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9 janvier 2014

Le typhon Haiyan : La catastrophe des Philippines n’est pas due au réchauffement climatique

Par Prof Michel Chossudovsky
Source : http://www.mondialisation.ca
19/11/2013
English : Climate Change: The Philippines Haiyan Typhoon is not the Result of Global Warming


Haiyan (Yolanda), le typhon tropical le plus puissant jamais enregistré, a frappé les Philippines, entraînant des conséquences dévastatrices pour tout le pays et faisant des [milliers de morts]. Environ 615.000 personnes ont été déplacées et jusqu’à 4,3 millions de personnes ont été touchées, selon sources gouvernementales.

La tragédie des Philippines est devenue un sujet de discussion à la Conférence internationale de Varsovie sur les changements climatiques sous l’égide de l’ONU.  La cause du typhon Haiyan et la détresse qui en résulte ont simplement été attribuées, sans preuves, à l’impact du réchauffement climatique. 



Bien qu’il n’existe aucune preuve scientifique que le super typhon Haiyan soit la conséquence du réchauffement climatique, les déclarations d’ouverture au Sommet de Varsovie ont laissé entendre dans des termes sans équivoque qu’il y avait une relation de cause à effet prouvée. La secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), Christiana Figueres, a affirmé (sans preuves) que le typhon fait partie de la « triste réalité » du réchauffement climatique. (Cité dans Did Climate Change Cause Supertyphoon Haiyan? | TIME.com, 11 novembre 2013.)

Le représentant des Philippines à la confrence de l’ONU sur les changement climatiques, M. Yeb Sano, a déclaré lors de son discours à la séance d’ouverture :

« Les typhons comme Yolanda et leurs conséquences représentent un triste rappel à la communauté internationale que nous ne pouvons nous permettre de tergiverser sur l’action climatique. Varsovie doit tenir parole en élevant ses aspirations et trouver la volonté politique pour lutter contre le changement climatique. » ( UN News Center, 11 novembre 2013.)

Ironie amère du sort, la tragédie des Philippines a contribué à renforcer un consensus qui remplit indirectement les poches des entreprises faisant du lobbyisme pour un nouvel accord sur le commerce du carbone. Le système de plafonnement et échange (cap and trade) est une manne de plusieurs milliards de dollars, s’appuyant sur le consensus sur le réchauffement planétaire. Selon Mme Figueres, chef de la (CCNUCC) :

« Nous devons clarifier la finance permettant au monde entier d’aller vers un développement à faible émission de carbone, … Nous devons mettre en œuvre un mécanisme aidant les populations vulnérables à faire face aux effets inattendus du changement climatique. »

La manipulation des marchés de plafonnement et échange est connue et docmentée. L’enjeu constitue le commerce des produits dérivés du carbone, contrôlé par les puissantes institutions financières comme JP Morgan Chase. (Voir Copenhagen’s Hidden Agenda: The Multibillion Trade in Carbon Derivatives, Global Research, 8 décembre 2009.) En 2008, Simon Linnett, vice-président de Rothschild & Sons a reconnu la nature de cette entreprise multimilliardaire :

« En tant que banquier, je salue également le fait que le système de “plafonnement et échange” soit devenu la méthode dominante pour le contrôle du CO2. Contrairement à la fiscalité ou à la simple réglementation, le plafonnement et l’échange offre davantage de possibilités pour la participation et l’innovation du secteur privé. » ( Telegraph, 31 janvier, 2008)

Le plafonnement et l’échange de crédits transformé en produits dérivés se nourrit du consensus sur le réchauffement planétaire. Sans ce consensus, ce commerce de plusieurs milliards de dollars serait un cuisant échec.

La crise humanitaire aux Philippines n’a rien à voir avec le réchauffement climatique. Les conséquences sociales du typhon Haiyan sont aggravés par le manque d’infrastructure et de services sociaux, sans compter l’absence d’une politique de logement cohérente. Les personnes les plus touchées par le typhon vivent dans la pauvreté dans des maisons de fortune.

Une réduction des émissions de CO2, comme l’a suggéré M. Yeb Sano lors de son discours à la séance d’ouverture du Sommet sur le climat à Varsovie, n’est pas une solution à la détresse d’une population appauvrie.

Aux Philippines, les répercussions sociales des catastrophes naturelles sont invariablement exacerbées par un cadre politique macro-économique imposé par les créanciers extérieurs de Manille.

La coup fatal des réformes économiques néolibérales est en jeu. Depuis plus de 25 ans, depuis la disparition de la dictature de Marcos, la « médecine économique » du FMI sous la gouverne du Consensus de Washington prévaut, servant en grande partie les intérêts des institutions financières et des sociétés minières et agroalimentaires.

Le gouvernement de Benigno Aquino s’est lancé dans une nouvelle vague de mesures d’austérité impliquant la privatisation généralisée et la réduction des programmes sociaux. En revanche, une grande partie du budget de l’État a été redirigée vers l’armée, laquelle collabore avec le Pentagone dans le cadre du « virage asiatique » d’Obama. Ce programme, qui sert les intérêts de Washington au détriment des Philippins, comprend également l’achat de systèmes d’armes avancés d’une valeur de de 1,7 milliard de dollars.

Michel Chossudovsky

Article original : Climate Change: The Philippines Haiyan Typhoon is not the Result of Global Warming

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

22 avril 2011

Villes de l'extrême : La Paz (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F


Une mégapole mondialisée et ses gratte-ciels à 4000 mètres d'altitude au fond d'une cuvette aux parois verticales. Une véritable curiosité urbaine. Au dessus de la ville, une banlieue tentaculaire à 4200 mètres qui atteint le million d'habitants en seulement 20 ans : El Alto, la haute. Les relations entre cette banlieue hors norme et son centre urbain accumulent frustrations et colère jusqu'à la révolution. C'est le singulier destin d'une ville que ce film raconte, ou comment une exception géographique finira par changer le destin politique d'une nation toute entière.

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Villes de l'extrême : Bangkok (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F

Sur 130 villes les plus menacées par le changement climatique, la banque mondiale a classé Bangkok dans le peloton de tête. Comme New York, Londres ou Amsterdam, la capitale Thaïlandaise fait face au risque de submersion. En prime, son climat tropical dérive vers l'extrême et l'expose désormais à des phénomènes cycloniques de très haute énergie... Le Docteur Smith, Directeur du centre d'alerte des catastrophes nationales et mythe vivant depuis le Tsunami de 2004 a mis le pays en alerte : un typhon hors norme pourrait se former dans le golf de Siam. A Bangkok, l'ambiance est à l'orage...

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Villes de l'extrême : Yakutsk (Reportage)

http://videos.arte.tv
(France, 2010, 43mn)
ARTE F

Ilot urbain de 300 000 habitants au coeur de la Sibérie orientale, Yakutsk, capitale de la Yakoutie, est de loin la ville la plus froide du monde. A la chute de l'empire soviétique, la Yakoutie est devenue la république autonome de Sakha. Ici, les hivers durent 9 à 10 mois. On y relève les températures les plus basses de l'hémisphère nord : jusqu'à -70°. Cette ville entière a été bâtie sur le permafrost, sol qui ne dégèle jamais : une prouesse technologique qui pourrait bien lui coûter son avenir à la faveur du réchauffement climatique...

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30 mars 2011

Nuage Mortel (Documentaire)

http://videos.arte.tv
(Royaume Uni , 2006, 48mn)
ARTE F


Le 8 juin 1783, le volcan Laki entre en éruption. Son nuage mortel anéantit plus d'un quart de la population islandaise et les trois quarts de son bétail, avant de dériver à travers l'Atlantique Nord vers l'Europe continentale, semant sur son passage souffrance et dévastation. Les huit mois d'émission de gaz sulfurique provoquent l'une des plus importantes perturbations climatiques et sociales du dernier millénaire.
Poussé par les vents, le nuage toxique atteint la Norvège, l'Allemagne, la France et l'Angleterre. Plusieurs années de suite, des hivers longs et rigoureux ruinent les récoltes. L'Islande est ravagée par la famine la plus grave de son histoire. Ailleurs, la faim et le froid font aussi monter la mortalité en flèche. L'éruption du Laki pourrait même avoir hâté la Révolution française et causé des disettes jusqu'en Chine et au Japon !
Des études géologique, climatologique et médicale menées pour ce documentaire permettent d'avoir une vision très précise de cette catastrophe mondiale inégalée. Des témoignages sous forme de coupures de presse, lettres et journaux intimes, ainsi que des scènes reconstituées retracent le quotidien bouleversé des populations. Et des images de synthèse permettent de comprendre la nature du phénomène et la manière dont il s'est manifesté. Le tableau précis d'une "année de cendres" et de ses conséquences, éclairé par les explications des chercheurs.

31 janvier 2010

HAARP - Un système d’armement modifiant le climat

par Maldoror jeudi 28 janvier 2010

Ci-dessous un rapport pour le moins édifiant de la Commission européenne des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense (rapport A4-0005/99 en date du 14 janvier 1999) sur les expériences menées par les Etats-Unis via le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project).

La mise en lumière de ce document officiel est plus que jamais nécessaire alors que l’on semble si préoccupé de la protection de l’environnement, de la prolifération nucléaire et qu’il y a peu Barack Obama recevait le prix Nobel de la paix.

« HAARP - Un système d’armement modifiant le climat »
Le 5 février 1998, la sous-commission sécurité et désarmement du Parlement a procédé à une audition portant notamment sur HAARP. Des représentants de l’OTAN et des États-Unis avaient été conviés à la réunion. Ils ont toutefois choisi de ne pas venir. La sous-commission a déploré que les États-Unis n’aient envoyé aucun représentant à l’audition et qu’ils n’aient pas saisi l’opportunité de faire des commentaires sur le matériel présenté(24).
HAARP est un programme de recherche sur le rayonnement à haute fréquence (High Frequency Active Auroral Research Project). Il est conduit conjointement par l’armée de l’air et la marine des États-Unis et par l’Institut de géophysique de l’université d’Alaska à Fairbanks. Des tentatives analogues ont lieu en Norvège, dans l’Antarctique, mais aussi dans l’ex-Union soviétique(25). HAARP est un projet de recherche utilisant un équipement terrestre, un réseau d’antennes. Chacune est alimentée par son propre émetteur pour réchauffer des parties de l’ionosphère(26) au moyen d’ondes radio puissantes. L’énergie ainsi générée réchauffe certaines parties de l’ionosphère, ce qui crée des trous dans l’ionosphère et des "lentilles" artificielles. HAARP peut avoir de multiples applications. La manipulation des particularités électriques de l’atmosphère permet de contrôler des énergies gigantesques. Utilisée à des fins militaires contre un ennemi, cette technique peut avoir des conséquences terribles. HAARP permet d’envoyer à un endroit déterminé des millions de fois plus d’énergie que tout autre émetteur traditionnel. L’énergie peut aussi être dirigée contre un objectif mobile, notamment contre des missiles ennemis.
Le projet améliore la communication avec les sous-marins et permet de manipuler les conditions météorologiques mondiales. Mais l’inverse, perturber les communications, est également possible. En manipulant l’ionosphère, on peut bloquer la communication globale tout en conservant ses propres possibilités de communications. La radiographie de la terre sur une profondeur de plusieurs kilomètres (tomographie terrestre pénétrante) à la fin de découvrir les champs de pétrole et de gaz, mais aussi les équipements militaires sous-terrains, et le radar transhorizon qui identifie des objets à grande distance au-delà de la ligne d’horizon sont d’autres applications du système HAARP.
Depuis les années 50, les États-Unis procèdent à des explosions nucléaires dans les ceintures de Van Allen(27) afin d’examiner les effets des impulsions électromagnétiques qu’elles déclenchent sur les communications radio et le fonctionnement des équipements radars. Ces explosions ont généré de nouvelles ceintures de rayonnement magnétique qui ont pratiquement entouré la terre tout entière.
Les électrons se déplaçaient le long de lignes de champs magnétiques et créaient une aurore boréale artificielle au-dessus du pôle nord. Ces essais militaires risquent de perturber à long terme les ceintures de Van Allen. Le champ magnétique terrestre pourrait s’étendre sur de vastes zones et empêcher toute communication radio. Certaines scientifiques américains estiment qu’il faudra plusieurs centaines d’années avant que les ceintures de Van Allen retrouvent leur état initial.
HAARP peut bouleverser les conditions climatiques. Tout l’écosystème peut être menacé, en particulier dans l’Antarctique où il est fragile. Les trous dans l’ionosphère causés par les ondes radio puissantes qui y sont envoyées constituent un autre effet très grave d’HAARP. L’ionosphère est notre bouclier contre le rayonnement cosmique. L’on espère que ces trous se refermeront, mais l’expérience acquise suite à la modification de la couche d’ozone donne à penser le contraire. Le bouclier de l’ionosphère est fortement percé à plusieurs endroits.
En raison de l’ampleur de ces incidences sur l’environnement, HAARP constitue un problème global et il faudrait évaluer si les avantages que procure ce système compensent les risques encourus. Ses incidences écologiques et éthiques doivent être évaluées avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais. L’opinion publique ignore pratiquement tout du projet HAARP et il est important qu’elle soit mise au courant.
HAARP est lié à la recherche spatiale intensive menée depuis 50 ans à des fins clairement militaires, par exemple en tant qu’élément de la "guerre des étoiles" en vue du contrôle de la haute atmosphère et des communications. Ces travaux de recherche doivent être considérés comme extrêmement néfastes pour l’environnement et la vie humaine. Personne ne sait avec certitude ce que peuvent être les effets de HAARP. Il faut lutter contre la politique du secret en matière de recherche militaire. Il faut promouvoir le droit à l’information et au contrôle démocratique des projets de recherche militaire ainsi que le contrôle parlementaire.
Une série d’accords internationaux ("la convention sur l’interdiction d’utiliser à des fins militaires ou à d’autres fins hostiles des processus modifiant l’environnement, le traité sur l’Antarctique, l’accord établissant les principes des activités des États en matière de recherche spatiale, en ce compris la lune et d’autres corps spatiaux ainsi que la convention des Nations unies sur le droit maritime) font que HAARP est un projet hautement contestable non seulement sur les plans humain et politique mais aussi du point de vue légal. En vertu du traité sur l’Antarctique, l’Antarctique ne peut être utilisée qu’à des fins pacifiques(28), ce qui signifie que HAARP enfreint le droit international. Tous les effets des nouveaux systèmes d’armement doivent être évalués par des organes internationaux indépendants. Il faut encourager la conclusion d’autres accords internationaux afin de protéger l’environnement contre toute destruction inutile en temps de guerre.
(24) Ce paragraphe est basé sur des données émanant de l’audition.
(25) Nick Begich, expert convié à l’audition.
(26) L’ionosphère contient de gigantesques champs magnétiques protecteurs appelés ceintures de van Allen, capturant des particules chargées (protons, électrons et particules alpha).
(27) En 1958, l’US Navy a fait exploser trois bombes contenant du matériel nucléaire fissile à une altitude de 480 km au-dessus de l’Atlantique sud. Le projet dirigé par le département de la défense des États-Unis et la commission de l’énergie atomique et portait le nom de code Project Argus. Source : Dr Rosalie Bertell.
(28) Article 1, traité sur l’Antarctique.


RAPPORT
14 janvier 1999
PE 227.710/déf.
A4-0005/99
sur l'environnement, la sécurité et la politique étrangère
Rapporteur pour avis ( Procédure "Hughes"):
Mr Olsson, commission de l'environnement, de la santé publique et de la protection des consommateurs
Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense
Rapporteur: Mme Maj Britt Theorin

28 décembre 2009

"Changement climatique"... ce que la presse ne vous dira pas

par jean-michel Bélouve (son site) mercredi 9 décembre 2009

Jean Michel Bélouve, qui vient de publier son livre "la Servitude Climatique : Changement climatique, Business et Politique", présente, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague, la situation actuelle du dossier politique "changement climatique", et notamment... tout ce que la presse ne vous dira pas !.

Jamais un sommet climatique n’aura été aussi peu serein que celui qui commence ce 7 décembre à Copenhague. Cette quinzième conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) se déroulera sous une quadruple menace.

Nous observons d’abord chez les pays participants une vision floue des objectifs à poursuivre et des moyens à mettre en œuvre. Il existe des désaccords profonds entre pays du Nord et pays du Sud, mais les Pays du Nord sont eux mêmes divisés. Le dossier du GIEC, qui est censé inspirer les mesures politiques à prendre, est miné par de récentes découvertes, publications ou déclarations scientifiques qui tendent à infirmer les certitudes affichées jusqu’ici. Il y a enfin le scandale du Climate Research Unit (le "climategate") qui empoisonnera probablement l’atmosphère de la Conférence.

Mais quel objectif poursuit-on à Copenhague ?

La Conférence devait constituer l’aboutissement d’un processus de négociations, commencé à Bali, le 30 novembre 2007, et s’achever par la signature d’un traité donnant un prolongement au Protocole de Kyoto, signé en 1998 et en vigueur jusqu’au 31 décembre 2012. Mais aucune des parties ne croit plus possible une telle issue. Tout au plus Copenhague sera une étape vers un traité que l’ONU espère voir signer en 2010, l’année 2011 paraissant plus plausible à bon nombre d’observateurs. Le Secrétaire Exécutif de la CCNUCC, Yvo de Boer, a redéfini un objectif en quatre points :

1 – De quelle quantité les pays développés veulent-ils réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ?

2- Dans quelles proportions les pays en développement, tels que la Chine et l’Inde vont-ils limiter l’augmentation de leurs émissions ?

3- De quelles aides [financières et technologiques], offertes par les pays développés, les pays en développement ont-ils besoin pour s’engager à limiter leurs émissions et à s’adapter aux impacts du changement climatique ?

4 Comment cet argent sera-t-il géré ?

La conclusion d’un accord scellant ces quatre points, selon M de Boer, ferait de la Conférence un succès. Mais même ces espoirs risquent fort d’être déçus.

Les réductions d’émissions des pays développés : disparates et insuffisantes.

Lors de l’étape de Poznań, Pologne, en fin 2008, la Conférence des Parties à la CCNUCC avait défini une fourchette de réduction d’émissions de 25% à 40 % pour 2020, pour les seuls pays développés, et une réduction de 50% en 2050, pour l’ensemble des pays (75% pour les pays développés). Il ne s’agissait pas d’un traité, mais d’une déclaration incluse au communiqué final, nombre de pays développés ne considérant cette communication que comme un repère non contraignant, alors que la Chine et l’Inde tiennent ces valeurs pour actées.

A ce jour, seule l’Union européenne a légiféré dans ce domaine par la directive du Paquet Energie Climat de décembre 2008, qui prévoit une réduction des émissions de 20% par rapport à l’année de référence 1990, qui pourrait être portée à 30 % en cas d’accord entre les nations à Copenhague. Toutefois, la répartition de ces quotas entre les pays membres n’a pas encore été abordée. Aux USA, le projet de loi climatique dit Waxman Markey Bill prévoit une réduction des émissions de 20 % en 2020, mais par rapport à l’année de référence 2005. Or les émissions de ce pays sont passées de 5200 millions de tonnes en 1990 à 6200 millions de tonnes en 2005 (source), soit plus de 19% d’augmentation. Cela signifie que les Etats Unis entendent seulement limiter leurs émissions au niveau atteint en 1990. Or le débat sur la loi Waxman Markey a été repoussé à l’année prochaine, et les sénateurs lui semblent de plus en plus défavorables. Les résistances sont particulièrement vives et les lobbys charbonniers actifs dans maints états producteurs ou consommateurs de houille. Manifestement, le Président Obama, qui se rend à Copenhague les mains bien vides, n’est plus maître de la situation.

Ajoutons que l’Australie vient de rejeter à une forte majorité un texte sur des quotas d’émission et le "cap and trade", alors qu’il s’agit du pays où la consommation d’énergie fossile est la plus forte au monde, par habitant (à égalité avec ceux des Etats Unis). La Russie a convenu de réduire ses émissions de 25% par rapport à 1990 (cela ne lui est pas bien difficile, vu qu’elle se situe actuellement à -29%). Le nouveau gouvernement japonais de M. Yukio Hatoyama a pris le contrepied de son prédécesseur en faisant voter une réduction d’émissions de 25% pour 2020.

25% au Japon et en Russie, 20 à 30 % en Union européenne, 0% aux USA (22% des émissions mondiales !), en Australie et en Nouvelles Zélande : nous demeurons bien en dessous de la fourchette 25% à 40 % voulue par l’ONU et les pays en développement. Or de quelle marge de manœuvre dispose un Obama contraint à la prudence par ses récents déboires, tant dans le domaine de sa loi climatique que dans celui de son dossier de sécurité sociale ? Il ne faut compter sur aucune bonne volonté de la part de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. Bref, un accord sur le premier objectif de Monsieur de Boer est loin d’être acquis.

Quelles limitations d’émissions pour les pays en développement ?

Chez ces pays, la Chine conduit la concertation. Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Mexique sont très unis en vue de la négociation de Copenhague. Ce sont les pays disposant des ressources industrielles les plus importantes parmi les pays en développement. La Chine émet 24% du CO2 mondial, et l’Inde 6,5 %. A eux tous, les pays en développement dépassent 50% des émissions. Dans leur majorité, ils ne prennent pas d’engagements pour 2020. La Chine, toutefois, qui refusait toute idée de limitation en juillet dernier, avance aujourd’hui l’objectif de réduire son "intensité carbonique" de 40% à 45% par rapport à l’année 2005.

Qu’entend-elle exactement par intensité carbonique ? Cela veut dire que la Chine s’efforcera de limiter le taux croissance de ses émissions annuelles à 55-60% seulement du taux de croissance de son PIB. Or son objectif est de continuer sur la base d’une croissance économique de 8% l’an, ce qu’elle est fort capable de réaliser. Dans ses conditions, son PIB augmenterait, en 2020, de 217% par rapport à celui de 2005, tandis que ses émissions de CO2 augmenteraient de 102% par rapport à la référence de 2005 ! Lorsque nos médias crient victoire à l’annonce de cette décision chinoise "historique", il convient donc de relativiser. Or il est assez probable que les pays développés accepteront cette proposition chinoise, et se montreront conciliants dans l’octroi d’aides financières et technologique aux pays en développement, en fait essentiellement à la bande des cinq (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Mexique).

Supposons maintenant que toutes les bonnes résolutions manifestées ci-dessus se confirment au cours des négociations dont Copenhague ne sera que le commencement, c’est-à-dire avec un Waxman Markey Bill voté par le Sénat et la Chambre des représentants dans les mêmes termes, des pays qui respectent scrupuleusement leurs engagements, nous aurions en 2020 la situation suivante, par rapport à 2005 (indice 100) :

2005

2020

Pays développés

56,5

45,7

Pays en développement

43,5

83,1

TOTAL

100

129,8

Les émissions de CO2 auraient donc cru de +30% par rapport à la référence de 2005 (et beaucoup plus par rapport à celle de 1990 !), et les pays en développement totaliseraient 65 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contre 35% aux pays développés. Il est assez probable d’ailleurs que cette évolution sera due en partie grâce aux délocalisations d’industries gourmandes en énergie des pays développés (les appellera-t-on encore ainsi ?) vers les pays en développement ! Ainsi pourraient se produire, tout naturellement, nos transferts de technologie.

Pays développés : et maintenant, passez à la caisse !

Si la Chine et ses alliés condescendent à faire un effet d’annonce avec leurs modérations d’intensité carbonique, ce n’est bien sur que pour obtenir des pays développés qu’ils ouvrent largement leur tiroir caisse. J’ai déjà évoqué (voir : "Tout savoir sur la taxe carbone et les véritables enjeux de Copenhague" ) l’exigence manifestée par la Chine de voir les pays développés consacrer 1% de leurs PIB à l’aide aux pays en développement pour leurs investissements verts. La position chinoise s’appuie sur les conclusions du rapport Stern, qui considère que cette contribution est nécessaire et suffisante pour éviter à la planète une catastrophe climatique, et c’est un pays développé, en l’occurrence le Royaume Uni , qui a commandé ce rapport et lui a donné une diffusion planétaire. La Chine et ses coalisés arguent également de la "responsabilité partagée, mais différenciée", reconnue et signée à Rio de Janeiro en 1992 par tous les pays développés, qui entérinent par là leur responsabilité dans l’accumulation de CO2 atmosphérique. Qui crée un dommage à autrui doit le réparer, n’est-ce pas ? Enfin, la Chine considère que le communiqué de Poznań qui fait état d’une fourchette de 0,5% à 1% des PIB des pays développés à consacrer à l’aide environnementale aux pays en développement constitue un engagement ferme des pays développés, en vertu, justement, de cette responsabilité différenciée.

Pour financer le développement vert des pays du Sud, la Commission européenne veut que l’ensemble des pays développés réunisse cent milliards d’euros par an. Cela représente quand même 92 euros par habitant et par an, nourrissons compris, et bien entendu nettement plus pour les riches habitants pays d’Europe occidentale, les USA, la Canada, le Japon. Que les contribuables ne s’angoissent pas trop quand même. Une bonne partie de cet argent serait prélevée sur des fonds jusqu’ici alloués à l’aide au développement : alphabétisation, santé, ressources en eau (The Guardian , Le Monde ), ce que les ONG environnementales dénoncent vivement Ce n’est pas la première fois que la lutte contre le CO2 pille les caisses destinées à des programmes humanitaires essentiels et urgents : l’ONU est coutumière du fait !

L’Union Européenne devrait, en toute logique, fournir environ 40 % des cent millions annuels, du fait de sa population et de son PIB. Mais, crise économique oblige, les membres contributeurs se font pingres quant à leur part respective, et il semble bien, -sauf accord confidentiel intervenu à la dernière minute -, qu’elle se rende à Copenhague sans avoir réglé ce problème essentiel. Les difficultés proviennent notamment des pays anciens membres du Pacte de Varsovie, dont les revenus sont considérablement moins élevés que ceux de la partie occidentale du continent. Il est scandaleux, clament les Polonais, d’extorquer de l’argent aux pays pauvres d’Europe pour le donner aux pays pauvres des autres continents.

Et que donnerait la France ? Enfin, les contribuables français ? Cela se discutait à l’Assemblée Nationale, le 2 décembre dernier, lorsqu’un commando de trublions arborant les couleurs de Greenpeace envahit l’hémicycle pour vociférer, au nom de son organisation et de dix autres ONG,que la France devait donner 4,2 milliards d’euros annuels ! 135 euros par foyer fiscal : la taxe carbone qui s’évapore vers le Sud ! Les médias dominants n’annoncent jamais ce genre de chiffrage. Il faut bien, pourtant, que les citoyens le sachent.

Qui gérera l’aide financière aux pays en développement ?

Ce que l’ONU prévoit, et que le Groupe "ad Hoc" constitué pour préparer les textes à négocier à Copenhague propose, c’est que les Etats financeurs versent leurs contributions à une caisse commune gérée par l’ensemble des parties au futur traité (Il y a actuellement 187 membres à la CCNUCC). La CCNUCC étant gérée par les fonctionnaires de l’ONU, cette organisation aurait donc un rôle important à jouer dans l’attribution de ces fonds aux différents projets à financer.

Nous aurions donc 38 pays donateurs, pour environ 149 bénéficiaires potentiels, chacun de ces 187 pays disposant d’une voix. Les pays en développement feront la loi, et parmi eux, nombre de pays pauvres et très pauvres qui, depuis la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement par Maurice Strong, en 1972, se soumettent volontiers à l’influence bienveillante de l’ONU.

C’est cette disposition qui a provoqué l’intervention spectaculaire et grandiloquente de Lord Monckton of Benchley, il y a quelques jours (voir la video sur Youtube ). Pour l’ancien conseiller énergie de Margaret Thatcher, ce n’est ni plus ni moins que l’intronisation d’un gouvernement mondial confié à l’ONU qu’a préparé le groupe ad Hoc. Le dernier rapport connu de ce groupe contient 26 occurrences du terme "gouvernance mondiale", et son article 35 traite de cette caisse commune.

Si la création d’un fond géré par une organisation multinationale ne suffit pas à faire de cette organisation un gouvernement, il ne faut pas cependant rejeter l’avertissement du Lord. Rappelons que Margaret Thatcher a toujours lutté contre les abandons de souveraineté exigés par la Communauté européenne, et que c’est cette position qui causa son départ et son remplacement par un John Major plus conciliant. Monckton est nourri de l’esprit de Margaret Thatcher, et a sans cesse protesté contre les accroissements successifs des pouvoirs de l’Union européenne. Sur ce plan, comme sur celui du changement climatique, son message rejoint celui du Président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, qui voit dans la manière dont se construit l’Europe d’aujourd’hui une évolution vers un système autoritaire pouvant déboucher un jour sur une dictature. Et Vaclav Klaus, comme Monckton, voit dans la géopolitique du changement climatique un des moyens utilisés par l’ONU et certains mondialistes pour évoluer vers un gouvernement mondial qui ne serait pas démocratique.

Copenhague ne va pas nous faire basculer d’un seul coup dans une dictature mondiale ! Mais l’ONU, et certaines organisations en font une étape d’une stratégie initiée au Sommet de Rio de 1992. C’est là bas que Maurice Strong, secrétaire général du Sommet, a fait voter l’Agenda 21, qui est un programme mondial de mesures environnementales à prendre dans chacun des pays, dans chaque région, et dans chaque ville de ces pays (voir : "Développement durable : rappel sur l’histoire d’un concept dévoyé"). On parle souvent de conspiration, ou de complot, préparant l’avènement d’un gouvernement mondial. Mais ces termes sont abusifs. Les tenants d’un tel gouvernement exposent publiquement leur point de vue, dans des publications qui, certes, ne touchent guère le grand public, mais qu’on peut se procurer facilement.

En fin de XXème siècle et au début du XXIème siècle, Kofi Annan et Maurice Strong ont voulu imposer une réforme de l’ONU qui aurait donné à l’organisation des pouvoirs supranationaux en matière d’environnement, de justice, de police et de pacification, de lui permettre de collecter directement des fonds par des taxes (une taxe carbone multinationale, la taxe Tobin, etc.), d’entretenir une armée et une police. Les deux hommes ont été sèchement désavoués par le Conseil de Sécurité, qui n’a conservé de leurs propositions que la création du Tribunal International de La Haye. Richard N Haas, Président du Council on Foreign Affairs (une organisation politique privée des USA), plaide en 2006 pour que l’on confie à l’ONU la responsabilité géopolitique de la lutte contre le réchauffement climatique, contre la prolifération nucléaire, le Terrorisme, les trafics de drogue internationaux (lire son article : "State Sovereignty must be altered in globalized era" ).Le champion du mouvement pour la gouvernance mondiale a été Mikhaïl Gorbatchev, après qu’il ait perdu le pouvoir en Union soviétique. Il a fondé la Croix Verte internationale, la Fondation Gorbatchev, et, avec Ted Turner, Maurice Strong et d’autres personnalités internationales, il a fondé la Commission of Global Neighborhood, dont la vie éphémère a donné naissance à un ouvrage intitulé "Our global Neighborhood", un projet de gouvernement mondial sous l’égide de l’ONU (ISBN 0-19-827998-1 ; publication Oxford University Press, 1995). Une autre approche est la "Théorie de l’Empire Global" professée par Bzigniew Brzezinski, qui prévoit l’extension du pouvoir des Etats Unis, alliés à l’Europe et au Japon, pour évoluer progressivement vers un gouvernement mondial (Le Grand Echiquier, ISBN 978-2-01-278944-9). La construction européenne constitue pour ces idéologues un véritable laboratoire, et le modèle à suivre pour confédérer les grandes régions du monde (ALENA, Afrique subsaharienne, pays d’Islam…) qui seraient chapeautées par une instance gouvernante globale.

C’est ce processus que Lord Monckton veut tenter de stopper. Je décris, dans mon livre "la Servitude Climatique" , comment le changement climatique est utilisé comme fer de lance dans ce projet globalisateur :

"La gestion de l’affaire climatique doit faire réfléchir aux risques que les nations prendraient en se dessaisissant de pouvoirs essentiels au bénéfice de l’ONU. En confiant à l’ONU le monopole de l’expertise en matière de climat, les sept nations maîtresses lui ont accordé un pouvoir exorbitant par rapport au mandat que lui confiait la Charte des Nations Unies de 1945. Imaginons qu’à la mission d’expertise s’ajoute un pouvoir réglementaire et exécutif, sans que les citoyens n’aient de pouvoir de contrôle sur les prises de décision qui concernent leur vie quotidienne…".

("La Servitude Climatique", JM Bélouve, pages 338-339)

Là, probablement, réside l’enjeu capital de Copenhague…

Article publié le 7 décembre sur Institut Turgot et Institut Hayek.

23 novembre 2009

Explosion d’une bombe dans le landernau réchauffiste. Vers un Climategate ?

par Vincent Benard (son site)

La BBC confirme cette information qui a mis la blogosphère anglophone en ébullition, et commence à toucher la grande presse. Un pirate aurait réussi à pénétrer les ordinateurs du Hadley Center (parfois désigné sous le vocable de CRU, Climate Research Unit), le centre d’études climatologiques de référence du GIEC, vertement critiqué par Vincent Courtillot dans ses vidéos pour refus de communiquer ses données brutes, et dont je vous entretenais des soupçons de fraude scientifiques qui accompagnaient son directeur, un certain Phil Jones.

Tout acte de piratage actif d’un ordinateur dont l’utilisateur n’a pas souhaité ouvrir l’accès est un acte répréhensible, mais en l’occurence, j’ai du mal à en vouloir au(x) Hacker(s), malgré l’illégalité de son acte. Le butin, de 61Mo une fois zippé, comporte 72 documents et 1073 e-mails.

Véracité : probable

Le pirate a mis les fichiers en libre accès sur plusieurs serveurs de "dump", que vous trouverez facilement. Naturellement, il est possible que le pirate ait "rajouté des truffes" au produit de sa rapine, et que les révélations "croustillantes" qui commencent à fleurir ça et là ne soient que des hoax.

Mais, comme le fait remarquer Lubos Motl, le pirate aurait alors réussi à insérer des fichiers d’une vraisemblance incroyable en quelques heures, entre son forfait et la mise à disposition. De nombreux commentateurs notent que trop de détails sont trop vrais pour avoir été fabriqués. Soit nous sommes en présence d’une véritable guerre informatique déclenchée par une organisation anti-réchauffiste aux puissants moyens (mais vous savez, moi, les théories du complot...), soit, plus probablement, les fichiers sont authentiques. D’ailleurs, Phil Jones lui même semble avoir reconnu que le Hack était réel et les mels sans doute authentiques.

Dernière minute avant bouclage : Real Climate reconnait que les messages sont authentiques et tente maladroitement de les minimiser en arguant que leur contenu, qui n’était pas destiné à être publié (vrai) est "normal", et que les phrases gênantes, une fois replacées dans leur contexte, ne le sont plus. Ah ?

Contenus : décapants

J’ai pu moi même télécharger le dossier "FOI2009". J’ai donc pu vérifier moi même la présence des mels cités par Watts, Motl, McIntyre (dont le site est en panne, record de trafic oblige). Le Herald Sun australien reprend l’histoire à son compte et livre des détails. Ce site met en ligne les fichiers txt sous forme de portail cherchable (belle réactivité). Selon les réchauffistes sur Twitter, le buzz est hors de tout contrôle.

Ces mels, s’ils sont authentiques, révèlent des pratiques frauduleuses, il n’y a pas d’autre mot, de certaines personnes très influentes dans les cercles réchauffistes, dont les travaux sont la base des rapports du GIEC. C’est la plus grande affaire de fraude scientifique depuis Lyssenko.

Quelques exemples

Ce tableau Excel, que des internautes se sont empressés de publier sur google docs, montre les sommes considérables que Jones a collectées depuis les années 90. Plus de 13 Millions de livres sterling au total.

Des extraits intéressants (cités par Watts, Motls, The Examiner, et bien d’autres) ont été traduits par "domip" sur lepost. fr :

From : Phil Jones
To : ray bradley ,mann@virginia.edu, mhughes@ltrr.arizona.edu
Subject : Diagram for WMO Statement
Date : Tue, 16 Nov 1999 13:31:15 +0000
Cc : k.briffa@uea.ac.uk,t.osborn@uea.ac.uk

Dear Ray, Mike and Malcolm,
Once Tim’s got a diagram here we’ll send that either later today or first thing tomorrow. I’ve just completed Mike’s Nature trick of adding in the real temps to each series for the last 20 years (ie from 1981 onwards) amd from 1961 for Keith’s to hide the decline. Mike’s series got the annual land and marine values while the other two got April-Sept for NH land N of 20N. The latter two are real for 1999, while the estimate for 1999 for NH combined is +0.44C wrt 61-90. The Global estimate for 1999 with data through Oct is +0.35C cf. 0.57 for 1998. Thanks for the comments, Ray.

Cheers
Phil

Prof. Phil Jones
Climatic Research Unit Telephone +44 (0) 1603 592090
School of Environmental Sciences Fax +44 (0) 1603 507784
University of East Anglia
Norwich Email p.jones@uea.ac.uk
NR4 7TJ
UK

(...)

Je viens de terminer d’utiliser l’astuce Nature (ndt : la revue scientifique) de Mike (ndt : Michael Mann ??) qui consiste à incorporer les vraies températures à chaque série depuis les 20 dernières années (çad depuis 1981) et depuis 1961 pour celles de Keith’s (ndt : probalement Briffa) afin de masquer le déclin.

A noter que le déclin dont il est question est probablement celui des températures, mais Phil Jones affirme que ce n’est sûrement pas cela mais qu’il ne se souvient plus de quoi il parlait à l’époque, ce qui n’a rien d’étonnant d’ailleurs. L’astuce "Nature" est décrite ici par St. McIntyre, qui est statisticien de formation.

D’autres font part de leurs propres doutes quant à la réalité du réchauffement :

The fact is that we can’t account for the lack of warming at the moment and it is a travesty that we can’t. The CERES data published in the August BAMS 09 supplement on 2008 shows there should be even more warming : but the data are surely wrong. Our observing system is inadequate.

Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’absence de réchauffement actuellement et c’est ridicule. Les données du CERES publiées dans le supplément d’Août BAMS 09 en 2008 montre qu’il devrait y avoir encore plus de réchauffement : mais les données sont certainement fausses. Notre système d’observation est déficient.

D’autres évoquent la suppression de preuves, au moment de l’affaire du Freedom of Information Act qui exigeait que leurs données brutes et leurs algorithmes soient révélés :

Can you delete any emails you may have had with Keith re AR4 ? Keith will do likewise. He’s not in at the moment – minor family crisis.Can you also email Gene and get him to do the same ? I don’t have his new email address.We will be getting Caspar to do likewise.

Peux-tu effacer tous les emails que tu as échangés avec Keith re AR4 ? Keith fera pareil.Peux-tu également écrire à Gene et lui dire de faire de même ?On va demander à Caspar de faire pareil.

Ici est évoquée la tentative de masquer la période de l’Optimum Médiéval (pédiode médiévale pendant laquelle il faisait plus chaud qu’actuellement) :

I think that trying to adopt a timeframe of 2K, rather than the usual 1K, addresses a good earlier point that Peck made w/ regard to the memo, that it would be nice to try to “contain” the putative “MWP”,

...Je pense que le fait d’utiliser une période de 2000 ans plutôt que 1000 répond au problème soulevé précédemment par Peck par rapport au mémo, et que ce serait bien pour essayer de "contenir" le soi-disant "OM" (ndt : Optimum Médiéval)

On y apprend également les pressions exercées sur les revues scientifiques afin que les études réfutant le réchauffement climatique ne soient pas publiées...

I think we have to stop considering “Climate Research” as a legitimate peer-reviewed journal. Perhaps we should encourage our colleagues in the climate research community to no longer submit to, or cite papers in, this journal. We would also need to consider what we tell or request of our more reasonable colleagues who currently sit on the editorial board…What do others think ?

Je pense qu’il va falloir cesser de considérer "Climate Research" comme une revue à comité de lecture légitime. Peut-être devrions-nous encourager nos collègues de la communauté de la recherche climatique de ne plus soumettre d’article à ce journal ni citer d’articles de ce journal. Nous devrions aussi penser à en parler à nos collègues plus raisonnables qui siègent au comité éditorial... Qu’en pensez-vous ?

Et d’ici demain, de nombreux autres secrets devraient être livrés par "the Jones files". Si c’est authentifié, et même real climate semble le reconnaître, c’est un gigantesque climategate qui se profile. Les protagonistes avouent sans ambage dans leurs échanges qu’ils "retravaillent" les données pour les faire coller à leurs hypothèses, et recommandent la destruction de documents alors qu’ils sont sous le coup d’une investigation au titre du "Freedom of Information act" du royaume uni, ce qui est illégal, et tend à indiquer qu’il y aurait "quelque chose à cacher".

Rappelons que les données de températures du présent et du passé fournies par le Hadley center, qui s’est déjà rendu célèbre en refusant de communiquer ses données brutes à des gens comme Courtillot ou McIntyre, sont réutilisées (et sans doute de bonne foi) par des milliers de scientifiques dans le monde, dans des travaux étudiant la relation entre températures et toutes sortes de phénomènes, géologique, zoologiques, historiques, etc...

Une fraude aussi importante sur les données de températures récentes obligerait des centaines d’équipes de travail dans le monde à reprendre leurs résultats de recherche : les dégâts de cette possible fraude dépasseraient sans doute le cadre du changement climatique. Les coupables de telles manipulations doivent être jugés.

Suites politiques

Au plan international, voilà qui scelle certainement le dernier clou sur le cercueil d’un accord lors de la conférence de Copenhague.

Il est urgent qu’à la lumière de ces découvertes, une action forte soit entreprise auprès de nos parlementaires pour forcer une suspension de TOUTES les lois votées au nom de la "lutte contre le réchauffement climatique anthropique", le temps que cette affaire soit tirée au clair. LA TAXE CARBONE doit être ABANDONNEE et les lois "Grenelle" abrogées de toute urgence.

Nous ne pouvons plus nous permettre de voter des lois et taxes liberticides et anti-économiques au nom d’une science aussi ouvertement biaisée.

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Incidemment : L’article témoignage de X.Driancourt sur le site de l’institut Hayek il y a quatre jours prend une toute autre dimension...

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Pour se tenir au courant : le fil de commentaires sur Skyfal

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