre du CA d’Agropolis, dont des chargés de mission sont des anciens du CG34, le directeur d’ILEE siège au CA de Verseau, le Président de Verseau est logé à la Maison des Sciences de l’Eau qui héberge ILEE, qui... etc. etc.)

L’esprit de ce cluster relève de celui d’un pôle, sans en avoir le label scientifique. Il devait fonctionne sur le principe d’un conseil d’administration de 12 membres (6 industriels, 4 Recherche et enseignement supérieur et 2 associations) dont 6 de droit. La présidence en était confiée… au directeur régional de Veolia Eau .

Le concept d’un pôle universitaire de prestige fondé sur une excellence scientifique thématique était ensuite évoqué à Agropolis.

Il s’inscrirait dans le contexte actuel d’émergence de 10 pôles d’excellence, parmi lesquels ne figure pas Montpellier (rapport Attali).

A Montpellier quatre spécialités seraient représentées : agronomie et biologie, chimie, santé, et physique informatique. L’accent est mis sur la nécessité d’imposer la thématique Eau. D’où cette action intense de lobbying aquatique « public-privé » en cours... où tout se tient.

On comprend le manque de transparence regretté par certains élus Verts et LCR. En effet, Veolia Eau est le « fermier » eau et assainissement (gigantesque station de traitement des eaux usées Maera) exclusif de l’agglomération de Montpellier depuis que Georges Frêche est aux commandes, et Veolia a racheté en 2008 le fermier indépendant Ruas qui desservait Alès et Lunel.

Cette mainmise de Veolia sur l’agglomération vient d’ailleurs de susciter des remous au sein du conseil municipal de Montpellier en mars 2009.

Un maillon de plus vers la « grande agglomération » d’Alès à Sète, en passant par Nîmes, et qui n’est que la préfiguration d’une Communauté Urbaine de Montpellier, si désirée par l’imperator Georges Frêche.

Un homme qui a de l’entregent…

Une chaire universitaire sur l’eau est désormais financée par Suez-Lyonnaise des Eaux à l’ENGREF (Ecole nationale du Génie Rural et des Eaux et Forêts) de Montpellier, qui forme les fonctionnaires du GREF…

Alors que la Chaire Veolia est promue par le Cluster Eau (Veolia, BRL, Verseau, ILEE,…) dans le cadre du projet Campus qui vise à regrouper les 3 universités de Montpellier, et à « intégrer » les centres de recherche publics (IRD, CIRAD, CNRS, Cemagref…).

D’ailleurs Pierre Chevallier, hydrologue IRD-MSE-ILEE-Verseau, a été choisi pour piloter le pôle Eau du projet Campus à la place de Patrice Garin (Cemagref). Certainement parce qu’il est le poulain du président de Verseau, Bernard Pouyaud, l’organisateur du Congrès mondial de l’eau de l’IWRA…

Un projet soutenable ? Retour à la table des matières

A la manœuvre donc cette fois, M. Georges Frèche, figure controversée du parti socialiste, et plusieurs de ses commensaux, promoteurs de cet invraisemblable projet « Aqua-Domitia », qu’ils portent sur les fonts baptismaux avec BRL, AXA, Séché environnement, Vinci, et Veolia-Suez évidemment. Surtout que Veolia est en embuscade sur l’agglomération de Montpellier dont M. George Frèche demeure l’irascible président…

Et c’est ici que les choses se corsent.

L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) vient tout juste de publier en mars 2009 un rapport : « Water resources across Europe – confronting water scarcity and droughten » (Ressources en eau de l’Europe – faire face à la pénurie d’eau et à la sécheresse), où elle s’inquiète (à juste titre) de la surexploitation de l’eau en Europe et propose une série de recommandations pour une meilleure gestion de cette ressource.

Il souligne que les prélèvements trop importants dans les nappes de surface et souterraines exacerbent le « stress hydrique », y compris en Europe du Nord.

« Cette surexploitation a de fortes répercussions sur la qualité et la quantité de l’eau restante, ainsi que sur les écosystèmes qui en dépendent », déclarait la directrice exécutive de l’AEE dans un communiqué diffusé le 17 mars 2009.

Pour lutter contre la raréfaction de l’eau, elle insiste sur la nécessaire diminution de la demande et l’augmentation de l’efficacité de l’utilisation qui en est faite. Parmi les pistes d’amélioration, figurent plusieurs mesures concernant l’agriculture.

Ce secteur d’activité représente en effet 24 % des prélèvements d’eau européens, en seconde place derrière la production d’énergie (44 %). L’AEE propose notamment une facturation de l’eau sur la base du volume utilisé appliquée à tous les secteurs, y compris celui de l’agriculture, et l’interdiction des cultures bioénergétiques dans les régions les plus touchées par la pénurie d’eau. Elle suggère également d’améliorer le système de surveillance et de pénalités contre l’extraction illégale d’eau, « souvent à usage agricole ».

Enfin, concernant l’approvisionnement en eau, les autorités doivent inciter à l’utilisation de sources diverses, comme les eaux épurées, les eaux de pluie ou les eaux grises (eaux usées savonneuses). Alors que, dans certaines régions d’Europe, plus de 40 % des quantités d’eau destinées à la population sont perdues sous forme de fuites, il existe un potentiel non négligeable d’amélioration de la gestion de la ressource.

La crise espagnole a bon dos Retour à la table des matières

De ce rapport, et du reste, nos barons de l’eau n’en ont cure. Surfant sur la crise espagnole, ils s’apprêtent à pérenniser des modes de gestion de l’eau qui conduisent tout droit le littoral méditerranéen de la France à la catastrophe.

- L’Etat français a cédé l’an dernier, pour la coquette somme d’un milliard trois cent millions d’euros, le contrôle du bureau d’études Compagnie du Bas Rhône Languedoc (BRL) à la région Languedoc présidée par M. Georges Frêche. Il va donc falloir combler son déficit permanent en créant de « nouveaux marchés »…

- Sa filiale SEPA-LRC n’existe plus, elle était dirigée par un cadre de BRL, M. Francis Imbert, du temps où Bouygues et SAUR étaient présents dans le capital de BRL.

- Aujourd’hui, à la 3ème version du projet « Aqua-Domitia », le transfert de l’eau du Rhône vers l’Espagne n’est qu’un prétexte, ou un lointain horizon. Il s’agit d’abord d’interconnecter tous les réseaux hydrauliques agricoles (eau brute) et urbains de la région du Grand Montpellier dans un premier temps, puis jusqu’à l’Aude, et donc d’éliminer les syndicats intercommunaux et petits fermiers (c’est déjà fait avec Ruas, racheté l’an dernier par Veolia) en complexifiant le système et sa gestion. Un seul mot d’ordre : « Tout le pouvoir aux ingénieurs ! »

- Cette interconnection est en fait destinée à urbaniser l’arrière-pays montpelliérain et faire passer Montpellier, agglomération qui compte aujourd’hui 400 000 habitants au stade d’une Communauté Urbaine de plus de 500 000 habitants... « Pour être visible de la Lune », comme l’affirme le leader de la Septimanie (et sans doute de Paris, dotations budgétaires obligent).

- Vinci BTP veut faire construire le réseau d’interconnection hydraulique par sa filiale Sogea-Sud, qui a été rachetée à Veolia. Qui entend pour sa part reconduire son contrat d’affermage avec l’agglomération puis la (future ?) communauté urbaine de Montpellier.

Le P-DG de Sogea-Sud, M. Gérard Maurice, 60 ans, est dans le groupe Sogea depuis 1971, et avait financé le Palais des Congrès Corum de Montpellier dans le courant du premier contrat d’affermage signé par la CGE en 1989. Il est, depuis 1985, président de Sogea-Sud à Montpellier.

Il est également membre du bureau de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et président de Canalisateurs de France depuis janvier 2004. Ainsi que président du Conseil Economique et Social régional Languedoc-Roussillon, où il côtoie l’énarque « passé au privé » Yves-Thibault de Silguy, P-DG de Vinci depuis juin 2006, et Délégué Général de Suez, où il est directeur général aux affaires internationales.

Canalisateurs de France est une organisation professionnelle membre de la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP). Elle fédère 400 entreprises spécialisées dans la pose et la réhabilitation de canalisations d’eau potable, d’eaux usées et de gaz, soit 30 000 salariés.

- Une fois ce projet d’interconnection réalisé, financé sur fonds régionaux, l’extension vers les Pyrénées-orientales, puis Barcelone et Valence, gérée par des filiales de la Lyonnaise-Suez, pourrait être « poussée » plus facilement, selon ses promoteurs. Contrairement au projet précédent « Canal/aqueduc Rhône-Barcelone », qui visait à desservir d’abord Barcelone. Une stratégie Amont-Aval au lieu d’une stratégie Aval-Amont en quelque sorte.

La crise de l’eau espagnole a bon dos…

A l’heure où des millions de Français ont été interrogés par les Agences de l’eau dans le cadre d’une « grande consultation nationale » sur l’avenir de l’or bleu, on suggère volontiers à nos amis bétonneurs d’organiser au plus tôt un nouveau « Sommet méditerranéen de l’eau », entre Sète et Cadaquès, et d’interroger les Septimaniens :

- Etes vous favorables à l’inscription d’Aqua Domitia dans les SDAGE Rhône Méditerranée Corse et Adour Garonne ?

- Afin d’accroître la compétitivité du pôle agricole méditerranéen, quel taux de croissance du secteur agricole faut-il définir à l’horizon 2020 : 10 %, 20 %, 30 % ?

- Quel taux de croissance de l’habitat à l’horizon 2020 vous semble-t-il compatible avec la préservation de votre environnement : 10 %, 20 %, 30 % ?

- A quelle distance de votre domicile souhaitez-vous pouvoir disposer des commodités d’un golf ?

- Accepteriez vous que votre facture d’eau augmente de 30, 50, voire 80 % pour financer Aqua Domitia ?

- Quel est votre candidat favori à la présidence du futur Etablissement d’Aménagement du Littoral Méditerranéen : Jean-Marie Messier, Bernard Tapie, Antoine Zacharias ?

Lire aussi :

Le remarquable dossier intitulé « Les enjeux de l’eau de l’agglomération de Montpellier et de la Région » réalisé par les Verts de Jacou (34), auquel cet article doit beaucoup.

Notes

[1] Pour des raisons politiques internes espagnoles et par l’Europe, consécutivement à l’interruption des financements FEDER pour l’Ibérie.

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