Affichage des articles dont le libellé est Turquie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Turquie. Afficher tous les articles

8 juillet 2012

CHYPRE À LA PRÉSIDENCE DE L’UNION

Pour http://ddc.arte.tv



DL : DF


Divisée depuis près de quarante ans, Chypre a rejoint l’Union européenne en 2004 et s’apprête à en prendre la présidence tournante pour la première fois. À cette occasion, le Dessous des Cartes revient sur les fondamentaux de l’île méditerranéenne, ainsi que sur les multiples défis auxquels elle se trouve confrontée : risque de partition, crise économique, bataille énergétique.




Lectures

Chypre entre l'Europe et la Turquie
Jean-François Drevet KARTHALA
État membre de l'Union européenne (UE), dont 37 % du territoire est occupé par un pays tiers qui y a imposé son armée, sa monnaie et ses ressortissants, Chypre est dans une situation très particulière, entre l'Europe et la Turquie. La ligne de cessez-le-feu qui traverse l'île est devenue de facto une des limites externes de l'UE, où la gestion des échanges et la circulation des personnes deviennent une source de complications inextricables.
Cette occupation qui remonte à 1974, est-elle destinée à perdurer indéfiniment ? La Turquie étant elle-même candidate à l'UE, elle ne devrait pas avoir de plus importante priorité que d'appliquer le droit communautaire, ne serait-ce que pour accélérer son intégration, comme l'ont fait les pays d'Europe centrale. Or la négociation d'adhésion ouverte en 2005 est partiellement suspendue depuis 2006 en raison du refus d'Ankara de se conformer à ses obligations, notamment en ce qui concerne Chypre.
Chypre - Turquie : Perspective géopolitique
Charalambos Petinos L'HARMATTAN
L'ouvrage se veut une étude centrée sur l'histoire récente des relations entre Chypre et la Turquie. Après une brève présentation de l'histoire de Chypre, l'accent est mis sur le conflit chypriote, les droits de l'homme, la ligne de séparation, etc. Il s'agit de voir à travers les décisions des différentes organisations internationales (Onu, Union européenne, Conseil de l'Europe, Cour européenne des droits de l'homme), les politiques d'une puissance régionale –Turquie – à l'égard de ses voisins et d'étudier les changements sur le terrain et dans les mentalités.
La place qu'occupe Chypre dans l'Union européenne, les négociations d'adhésion de la Turquie, la position des différents pays sur cette dernière question, la présence probable d'hydrocarbures au large de Chypre dans sa zone économique exclusive, sont largement analysées. Le sujet est d'actualité car Chypre doit exercer la présidence de l'Union européenne en juillet 2012. Parallèlement, la Turquie souhaite devenir membre de l'Union européenne, tout en occupant une partie du territoire européen et en refusant de reconnaître l'un de ses membres.
Citrons acides
Lawrence Durell et Roger Giroux (traducteur) PHÉBUS
Fasciné par la beauté des paysages, la richesse d'une nature vibrante de soleil et par l'authenticité des hommes et des femmes qu'il côtoya, Lawrence Durrell livre, avec Citrons Acides, la chronique du quotidien chypriote durant la période trouble des années cinquante. Les luttes violentes pour l'indépendance, qui viendront bouleverser l'idyllique quiétude de l'île, annoncent les convulsions de la modernité.
Laurence Durrell, qui pensait ne croiser sur ce caillou que des femmes laides et des hommes buvant comme des trous, découvrira, pour un récit devenu classique, un monde à part marqué par une histoire millénaire.

Agenda

Mapping Cyprus: Crusaders, Traders and Explorers
Palais des Beaux-Arts - Bruxelles Du 22 juin au 09 septembre 2012
Mapping Cyprus met en évidence la position unique de Chypre, portail entre l’Occident et l’Orient, au carrefour de trois continents : l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
Cette exposition présente la chronologie de l’histoire mouvementée de l’île, de l’occupation par Richard Cœur de Lion, en 1191, jusqu’à l’indépendance, en 1960. L’exposition commence par la fondation du royaume médiéval de Chypre, un tournant dans l’histoire de l’île. Elle rassemble plus de 140 objets, dont plusieurs manuscrits médiévaux, tableaux, cartes, gravures et icônes rares. L’exposition est enrichie de peintures, de publications, de cartes et d’autres objets d’art européens, réalisés par des artistes attirés par la légende et la beauté de Chypre. Des peintres célèbres tels que Titien et Le Tintoret, ainsi que des cartographes tels que Munser, Waldseemiller et Sonnetti ont réalisé des œuvres magnifiques qui font référence à l’île.
La cinquantaine d’icônes exposées constitue le point d’orgue de l’exposition, la plupart étant présentées pour la première fois à l’extérieur des murs des évêchés, églises et monastères auxquels elles appartiennent. Les icônes reflètent la vie, les coutumes et l’âme des Chypriotes. De 1191 jusqu’à la fin du XIXe siècle, les icônes religieuses étaient la principale forme d’expression artistique dans l’île. Le style typique de Chypre, né d’une longue tradition picturale byzantine et orientale, mêlée aux principes esthétiques de la Renaissance (européenne), est connu sous le nom de "maniera Cypria" ou école chypriote.
Loukia Loizou Hadjigavriel, présidente du Comité national de Chypre auprès de l'Unesco et directrice du Musée historique de Nicosie, est la commissaire de l'exposition, qui met en valeur pour la première fois les liens culturels entre Chypre et l'Europe à travers un contexte artistique et historique qui couvre une période de plus de 500 ans.
Androula Michael présente une sélection d’art contemporain dans les salles "antichambres" qui se trouvent à l’entrée de l’exposition Mapping Cyprus.
Pour prolonger l’exposition, Bozar propose un florilège d’événements témoignant de la créativité chypriote. Le public pourra notamment écouter de la musique de la cour des Lusignan interprétée par le Huelgas Ensemble (un chœur byzantin), la célèbre chanteuse Alexia Vassiliou accompagnée de Costas Cacoyannis, l’auteur-compositeur-interprète Alkinoos Ioannidis et un concert de musique contemporaine.
À découvrir également : Karaghiozis, personnage du théâtre d’ombres, un spectacle de danse de Lia Haraki et l’univers du réalisateur Yannis Economides.
Mapping Cyprus est organisé dans le cadre de la première présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne.
Géographie parallèle
Musée de l’imprimerie de Lyon - France Du 13 juillet au 24 septembre 2012
L’exposition présentée au Musée de l’imprimerie de Lyon évoque un tournant dans la carrière de Marc Jurt.
Marc Jurt (1955-2006) est l’un des artistes parmi les plus féconds et les plus talentueux de sa génération. L’artiste suisse a mis au service de son inspiration, avec la même maîtrise, gravure, peinture, sculpture, collage, calligraphie.
Exposé dans le monde entier, présent dans les cabinets d’estampes des grands musées et bibliothèques d’Europe et chez les collectionneurs internationaux, l’artiste est toujours aux cimaises grâce à son épouse Lucinda Jurt et à la Fondation Marc Jurt, créée en 1999. Remarqué dès son plus jeune âge pour ses talents de graveur, son œuvre est en parfaite cohérence avec les préoccupations du Musée de l’imprimerie, qui consacre aux différentes techniques de l’estampe et de l’image plusieurs espaces dans ses collections permanentes.
C'est en 1992 que Marc Jurt rencontre et sollicite l’écrivain français Michel Butor pour une première œuvre à quatre mains, "Apesanteur", une série de six gravures enrichies de six poèmes écrits à la main par Michel Butor.
Géographie parallèle, qui suivra en 1995, est le cheminement des deux hommes qui proposent un voyage à travers des paysages bien réels mais traversés par le sillon onirique de l’écrivain et le labour méticuleux et miraculeux de l’artiste. Chacun revisite à sa manière cartes de géographie, actuelles et anciennes, plans de ville, vues aériennes, cartes météorologiques et d’aviation. Chaque estampe de Marc Jurt est accompagnée d’un texte manuscrit original écrit à la main par Michel Butor ; chaque œuvre est titrée et signée par l’écrivain et par l’artiste.
Voyage de textes, de cartes et d’images, Géographie parallèle invite à visiter les contrées intérieures.
L’exposition a été organisée, sous les auspices de la Fondation Marc Jurt, grâce aux conseils éclairés de Lucinda Jurt, épouse de l’artiste et avec le mécénat de la Banque cantonale de Genève (France).
Parallèlement à l’exposition du Musée de l’imprimerie, la Galerie du Vieux Lyon exposera une sélection de peintures de Marc Jurt, du 12 juillet au 5 août 2012.
Michel Butor, écrivain foisonnant (plus de deux mille livres), a obtenu en 1957 le prix Renaudot pour son livre La Modification. Jeune écrivain, il annonce alors quel sera le projet de toute une vie : "Je voudrais que le lecteur ne soit pas simplement modifié pendant la lecture, je voudrais que quelque chose soit modifié aussi dans sa façon de voir le monde". C’est aujourd’hui le dernier auteur vivant du Nouveau Roman, mouvement littéraire fondamental (représenté notamment par Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon...).
Il a parcouru le monde (Grèce, Suisse, Égypte, États-Unis, Japon, Australie, Chine) et enseigné dans les plus grandes universités. Il a sans cesse écrit pour que les hommes puissent un jour se comprendre. Travailler sur le langage pour "dissiper les malentendus" qui conduisent trop souvent à la guerre.
Avec l’édition de ses œuvres complètes depuis 2010 aux Éditions de la différence, on découvre plus de 12 000 pages d’une œuvre inclassable, allant du roman, aux essais, de la poésie aux livres d’artiste. Il a œuvré toute sa vie à inventer de nouvelles formes, en refusant les catégories, les enfermements, les cérémonies, pour que la littérature reste vivante et libre.
Parallèlement à la parution des deux derniers volumes des œuvres complètes de Michel Butor, paraît un DVD intitulé Michel Butor, Paroles de A à Z : ladifference.fr/+-butor-+.html?index=1&titre=B

22 septembre 2011

Le Dessous des Cartes - Turquie , Retour vers l'Orient ?


Bénéficiant d’une position géopolitique centrale, la Turquie a adopté une politique étrangère pragmatique. Sa posture pro-occidentale traditionnelle cohabite désormais avec une ouverture vers le Moyen-Orient. Ce qui n’est pourtant pas contradictoire avec son désir, ancien, de rentrer dans l’Union européenne.



Lectures

Istanbul, ville monde
Coordonné par Nil Deniz et Thierry Fabre Actes Sud / La pensée de midi n°29
Après Alger, Palerme, Athènes, Beyrouth et Tanger, voici, dans la série des “portraits de ville”, le nouveau numéro de la revue "La pensée de midi "consacré à Istanbul. Istanbul est une ville saturée de clichés. Minarets et mosquée Bleue, Bosphore et Corne d’Or, perle d’Orient et rêve d’Occident… Comment échapper à ces images toutes faites ? Comment se détacher du poids de l’histoire qui fait de cette ville une des rares mégapoles depuis plus de 2000 ans, à travers Byzance, Constantinople puis Istanbul ?... Poli, la ville par excellence ! Notre choix, dans ce dossier, a été de tenter d’approcher la ville d’aujourd’hui, dans ses facettes les plus contemporaines. Comment saisir cette ville monde, ville monstre qui laisse une empreinte durable, ville-aimant, qui s’entoure d’un halo de mystère et de brume, ville étendard de la Turquie contemporaine ?… Ce numéro propose un voyage au centre d’Istanbul, en dix-neuf escales, avec des textes de : Elif Safak, Kerem Öktem, Karin Karakasli, Ugur Tanyeli, Michel Peraldi, Senem Deviren, Altan Gökalp, Atilla Yücel, Tangör Tan, Orhan Esen, Cengiz Aktar, Korhan Gümüs, Pelin Tan, Feride Çiçekoglu, Derya Bengi, Nil Deniz, Timour Muhidine, Küçük Iskender et des photographies de Alp Sime. Une invitation à découvrir la multiplicité de cette ville “entre-mondes”, où quelque chose de singulier du XXIe siècle advient sous nos yeux… Un projet labellisé par Cultures France dans le cadre de la saison culturelle de la Turquie en France. La pensée de midi en quelques mots... La pensée de midi est une revue littéraire et de débats d’idées fondée en 2000 par plusieurs intellectuels et écrivains de la Méditerranée au nombre desquels Thierry Fabre, Jean-Claude Izzo, Bernard Millet... Avec ses trois parutions annuelles, coéditées avec Actes Sud, son ambition est de réunir, à partir de Marseille et pour un public qui se veut le plus large possible, les textes, les créations et les prises de paroles des mondes méditerranéens contemporains. “La pensée de midi” est une image, inventée par Camus, pour ouvrir l’horizon et s’opposer au nihilisme de la violence totalitaire et tracer des limites face à la démesure de son temps. Cette pensée est toujours fertile aujourd’hui, elle nous inspire et nous oriente, notamment dans la définition d’une autre relation entre l’Europe et la Méditerranée... www.lapenseedemidi.org/Revue-no29-Istanbul-ville-monde.html
Le mondial des nations
Sous la direction de João Medeiros, avec une préface de Jean-Baptiste Meyer Choiseul
Cet ouvrage est né d'un pari scientifique ambitieux, et même un peu fou : visiter un maximum de nations sur les cinq continents et cartographier l'identité nationale de chacune d'entre elles. Chercheurs, diplomates et journalistes, français et étrangers, ont ainsi interrogé le sentiment afghan, brésilien, marocain, israélien, chinois, yéménite, français... pour nous offrir un voyage insolite, passionnant et troublant. Le Mondial des nations se lit comme un grand livre de contes humains, définitivement originaux.
La tulipe du mal
Jörg Kastner. Traduction de Olivier Mannoni Éditions JC Lattès
"La tulipe et les Néerlandais Si les premiers oignons de tulipe arrivèrent aux Pays-Bas, en provenance de l'Empire ottoman, en 1562, ce fut plutôt le fruit d'un hasard. Ils se trouvaient à bord d'un navire de commerce, coincés, sans que l'on sache pourquoi, entre des ballots de tissu. Le marchand de drap, surpris, fit ce que l'on fait généralement avec des oignons : il demanda qu'on lui fasse revenir à la poêle une partie de cette marchandise qu'il n'avait pas commandée, et se les fit servir avec du vinaigre et de l'huile. Le plat lui parut tellement succulent qu'il fit planter le reste des bulbes dans la terre de son jardin, pour pouvoir en manger un plus grand nombre l'année suivante. Mais il n'en fit rien : le printemps venu, il découvrit que sa plate-bande brillait des vives couleurs de la tulipe. C'est du moins ce que raconte la légende. Ce qui est certain, c'est que la tulipe, originaire des territoires ottomans, arriva en Europe au cours du XVIe siècle et s'y répandit rapidement. On la vit à Augsbourg en 1570, à Vienne deux ans plus tard, en Angleterre en 1582 et à Francfort en 1593, en 1598 dans le sud de la France. Partout, la tulipe trouva des amis et des admirateurs, pas tant comme aliment - bien que le savant Charles de L'Escluse (Carolus Clusius) l'eût, dit-on, jugée excellente confite dans du sucre -, mais pour sa beauté. C'est la multiplicité de ses formes, et tout particulièrement de ses couleurs, qui avait séduit ses admirateurs, mais aussi et surtout le fait que les oignons produisaient parfois de tout nouveaux types de fleurs. Ce sont les Néerlandais qui s'entichèrent le plus de la tulipe, après que ce même savant, Charles de L'Escluse, nommé en 1593 professeur de botanique à l'université de Leyde, leur eut fait découvrir cette fleur. Les Hollandais, toujours prêts à faire des affaires, transformèrent leur passion en commerce, et au cours des décennies suivantes le commerce des oignons de tulipes prit des dimensions insoupçonnées. Une véritable « tulipomania » s'empara du pays. Pour un seul oignon de l'une des espèces rares, qui se caractérisaient par un dessin inhabituel, on paya bientôt mille, puis cinq mille, voire dix mille florins. Pour une somme pareille, on aurait pu avoir une belle maison au bord des grachten (des canaux) les mieux situés du cœur d'Amsterdam. Mais en 1637, la bulle spéculative sur les tulipes éclata brutalement lorsque la demande cessa de suivre l'offre. De plus en plus nombreux, des spéculateurs qui avaient pu s'enrichir en revendant les oignons avant même d'avoir la marchandise en main se retrouvèrent avec leurs collections achetées à prix d'or dans les bras. Grands et petits marchands de tulipes sombrèrent ainsi les uns après les autres dans la pauvreté. Et d'un seul coup, la tulipe eut mauvaise réputation. On continuait certes à trouver des amateurs pour en faire le commerce, mais désormais, leurs prix étaient régulés par la loi. La tulipe ne conduirait plus jamais les Pays-Bas au bord de la catastrophe. C'est du moins ce que l'on croyait.…" extrait

Agenda

" Untitled (12e Biennale d'Istanbul), 2011"
Antrepo 3 - Istanbul - Turquie du 17 septembre au 13 novembre 2011 Journées professionnelles : 15 -16 septembre 2011 Istanbul Kültür Sanat Vakfi Adriano Pedrosa et Jens Hoffmann
Le magazine Beaux-Arts (BAM 327) a posé à Adriano Pedrosa et Jens Hoffmann, commissaires invités, la question de l'inscription de cette édition 2011 dans l'histoire de la biennale qui explore depuis plusieurs années les liens entre art et politique. Réponse : " Nous voulons maintenir cette préoccupation, mais en trouvant une approche nouvelle. À trop se préoccuper de questions militantes ou documentaires, on en arrive à négliger une interrogation sur les formes plastiques. Or, nous pensons que le visuel et le politique peuvent très bien s'articuler. Ce que nous démontrons notamment en prenant comme figure tutélaire de la biennale Felix Gonzalez-Torres , qui brasse des questions sociales et corporelles autant qu'esthétiques. Il sera comme une présence désincarnée au coeur de notre exposition, dont nous ne voulons pas dévoiler la liste des artistes, afin qu'elle ne soit pas "consommée" avant d'être vue." La 12e Biennale d'Istanbul va donc explorer la relation entre art et politique, en se concentrant sur les œuvres qui sont à la fois formellement innovant et politiquement franc-parler. Le travail de l'artiste américano-cubain Felix Gonzalez-Torres (1957-1996) est un exemple clair de ce type de pratique artistique et la source principale d'inspiration de la biennale. Le titre de la biennale :"Untitled (12e Biennale d'Istanbul), 2011", fait délibérément référence de la manière dont González-Torres nommée la plupart de ses œuvres : "Untitled" suivi d'une description entre parenthèses. La 12e Biennale d'Istanbul comprendra cinq expositions de groupe et quelques 45 présentations en solo. Chacune des expositions de groupe mettra en évidence un grand nombre d'œuvres d'artistes réunis sous un thème particulier : "Untitled" (passeport), "Untitled" (Ross), "Untitled" (Death by Gun), Untitled (Abstraction) et Untitled (Histoire). Ces thèmes se référent à des œuvres de Gonzalez-Torres. Pour réaffirmer le principe de l'exposition elle-même, la biennale sera en un espace unique privilégiant la présentation et la juxtaposition des œuvres d'art. Une attention particulière est accordée à l'architecture de l'exposition, conçue par Ryue Nishizawa des Sejima et Nishizawa et Associés (SANAA), Tokyo, avec une conception graphique développée en collaboration avec Jon Sueda of Stripe, de San Francisco. Le Festival du Film d'Istanbul (Avril 2011) avait était un préambule à la Biennale. Untitled (Film) présenta 10 des films qui se rapportent esthétiquement et politiquement aux 5 thèmes examinés par la biennale. Les noms des artistes présents seront gardés secrets jusqu’à l’inauguration de la Biennale dans le but de respecter le principe « Untitled » — sans nom.

24 mars 2011

L’Azerbaïdjan fera-t-elle plier l’Europe ?

par Igor Fiatti
pour  http://blog.mondediplo.net

Consciente de sa vulnérabilité après les différents épisodes de la « guerre du gaz » qui a opposé la Russie avec les pays de transit (principalement l’Ukraine), l’Union européenne a depuis quelque temps tourné les yeux vers le gaz et le pétrole de la mer Caspienne. Parmi les Etats riverains, l’Azerbaïdjan est sans doute le rouage le plus irremplaçable de la stratégie de diversification énergétique communautaire, autant comme fournisseur immédiat que futur pays de transit. Mais voilà : l’Europe appelle Bakou, et Bakou ne répond pas. Bakou le « voisin » traîne les pieds, feint d’ignorer les avances de Bruxelles pour faire monter les enchères et profiter à plein de sa position géostratégique clé.
L’Azerbaïdjan compte faire peser lourdement la question énergétique sur le fragile équilibre géopolitique du Caucase, ce qui risque de compliquer la stratégie de l’Union européenne dans la région. A la différence de la Géorgie où il est impossible de trouver un drapeau national qui ne soit accompagné du drapeau européen, Bakou, de son côté, ne montre pas vraiment d’intérêt pour le club des Vingt-Sept. Il suffit pour s’en convaincre — lorsqu’on est dans la capitale — d’un regard à 360°. On découvre une ville-chantier en pleine métamorphose, une modernisation tourbillonnante qui ferait presque pâlir le Berlin de l’après-guerre froide. Gratte-ciel et frises néo-mauresques se mélangent aux bâtiments soviétiques et aux édifices haussmanniens.
JPEG - 189.6 ko
Fièvre de construction à Bakou
Photo : Philippe Rekacewicz, 2004.
JPEG - 168.9 ko
Les « petits châteaux » de la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2006
Dans cette course à la construction, les promoteurs turcs se taillent la part du lion. Les griffes de luxe se sont offert des vitrines hors de prix avec vue sur la mer Caspienne le long de la « Perspective des pétroliers » dont le style « art nouveau astiqué » rappelle les frères Nobel, les Rothschild et autres barons du boom pétrolier de la fin du XIXe siècle. Les dividendes du pétrole ne sont pas perdus pour tout le monde. Et l’on comprend, dans ces circonstances, que Bruxelles n’ait qu’une faible marge de manœuvre. « Que peut-on offrir aux Azéris ? » se demandent certains fonctionnaires européens. « Des programmes phytosanitaires et des échanges d’étudiants », ironise-t-on dans les couloirs de la Commission.
Enchâssé dans l’une des régions les plus instables de la planète, l’Azerbaïdjan est conscient de l’importance de sa position. Comme l’explique le ministre adjoint des affaires étrangères, Araz Azimov, « le meilleur partenaire de l’Azerbaïdjan est l’Azerbaïdjan lui-même. Nous devons compter sur nos ressources : sans doute non seulement sur le gaz et le pétrole, mais aussi sur nos ressources politiques. Nous sommes seuls, écrasés par la géographie et par les circonstances historiques ».
Cette position résume parfaitement les orientations qu’entendent poursuivre les autorités : « Nous rentrons dans la politique de voisinage de Bruxelles, mais nous ne faisons pas partie de l’Union européenne. De toute manière, même si l’on recevait une proposition concrète d’adhésion, il faut comprendre qu’elle pourrait difficilement s’enraciner dans un encadrement géographique si compliqué. Nous ne pouvons pas nous engager unilatéralement, c’est pour cette raison que nous ne sommes pas membres de l’OTAN : nous sommes un carrefour, nous devons avoir la même importance pour tout le monde. »
JPEG - 294.7 ko
Deux projets en concurrence
Esquisse : Philippe Rekacewicz, 2011.
Le chef adjoint de la diplomatie azérie ne rate pas une occasion de souligner les contradictions européennes en matière de politique énergétique en exprimant ouvertement ses doutes sur le projet du gazoduc Nabucco qui, en acheminant le gaz caspien de la Turquie à l’Autriche, doit garantir à l’Europe une alternative réelle aux routes d’importation russes, actuelles et futures (dont les deux mégas-projets russes Nord Stream et South Stream). « Notre mot d’ordre est la diversification, poursuit-il. Nous avons le gaz, nous voulons en vendre le plus possible et en même temps nous voulons éviter de mettre tous nos œufs dans le même panier. » Dans cette perspective, parler de la construction de Nabucco n’est pas réaliste. Le rapprochement entre la Turquie et l’Arménie n’a pas manqué d’inquiéter les autorités azerbaïdjanaises qui ont vu dans la nouvelle ligne politique d’Ankara une trahison de leurs « frères » turcophones alors que le conflit dans la région du Haut-Karabakh – actuellement sous contrôle militaire arménien – est bien loin d’être réglé. Mais, depuis que les deux pays ont rendu publique en septembre 2009 la feuille de route pour l’établissement de relations diplomatiques, il ne s’est pratiquement rien passé !
JPEG - 150 ko
Une plage aux alentours de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004
« Il y a des limites à ne pas dépasser. Nous ne menaçons personne, mais qu’est-ce que nous devrions faire dans ce contexte ? La Turquie et l’Arménie vont vers l’ouverture de leurs frontières alors qu’une grande partie de notre territoire est toujours occupé ! » a déclaré M. Azimov. Mais les pourparlers arméno-turcs étant au point mort, le pouvoir azerbaïdjanais en restera au simple niveau des déclarations. La position de Bakou reste la même depuis la fin de la guerre en 1994 : toutes ces questions sont étroitement liées les unes avec les autres, et rien ne pourra être réglé tant que les territoires occupés ne seront pas rendus. La société et l’opposition turques, comme les Azéris, sont très sensibles à ce sujet. Pour donner du corps et de la substance à ce discours, M. Azimov a ajouté que l’idée de contournement de la Turquie via la Mer Noire pour acheminer le gaz en Europe (à travers la Bulgarie) n’était plus une hypothèse mais un projet bien réel…
De son côté, la Russie ne reste pas inactive et entend mettre à profit son réseau de gazoducs hérité de la période soviétique. Elle a d’ores et déjà doublé la mise sur les ressources énergétiques de l’Azerbaïdjan en révisant un contrat signé en 2009 : au lieu des 500 millions de mètres cubes de gaz prévus dans l’accord initial, le géant russe Gazprom prévoit d’importer un milliard de mètres cubes en 2010 via le gazoduc Bakou-Novo Filya et plus de deux milliards en 2011 ! A Moscou, on minimise l’importance stratégique de l’accord en soulignant que ce gaz est destiné au marché intérieur, surtout à la région du Caucase Nord. « Pour nous c’est un volume négligeable, indique M. Azimov, mais de toutes façons, je ne vois pas pourquoi nous devrions exclure la Russie de notre stratégie de diversification. Quant à l’Iran, poursuit M. Azimov, la situation est pour nous très délicate. »
JPEG - 152.4 ko
Petite échoppe dans la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004.
Bakou observe avec beaucoup d’appréhension le bras de fer qui oppose les Iraniens à la communauté internationale sur le dossier nucléaire, hésitant à prendre ouvertement partie. D’une part, une importante communauté azerbaïdjanaise vit dans le nord-ouest de l’Iran, et d’autre part, l’enclave azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, qui, en raison des blocus, ne peut survivre que grâce aux approvisionnements iraniens et turcs.
Depuis quelques années déjà, le gaz et le pétrole azerbaïdjanais coulent à flot vers l’Occident à partir du terminal de Sangachal, centre énergétique vital du pays. Depuis Bakou, il faut rouler une cinquantaine de kilomètres vers le sud sur une autoroute en construction entre troupeaux, pâturages et vieux bâtiments soviétiques, avant d’apercevoir le terminal dont la silhouette tranche avec l’aridité de ce paysage côtier. Discret, mais fort bien protégé, c’est une sorte de « Fort Knox » de l’or noir et de l’or bleu. D’ici partent en parallèle le gazoduc sud-caucasien Bakou-Tbilissi-Erzurum (BTE), qui arrive en Turquie pour être raccordé au projet Nabucco, et l’oléoduc Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC) pour acheminer le pétrole caspien jusque sur la côte turque de la Méditerranée. Le BTC a représenté un investissement d’environ 4 milliards de dollars, risqué par un consortium dirigé par la British Petroleum (BP). Par ces deux tubes transitent chaque jour 1,2 million de barils de pétrole et 50 millions de mètres cubes de gaz.
JPEG - 156.6 ko
Réalisme soviétique : dans la campagne azerbaïdjanaise
Artiste inconnu, photo prise dans un grand hôtel de Bakou en 2004
Malgré la crise économique mondiale, l’Azerbaïdjan a connu depuis 2005 une croissance à deux chiffres, trois à quatre fois plus rapide que celle de ses voisins arménien et géorgien. Le pays est dirigé d’une main de fer par la dynastie Aliev depuis 1993. Ilham, le fils, a remplacé en octobre 2003 Heydar, le père. L’opposition y est soigneusement muselée et la presse étroitement contrôlée. Onze journalistes étaient en prison au début de l’année 2010. M. Panah Huseyn, ex-prisonnier politique, est l’un des cinq députés de « l’opposition » qui, à l’Assemblée azerbaïdjanaise, fait face aux 120 parlementaires de la « majorité ». « Notre accès aux médias est impossible, admet-il, le pétrole est à la fois notre fortune et notre malédiction. Tant qu’il coulera, il faudra oublier la démocratie. » Par ailleurs, mis à part la poignée de privilégiés qui roulent dans de luxueux 4×4 ou des Hummer, le pays reste globalement pauvre et mal approvisionné. « Maintenant nous sommes dans une situation paradoxale en Azerbaïdjan : on discute de Nabucco ou du BRC, rappelle M. Ilham Shaban, qui dirige le Centre d’étude sur le pétrole à Bakou, mais 70 000 personnes dans la région de la capitale n’ont toujours pas le gaz à la maison, et dans de nombreuses zones rurales, il n’y a pas d’eau. »
La plupart des 600 000 personnes déplacées (depuis le début des années 1990) par le conflit du Haut-Karabakh vivent toujours dans des conditions précaires. Ici dans de vieux wagons de voyageurs désaffectés, là dans un immeuble insalubre où des dizaines de familles s’entassent dans des appartements à pièce unique avec pour unique revenu une allocation mensuelle de 20 euros. Ces réfugiés sont largement instrumentalisés par le pouvoir qui leur refuse une installation permanente et les montre volontiers à la télévision — de préférence en loques et racontant les mêmes histoires tragiques — espérant ainsi peser sur l’opinion publique nationale et internationale dans le conflit qui l’oppose à son ennemi arménien.
JPEG - 230.1 ko
Un territoire marqué par un lourd héritage soviétique et amputé de 13 % de sa surface
Carte : Philippe Rekacewicz, 2005. D’après des enquêtes de terrains et des consultations nationales menées en 2003 et 2004.
La situation s’est d’ailleurs tendue au cours de l’hiver 2009-2010 et l’on ne compte plus les déclarations belliqueuses du président Ilham Aliev, qui conditionne le moindre projet de coopération à la récupération de tous les territoires occupés. « Franchement, lorsqu’on a signé tous ces contrats, on attendait beaucoup plus d’aide de l’Ouest dans le conflit qui nous oppose à Erevan, poursuit M. Ilham Shaban. Nous voulons faire comprendre à nos partenaires occidentaux que, s’il veulent profiter du gaz de Shah Deniz qui sera mis en exploitation en 2016 et rentabiliser les projets de gazoducs tels que Nabucco, White Stream, ITGI ou Transadriatic, ils devront avant tout clarifier leur position au regard du conflit du Haut-Karabakh. Cela concerne aussi la Turquie. Ceux qui seront “avec” nous n’auront aucun problème d’approvisionnement. » On ne saurait être plus clair.
En quelques années, les revenus du pétrole et du gaz ont fourni à l’Azerbaïdjan un revenu conséquent qui a permis au pays un solide réarmement — les dépenses militaires représentent plus de trois milliards de dollars en 2011 —, lequel fait craindre une reprise du conflit gelé depuis 1994.
JPEG - 533.6 ko
Des dépenses militaires huit fois plus importantes qu’en Arménie
Esquisse : Ph. Re. 2011
« Ainsi, si toutes les négociations et la diplomatie échouent, affirme le ministre-adjoint de l’intérieur, M.Vilayat Eyvazov, nous serons prêts à utiliser d’autres moyens. Et l’un de ces moyens pourrait être la guerre. » Les Azéris menacent de plus en plus ouvertement de reprendre le contrôle des territoires occupés par la force pendant que la communauté internationale multiplie en vain ses efforts de pacification : Les pourparlers se poursuivent dans le cadre des négociations menées sous l’égide de l’OSCE, mais aucun camp ne semble prêt à faire les concessions nécessaires pour la signature d’un accord de paix.
JPEG - 221.4 ko
A le gare centrale de Bakou, le père et le fils
Photo : Ph. Re. 2003
Les hésitations de l’Union européenne sur la question du Haut-Karabakh ont très largement entamée sa crédibilité auprès de Bakou, désormais tenté de se lancer dans un chantage économique pour ramener ses partenaires ouest-européens à de « meilleurs sentiments ». A Bakou, où l’on raille volontiers l’attitude de l’Europe et de l’Occident en général dans leur politique caucasienne, on raconte cette histoire : On demande à un chien : Pourquoi aboies-tu ? Parce que je veux faire peur, répond le chien. Et pourquoi remues-tu la queue ? Parce que moi aussi, j’ai peur.
Igor Fiatti est journaliste.
L’exploitation du pétrole aux portes de Bakou
JPEG - 133.9 ko
Paysage pétrolier dans la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004
JPEG - 202.4 ko
Paysage pétrolier dans la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004
JPEG - 172.8 ko
Paysage pétrolier dans la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004.
JPEG - 136.3 ko
Paysage pétrolier dans la banlieue de Bakou
Photo : Ph. Re. 2004

Libellés

Politique (381) social (341) actualité (279) corporation (265) loi (227) Corruption (208) geopolitique (201) Documentaire (155) documentary (143) Propaganda (129) Etats (128) Guerre (126) France (124) Internet (98) Reflexion (95) Pollution (94) crise (94) USA (93) Economie (89) Europe (85) Nouvelles Technologies (82) Santé (75) Arté (59) Argent (57) Etats-Unis (53) environnement (53) reportage (53) administration US (52) Nucléaire (51) Armement (48) Surveillance (46) Nucleaire (45) Chine (44) Armées (43) Mort (42) histoire (42) Japon (40) Japan (36) Police (34) le dessous des cartes (34) rapport (33) Banque (30) Petrole (30) censure (30) Energie (29) Agriculture (27) Eau (27) Afrique (25) Conflits (24) Fukushima (24) LOBBYS (24) Russie (22) gouvernements (22) Medias (21) Sécurité (21) Frontières (20) International (20) Agro Alimentaire (19) Catastrophe (19) Revolution (19) Armes (18) Pauvreté (18) Repression (18) geographie (18) China (17) OTAN (17) Libye (16) cybersécurité (16) gouvernance (16) Army (15) Carte (15) cyberspace (15) ARTE Reportage (14) Allemagne (14) Facebook (14) Inde (14) Moyen Orient (14) Cyber-activisme (13) FMI (13) Google (13) Royaume-Uni (13) cyberespionnage (13) sciences (13) Mali (12) Manipulations (12) commerce (12) enfant (12) philosophie (12) Israël (11) Violence (11) Web 2.0 (11) capitalisme (11) Afghanistan (10) CIA (10) Immigration (10) Journaliste (10) Livres (10) Syrie (10) finance (10) religion (10) traité (10) Bresil (9) Dictature (9) Drones (9) Pakistan (9) Radioactif (9) US (9) Vietnam (9) business (9) desinformation (9) election (9) militaires (9) secret (9) travail (9) 2011 (8) Climat (8) Droit de l'Homme (8) Démocratie (8) Gaz (8) Informations (8) Irak (8) Mexique (8) Reflextion (8) Somalie (8) conspiration (8) exploitation (8) mondialisation (8) terrorisme (8) Bolivie (7) Canada (7) Democratie (7) Discrimination (7) Filtrage (7) Presse (7) controle (7) crimes (7) manifestations (7) multinationales (7) trafic (7) 2012 (6) ACTA (6) Areva (6) Asie (6) Crise sociale (6) Droit (6) Gaza (6) Grande Bretagne (6) Haïti (6) Italie (6) Madagascar (6) Netizen Report (6) Nigeria (6) O.N.U (6) Oligarchie (6) RDC (6) Société (6) UE (6) changement climatique (6) danger (6) justice (6) mines (6) ocean (6) pirates (6) projet (6) Africa (5) Algerie (5) Arabie Saoudite (5) Bahreïn (5) Brésil (5) Chimique (5) Chomsky (5) Colonisation (5) Congo (5) Crise politique (5) Debat (5) Egypte (5) Indigènes (5) Inégalités (5) Liberté (5) Loppsi (5) NSA (5) ONG (5) Palestine (5) Pharmaceutique (5) Tunisie (5) Union Européene (5) Veolia (5) agrocarburants (5) big brother (5) contamination (5) ecologie (5) emploi (5) esclavage (5) hadopi (5) informatique (5) interview (5) menace (5) prison (5) AIEA (4) Accident (4) Agent (4) Bombes (4) Chili (4) Colombie (4) Contaminés (4) Grèce (4) Honduras (4) Iran (4) Microsoft (4) Migration (4) OMC (4) Occident (4) Perou (4) Racisme (4) Tchernobyl (4) Venezuela (4) Webdocumentaire (4) Wikileaks (4) brevet (4) dette (4) fichage (4) frontex (4) industrie (4) maladie (4) nanotechnologies (4) plastic (4) plastique (4) privatisation (4) privée (4) public (4) réfugiés (4) 2013 (3) Apple (3) Australie (3) Azerbaïdjan (3) Bangkok (3) Banque mondiale (3) Banques (3) Bosnie (3) Corée (3) Dechets (3) Espagne (3) Faim (3) Islande (3) Kazakhstan (3) Kenya (3) Liban (3) Maroc (3) Monde (3) NATO (3) Nature (3) Niger (3) OGM (3) OMS (3) Politics (3) Proche-Orient (3) Riz (3) Roms (3) Sahel (3) Sarkozy (3) Totalitaire (3) Turquie (3) Twitter (3) Ukraine (3) Uranium (3) Urbanisation (3) accords (3) art (3) cancers (3) charbon (3) culture (3) cyber-censure (3) drogue (3) ethnie (3) extreme droite (3) futur (3) gouvernement (3) minerais (3) piraterie (3) ressources (3) réseau (3) sondage (3) stratégie (3) télévision (3) écologie (3) 2014 (2) 2030 (2) Abus (2) Affaire (2) Africom (2) Afrique du Sud (2) Agent Orange (2) Amerique du Sud (2) Arabes (2) Argentine (2) Arménie (2) Articque (2) Atlas (2) Attentat (2) Australia (2) Balkans (2) Bangladesh (2) Belgique (2) Bio Carburants (2) Bioethique (2) Birmanie (2) Biélorussie (2) CRIIRAD (2) Cambodge (2) Cancer (2) Caucase (2) Centrafrique (2) Cloud (2) Coltan (2) Correa (2) Corée du nord (2) Coup d’Etat (2) Crise financière (2) Côte d'Ivoire (2) DARPA (2) Defense (2) Drone (2) Défense (2) EDF (2) EFSA (2) Emirats (2) Equateur (2) Espace (2) G8 (2) Gaz de Schiste (2) Gazoduc (2) Genocide (2) Germany (2) Ghana (2) Goldman Sachs (2) Guatemala (2) Géorgie (2) IKEA (2) India (2) Indiens (2) Irlande (2) Kirghizistan (2) Kosovo (2) Les infos dont on parle peu (2) Liberté d'expression (2) Mafia (2) Maghreb (2) Mosanto (2) Médias (2) Nation (2) Nouvel Ordre Mondial (2) Obama (2) Oppression (2) Paragay (2) Parlement (2) Patriot Act (2) Petropolis (2) Quatar (2) RFID (2) Retraites (2) Royaume Uni (2) Rwanda (2) Révolte (2) Sahara (2) Science (2) Serbie (2) Sexe (2) Space (2) Swift (2) Taiwan (2) Taïwan (2) Tepco (2) Thailande (2) U.R.S.S (2) Video (2) Viol (2) WTO (2) Yemen (2) aide alimentaire (2) aluminium (2) animaux (2) bilan (2) biotechnologie (2) chimie (2) civil (2) coup d’État (2) debt (2) dessous des cartes (2) developpement (2) diaspora (2) diplomatie (2) débat (2) délation (2) education (2) ex-Yougoslavie (2) famine (2) fonds d'investissement (2) graphisme (2) hack (2) humain (2) loi Internet et Création loi Hadopi (2) medecine (2) metal (2) misère (2) mondial (2) mur (2) news (2) paradis fiscaux (2) pesticides (2) piratage (2) poison (2) populisme (2) previsions (2) prostitution (2) président (2) sensure (2) telephonie (2) terre rare (2) territoire (2) textile (2) transport (2) villes (2) war (2) 11/9 (1) 1918 (1) 1945 (1) 2 (1) 2009 (1) 2010 (1) 23andMe (1) 9/11 (1) A TelecomTV Campaign (1) AFP (1) ALENA (1) APT (1) ASN (1) Abidjan (1) Agences de notation (1) Alimentarius (1) Almentaire (1) Amazonie (1) Amérindiens (1) Angola (1) Anonymous (1) ArmeFrance (1) Asile (1) Autodialogue à propos de New Babylon (1) Awards (1) B.R.I.C (1) BASM Conférence de Dublin Le texte du futur Traité adopté (1) BCE (1) Babylon District (1) Bayer (1) Berlin 1885 la ruée sur l'Afrique (1) Berlusconi (1) Bhoutan (1) Bilderberg 2008 (1) Bill Gates Rockefeller Svalbard (1) Black Hat (1) Blackwater (1) Botnet (1) Brazil (1) Burkina Faso (1) CEA (1) CETA (1) CFR (1) CNT (1) COMMENT) SUPREMATIE DE L'INFORMATION (1) CONSPIRATION - LE BRESIL DE LULA (1) CONTROLE TOTAL (1) CPI (1) CRU (1) CUG (1) Cachemire (1) Camera City (1) Child miners (1) Chypre (1) Cisjordanie (1) Citoyenneté (1) City (1) Clearstream (1) Club de Paris (1) Cnil (1) Codex (1) Collapse (1) Colombia (1) Combattre les mines et les BASM (1) Commission (1) Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique (1) Corruption des syndicats l’enquête qui dérange (1) Costa Rica (1) Criminalité (1) Crise à la Banque mondiale et au FMI (1) Cuba (1) Côte d’Ivoire (1) C’est quoi une bonne nouvelle (1) Dadaab (1) Darfour (1) Davos (1) De l’explosion urbaine au bidonville global (1) Destabilisation (1) Documentaire : No es un Joc ( Ce n'est pas un Jeu ) (1) Doha (1) Dubaï (1) Déchets (1) EADS (1) ELENA (1) Ecole (1) Ecoterrorisme (1) Ecuador - The Rumble in the Jungle (1) Eglise (1) Embargo (1) End (1) Enquête en forêt tropicale (1) Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus (1) Eurosatory (1) Exposé sur le nouveau mode actuel de répression politique en France (1) F.M.I Finances Mondiale Immorale (1) FAO (1) FARC (1) FEMA (1) FSC (1) Finlande (1) Foret (1) Forum social mondial FSM Belém (1) Foxconn (1) Franc Maçon (1) France-Afrique (1) Fujitsu (1) G20 (1) Gabon (1) Game (1) Gasland (1) Gazprom (1) Golfe Du Mexique (1) Google Cisco HP Ericsson et Verizon (1) Greenpeace (1) Gréce (1) Guantánamo (1) Guaraní (1) Guerre d’Algérie 1954-1962 (1) Guinée (1) Génocide (1) Génome (1) Géographies des alimentations (1) Géoingénierie (1) H1N1 (1) H2Oil (1) HAARP (1) HP (1) Hackers ni dieu ni maître (1) High-Tech (1) Hiroshima (1) Hollande (1) Hotel Sahara (1) I Am The Media (1) IBM (1) IMF (1) INTERNET (QUI (1) IPRED (1) Iceland (1) Icesave (1) Imiter (1) Indonesia (1) Indonesie (1) Insertion (1) Island (1) Italia (1) J.O (1) Jean Ziegler (1) Jesus Camp (1) KYSEA (1) Karachi (1) Kurdistan (1) L'Or bleu (1) LE HOLD-UP DU SIÈCLE (1) La Commission européenne lance un programme de propagande radio (1) La Démocratie en France 2008 (1) La Fin du Pétrole (1) La Paz (1) La Stratégie du choc (1) La Trahison des médias le dessous des cartes (1) La fin de la propriété de soi (1) La guerre de l'information utilise des opérations psychologiques agressives (1) La guerre invisible (1) La guerre pétrolière oubliée du Soudan (1) La menace iranienne (1) La quatrième révolution (1) Lakmi et Boomy (1) Laos (1) Le Secret des Sept Soeurs (1) Le club des incorruptibles (1) Le grand Monopoly du gaz (1) Le grand marché des cobayes humains (1) Le nuage (1) Le temps des mensonges (1) Le ventre de Tokyo (1) Les Armées Privées dans la Cible (1) Les Occidentaux dénient que la Géorgie a procédé à un génocide (1) Les enfants des rues de Mumbai (1) Les insurgés de la terre (1) Les nouveaux chiens de gardes (1) Les secrets de la forteresse Europe (1) Leviev (1) Littérature (1) Livre (1) Londres (1) MSF (1) Malaisie (1) Malediction (1) Manille (1) Mauritanie (1) Mayotte (1) Medcament (1) Mexico (1) Minorité nationale (1) Mogadiscio (1) Money (1) Mongolie (1) Monsanto (1) Moving forward (1) Mozambique (1) Mururoa (1) Music (1) Musique (1) Médias citoyens (1) NED (1) Nazis (1) Nazisme (1) Neo Conservateurs (1) Nepal (1) Nes (1) Nestlé (1) Nicaragua (1) Nigéria (1) Noam (1) Norvège (1) Notre poison quotidien (1) Nouvelle Zelande (1) Nuage Mortel (1) O.G.M ?? Vous avez dit O.G.M : Organisation Générale du Mensonge (1) O.M.S (1) OFCE (1) Oil (1) Oman (1) Orange (1) Ormuz (1) Ouganda (1) Ouïgours (1) P2 (1) PIPA (1) PRISM (1) Pacifique (1) Papouasie (1) Paraguay (1) Pays Bas (1) Paysans (1) Pentagone (1) Pentagone: Nous devons combattre le Net (1) Perhttp://www.blogger.com/img/blank.gifte (1) Perte (1) Philippines (1) Phtographe (1) Planète à vendre (1) Pologne (1) Polynésie (1) Portugal (1) President (1) Prison Valley (1) Prix agricoles les véritables raisons de l’inflation (1) Prévisions (1) Prêt à jeter (1) Publicité (1) Pêche (1) QUOI (1) Quelle devrait être la politique européenne de l'immigration (1) RATP (1) Rapport Angelides (1) Reflection sur : Le monde de l'image (1) Regis Debray (1) Ruhnama (1) Révolution (1) SOPA (1) STIC (1) Samsung (1) Sans lutte pas de victoire possible (1) Savoir (1) Schiste (1) Scoop (1) Senegal (1) Shanghaï (1) Singapour (1) Skype (1) Sociologie (1) Soudan (1) Sri Lanka Tsunami tourisme banque mondiale (1) Station (1) Stratfor (1) Suisse (1) Sénégal (1) TAFTA (1) TPP (1) TSCG (1) TTIP (1) Tchad (1) The Shock Doctrine (1) Tibet (1) Tienanmen (1) Tokyo Freeters (1) Total (1) Touaregs (1) Turkménistan (1) U.A (1) U.S.A (1) UMP (1) Une livraison de Nouvelles questions féministes (1) Union Africaine (1) Union Européenne (1) United Kingdom (1) Vaccin (1) Vatican (1) Vie Privée (1) Viellesse (1) Viêtnam (1) VoIP (1) Voies de navigations (1) Volcan (1) Vu du ciel (1) Wackenhut (1) Water makes money (1) Windows (1) Yahoo (1) Yakutsk (1) Yaoundé by night (1) Zambie (1) Zeitgeist (1) accord (1) activisme (1) alex (1) anonymat (1) archives (1) article (1) assassinat (1) avocat (1) bactériologique (1) barrage (1) bauxite (1) bildenberg (1) biomimétisme (1) biotech (1) blocus (1) bourse (1) boycott (1) caméra (1) centrale (1) change (1) citizen berlusconi (1) coke (1) congrès (1) contamine (1) crime (1) c’est innover (1) dead (1) discours (1) domination (1) droits de l'homme (1) déchets toxiques (1) démographie (1) département (1) désinformation (1) d’Amnesty (1) e (1) electronique (1) enseignement (1) entreprises (1) estonie (1) etude (1) européen (1) eurosur (1) experience (1) explosifs (1) falsifiabilité et modèle standard de l'évolution stellaire (1) fanatism (1) femmes (1) fiscal (1) fête (1) grève (1) hackers (1) harmaceutique (1) hydrates de méthane (1) iPhone (1) information (1) ingérance (1) inondations (1) irradiés (1) jeu (1) jeux video (1) jones (1) journalisme (1) jugement (1) l'Oreal (1) la tyrannie du cool (1) lithium (1) main basse sur le riz (1) mandat (1) mer (1) methane (1) meu (1) monarchie (1) monnaie (1) obsolescence (1) opinion (1) or (1) parti de droite (1) patriotisme (1) protection des viols de brevets Google Cisco HP Ericsson Verizon (1) psychologie (1) rafale (1) rebellion (1) recherche (1) ressources naturelles (1) réunions secrètes UE OGM (1) sables bitumineux (1) salaires (1) saumon (1) sous-marin (1) speculation (1) structure (1) sureté (1) taxe (1) tourisme (1) toxique (1) transgenic (1) tribunal (1) victimes (1) vidéo (1) virus (1) vote (1) vêtements (1) ÉVASION FISCALE (1) Élections (1) États-Unis (affaires extérieures) (1) Étienne Chouard (1)