"Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux ..." ( Confucius )
Documentaire d'Olivia Mokiejewski Dans la collection "L'Emmerdeuse" incarnée par Olivia Mokiejewski.
Réalisé par Yann L'Hénoret et Olivia Mokiejewski.
Produit par Nilaya productions et France Télévisions Source : http://www.france2.fr
« Les cochons ! Ils sont tout roses, si attachants avec leurs
grands yeux. Et ils sont partout dans nos assiettes. Ils sont tellement
présents que j’ai voulu connaître la face cachée de ma tranche de
jambon. C’est l’histoire triste et vraie d’un système devenu absurde où
il n’y pas de coupable mais dont nous sommes tous responsables. Un monde
où les hommes et les animaux sont devenus des machines.
Il y a des moments où il faut être une emmerdeuse. » Olivia Mokiejewski
Après s’être intéressée à la recette du Coca- Cola, l’emmerdeuse a
décidé de se pencher sur le hamburger des Français, le jambonbeurre. On
en consomme chaque jour plus de 2 millions. Il faut dire que quand on
n’a pas beaucoup le temps de cuisiner, comme elle, le jambon c’est
pratique, bon et pas cher. Le porc est d’ailleurs la viande la plus
consommée en France et dans le monde. Le jambon blanc fait partie des
dix produits les plus vendus de la grande distribution. L’image que nous
vend l’industrie est celle d’un produit simple, sain et authentique
dans laquelle le cochon n’apparaît jamais. D’ailleurs il y a 1,2
milliard de cochons sur terre et pourtant, on ne les voit jamais.
Olivia Mokiejewski a voulu savoir ce qu’il se cachait derrière cette
tranche de jambon et son déguisement champêtre. Elle a tenté de suivre
le parcours d’un cochon de l’élevage jusqu’à l’assiette. Et ça n'a pas
été simple. La filière porcine est l’une des plus discrètes du secteur
agroalimentaire. Et pour ne rien arranger, elle traverse une grave crise
qui touche de plein fouet la Bretagne, la région du cochon. Cependant,
certains acteurs de la filière (éleveurs, salariés d’abattoirs) qu’on
entend rarement, et qui dénoncent ce manque de transparence, ont accepté
de témoigner. Comment sont élevés les cochons ? A quoi ressemble le
quotidien de ceux qui nous nourrissent ? Pourquoi estil si difficile de
filmer dans une usine de jambon ? Quel est impact de notre consommation
du « toujours moins cher » ? L’emmerdeuse a voulu regarder sa tranche de
jambon droit dans « les yeux ».
IKEA promet la qualité
à bas prix. Le bois des 100 millions de meubles que l'entreprise vend
chaque année à travers le monde proviendrait de forêts gérées de manière
responsable. Les faits prouvent pourtant le contraire dans la taïga
russe. Demandons à IKEA de cesser immédiatement les coupes rases dans les forêts boréales de Carélie
Pour 99 euros, IKEA propose la table JOKKMOKK et ses quatre
chaises en « pin massif, un matériau naturel qui embellit avec l'âge ».
Pour assumer une vente annuelle mondiale de 100 millions de meubles,
l'entreprise suédoise a des besoins gigantesques en bois : 12 millions
de mètres cubes par an ! La nature en paie le prix.
Prix bas pour les meubles, coûts élevés pour la nature
Une grande partie des bois utilisés dans les meubles d'IKEA
proviennent de l'extrême nord de la Russie, comme le révèlent leurs très
fines cernes. Dans le froid climat subarctique, les arbres poussent
très lentement. La filiale d'IKEA Swedwood possède un bail en République
de Carélie (Russie) sur 300.000 hectares de forêts naturelles, dont
certaines zones encore vierges.
Des arbres plusieurs fois centenaires abattus en quelques secondes : à
la cadence de 800 arbres par jour, les abatteuses coupent, ébranchent
et empilent les troncs d'arbres avant leurs transport vers l'usine de
meubles. Du haut de leurs pneus gigantesques, les machines sillonnent
les marais. Ils leurs faudra des décennies pour s'en remettre. Jour
après jour, IKEA détruit de nouvelles forêts primaires et leurs riches
écosystèmes. Les coupes rases ne cessent de s'étendre.
Coupes à blanc certifiées par le FSC
IKEA considère la destruction de la forêt boréale comme
manifestement responsable, puisque cette zone de Carélie a reçu l' «
écolabel » FSC (Forest Stewardship Council). Les organisations
écologistes condamnent depuis longtemps la tromperie de la certification
par la société FSC International.
Soutenons les revendications des associations Protect the
Forest et Spok. IKEA doit cesser immédiatement la destruction des forêts
naturelles.
Début de l'action: 2 juil. 2012
IKEA considère la destruction de la taïga (ou forêt boréale) comme
manifestement responsable. L'entreprise se base sur le label que lui a
délivré le Forest Stewardship Council (FSC) pour cette concession
forestière en Carélie. « Nous préservons 16 à 17% des forêts à haute
valeur de conservation, ce qui est bien supérieur aux critères du FSC »
explique Mme Josefin Thorell, porte parole d'IKEA, aux organisations de
protection de l'environnement. Ces dernières critiquent depuis longtemps
le label FSC. Ses normes, déjà très laxistes, ne sont pas respectées
dans la pratique. Le site FSC-Watch informe depuis plusieurs années sur
les centaines de cas de certifications douteuses du FSC. Les forêts
vierges de Scandinavie et des tropiques sont détruites avec la caution
du label FSC.
Le bois n'est pas le seul sujet problématique avec IKEA :
l'entreprise consomme 40.000 tonnes d'huile de palme par an,
principalement pour ses bougies mais aussi pour d'autres articles tels
ses pâtisseries. L'industrie détruit les forêts tropicales pour les
convertir en plantations de palmiers à huile. Mais là aussi, au lieu
d'agir à la base du problème en proscrivant ou en cherchant des
alternatives à l'huile de palme, IKEA préfère attendre son label
d'éco-blanchiment décerné par la RSPO (Roundtable Sustainable Palm Oil /
Table ronde pour une huile de palme durable).
Communiqué de presse relatif à la « lettre ouverte du FSC Allemagne à Sauvons la forêt » *
Dans une lettre ouverte adressée à Sauvons la forêt (Rettet den
Regenwald e.V.), l'association FSC-Deutschland a fait une déclaration
étonnante par la voix de son directeur M. Uwe Sayer : « Votre affirmation selon laquelle le FSC est un écolabel est fausse et sans fondement. »
Pourtant, une simple recherche sur internet avec les termes « FSC »
et « écolabel » offre quelques 450.000 résultats de pages web (source:
google.fr) contenant les deux termes. Médias, organisations de
protection de l'environnement ou marchands de meubles présentent depuis
plusieurs années le FSC comme un « écolabel ». Le FSC proteste-t'il
aussi auprès de ces institutions, comme il le fait présentement auprès
de notre association, contre la diffusion de cette « fausse »
information le concernant ?
Ou bien le FSC est-il dérangé par la pétition de Sauvons la forêt «
IKEA, bien pire qu'un marchand de meubles » dans laquelle le géant du
meuble suédois est critiqué pour ses coupes à blanc industrielles dans
les forêts primaires de Russie ? Ces déforestations sont certifiées «
durables » par le « label » du FSC. Plus de 62.000 personnes ont déjà
signé la pétition à ce jour.
Les critiques portant sur l'attribution du label FSC à des
exploitations forestières industrielles dans les forêts boréales du nord
de l'Europe n'ont absolument rien de nouveau. D'autres organisations
telles Greenpeace et la Société suédoise pour la conservation de la
nature (SSNC) dénoncent ces certifications depuis plusieurs années. La
SSNC s'est d'ailleurs retirée d'un FSC qui certifie les coupes rases.
Les organisations écologistes FERN et Robin Wood ont aussi quitté le FSC
International.
L'organisme qui gère et délivre le label du FSC à travers le monde
n'est pas une organisation à but non-lucratif mais une société à
responsabilité limitée basée à Bonn en Allemagne : FSC International
Center GmbH. Grâce à la « Marque FSC », de nombreuses entreprises
communiquent sur la performance environnementale de leur papier et de
leur bois. La certification suggère au client qu'un produit provient
d'une « gestion responsable des forêts » et non de la destruction des
forêts pluviales.
Le caractère trompeur de la certification par le FSC apparait une
nouvelle fois dans le cas des coupes rases effectuées dans les forêts
primaires russes. Le label FSC n'a rien d'écologique. Nous sommes tout à fait d'accord avec le FSC Allemagne sur ce point.
Hambourg, le 5 juillet 2012
* titre original en langue allemande « Offenen Brief des FSC Deutschland an Rettet den Regenwald »
Un voyage hypnotique au-dessus de la plus importante réserve de pétrole à ciel ouvert.
Vue du ciel, la Terre est un enchevêtrement de forêts, de rivières et d'affluents à perte de vue. Une nature souveraine au-dessus de laquelle plane la caméra. Soudain, une plongée vertigineuse à la manière d'un oiseau de proie, et nous voilà aux portes de l'enfer : une mine de pétrole à ciel ouvert. De visions d'apocalypse en séquences hypnotiques tournées depuis un hélicoptère, Petropolis adopte le point de vue des oiseaux pour réaliser l'autopsie de cette immense blessure. Violée par l'homme, abusée sans remords, la Terre filmée par Peter Mettler est une bête à l'agonie.
(Canada, 2009, 40mn) ARTE F Réalisateur: Peter Mettler
Shot primarily from a helicopter, filmmaker Peter Mettler's "Petropolis: Aerial Perspectives on the Alberta Tar Sands" offers an unparalleled view of the world's largest industrial, capital and energy project.
Canada's tar sands are an oil reserve the size of England. Extracting the crude oil called bitumen from underneath unspoiled wilderness requires a massive industrialized effort with far-reaching impacts on the land, air, water, and climate.
It's an extraordinary spectacle, whose scope can only be understood from far above. In a hypnotic flight of image and sound, one machine's perspective upon the choreography of others, suggests a dehumanized world where petroleum's power is supreme.