"Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux ..." ( Confucius )
Affichage des articles dont le libellé est frontex. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est frontex. Afficher tous les articles
31 mars 2014
Libellés :
actualité,
Afrique,
Armées,
crise,
Démocratie,
Europe,
frontex,
Frontières,
geopolitique,
Immigration,
loi,
Migration,
Mort,
Politique,
rapport,
social
21 octobre 2013
Les secrets de la forteresse Europe
Réalisateur : Michael Richter
Source : http://www.arte.tv
Une enquête dans les coulisses de Frontex, l'agence européenne en charge de la lutte contre l'immigration clandestine, que certains défenseurs des droits de l'homme accusent de traitements dégradants et d'entorses à la loi.
La zone d’intervention de l’"Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures", appelée Frontex, s’étend des eaux internationales au large de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Ukraine. Cette agence envoie des policiers et du matériel des plus sophistiqués pour renfort aux autorités nationales dans leur lutte contre l’immigration clandestine. Actuellement, la frontière entre la Grèce et la Turquie est l’une des plus surveillées : dans la vallée de l’Évros, des agents Frontex venus de toute l’Europe patrouillent aux côtés de policiers grecs. En Méditerranée occidentale, les frontières maritimes entre l’Afrique et l’Europe font aussi l’objet d’opérations renforcées supervisées depuis Madrid. L’agence affirme que ces interventions permettent de réduire le nombre d’entrées illicites en Europe. Mais elle est régulièrement montrée du doigt par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent les conditions de vie déplorables des réfugiés placés dans des centres de détention, parfois pendant des mois. Dans ce documentaire poignant, le réalisateur Michael Richter recueille les témoignages d’Afghans qui vivent avec la peur au ventre dans les rues d’Athènes.
Source : http://www.arte.tv
Une enquête dans les coulisses de Frontex, l'agence européenne en charge de la lutte contre l'immigration clandestine, que certains défenseurs des droits de l'homme accusent de traitements dégradants et d'entorses à la loi.
La zone d’intervention de l’"Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures", appelée Frontex, s’étend des eaux internationales au large de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Ukraine. Cette agence envoie des policiers et du matériel des plus sophistiqués pour renfort aux autorités nationales dans leur lutte contre l’immigration clandestine. Actuellement, la frontière entre la Grèce et la Turquie est l’une des plus surveillées : dans la vallée de l’Évros, des agents Frontex venus de toute l’Europe patrouillent aux côtés de policiers grecs. En Méditerranée occidentale, les frontières maritimes entre l’Afrique et l’Europe font aussi l’objet d’opérations renforcées supervisées depuis Madrid. L’agence affirme que ces interventions permettent de réduire le nombre d’entrées illicites en Europe. Mais elle est régulièrement montrée du doigt par les associations de défense des droits humains, qui dénoncent les conditions de vie déplorables des réfugiés placés dans des centres de détention, parfois pendant des mois. Dans ce documentaire poignant, le réalisateur Michael Richter recueille les témoignages d’Afghans qui vivent avec la peur au ventre dans les rues d’Athènes.
Libellés :
actualité,
Documentaire,
documentary,
Europe,
frontex,
Frontières,
geopolitique,
Immigration,
Les secrets de la forteresse Europe,
loi,
Mort,
Police,
Politique,
prison,
social
10 octobre 2013
Mourir aux portes de l’Europe
Par Philippe Rekacewicz
04/10/2013
Source : http://blog.mondediplo.net
English Die at the gates of Europe
Ils renforcent leurs frontières, dressent des barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».
Par un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure » pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les zones de forte croissance.
Ces obstacles physiques sont des outils efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques ou physiques, on crée une nouvelle catégorie de délinquants : le migrant.
Au mépris du droit international et des valeurs universelles.
On meurt aussi en repartant, comme Marcus Omofuma, citoyen nigérian assassiné le 1er mai 1999 par trois policiers autrichiens sadiques dans un avion de la Balkan Air lors de son rapatriement forcé.
Manichéen ?
A peine. La géographie politique européenne des visas montre avec une certaine cruauté la vision européenne du monde, si peu généreuse. Il faudra que l’on m’explique ce qu’il y a de logique dans le fait que l’UE exige des ressortissants du Kosovo – Etat le plus pauvre de toute l’Europe – un visa hors de prix pour circuler dans l’Espace Schengen.
Il y a de multiples façons de partager le monde, les territoires, les régions. Que ce soit selon le principe des nations, du regroupement de nations, d’indicateurs socio-économiques ou politiques, ils nous rappellent avec cynisme ce que nous n’aimons pas voir de nous-même : notre égoïsme, notre violence. Nous feignons l’aide au développement, nous n’exportons chez les pauvres que des modèles inapplicables.
Et nous leur imposons des visas inaccessibles.
Pourtant l’Afrique pauvre, par exemple, offre aussi de la culture, de la musique et du théâtre. Des diplomates, des professeurs. Des étudiants, des travailleurs. Des écrivains. Autant d’êtres humains que l’Europe renvoie parfois ficelés comme des saucissons dans des avions, quand ce n’est pas dans des linceuls, lorsqu’ils ont échoué à obtenir un visa ou un titre de séjour.
Ce projet est largement basé sur le travail méticuleux réalisé par l’ONG United au Pays-Bas, sans qui cette boucherie resterait largement ignorée.
04/10/2013
Source : http://blog.mondediplo.net
English Die at the gates of Europe
« Un nouveau drame de
l’immigration », déclarent les présentateurs de télévision d’un air
contrit : jeudi 3 octobre, le naufrage, au large de l’île italienne de
Lampedusa, d’une embarcation partie de Libye et qui transportait de
quatre cent cinquante à cinq cents migrants s’est soldé par la mort d’au
moins trois cents personnes. Dans l’exposition d’esquisses
cartographiques « Cartes en colère », Philippe Rekacewicz revenait, à
partir de plusieurs figures, sur la « véritable stratégie de guerre »
mise en œuvre par l’Europe pour contenir « l’envahisseur ». Extrait.
Le monde Interdit
C’est étrange, cette peur paranoïaque de l’invasion, cette volonté de se « protéger » coûte que coûte de ces êtres humains qui, chaque année, prennent le chemin de l’exil vers les pays riches qu’ils imaginent terre d’espérance. Mais les riches ont décidé que cette humanité-là était indésirable.Ils renforcent leurs frontières, dressent des barrières, construisent des murs toujours plus hauts. Une véritable stratégie de guerre mise en œuvre pour contenir « l’envahisseur ».
Par un effet d’entraînement, d’autres grands pays comme le Brésil, la Chine ou la Russie mettent aussi en place une « sanctuarisation intérieure » pour limiter les migrations économiques des régions pauvres vers les zones de forte croissance.
Ces obstacles physiques sont des outils efficaces pour criminaliser l’immigration et rendre acceptable l’emploi d’expressions inacceptables : « immigrant illégal ». On fait croire qu’ils transgressent la loi : grâce à ces nouveaux obstacles, juridiques ou physiques, on crée une nouvelle catégorie de délinquants : le migrant.
Au mépris du droit international et des valeurs universelles.
Les trois frontières de l’Europe
Cette carte, nous l’avons dressée pour la première fois en 2003 grâce au méticuleux travail d’Olivier Clochard du laboratoire Migrinter à Poitiers. Nous mettons régulièrement à jour ce document et hélas, à chaque fois, nous devons rajouter des points noirs, grossir toujours plus les cercles rouges.Lire aussi « Rendez-vous à Sharon Stone », novembre 2011.Le 1er janvier 1993, Gerry Johnson, un citoyen du Liberia – pays alors dévasté par une guerre civile meurtrière –, est découvert mort étouffé dans un wagon de marchandises à Feldkirch, en Autriche. Le 3 octobre 2013, un bateau coule près de l’île de Lampedusa avec 500 migrants à bord, la plupart originaires d’Afrique de l’Est. Entre ces deux dates et ces deux lieux, un peu plus de 17 300 autres migrants – estimation a minima d’une hécatombe ignorée – ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’Europe, terre de la liberté et des droits de l’homme.
On meurt aussi en repartant, comme Marcus Omofuma, citoyen nigérian assassiné le 1er mai 1999 par trois policiers autrichiens sadiques dans un avion de la Balkan Air lors de son rapatriement forcé.
Géographie d’une humanité indésirable
A l’Ouest les copains bienvenus chez nous, le portefeuille bien garni, et à l’Est, les indésirables, les gueux, le petit peuple du monde trop pauvre pour nous « mériter ». Symétrie presque parfaite : subsistent des îlots de pauvres à l’Ouest, des îlots de riches à l’Est.Manichéen ?
A peine. La géographie politique européenne des visas montre avec une certaine cruauté la vision européenne du monde, si peu généreuse. Il faudra que l’on m’explique ce qu’il y a de logique dans le fait que l’UE exige des ressortissants du Kosovo – Etat le plus pauvre de toute l’Europe – un visa hors de prix pour circuler dans l’Espace Schengen.
Il y a de multiples façons de partager le monde, les territoires, les régions. Que ce soit selon le principe des nations, du regroupement de nations, d’indicateurs socio-économiques ou politiques, ils nous rappellent avec cynisme ce que nous n’aimons pas voir de nous-même : notre égoïsme, notre violence. Nous feignons l’aide au développement, nous n’exportons chez les pauvres que des modèles inapplicables.
Et nous leur imposons des visas inaccessibles.
Pourtant l’Afrique pauvre, par exemple, offre aussi de la culture, de la musique et du théâtre. Des diplomates, des professeurs. Des étudiants, des travailleurs. Des écrivains. Autant d’êtres humains que l’Europe renvoie parfois ficelés comme des saucissons dans des avions, quand ce n’est pas dans des linceuls, lorsqu’ils ont échoué à obtenir un visa ou un titre de séjour.
Ce projet est largement basé sur le travail méticuleux réalisé par l’ONG United au Pays-Bas, sans qui cette boucherie resterait largement ignorée.
Voir aussi et notamment : « Comment l’Union européenne enferme ses voisins » de Alain Morice et Claire Rodier, dans Le Monde diplomatique (juin 2010) et « Migrations, sauvetage en mer et droits humains » sur ce blog (septembre 2009).
Notes
Esquisses de Philippe Rekacewicz, avec la participation d’Olivier Clochard11 juin 2012
L’Europe fermée de l’intérieur
Par Thomas Deszpot
le 6 Juin 2012
pour http://owni.fr
le 6 Juin 2012
pour http://owni.fr
Deux chercheurs mettent en évidence les graves dérives des contrôles aux frontières de l'Union européenne, dans une étude à paraître le 26 juin prochain. Pour lutter contre l'afflux de migrants provoqué par le Printemps arabe, la Commission européenne met en oeuvre un renforcement sécuritaire débridé. Avec de drôles de technologies de surveillance.
Pour gérer les flux migratoires et surveiller ses frontières, l’Europe s’érige en forteresse. C’est la conclusion de deux chercheurs qui rendront publique le 26 juin une étude sur les frontières de l’Union Européenne, réalisée pour le Heinrich Böll Stiftung, un institut allemand proche du parti des Verts. Dans une première version du rapport que s’est procuré Owni, Mathias Vermeulen et Ben Hayes, mettent en évidence la politique du tout sécuritaire vers laquelle s’oriente l’UE en matière de flux migratoires, et, surtout, la surenchère technologique qui l’accompagne.
Depuis 2005, l’Europe s’est dotée d’une force d’intervention spécialement dédiée à ces missions : l’agence Frontex. Basée à Varsovie, elle peut compter sur le soutien financier de l’UE, qui intervient à hauteur de 676 millions d’euros pour la période 2008-2013. Organe majeur dans la régulation de l’immigration, l’agence agit à travers tout le continent grâce à des moyens matériels considérables. En février 2010, l’agence comptait 113 navires, 25 hélicoptères et pas moins de 22 avions.
Depuis plus d’un an, les révoltes arabes font craindre aux dirigeants du vieux continent un afflux massif de migrants, en provenance notamment du Maghreb. Très sollicitée en Méditerranée, où elle effectue une surveillance maritime permanente, l’agence Frontex tente de contrôler l’arrivée des migrants. Mais son action se concentre également à l’est de l’Europe. L’un des exemples le plus frappant concerne la frontière slovaco-ukrainienne où sur une centaine de kilomètres, ce sont près de 500 caméras qui sont déployées. Elles viennent épauler les 850 policiers qui guettent l’entrée des migrants vers l’espace Schengen. L’investissement est colossal : sécuriser un kilomètre de frontière représente ici un million d’euros.
Pourtant, la Commission européenne ne souhaite pas s’arrêter là. En septembre 2011, elle a renforcé les moyens de Frontex, qui peut désormais investir dans des équipements à sa seule disposition et déployer ses propres équipes de gardes-frontières. Pour tenter d’endiguer l’immigration illégale, l’agence peut aussi mobiliser une partie de ses forces au delà des frontières européennes. Des accords de coopération sont passés avec différents pays africains : les bateaux de Frontex sont ainsi autorisés à arpenter les côtes sénégalaises ou mauritaniennes.
Pour compléter les dispositifs existants, le projet Eurosur est dans les cartons de la Commission depuis 2008, avec l’objectif de “limiter le volume de ressortissants de pays tiers pénétrant illégalement sur le territoire de l’UE.” Pour Matias Vermeulen et Ben Hayes qui l’ont étudié en détail, les conclusions sont sévères.
À ce titre, le rapport des deux chercheurs pointe du doigt ce qui pourrait devenir “l’une des plus vastes bases de données pour les empreintes digitales à travers le monde.” Ce fichier global et centralisé se cache derrière l’acronyme RTP, pour “registered traveller programme” (littéralement “programme d’enregistrement des voyageurs“).
Derrière cette volonté incessante de renforcer la sécurité et la surveillance, l’ombre de sociétés privées se dessine. Via les projets de recherche et développement et la mise en place des différents systèmes évoqués ci-dessus, les instances européennes financent de nouveaux marchés, promis aux industries de l’armement. Ces investissements portent en majorité sur du matériel dont les fonctions premières sont d’ordre militaires (drones, caméras thermiques très haute définition…). En 2008 par exemple, le Commissariat à l’énergie atomique a reçu 2,8 millions d’euros pour développer des “outils pour l’inspection non destructive d’objets immergés grâce, principalement, à des capteurs de neutrons”. C’est ainsi qu’est né le projet Uncoss, dont on peut lire sur le site qui lui est dédié qu’il oeuvre à la protection des voies d’eau, jugées “très exposées aux attaques terroristes”.
De grands groupes industriels profitent eux aussi des fonds européens dans le cadre de projets de recherche. Thalès a entre autres touché 1,6 millions d’euros pour mettre en place le système Simtisys, chargé du “contrôle de la pêche, de la protection de l’environnement et du suivi des petits bateaux”. Autre grand groupe français, Sagem a de son côté reçu 10 millions d’euros pour le lancement d’Effisec, un programme de renforcement des postes frontières. Parmi les objectifs affichés, “améliorer la sécurité et l’efficacité des points de contrôle” et “améliorer les conditions de travail des surveillants aux frontières”.
En se basant sur les dépenses déjà engagées, les deux chercheurs estiment le coût global de ces frontières intelligentes à 2 milliards d’euros au minimum, soit le double du montant prévu par la Commission européenne. Ils soulignent a contrario les moyens réduits dont dispose le Bureau européen d’appui en matière d’asile. Son budget est en effet neuf fois inférieur à celui de l’agence Frontex.
Barrière frontalière entre L'Espagne et le Maroc à Ceuta. De l'autre coté des barbelés, c'est le Maroc. Ceuta, Espagne, 2002 - Photographie par ©Bruno Arbesu via Picture Tank
Depuis 2005, l’Europe s’est dotée d’une force d’intervention spécialement dédiée à ces missions : l’agence Frontex. Basée à Varsovie, elle peut compter sur le soutien financier de l’UE, qui intervient à hauteur de 676 millions d’euros pour la période 2008-2013. Organe majeur dans la régulation de l’immigration, l’agence agit à travers tout le continent grâce à des moyens matériels considérables. En février 2010, l’agence comptait 113 navires, 25 hélicoptères et pas moins de 22 avions.
Depuis plus d’un an, les révoltes arabes font craindre aux dirigeants du vieux continent un afflux massif de migrants, en provenance notamment du Maghreb. Très sollicitée en Méditerranée, où elle effectue une surveillance maritime permanente, l’agence Frontex tente de contrôler l’arrivée des migrants. Mais son action se concentre également à l’est de l’Europe. L’un des exemples le plus frappant concerne la frontière slovaco-ukrainienne où sur une centaine de kilomètres, ce sont près de 500 caméras qui sont déployées. Elles viennent épauler les 850 policiers qui guettent l’entrée des migrants vers l’espace Schengen. L’investissement est colossal : sécuriser un kilomètre de frontière représente ici un million d’euros.
L'agence Frontex et ses points d'attache en Europe et au Maghreb (illustration tirée du rapport "Borderline"
Pour compléter les dispositifs existants, le projet Eurosur est dans les cartons de la Commission depuis 2008, avec l’objectif de “limiter le volume de ressortissants de pays tiers pénétrant illégalement sur le territoire de l’UE.” Pour Matias Vermeulen et Ben Hayes qui l’ont étudié en détail, les conclusions sont sévères.
Le système Eurosur et le développement de “frontières intelligentes” représente la réponse cynique de l’Union européenne au Printemps arabe. Il s’agit là de deux nouvelles formes de contrôle européen des frontières [...] pour stopper l’afflux de migrants et de réfugiés (complétés par des contrôles à l’intérieur même de l’espace Schengen). Pour y parvenir, les ministres de l’Intérieur d’un certain nombre de pays sont même prêts à accepter la violation de droits fondamentaux.
Des drones
La mise en place d’Eurosur – qui devrait, selon les chercheurs, être actée dans l’année par le Parlement européen – doit permettre d’exercer un contrôle accru aux frontières, mais également à l’intérieur de l’espace Schengen. Sont visés les migrants illégaux et ceux entrés en situation régulière mais avec un visa expiré, communément appelés ”over-stayers“. Prévu pour agir en complément et en collaboration avec Frontex, Eurosur devrait être doté de moyens technologiques de pointe dans la surveillance, avec notamment des drones qui survoleront les eaux de la Méditerranée. En février 2008, le message porté devant l’Union par Franco Frattini, commissaire en charge de la Justice et des Affaires Intérieures résumait à lui seul les orientations politiques à venir concernant l’immigration, comme la souligne la Cimade dans un de ses rapports.Recourir aux technologies les plus avancées pour atteindre un niveau de sécurité maximal.Parmi ces avancées technologiques figure par exemple la biométrie. Le concept de “frontière intelligente” présenté par la Commission européenne met en avant la reconnaissance de toute personne transitant à l’intérieur des frontières de l’UE, de manière à pouvoir vérifier si sa présence sur le territoire européen est légale.
À ce titre, le rapport des deux chercheurs pointe du doigt ce qui pourrait devenir “l’une des plus vastes bases de données pour les empreintes digitales à travers le monde.” Ce fichier global et centralisé se cache derrière l’acronyme RTP, pour “registered traveller programme” (littéralement “programme d’enregistrement des voyageurs“).
Derrière cette volonté incessante de renforcer la sécurité et la surveillance, l’ombre de sociétés privées se dessine. Via les projets de recherche et développement et la mise en place des différents systèmes évoqués ci-dessus, les instances européennes financent de nouveaux marchés, promis aux industries de l’armement. Ces investissements portent en majorité sur du matériel dont les fonctions premières sont d’ordre militaires (drones, caméras thermiques très haute définition…). En 2008 par exemple, le Commissariat à l’énergie atomique a reçu 2,8 millions d’euros pour développer des “outils pour l’inspection non destructive d’objets immergés grâce, principalement, à des capteurs de neutrons”. C’est ainsi qu’est né le projet Uncoss, dont on peut lire sur le site qui lui est dédié qu’il oeuvre à la protection des voies d’eau, jugées “très exposées aux attaques terroristes”.
De grands groupes industriels profitent eux aussi des fonds européens dans le cadre de projets de recherche. Thalès a entre autres touché 1,6 millions d’euros pour mettre en place le système Simtisys, chargé du “contrôle de la pêche, de la protection de l’environnement et du suivi des petits bateaux”. Autre grand groupe français, Sagem a de son côté reçu 10 millions d’euros pour le lancement d’Effisec, un programme de renforcement des postes frontières. Parmi les objectifs affichés, “améliorer la sécurité et l’efficacité des points de contrôle” et “améliorer les conditions de travail des surveillants aux frontières”.
En se basant sur les dépenses déjà engagées, les deux chercheurs estiment le coût global de ces frontières intelligentes à 2 milliards d’euros au minimum, soit le double du montant prévu par la Commission européenne. Ils soulignent a contrario les moyens réduits dont dispose le Bureau européen d’appui en matière d’asile. Son budget est en effet neuf fois inférieur à celui de l’agence Frontex.
Tel qu’il est développé actuellement, le cadre législatif et financier du projet Eurosur revient à donner un chèque en blanc à l’agence Frontex. La Commission européenne continue elle à financer la recherche et le développement grâce aux fonds de l’UE, en attendant de trouver quelque chose qui fonctionne.
Violences
Le durcissement de la politique migratoire européenne intervient également dans un contexte de drames à répétitions. Porte d’entrée vers l’Europe, l’île italienne de Lampedusa a été le théâtre de nombreux accidents lors des derniers mois. Parmi les milliers de migrants qui prennent la mer, tous n’ont pas la chance d’arriver sains et saufs. Depuis 1988, plus de 18 000 personnes seraient mortes en tentant de rallier l’Europe. Développés pour améliorer le contrôle des frontières, Frontex et le futur Eurosur visent aussi à protéger les migrants. Dans les faits pourtant, ces politiques sécuritaires semblent ne pas tenir compte de la dimension humaine de telles opérations. Des violences sont souvent à déplorer, décrites par le réseau d’associations Migreurop dans une étude datée de novembre 2010.
Ces orientations ne sont pas sans rappeler l’exemple américain. Lancé en 2006, le SBI-net (pour Secure Border Initiative Network) a coûté 3,7 milliards de dollars, avant d’être annulé en 2010. Ce projet piloté par l’entreprise Boeing devait permettre un contrôle intensifié aux frontières canadiennes et surtout mexicaines.
Avec la construction d’un réseau de 1800 tours, équipées de capteurs, caméras, détecteurs de chaleur et de mouvement. Pour justifier ce retour en arrière du gouvernement américain, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Janet Napolitano a avancé le manque d’efficacité du système.
Ces sujets ont aussi animé la campagne présidentielle française : le 11 mars à Villepinte, Nicolas Sarkozy s’en est pris aux accords de Schengen qu’il a appelé à réformer.

Les opposants à Frontex tentent eux-aussi de faire porter leur voix : une opération “Anti-Frontex days” (journées anti-Frontex) s’est tenue du 18 au 23 mai à Varsovie, où est situé le siège de l’agence. Les militants mobilisés souhaitaient alerter l’opinion publique et faire part de leur colère face aux expulsions de migrants qui se poursuivent à travers l’Europe. Cette année, ils se sont servis de l’euro de football -organisé conjointement par la Pologne et l’Ukraine- comme d’une tribune.
L’avenir des frontières européennes est désormais entre les mains du Parlement européen. Si le projet Eurosur est appliqué en l’état, l’Europe pourrait bien se condamner à vivre enfermée.
Photographie par Bruno Arbesu via Picture Tank © tous droits réservés Barrière frontalière entre L’Espagne et le Maroc à Ceuta. De l’autre coté des barbelés, c’est le Maroc. Ceuta, Espagne, 2002
Ces opérations – visant à renvoyer dans leur pays d’origine des personnes contre leur gré– sont souvent sources de violences. Il est rare de pouvoir recouper des informations sur leur déroulement, puisque les personnes sont éloignées de force et qu’on ne connaît généralement pas le sort qui leur est réservé à l’arrivée. Il est donc difficile d’établir ou de maintenir avec elles un contact. Cependant, régulièrement, certains témoignages d’expulsés font état de violences se traduisant par des humiliations, des insultes, de l’agressivité, des coups jusqu’au tabassage durant les tentatives d’embarquement.Par ailleurs, le respect du droit d’asile pose lui aussi problème. Suite à leur interception, il n’existe pas aujourd’hui de distinction claire entre les migrants pour raisons économiques et ceux qui fuient des violences. Catherine Teule souhaiterait que les migrants “puissent bénéficier d’un entretien individuel à leur arrivée afin de comprendre leur situation”. La vice-présidente de l’Association européenne pour la défense des droits de l’homme nous a en effet expliqué que le droit d’asile n’est pas suffisamment respecté à l’échelle européenne, et réclame un contrôle plus strict.
Les problème que posent ces opérations, c’est le manque total de transparence, aucun observateur extérieur n’intervient.
Jurisprudence américaine
Ces orientations ne sont pas sans rappeler l’exemple américain. Lancé en 2006, le SBI-net (pour Secure Border Initiative Network) a coûté 3,7 milliards de dollars, avant d’être annulé en 2010. Ce projet piloté par l’entreprise Boeing devait permettre un contrôle intensifié aux frontières canadiennes et surtout mexicaines.
Avec la construction d’un réseau de 1800 tours, équipées de capteurs, caméras, détecteurs de chaleur et de mouvement. Pour justifier ce retour en arrière du gouvernement américain, la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Janet Napolitano a avancé le manque d’efficacité du système.
Ce projet a dépassé les budget prévus et pris du retard. Il n’a pas fourni un retour sur investissement qui permette de le justifier. Nous allons désormais réorienter ces ressources vers des technologies déjà éprouvées et adaptées à chaque région frontalière, pour mieux répondre aux besoins des patrouilles sur place.Les failles soulevées outre-atlantique ne semblent pas infléchir les politiques européennes. La question des frontières a resurgi ces derniers mois au sein de l’UE, avec une remise en cause récurrente de l’espace Schengen. Aux Pays-Bas, le projet @MIGO-BORAS actuellement en préparation va se concentrer sur les frontières avec l’Allemagne et la Belgique. Des caméras de surveillance placées à une quinzaine de points stratégiques auront pour mission de faciliter le repérage des “illégaux”.
Ces sujets ont aussi animé la campagne présidentielle française : le 11 mars à Villepinte, Nicolas Sarkozy s’en est pris aux accords de Schengen qu’il a appelé à réformer.
Il y a urgence, car il n’est pas question que nous acceptions de subir les insuffisances de contrôle aux frontières extérieures de l’Europe.
Réplique
La politique migratoire menée au sein de l’UE suscite de vives réactions à travers l’Europe. Les associations d’aide aux migrants déplorent des mesures qui constituent à leurs yeux une entrave aux libertés humaines. C’est le cas de Migreurop qui pointe dans ses travaux la violation de la convention de Genève, laquelle est censée garantir le principe de non refoulement des migrants. Face à ses collègues eurodéputés, Daniel Cohn-Bendit s’en est pris violemment aux déclarations de Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, qui ont signé une lettre commune pour la révision de Schengen.En acceptant ce débat sur Schengen, en acceptant les pressions populistes, en acceptant le racisme, vous savez ce que va être un contrôle de frontières, si on le fait ? Ca va être un contrôle facial. [...] Tous ceux qui seront bronzés, qui seront différents, eux ils vont se faire contrôler. Et on va faire une Europe à la carte: les blancs ça rentre, les bronzés ça rentre pas.
Les opposants à Frontex tentent eux-aussi de faire porter leur voix : une opération “Anti-Frontex days” (journées anti-Frontex) s’est tenue du 18 au 23 mai à Varsovie, où est situé le siège de l’agence. Les militants mobilisés souhaitaient alerter l’opinion publique et faire part de leur colère face aux expulsions de migrants qui se poursuivent à travers l’Europe. Cette année, ils se sont servis de l’euro de football -organisé conjointement par la Pologne et l’Ukraine- comme d’une tribune.
L’avenir des frontières européennes est désormais entre les mains du Parlement européen. Si le projet Eurosur est appliqué en l’état, l’Europe pourrait bien se condamner à vivre enfermée.
Photographie par Bruno Arbesu via Picture Tank © tous droits réservés Barrière frontalière entre L’Espagne et le Maroc à Ceuta. De l’autre coté des barbelés, c’est le Maroc. Ceuta, Espagne, 2002
Inscription à :
Articles (Atom)
Libellés
Politique
(381)
social
(341)
actualité
(279)
corporation
(265)
loi
(227)
Corruption
(208)
geopolitique
(201)
Documentaire
(155)
documentary
(143)
Propaganda
(129)
Etats
(128)
Guerre
(126)
France
(124)
Internet
(98)
Reflexion
(95)
Pollution
(94)
crise
(94)
USA
(93)
Economie
(89)
Europe
(85)
Nouvelles Technologies
(82)
Santé
(75)
Arté
(59)
Argent
(57)
Etats-Unis
(53)
environnement
(53)
reportage
(53)
administration US
(52)
Nucléaire
(51)
Armement
(48)
Surveillance
(46)
Nucleaire
(45)
Chine
(44)
Armées
(43)
Mort
(42)
histoire
(42)
Japon
(40)
Japan
(36)
Police
(34)
le dessous des cartes
(34)
rapport
(33)
Banque
(30)
Petrole
(30)
censure
(30)
Energie
(29)
Agriculture
(27)
Eau
(27)
Afrique
(25)
Conflits
(24)
Fukushima
(24)
LOBBYS
(24)
Russie
(22)
gouvernements
(22)
Medias
(21)
Sécurité
(21)
Frontières
(20)
International
(20)
Agro Alimentaire
(19)
Catastrophe
(19)
Revolution
(19)
Armes
(18)
Pauvreté
(18)
Repression
(18)
geographie
(18)
China
(17)
OTAN
(17)
Libye
(16)
cybersécurité
(16)
gouvernance
(16)
Army
(15)
Carte
(15)
cyberspace
(15)
ARTE Reportage
(14)
Allemagne
(14)
Facebook
(14)
Inde
(14)
Moyen Orient
(14)
Cyber-activisme
(13)
FMI
(13)
Google
(13)
Royaume-Uni
(13)
cyberespionnage
(13)
sciences
(13)
Mali
(12)
Manipulations
(12)
commerce
(12)
enfant
(12)
philosophie
(12)
Israël
(11)
Violence
(11)
Web 2.0
(11)
capitalisme
(11)
Afghanistan
(10)
CIA
(10)
Immigration
(10)
Journaliste
(10)
Livres
(10)
Syrie
(10)
finance
(10)
religion
(10)
traité
(10)
Bresil
(9)
Dictature
(9)
Drones
(9)
Pakistan
(9)
Radioactif
(9)
US
(9)
Vietnam
(9)
business
(9)
desinformation
(9)
election
(9)
militaires
(9)
secret
(9)
travail
(9)
2011
(8)
Climat
(8)
Droit de l'Homme
(8)
Démocratie
(8)
Gaz
(8)
Informations
(8)
Irak
(8)
Mexique
(8)
Reflextion
(8)
Somalie
(8)
conspiration
(8)
exploitation
(8)
mondialisation
(8)
terrorisme
(8)
Bolivie
(7)
Canada
(7)
Democratie
(7)
Discrimination
(7)
Filtrage
(7)
Presse
(7)
controle
(7)
crimes
(7)
manifestations
(7)
multinationales
(7)
trafic
(7)
2012
(6)
ACTA
(6)
Areva
(6)
Asie
(6)
Crise sociale
(6)
Droit
(6)
Gaza
(6)
Grande Bretagne
(6)
Haïti
(6)
Italie
(6)
Madagascar
(6)
Netizen Report
(6)
Nigeria
(6)
O.N.U
(6)
Oligarchie
(6)
RDC
(6)
Société
(6)
UE
(6)
changement climatique
(6)
danger
(6)
justice
(6)
mines
(6)
ocean
(6)
pirates
(6)
projet
(6)
Africa
(5)
Algerie
(5)
Arabie Saoudite
(5)
Bahreïn
(5)
Brésil
(5)
Chimique
(5)
Chomsky
(5)
Colonisation
(5)
Congo
(5)
Crise politique
(5)
Debat
(5)
Egypte
(5)
Indigènes
(5)
Inégalités
(5)
Liberté
(5)
Loppsi
(5)
NSA
(5)
ONG
(5)
Palestine
(5)
Pharmaceutique
(5)
Tunisie
(5)
Union Européene
(5)
Veolia
(5)
agrocarburants
(5)
big brother
(5)
contamination
(5)
ecologie
(5)
emploi
(5)
esclavage
(5)
hadopi
(5)
informatique
(5)
interview
(5)
menace
(5)
prison
(5)
AIEA
(4)
Accident
(4)
Agent
(4)
Bombes
(4)
Chili
(4)
Colombie
(4)
Contaminés
(4)
Grèce
(4)
Honduras
(4)
Iran
(4)
Microsoft
(4)
Migration
(4)
OMC
(4)
Occident
(4)
Perou
(4)
Racisme
(4)
Tchernobyl
(4)
Venezuela
(4)
Webdocumentaire
(4)
Wikileaks
(4)
brevet
(4)
dette
(4)
fichage
(4)
frontex
(4)
industrie
(4)
maladie
(4)
nanotechnologies
(4)
plastic
(4)
plastique
(4)
privatisation
(4)
privée
(4)
public
(4)
réfugiés
(4)
2013
(3)
Apple
(3)
Australie
(3)
Azerbaïdjan
(3)
Bangkok
(3)
Banque mondiale
(3)
Banques
(3)
Bosnie
(3)
Corée
(3)
Dechets
(3)
Espagne
(3)
Faim
(3)
Islande
(3)
Kazakhstan
(3)
Kenya
(3)
Liban
(3)
Maroc
(3)
Monde
(3)
NATO
(3)
Nature
(3)
Niger
(3)
OGM
(3)
OMS
(3)
Politics
(3)
Proche-Orient
(3)
Riz
(3)
Roms
(3)
Sahel
(3)
Sarkozy
(3)
Totalitaire
(3)
Turquie
(3)
Twitter
(3)
Ukraine
(3)
Uranium
(3)
Urbanisation
(3)
accords
(3)
art
(3)
cancers
(3)
charbon
(3)
culture
(3)
cyber-censure
(3)
drogue
(3)
ethnie
(3)
extreme droite
(3)
futur
(3)
gouvernement
(3)
minerais
(3)
piraterie
(3)
ressources
(3)
réseau
(3)
sondage
(3)
stratégie
(3)
télévision
(3)
écologie
(3)
2014
(2)
2030
(2)
Abus
(2)
Affaire
(2)
Africom
(2)
Afrique du Sud
(2)
Agent Orange
(2)
Amerique du Sud
(2)
Arabes
(2)
Argentine
(2)
Arménie
(2)
Articque
(2)
Atlas
(2)
Attentat
(2)
Australia
(2)
Balkans
(2)
Bangladesh
(2)
Belgique
(2)
Bio Carburants
(2)
Bioethique
(2)
Birmanie
(2)
Biélorussie
(2)
CRIIRAD
(2)
Cambodge
(2)
Cancer
(2)
Caucase
(2)
Centrafrique
(2)
Cloud
(2)
Coltan
(2)
Correa
(2)
Corée du nord
(2)
Coup d’Etat
(2)
Crise financière
(2)
Côte d'Ivoire
(2)
DARPA
(2)
Defense
(2)
Drone
(2)
Défense
(2)
EDF
(2)
EFSA
(2)
Emirats
(2)
Equateur
(2)
Espace
(2)
G8
(2)
Gaz de Schiste
(2)
Gazoduc
(2)
Genocide
(2)
Germany
(2)
Ghana
(2)
Goldman Sachs
(2)
Guatemala
(2)
Géorgie
(2)
IKEA
(2)
India
(2)
Indiens
(2)
Irlande
(2)
Kirghizistan
(2)
Kosovo
(2)
Les infos dont on parle peu
(2)
Liberté d'expression
(2)
Mafia
(2)
Maghreb
(2)
Mosanto
(2)
Médias
(2)
Nation
(2)
Nouvel Ordre Mondial
(2)
Obama
(2)
Oppression
(2)
Paragay
(2)
Parlement
(2)
Patriot Act
(2)
Petropolis
(2)
Quatar
(2)
RFID
(2)
Retraites
(2)
Royaume Uni
(2)
Rwanda
(2)
Révolte
(2)
Sahara
(2)
Science
(2)
Serbie
(2)
Sexe
(2)
Space
(2)
Swift
(2)
Taiwan
(2)
Taïwan
(2)
Tepco
(2)
Thailande
(2)
U.R.S.S
(2)
Video
(2)
Viol
(2)
WTO
(2)
Yemen
(2)
aide alimentaire
(2)
aluminium
(2)
animaux
(2)
bilan
(2)
biotechnologie
(2)
chimie
(2)
civil
(2)
coup d’État
(2)
debt
(2)
dessous des cartes
(2)
developpement
(2)
diaspora
(2)
diplomatie
(2)
débat
(2)
délation
(2)
education
(2)
ex-Yougoslavie
(2)
famine
(2)
fonds d'investissement
(2)
graphisme
(2)
hack
(2)
humain
(2)
loi Internet et Création loi Hadopi
(2)
medecine
(2)
metal
(2)
misère
(2)
mondial
(2)
mur
(2)
news
(2)
paradis fiscaux
(2)
pesticides
(2)
piratage
(2)
poison
(2)
populisme
(2)
previsions
(2)
prostitution
(2)
président
(2)
sensure
(2)
telephonie
(2)
terre rare
(2)
territoire
(2)
textile
(2)
transport
(2)
villes
(2)
war
(2)
11/9
(1)
1918
(1)
1945
(1)
2
(1)
2009
(1)
2010
(1)
23andMe
(1)
9/11
(1)
A TelecomTV Campaign
(1)
AFP
(1)
ALENA
(1)
APT
(1)
ASN
(1)
Abidjan
(1)
Agences de notation
(1)
Alimentarius
(1)
Almentaire
(1)
Amazonie
(1)
Amérindiens
(1)
Angola
(1)
Anonymous
(1)
ArmeFrance
(1)
Asile
(1)
Autodialogue à propos de New Babylon
(1)
Awards
(1)
B.R.I.C
(1)
BASM Conférence de Dublin Le texte du futur Traité adopté
(1)
BCE
(1)
Babylon District
(1)
Bayer
(1)
Berlin 1885 la ruée sur l'Afrique
(1)
Berlusconi
(1)
Bhoutan
(1)
Bilderberg 2008
(1)
Bill Gates Rockefeller Svalbard
(1)
Black Hat
(1)
Blackwater
(1)
Botnet
(1)
Brazil
(1)
Burkina Faso
(1)
CEA
(1)
CETA
(1)
CFR
(1)
CNT
(1)
COMMENT) SUPREMATIE DE L'INFORMATION
(1)
CONSPIRATION - LE BRESIL DE LULA
(1)
CONTROLE TOTAL
(1)
CPI
(1)
CRU
(1)
CUG
(1)
Cachemire
(1)
Camera City
(1)
Child miners
(1)
Chypre
(1)
Cisjordanie
(1)
Citoyenneté
(1)
City
(1)
Clearstream
(1)
Club de Paris
(1)
Cnil
(1)
Codex
(1)
Collapse
(1)
Colombia
(1)
Combattre les mines et les BASM
(1)
Commission
(1)
Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique
(1)
Corruption des syndicats l’enquête qui dérange
(1)
Costa Rica
(1)
Criminalité
(1)
Crise à la Banque mondiale et au FMI
(1)
Cuba
(1)
Côte d’Ivoire
(1)
C’est quoi une bonne nouvelle
(1)
Dadaab
(1)
Darfour
(1)
Davos
(1)
De l’explosion urbaine au bidonville global
(1)
Destabilisation
(1)
Documentaire : No es un Joc ( Ce n'est pas un Jeu )
(1)
Doha
(1)
Dubaï
(1)
Déchets
(1)
EADS
(1)
ELENA
(1)
Ecole
(1)
Ecoterrorisme
(1)
Ecuador - The Rumble in the Jungle
(1)
Eglise
(1)
Embargo
(1)
End
(1)
Enquête en forêt tropicale
(1)
Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus
(1)
Eurosatory
(1)
Exposé sur le nouveau mode actuel de répression politique en France
(1)
F.M.I Finances Mondiale Immorale
(1)
FAO
(1)
FARC
(1)
FEMA
(1)
FSC
(1)
Finlande
(1)
Foret
(1)
Forum social mondial FSM Belém
(1)
Foxconn
(1)
Franc Maçon
(1)
France-Afrique
(1)
Fujitsu
(1)
G20
(1)
Gabon
(1)
Game
(1)
Gasland
(1)
Gazprom
(1)
Golfe Du Mexique
(1)
Google Cisco HP Ericsson et Verizon
(1)
Greenpeace
(1)
Gréce
(1)
Guantánamo
(1)
Guaraní
(1)
Guerre d’Algérie 1954-1962
(1)
Guinée
(1)
Génocide
(1)
Génome
(1)
Géographies des alimentations
(1)
Géoingénierie
(1)
H1N1
(1)
H2Oil
(1)
HAARP
(1)
HP
(1)
Hackers ni dieu ni maître
(1)
High-Tech
(1)
Hiroshima
(1)
Hollande
(1)
Hotel Sahara
(1)
I Am The Media
(1)
IBM
(1)
IMF
(1)
INTERNET (QUI
(1)
IPRED
(1)
Iceland
(1)
Icesave
(1)
Imiter
(1)
Indonesia
(1)
Indonesie
(1)
Insertion
(1)
Island
(1)
Italia
(1)
J.O
(1)
Jean Ziegler
(1)
Jesus Camp
(1)
KYSEA
(1)
Karachi
(1)
Kurdistan
(1)
L'Or bleu
(1)
LE HOLD-UP DU SIÈCLE
(1)
La Commission européenne lance un programme de propagande radio
(1)
La Démocratie en France 2008
(1)
La Fin du Pétrole
(1)
La Paz
(1)
La Stratégie du choc
(1)
La Trahison des médias le dessous des cartes
(1)
La fin de la propriété de soi
(1)
La guerre de l'information utilise des opérations psychologiques agressives
(1)
La guerre invisible
(1)
La guerre pétrolière oubliée du Soudan
(1)
La menace iranienne
(1)
La quatrième révolution
(1)
Lakmi et Boomy
(1)
Laos
(1)
Le Secret des Sept Soeurs
(1)
Le club des incorruptibles
(1)
Le grand Monopoly du gaz
(1)
Le grand marché des cobayes humains
(1)
Le nuage
(1)
Le temps des mensonges
(1)
Le ventre de Tokyo
(1)
Les Armées Privées dans la Cible
(1)
Les Occidentaux dénient que la Géorgie a procédé à un génocide
(1)
Les enfants des rues de Mumbai
(1)
Les insurgés de la terre
(1)
Les nouveaux chiens de gardes
(1)
Les secrets de la forteresse Europe
(1)
Leviev
(1)
Littérature
(1)
Livre
(1)
Londres
(1)
MSF
(1)
Malaisie
(1)
Malediction
(1)
Manille
(1)
Mauritanie
(1)
Mayotte
(1)
Medcament
(1)
Mexico
(1)
Minorité nationale
(1)
Mogadiscio
(1)
Money
(1)
Mongolie
(1)
Monsanto
(1)
Moving forward
(1)
Mozambique
(1)
Mururoa
(1)
Music
(1)
Musique
(1)
Médias citoyens
(1)
NED
(1)
Nazis
(1)
Nazisme
(1)
Neo Conservateurs
(1)
Nepal
(1)
Nes
(1)
Nestlé
(1)
Nicaragua
(1)
Nigéria
(1)
Noam
(1)
Norvège
(1)
Notre poison quotidien
(1)
Nouvelle Zelande
(1)
Nuage Mortel
(1)
O.G.M ?? Vous avez dit O.G.M : Organisation Générale du Mensonge
(1)
O.M.S
(1)
OFCE
(1)
Oil
(1)
Oman
(1)
Orange
(1)
Ormuz
(1)
Ouganda
(1)
Ouïgours
(1)
P2
(1)
PIPA
(1)
PRISM
(1)
Pacifique
(1)
Papouasie
(1)
Paraguay
(1)
Pays Bas
(1)
Paysans
(1)
Pentagone
(1)
Pentagone: Nous devons combattre le Net
(1)
Perhttp://www.blogger.com/img/blank.gifte
(1)
Perte
(1)
Philippines
(1)
Phtographe
(1)
Planète à vendre
(1)
Pologne
(1)
Polynésie
(1)
Portugal
(1)
President
(1)
Prison Valley
(1)
Prix agricoles les véritables raisons de l’inflation
(1)
Prévisions
(1)
Prêt à jeter
(1)
Publicité
(1)
Pêche
(1)
QUOI
(1)
Quelle devrait être la politique européenne de l'immigration
(1)
RATP
(1)
Rapport Angelides
(1)
Reflection sur : Le monde de l'image
(1)
Regis Debray
(1)
Ruhnama
(1)
Révolution
(1)
SOPA
(1)
STIC
(1)
Samsung
(1)
Sans lutte pas de victoire possible
(1)
Savoir
(1)
Schiste
(1)
Scoop
(1)
Senegal
(1)
Shanghaï
(1)
Singapour
(1)
Skype
(1)
Sociologie
(1)
Soudan
(1)
Sri Lanka Tsunami tourisme banque mondiale
(1)
Station
(1)
Stratfor
(1)
Suisse
(1)
Sénégal
(1)
TAFTA
(1)
TPP
(1)
TSCG
(1)
TTIP
(1)
Tchad
(1)
The Shock Doctrine
(1)
Tibet
(1)
Tienanmen
(1)
Tokyo Freeters
(1)
Total
(1)
Touaregs
(1)
Turkménistan
(1)
U.A
(1)
U.S.A
(1)
UMP
(1)
Une livraison de Nouvelles questions féministes
(1)
Union Africaine
(1)
Union Européenne
(1)
United Kingdom
(1)
Vaccin
(1)
Vatican
(1)
Vie Privée
(1)
Viellesse
(1)
Viêtnam
(1)
VoIP
(1)
Voies de navigations
(1)
Volcan
(1)
Vu du ciel
(1)
Wackenhut
(1)
Water makes money
(1)
Windows
(1)
Yahoo
(1)
Yakutsk
(1)
Yaoundé by night
(1)
Zambie
(1)
Zeitgeist
(1)
accord
(1)
activisme
(1)
alex
(1)
anonymat
(1)
archives
(1)
article
(1)
assassinat
(1)
avocat
(1)
bactériologique
(1)
barrage
(1)
bauxite
(1)
bildenberg
(1)
biomimétisme
(1)
biotech
(1)
blocus
(1)
bourse
(1)
boycott
(1)
caméra
(1)
centrale
(1)
change
(1)
citizen berlusconi
(1)
coke
(1)
congrès
(1)
contamine
(1)
crime
(1)
c’est innover
(1)
dead
(1)
discours
(1)
domination
(1)
droits de l'homme
(1)
déchets toxiques
(1)
démographie
(1)
département
(1)
désinformation
(1)
d’Amnesty
(1)
e
(1)
electronique
(1)
enseignement
(1)
entreprises
(1)
estonie
(1)
etude
(1)
européen
(1)
eurosur
(1)
experience
(1)
explosifs
(1)
falsifiabilité et modèle standard de l'évolution stellaire
(1)
fanatism
(1)
femmes
(1)
fiscal
(1)
fête
(1)
grève
(1)
hackers
(1)
harmaceutique
(1)
hydrates de méthane
(1)
iPhone
(1)
information
(1)
ingérance
(1)
inondations
(1)
irradiés
(1)
jeu
(1)
jeux video
(1)
jones
(1)
journalisme
(1)
jugement
(1)
l'Oreal
(1)
la tyrannie du cool
(1)
lithium
(1)
main basse sur le riz
(1)
mandat
(1)
mer
(1)
methane
(1)
meu
(1)
monarchie
(1)
monnaie
(1)
obsolescence
(1)
opinion
(1)
or
(1)
parti de droite
(1)
patriotisme
(1)
protection des viols de brevets Google Cisco HP Ericsson Verizon
(1)
psychologie
(1)
rafale
(1)
rebellion
(1)
recherche
(1)
ressources naturelles
(1)
réunions secrètes UE OGM
(1)
sables bitumineux
(1)
salaires
(1)
saumon
(1)
sous-marin
(1)
speculation
(1)
structure
(1)
sureté
(1)
taxe
(1)
tourisme
(1)
toxique
(1)
transgenic
(1)
tribunal
(1)
victimes
(1)
vidéo
(1)
virus
(1)
vote
(1)
vêtements
(1)
ÉVASION FISCALE
(1)
Élections
(1)
États-Unis (affaires extérieures)
(1)
Étienne Chouard
(1)