Regis Debray vient faire l’éloge des frontières sur le plateau de l’émission Ce soir ou Jamais du 29 novembre 2010.
Livre: éloge des frontières de Régis Debray CSOJ 29/11/2010
envoyé par MinuitMoinsUne.
"Que sert d’être habile à parler ? Ceux qui reçoivent tout le monde avec de belles paroles, qui viennent seulement des lèvres, et non du cœur, se rendent souvent odieux ..." ( Confucius )
5 décembre 2010
13 novembre 2010
Conflit frontalier entre le Costa Rica et le Nicaragua
Mise à jour du 6 novembre : après publication de ce billet en espagnol, l'agence AFP et d'autres sources ont annoncé qu'un représentant du Nicaragua “s'est appuyé sur la carte en ligne de Google Map de la région frontalière, durant un interview avec le journal costaricain La Nacion, pour justifier le raid dans ce territoire frontalier.” Global Voices a publié cette brève à ce sujet.
[Les liens sont en espagnol, sauf mention contraire] Ce qui a débuté comme un simple nettoyage ou dragage du fleuve San Juan, lequel est la frontière naturelle entre le Costa Rica et le Nicaragua, a débouché sur un conflit diplomatique et militaire.
Le gouvernement du Nicaragua a décidé d'entamer des travaux de dragage sur le fleuve San Juan pour faciliter la navigation des bateaux de grande taille. Jusque-là, il n'existait aucun problème, puisque le fleuve lui appartient. Mais au bout de quelques jours de travaux, le gouvernement du Costa Rica s'est rendu compte que les limons extraits du fleuve s'étaient déposés en territoire costaricain. Suite à sa réclamation, le Nicaragua a indiqué que tout ceci n'était qu'une erreur et que cela ne se reproduirait pas, mais le problème ne faisait que commencer.
Le Ier novembre, La Nación a annoncé : “Le Gouvernement confirme l'incursion de l'Armée du Nicaragua sur le territoire national”
Julio Córdoba de Ciencia Ficción con Julio Córdoba pense que :
par Roy Rojas · Traduit par Noele Belluard-Blondel · Traduction publiée le 7 Novembre 201 [Les liens sont en espagnol, sauf mention contraire] Ce qui a débuté comme un simple nettoyage ou dragage du fleuve San Juan, lequel est la frontière naturelle entre le Costa Rica et le Nicaragua, a débouché sur un conflit diplomatique et militaire.
Le gouvernement du Nicaragua a décidé d'entamer des travaux de dragage sur le fleuve San Juan pour faciliter la navigation des bateaux de grande taille. Jusque-là, il n'existait aucun problème, puisque le fleuve lui appartient. Mais au bout de quelques jours de travaux, le gouvernement du Costa Rica s'est rendu compte que les limons extraits du fleuve s'étaient déposés en territoire costaricain. Suite à sa réclamation, le Nicaragua a indiqué que tout ceci n'était qu'une erreur et que cela ne se reproduirait pas, mais le problème ne faisait que commencer.
Le Ier novembre, La Nación a annoncé : “Le Gouvernement confirme l'incursion de l'Armée du Nicaragua sur le territoire national”
le Gouvernement a confirmé cet après-midi l'incursion des troupes de l'armée du Nicaragua en territoire costaricain, en particulier dans l'île Calero, située dans la zone frontalière, à l'embouchure des fleuves San Juan et Colorado.Le Costa Rica a convoqué pour cette raison le conseil permanent de l'Organisation des États Américains (OEA), où il présentera les preuves correspondantes, avec des photographies, des vidéos et des témoignages des riverains de la zone. Le Ministre Tijerino a déclaré que :
“Ceci est une atteinte à la souveraineté nationale, on ne peut l'interpréter autrement,” [José María Tijerino, Ministre en charge de la Sécurité.]
Cette problématique va bien au-delà, puisqu'elle pourrait déclencher une augmentation des problèmes liés aux immigrants. Près de 600 000 Nicaraguayens, sans papiers dans leur grande majorité, vivent au Costa Rica, et ce n'est un secret pour personne que la xénophobie y est très présente, phénomène que ce problème frontalier pourrait aggraver.“Le Costa Rica, qui n'a pas d'armée, compte sur les voies diplomatiques pour éviter une confrontation qui ne ferait qu'aggraver la situation.”
Dean Cornito dans La Suiza Centroamericana écrit :
Selon des commentaires exprimés dans divers blogs, les Costaricains en sont arrivés à voir ce type de problèmes comme une situation totalement normale. On y dit qu'à chaque fois que le Nicaragua se trouve en période électorale, son président cherche à détourner l'attention vers d'autres événements, et qu'ainsi les problèmes internes ne sont pas mis en relief et ne coûtent pas de votes au gouvernement en place. A ce propos, El infierno en Costa Rica écrit :Tout autre pays latino-américain qui aurait souffert de la violation de son territoire serait déjà en guerre avec son voisin. Et c'est exactement ce que veut Daniel Ortega, qui à chaque fois qu'il a un problème interne, cherche à détourner l'attention publique en créant un conflit externe artificiel.
Une des traditions les plus enracinées dans la culture politique nicaraguayenne ces dernières décennies, c'est qu'à l'approche des élections, on doit provoquer un différend avec le Costa Rica, de préférence au moyen du fleuve San Juan ; et le précédent fut provoqué pour laver l'image du gouvernement en place, laquelle est entachée de corruption, d'incapacité à résoudre les problèmes, entre autres choses [..]Plusieurs blogueurs estiment que c'est le moment de garder son sang-froid et prendre les meilleures décisions afin qu'aucun des deux pays ne soit touché. Entre les deux pays voisins, la coopération mutuelle est indispensable. Le Costa Rica et le Nicaragua sont des partenaires commerciaux et ce type de problèmes touche les exportations de manière réciproque ; de nombreux emplois sont en jeu.
Julio Córdoba de Ciencia Ficción con Julio Córdoba pense que :
En tant que représentant de notre pays, le ministre doit promouvoir la paix comme valeur supérieure et le Droit comme unique arme pour résoudre le conflit et il doit laisser aux autres l'apologie de la guerre, une valeur qui ne fait pas partie de la vision costaricaine.C'est clairement un sentiment généralisé au Costa Rica, le seul pays sans armée du continent depuis 1948. L'option d' un conflit armé avec le Nicaragua n'est pas un sujet de discussion, puisque le Costa Rica n'a pas de quoi l'affronter.
H3dicho écrit :
Les dirigeants du Nicaragua sont les plus barbares de la région, et pourvu qu'ils puissent détourner l'attention de leurs problèmes internes, peu leur importe de mettre en péril les vies des Costaricains et des Nicaraguayens. […]Dean Córnito dans La Suiza Centroamericana souligne:
Heureusement, mieux vaut tard que jamais, et avant une nouvelle incursion de l'armée nicaraguayenne à notre frontière, notre gouvernement sollicite l'intervention de l'OEA, en pays pacifique que nous sommes. […]
Nous devons nous opposer aux autorités nicaraguayennes avec une réelle fermeté, sans reculer, mais avec diplomatie, sans jamais utiliser les armes contre un pays frère.
Pour empêcher qu'une situation comme celle-ci n'affecte nos relations commerciales réciproques, et pour qu'elle ne frappe pas dans le même temps les Nicaraguayens qui résident au Costa Rica, les autorités se sont adressées aux instances internationales afin de résoudre ce conflit de la meilleure manière possible.
En définitive, il est mieux de tolérer une violation de notre souveraineté pendant quelques semaines jusqu'à ce que l'instance inter-américaine agisse en faveur du Costa Rica, que de nous lancer dans une guerre absurde et inutile pour nous. Nos dirigeants ont bien raison de procéder avec prudence.
Un oeil sur la planète : Doit-on imiter les Suédois ?
DIRECT LINK
Au moment où la France connaît une crise économique, sociale et morale, Un œil sur la planète a choisi de braquer ses projecteurs sur la Suède. Examiner le modèle suédois pourrait nous être bien utile.
Surendettée au début des années 90, la Suède possède aujourd’hui les finances les plus saines d’Europe. Ce pays est sorti de la crise avec une croissance proche des 4 %, la plus importante du Vieux continent. Et la Suède caracole en tête dans presque tous les classements internationaux, qu’ils mesurent le bonheur, la qualité de vie, la santé, la compétitivité, l’attractivité économique ou l’accueil des immigrés...
La Suède semble avoir trouvé le secret de la bonne gouvernance. C’est l’une des démocraties les plus avancées du monde. Elle conjugue Etat-providence et performance économique. Alors, comment font les Suédois ? Pourrait-on appliquer leurs recettes dans l’Hexagone ? Quel est le prix à payer pour de tels résultats ?
"Doit-on imiter les Suédois ?", c’est le 30e numéro d’Un œil sur la planète.
Solutions locales pour un désordre global
Par Coline Serreau OFFICIAL SITE
« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »
Coline Serreau
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
Cette série d'entretiens d'une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.
« Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. »
Coline Serreau
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d'une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine... tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix.
Cette série d'entretiens d'une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.
Solutions locales pour un désordre global 1/6
envoyé par Wakeup
Solutions locales pour un désordre global 2/6
Solutions locales pour un désordre global 3/6
Solutions locales pour un désordre global 4/6
Solutions locales pour un désordre global 5/6
Solutions locales pour un désordre global 6/6
Wikileaks enfonce des portes ouvertes
Le site Wikileaks, qui avait publié 72 000 documents de l’armée de terre US en Afghanistan, vient de publier près de 391 832 télégrammes de rapports d’incidents de l’armée de terre US en Irak datés de la période 2004-2009.
Les documents ont été présentés dix semaines avant publication à quatre médias atlantistes, le New York Times, le Guardian, Le Monde et Der Spiegel afin qu’ils les analysent.
La presse dominante réagit principalement en s’étonnant de l’ampleur des violences de toutes sortes dont ces documents attestent. Elle en tire également des conclusions sur le rôle des mercenaires ou sur la faiblesse du gouvernement irakien.
Cette opération spectaculaire permet à la presse dominante de rattraper son retard en matière d’information. Les documents divulgués rapportent des événements dont la presse irakienne et la Résistance se sont fait l’écho au fur et à mesure au cours des dernières années et que la presse dominante s’est efforcée d’ignorer et de cacher à ses lecteurs.
Le Réseau Voltaire s’était étonné en son temps de cet aveuglement. Il avait alors, à titre d’exemple et pendant une période limitée à un mois, publié une sélection des principales informations connues, sous la forme d’une publication séparée : Janvier en Irak. Cette expérience, réalisée il y a plus de 5 ans, montre que tout était déjà disponible pour qui voulait le savoir.
Il s’en suit également que nos analyses des 5 dernières années sur ce sujet se trouvent aujourd’hui confirmées, alors que les analyses de la presse dominante sont désormais infirmées par elle-même. Notez, que le New York Times, le Guardian, Le Monde et Der Spiegel présentent leur remise à niveau comme un exploit journalistique, un scoop de très grande ampleur, au lieu de s’excuser auprès de leurs lecteurs pour leur avoir si longtemps menti.
===
« Gates : les "fuites" de Wikileaks sont sans conséquences », Réseau Voltaire, 19 octobre 2010.
21 octobre 2010
Irlande : de plus en plus de pauvres
par ARTE Journal
Pour sauver leurs banques, les contribuables irlandais vont devoir payer 50 milliards d'Euros- une somme astronomique qui va engloutir un tiers des richesses du pays ! Pour conserver sa place dans la zone Euro et abaisser le déficit à 3% de son PIB d'ici 2014, le gouvernement irlandais s'est engagé à imposer un régime d'austérité sans précédent. Une véritable catastrophe pour la population qui fait déjà face à un taux de chômage de près de 14% - un taux qui a triplé en 2 ans. Une fois encore, ce sont les plus démunis qui sont le plus durement touchés. Pour ARTE Journal, Hervé Amoric et Stephen O'Reilly ont mené l'enquête à Dublin.
Après 15 ans d'essor économique exemplaire, l'Irlande va-t-elle connaître un scénario à la grecque ? Les chiffres donnent le vertige : le déficit irlandais culmine à 32% du PIB - du jamais vu depuis la création de l'Euro. Une conséquence directe de la crise bancaire.
Pour sauver leurs banques, les contribuables irlandais vont devoir payer 50 milliards d'Euros- une somme astronomique qui va engloutir un tiers des richesses du pays ! Pour conserver sa place dans la zone Euro et abaisser le déficit à 3% de son PIB d'ici 2014, le gouvernement irlandais s'est engagé à imposer un régime d'austérité sans précédent. Une véritable catastrophe pour la population qui fait déjà face à un taux de chômage de près de 14% - un taux qui a triplé en 2 ans. Une fois encore, ce sont les plus démunis qui sont le plus durement touchés. Pour ARTE Journal, Hervé Amoric et Stephen O'Reilly ont mené l'enquête à Dublin.
À consulter
- L'Irlande au régime sec (Article L'Express.fr)
- L'Irlande menacée par le gouffre d el'Anglo-Irish Bank (Article La Tribune.fr)
- L'Irlande doit encore renflouer ses banques (Article La Croix.fr)
Kirghizistan : difficile de former un gouvernement
Par Arte Journal
"Des élections libres de toute pression, de toute manipulation" voilà comment la Présidente Kirghize par interim, Roza Otounbaïeva, au lendemain des élections législatives de dimanche. Un scrutin sans fraude et sans incident : une lueur d'espoir après la vague de violences inter-ethniques qui avait fait plus de 400 morts en juin dernier.
57 % des électeurs inscrits ont participé au scrutin. Le taux de participation était supérieur de 9 points dans le sud du pays et notamment à Och, la deuxième ville du Kirghizistan et fief du président autoritaire déchu, Kourmanbek Bakiev. C'est là qu'avaient débuté, l'été dernier, les émeutes entre entre Kirghizes et Ouzbeks de souche. "Des élections libres de toute pression, de toute manipulation" voilà comment la Présidente Kirghize par interim, Roza Otounbaïeva, au lendemain des élections législatives de dimanche. Un scrutin sans fraude et sans incident : une lueur d'espoir après la vague de violences inter-ethniques qui avait fait plus de 400 morts en juin dernier.
5 partis décrochent des sièges au parlement
Ces élections étaient censées restaurer la stabilité au Kirghizistan. Mais la formation du nouveau gouvernement sera difficile car aucun parti politique n'a obtenu la majorité. Sur les 29 partis en lice, seules 5 formations ont obtenu plus des 5 % requis pour pouvoir siéger au parlement. Selon la Commission électorale kirghize, la parti nationaliste Ata Jourt - très proche de l'ex président Bakiev, arriverait légèrement en tête. Une percée relative toutefois car selon les premiers résultats, Ata Yourt n'a obtenu qu'environ 9 % des suffrages ! Mais pour la la chef de l'Etat par intérim, Roza Otounbaïeva, le fait qu'aucun parti ne se distingue de manière massive est un bon signe pour la démocratie. Les deux formations qui soutiennent le gouvernement, dont le Parti social-démocrate du Kirghizistan, n'arrivent qu'en deuxième et troisième position. L'heure est aux négociations en vue de former un nouveau gouvernement. Mais elles promettent d'être âpres dans un pays qui n'a pas tourné la page de la haine et où tous les politiques sont loin de soutenir une démocratie parlementaire. La répartition des votes à l'issue de ces législatives est telle qu'elle menace le fonctionnement même du parlement...
(CS avec AFP)
À voir aussi
À consulter
- Les nationalistes arrivent en tête au Kirghizistan (Article TSR.ch)
- Élections au Kirghizitan : une victoire pour la démocratie ? (Article RFI)
- Un parti nationaliste opposé à la nouvelle Constitution en tête des élections (Article NouvelObs.com)
- Un parlement kirhyze morcelé (Article Radio Canada)
- La présidente Kirghize salue les élections (Article le Figaro.fr)
- Menaces sur les législatives au Kirghizistan (Vidéo AFO via Dailymotion)
- Calme précaire au Kirghizistan
- Rosa Otunbayeva : Présidente du Kirghizistan
- Kirghizistan : les arrestations arbitraires se poursuivent
- Kirghizistan : la guerre des images
- Kirghizistan : Och, un mois après les violences
- Kirghizistan : tensions inter-ethniques
- Kirghizistan : urgence humanitaire
- Kirghizstan : L'opposition s'est emparée du pouvoir
- Khirghizistan : les origines des tensions
13 octobre 2010
Nigeria : le pétrole coule à flots, mais la misère persiste
Ce billet fait partie d'une série d'articles commandés par le Pulitzer Center et Global Voices Online sur l'insécurité alimentaire dans le cadre des reportages multimédia du Pulitzer Gateway to Food Insecurity (Portail Pulitzer sur l'insécurité alimentaire). Partager ici votre expérience personnelle.
Alors que le pétrole du puits de BP continue à se déverser dans le Golfe du Mexique aux États-Unis et que ce cauchemar continue à faire les gros titres des médias, cette catastrophe a aussi attiré un peu d'attention de la part des médias sur des malheurs découlant de l'exploitation du pétrole dans un autre pays - le Nigeria.
Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria compte parmi les 10 plus grands exportateurs de pétrole dans le monde et il en est le plus important producteur en Afrique. Depuis que le pétrole a été découvert sur les côtes du Nigeria dans les années 70, il est devenu la source principale de richesse. Le pétrole constitue 90 pour cent des exportations du Nigeria et 80 pour cent des revenus du gouvernement.
Mais cette richesse pétrolière n'a pas été accompagnée d'une prospérité économique ni de sécurité alimentaire pour la majorité de la population. Plus tôt cette année, au nord du Nigeria, des mesures ont été prises pour anticiper le déficit en produits alimentaires, provoqué par l'insuffisance des pluies, la chute des prix du bétail et l'augmentation des prix des céréales. Joachim Ibeziako Ezeji, un expert en développement durable, résume les conséquences pour ceux qui sont touchés par cette pénurie .
L'industrie pétrolière du pays, qui est principalement située dans le Delta du Niger, est devenue une source de conflits, de corruption et d'atteintes aux droits humains. Un rapport d'Amnesty International publié l'année dernière a analysé ces conséquences ainsi que les problèmes pour l'environnement causés à cette industrie.
L'explosion du puits de BP, Deepwater Horizon, cette année a aussi attiré l'attention sur les dégâts sur l'environnement provoqués par les marées noires, y comprises celles du Delta du Niger. Selon certains médias, chaque année, il y a plus de pétrole déversé dans le Delta du Niger que celui qui a été perdu dans le Golfe du Mexique. Ces marées noires provoquent une pollution qui affecte les communautés voisines en diminuant les prises des pêcheurs et en contaminant l'eau et les terres arables.
Un billet sur le blog Niger Delta Unrest décrit une manifestation l'année dernière contre la compagnie Shell et le gouvernement nigérian, à la suite d'une grande marée noire au large des côtes. Des habitants de Bodo avaient exposé leurs griefs :
Hecht soutient dans sa série d'articles que même si le Nigeria faisait face à la menace de graves pénuries alimentaires, le pays avait suffisamment de terres fertiles pour pouvoir se nourrir seul et nourrir une bonne partie de la région si les revenus pétroliers étaient plus sagement investis. Afolabi Taiwo Okunola a abouti à la même conclusion dans un billet soumis lors d'un concours d'écriture sur le blog de la fondation Youngstars, en disant que s'occuper en priorité de l'agriculture était la solution :
Alors que le pétrole du puits de BP continue à se déverser dans le Golfe du Mexique aux États-Unis et que ce cauchemar continue à faire les gros titres des médias, cette catastrophe a aussi attiré un peu d'attention de la part des médias sur des malheurs découlant de l'exploitation du pétrole dans un autre pays - le Nigeria.
Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria compte parmi les 10 plus grands exportateurs de pétrole dans le monde et il en est le plus important producteur en Afrique. Depuis que le pétrole a été découvert sur les côtes du Nigeria dans les années 70, il est devenu la source principale de richesse. Le pétrole constitue 90 pour cent des exportations du Nigeria et 80 pour cent des revenus du gouvernement.
Mais cette richesse pétrolière n'a pas été accompagnée d'une prospérité économique ni de sécurité alimentaire pour la majorité de la population. Plus tôt cette année, au nord du Nigeria, des mesures ont été prises pour anticiper le déficit en produits alimentaires, provoqué par l'insuffisance des pluies, la chute des prix du bétail et l'augmentation des prix des céréales. Joachim Ibeziako Ezeji, un expert en développement durable, résume les conséquences pour ceux qui sont touchés par cette pénurie .
“Le Nigeria, autrefois une nation agraire, a abandonné l'agriculture au début des années 80 quand le gouvernement a recentré l'économie sur l'exploitation du pétrole… Malheureusement, la plus grande partie des revenus ont été volés par des hommes politiques et leurs complices. La conséquence est qu'aujourd'hui, selon le ministère de l'agriculture, 91 millions de nigérians représentant 65 pour cent de la population du pays vive dans l'insécurité alimentaire.”Le Nigeria avait une forte activité agricole avant le boom du pétrole, mais au cours des années suivantes, ses grandes fermes et ses plantations ont été négligées. Le journaliste David Hecht, qui a écrit une série de reportages sur la crise alimentaire au Nigeria avec le soutien du Pulitzer Center on Crisis Reporting (Centre Pulitzer de reportages sur les crises) écrit que 90 pour cent de la production agricole du Nigeria provient de petites fermes gérées de façon peu éfficace. La plupart des fermiers ont peu d'accès ou pas du tout aux méthodes agronomiques modernes comme la fertilisation par les engrais et l'irrigation. En conséquence, le Nigeria est devenu le plus grand importateur de produits alimentaires du monde, en particulier de riz et de blé. Mais même avec ces importations, plus du quart des enfants nigérians âgés de moins de 5 ans souffrent de malnutrition.
L'industrie pétrolière du pays, qui est principalement située dans le Delta du Niger, est devenue une source de conflits, de corruption et d'atteintes aux droits humains. Un rapport d'Amnesty International publié l'année dernière a analysé ces conséquences ainsi que les problèmes pour l'environnement causés à cette industrie.
L'explosion du puits de BP, Deepwater Horizon, cette année a aussi attiré l'attention sur les dégâts sur l'environnement provoqués par les marées noires, y comprises celles du Delta du Niger. Selon certains médias, chaque année, il y a plus de pétrole déversé dans le Delta du Niger que celui qui a été perdu dans le Golfe du Mexique. Ces marées noires provoquent une pollution qui affecte les communautés voisines en diminuant les prises des pêcheurs et en contaminant l'eau et les terres arables.
Un billet sur le blog Niger Delta Unrest décrit une manifestation l'année dernière contre la compagnie Shell et le gouvernement nigérian, à la suite d'une grande marée noire au large des côtes. Des habitants de Bodo avaient exposé leurs griefs :
“Ils ont décrit comment la faim et la soif étaient répandues dans leurs communautés : tous les poissons ont été tués, l'eau est contaminée, l'accès aux rivières bloqué et le sol pollué alors que les récoltes étaient empoisonnées. Une femme a montré un pauvre panier de manioc qui devait lui suffire pour nourrir sa famille pendant une semaine. C'était suffisant seulement pour une personne. Une autre femme s'est présentée et a raconté comment son fils de 8 ans était mort de faim…. Un dirigeant du Conseil de la jeunesse, celui qui interprétait, a parlé de son amertume et de la sensation que tout contrôle lui échappait. Il a dit qu'il devenait impossible de calmer les jeunes dans la ville et qu'il était sûr que certains d'entre eux passeraient dans le militantisme et l'action militaire. ‘Un homme qui a faim est un homme fâché, a-t-il ajouté.'”Randal Maurice Jelks, qui blogue sur The Black Bottom Blog aux États-Unis, écrit que les Nigérians et les habitants de la côte du Golfe de Louisiane avaient beaucoup en commun , plus qu'on pouvait le penser :
“Pendant des années, l'état de Louisiane a permis aux compagnies pétrolières d'avoir la réglementation la plus libérale : un clin d'œil et un signe de tête au lieu de l'application des lois en vigueur. Comme conséquence, de nombreux afro-américains, comme le peuple Ogoni du Nigeria, qui vivent dans la région du Golfe, ont été les plus touchés par ce qu'on appelle le cancer Alley (l'allée du cancer). Les polluants chimiques et de la production pétrolière ont empoisonné leurs terres et leurs organes pendant des années, et comme le peuple Ogoni, ces personnes noires et pauvres ont été ignorées. Le gouvernement de l'état de Louisiane ainsi que le gouvernement nigérian ont laissé les compagnies pétrolières faire ce que bon leur semblait, en pur style laissez faire. “Une analyse de Peter Osadalor parue dans le journal nigérian Vanguard affirme que la Banque mondiale a inventé l'expression “le paradoxe nigérian” pour décrire spécifiquement l'extrême sous-développement et la pauvreté dans un pays qui déborde de richesses naturelles et de potentiel. Les blogueurs ont proposé plusieurs solutions à ce paradoxe : depuis imposer aux compagnies pétrolières une règlementation plus stricte à une amélioration de la formation des dirigeants et à une diminution du recours aux produits alimentaires importés.
Hecht soutient dans sa série d'articles que même si le Nigeria faisait face à la menace de graves pénuries alimentaires, le pays avait suffisamment de terres fertiles pour pouvoir se nourrir seul et nourrir une bonne partie de la région si les revenus pétroliers étaient plus sagement investis. Afolabi Taiwo Okunola a abouti à la même conclusion dans un billet soumis lors d'un concours d'écriture sur le blog de la fondation Youngstars, en disant que s'occuper en priorité de l'agriculture était la solution :
“Si le gouvernement du Nigeria pouvait croire et investir dans l'agriculture, de nombreux problèmes comme la pénurie alimentaire, les dépenses élevées en importations de produits alimentaires seraient dépassés. Le taux de chômage parmi les diplômés du Nigeria diminuerait car de nombreux diplômés auraient une activité salariée. Dans cette hypothèse, la production agricole augmenterait parce que l'agriculture mécanisée serait utilisée et les revenus provenant de l'exportation augmenteraient … La quête du pouvoir, le grand pillage de la trésorerie nationale par des politiciens avides diminuerait dans une certaine mesure parce que beaucoup de gens se rendraient compte que ce n'est pas seulement le pétrole qui peut produire de la richesse dans une nation, mais que l'agriculture aussi a son importance sous cet aspect. Par conséquent, la lutte cruelle, les meurtres et les destructions aveugles de vies et de biens pour la conquête du pouvoir se réduirait. Dans un laps de temps très court, le Nigeria deviendrait une citadelle sur laquelle d'autres pays pourraient prendre exemple.”
Merci à Eremipagamo Amabebe pour son aide dans la recherche de blogs nigérians.
Liban : Où on reparle des disparus de la guerre civile
Vingt ans ont passé depuis que les factions belligérantes libanaises ont déposé les armes. Sitôt après, tous les griefs et souvenirs de la sanglante guerre civile libanaise furent balayées sous le tapis.
L'amnistie fut promptement (auto-)accordée aux seigneurs de la guerre du pays, il y eut des poignées de main, et les près de 150.000 morts de la guerre furent à leur tour oubliés.
Les familles libanaises furent laissées au deuil silencieux de leurs morts et disparus. Le problème, évidemment, est qu'on ignore le nombre exact de Libanais morts ou actuellement disparus à la suite de la guerre civile, parce qu'aucune enquête officielle crédible n'a jamais eu lieu. Les estimations des ONG chiffrent les disparus à environ 17.000.
Les élites politiques du Liban ont refusé avec constance les commissions de réconciliation d'après-guerres ou les enquêtes sur les crimes de guerre qui sont devenues, ces dernières années, la marque de fabrique des opérations de l'O.N.U. dans les Balkans et au Rwanda. Sur la multitude de jours fériés publics et religieux au Liban, pas un seul n'est consacré à la commémoration des morts de la guerre.
Il est évident que les poids lourds politiques de Beyrouth et les média ont choisi d'oublier la brutale guerre civile libanaise, et contraignent les familles endeuillées à faire de même. Malheureusement, pour beaucoup, les souffrances de la guerre ne sont pas si aisées à balayer.
Ceci explique pourquoi une petite manifestation tenue à Beyrouth les 3 et 4 septembre de cette année pour les disparus de la guerre est passée complètement inaperçue dans les média, au milieu des chamailleries quotidiennes entre factions libanaises chicanières.
Ce n'est que lorsqu'un blogueur est tombé par hasard sur une affiche de la manifestation quelque temps après que l'information a filtré.
Le blogueur franco-libanais Frenchy explique sur son blog, Le Liban, pourquoi les média évitent les sujets concernant les griefs de la guerre civile :
La blogueuse Sietske in Beiroet a commenté le sujet en avril [en anglais] :
Vous trouverez plus d'informations sur la campagne pour les morts et disparus de la guerre du Liban sur le site internet de UMAM D&R.
L'amnistie fut promptement (auto-)accordée aux seigneurs de la guerre du pays, il y eut des poignées de main, et les près de 150.000 morts de la guerre furent à leur tour oubliés.
Les familles libanaises furent laissées au deuil silencieux de leurs morts et disparus. Le problème, évidemment, est qu'on ignore le nombre exact de Libanais morts ou actuellement disparus à la suite de la guerre civile, parce qu'aucune enquête officielle crédible n'a jamais eu lieu. Les estimations des ONG chiffrent les disparus à environ 17.000.
Les élites politiques du Liban ont refusé avec constance les commissions de réconciliation d'après-guerres ou les enquêtes sur les crimes de guerre qui sont devenues, ces dernières années, la marque de fabrique des opérations de l'O.N.U. dans les Balkans et au Rwanda. Sur la multitude de jours fériés publics et religieux au Liban, pas un seul n'est consacré à la commémoration des morts de la guerre.
Il est évident que les poids lourds politiques de Beyrouth et les média ont choisi d'oublier la brutale guerre civile libanaise, et contraignent les familles endeuillées à faire de même. Malheureusement, pour beaucoup, les souffrances de la guerre ne sont pas si aisées à balayer.
Ceci explique pourquoi une petite manifestation tenue à Beyrouth les 3 et 4 septembre de cette année pour les disparus de la guerre est passée complètement inaperçue dans les média, au milieu des chamailleries quotidiennes entre factions libanaises chicanières.
Ce n'est que lorsqu'un blogueur est tombé par hasard sur une affiche de la manifestation quelque temps après que l'information a filtré.
Le blogueur franco-libanais Frenchy explique sur son blog, Le Liban, pourquoi les média évitent les sujets concernant les griefs de la guerre civile :
Le visuel rappelle également le nombre de disparus de la guerre, 17 514, il ne s’agit pas seulement des libanais disparus en Syrie mais aussi en Israël et d’un point de vue interne, par l’intermédiaire de nos milices bien libanaises. Ainsi, on pourrait mieux comprendre le boycott médiatique et notamment de la presse locale, il ne s’agit pas d’accuser seulement la Syrie comme d’habitude mais tout le monde, chose inacceptable.Les mentions des morts et disparus de la guerre civile du Liban sur la blogosphère restent sporadiques, un reflet des attitudes de la société en général à l'égard du passé refoulé. Mais l'incapacité à traiter les plaies ouvertes est un gage d'avenir instable, et, sans surprise, le Liban a connu tout sauf la stabilité depuis la fin de la guerre civile en 1990.
Qu’on mette actuellement sur les bans des accusés, Israël, les Palestiniens dans la première partie guerre civile libanaise, que certains tentent aujourd’hui d’implanter et que cela soit nos dirigeants actuels, nos « saigneurs » de guerre ayant racheté leur virginité sans même nous demander grâce à nos lois d’amnésie… non, en plus il faut boycotter, ne pas en parler dans les colonnes d’une certaine presse libanaise.
La blogueuse Sietske in Beiroet a commenté le sujet en avril [en anglais] :
Le 13 avril est venu et passé, date du début officiel de la guerre civile libanaise.Fait tragique, en mai dernier, une mère qui campait à Beyrouth depuis quatre ans en signe de protestation, en quête de réponses sur ses enfants perdus dans la guerre, a été tuée dans un accident de la circulation. Nihil Declaro notait [en anglais] :
Un jour de travail ordinaire. Non que je veuille plaider pour un jour férié de plus. Nous avons des tas de jours fériés ici, et nous venons d'en avoir un nouveau ajouté à cette pléthore de fêtes & commémorations. Nous fêtons (avons fêté) la libération du Sud (pendant un temps). Nous avons même fêté/ commémoré (selon le côté où on se trouve) l'assassinat de Hariri le 14 février 2005 (pendant un temps).
Mais s'il y a un jour dont on devrait se souvenir, c'est bien le 13 avril. J'ai demandé à mon fils s'il savait ce que ce jour avait de particulier. Il ne savait pas. “Un jour de malchance ou quoi, parce que c'est le 13 ?” En effet, de malchance.
Mon fils peut vous dire quand était la 1ère guerre mondiale, et la 2e. Il en sait un peu sur la guerre du Vietnam. Mais il ne peut pas vous parler de la guerre civile libanaise. Et ce n'est pas faute d'en discuter même dans notre foyer. Mais y a-t-il quelqu'un qui en parle vraiment ?
C'est une journée où nous devrions commémorer toutes les victimes /les disparus de la guerre (civile). Pourtant nous ne le faisons pas.
Aux Pays-Bas nous nous souvenons des victimes de la 2ème guerre mondiale le 4 mai (dodenherdenking) et c'était il y a 65 ans ! En France et en Angleterre ils se souviennent toujours des pertes de la première guerre mondiale le 11 novembre (Armistice) ; il y a presque 100 ans !
J'ai visité une exposition, DISPARUS & ET DANS UN OCÉAN D'OUBLI, qui commémore le 35e anniversaire du début de la guerre civile au Liban avec les photos de ceux qui sont disparus pendant cette guerre.
Mais j'ai été étonnée qu'il n'y en ait pas plus. Et vous savez la meilleure ? Même à l'exposition, ils ne vous disent pas combien il y en a d'accrochées. ‘Des centaines d'individus,’ dit la brochure. C'est combien, ‘des centaines’ ? Deux cents ? Neuf cents. Et d'après des articles que j'ai écrits par le passé, je sais qu'il y en a dans les 2.000 qui ont disparu en 1982 sur des mandats d'arrêt en blanc signés par certains juges. Et cela inclut-il les Palestiniens, comme ceux de la Quarantaine ? Nous avons un ami qui y a perdu son frère ; et il était Libanais. Je ne crois pas que sa photo y était.
Combien y a-t-il exactement de disparus. La population ne peut-elle pas enregistrer de réponse à cela ?
Un certain nombre ont disparu aux mains des Syriens, mais un nombre énorme a purement et simplement ‘disparu’. Ils sont tombées aux mains de la mauvaise milice au mauvais moment. Certains pour une rançon, d'autres par vengeance, un certain nombre a été ‘arrêté’ par ceux qui étaient qui étaient au pouvoir à l'époque, et il y en a qui ont juste été pris entre deux feux, et ne furent jamais réclamés, parce que personne ne pouvait plus tenir le compte.
Pour des gens comme Audette, toute vérité divulguée sur la guerre viendra trop tard. Elle aura vécu 1.495 jours sous sa tente contestataire, ayant renoncé aux commodités d'un vrai logement pour braver la chaleur des étés et les bourrasques en compagnie d'autres personnes ayant perdu des membres de leurs familles.Malgré les souhaits du contraire, la guerre civile du Liban reste une affaire non résolue. Pour la majorité des Libanais, qui y ont perdu des proches, l'amertume continue à suppurer sous la surface.
Mais en mai dernier elle a été tuée par un chauffard alors qu'elle traversait la rue près de sa tente.
A ses obsèques, sous la tente, plus de 100 amis se sont réunis pour lui rendre un dernier hommage.
Ils étaient aussi venus transmettre un message au gouvernement : Audette avait passé les 25 dernières années à rechercher des nouvelles de ses enfants et est morte sans avoir rien trouvé.
Vous trouverez plus d'informations sur la campagne pour les morts et disparus de la guerre du Liban sur le site internet de UMAM D&R.
par Antoun Issa · Traduit par Suzanne Lehn · Traduction publiée le 18 Septembre 2010
Sahel: Comment l'Occident finance Al Qaida au Maghreb Islamique
Comme le montre la récente prise en otages des sept employés des entreprises françaises AREVA et SATOM, le Sahel est devenu un des endroits les plus dangereux pour les ressortissants étrangers à cause des prises d'otages par les terroristes. Pour les délivrer, leurs pays n’hésitent pas à recourir aux pressions politiques sur les états africains concernés ou même aux paiements de rançons. Pourtant, la stratégie de paiement aux organisations terroristes est souvent décriée comme ineffective et dangeureuse sur le long terme. Par exemple, dans le cas des deux otages espagnols libérés au début de cette année, le blog de rim info indique:
Des journaux privés, comme Le Temps, ont affirmé que “Madrid a payé la rançon”. De plus “les gouvernements du Mali et de Mauritanie ont libéré, une fois encore, un terroriste d'Aqmi en contrepartie de la libération d'otages occidentaux”. Un Malien, Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit “Omar le Sahraoui”, auteur en novembre 2009 de l'enlèvement des deux Espagnols, a été libéré après avoir été extradé de Mauritanie où il avait été condamné à 12 ans de prison.Le quotidien Algérien La Tribune révèle que le chef d’état-major français des armées, l’amiral Édouard Guillaud a déclaré dernièrement, citant le président Nicolas Sarkozy, que:
«le paiement de rançons n’est pas une stratégie durable», ajoutant en nuançant que «tout est fonction des circonstances». Ainsi, si les circonstances obligeaient l’Etat français à verser une rançon ou à échanger des terroristes contre les cinq otages, dernièrement kidnappés, cela n’est pas à exclure.Avec le paiement de rançons, ce sont des sommes énormes qui sont versées aux ravisseurs contribuant ainsi à les renforcer. Dans un article intitulé “La rançon, arme redoutable des groupes terroristes”, Ali Boukhlef affirme ainsi :
«Plus de 90% du financement des groupes terroristes proviennent de paiement de rançons.» En faisant une telle affirmation, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines sait de quoi il parle : tant que les pays occidentaux paient pour libérer leurs otages, les groupes terroristes prennent des ailes et garnissent leurs «comptes».La récente prise en otages des sept employés des entreprises françaises AREVA et SATOM, dont 5 français, un togolais et un malgache, revendiquée par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) pousse certains observateurs à se poser des questions troublantes. Le blog de l’Observatoire du nucléaire trouve que:
les faits poussent à se demander si tout n'a pas été fait pour que cette prise d'otage si prévisible puisse se dérouler sans encombre, offrant de fait une opportunité en or aux autorités françaises pour intervenir militairement.
Areva et les autorités françaises ont en effet été averties par différents biais que des menaces pesaient sur les salariés des mines d'uranium au Niger. Or, non seulement les mesures nécessaires de protection n'ont pas été mises en œuvre mais, au contraire, Areva semble avoir refusé l'aide des autorités du Niger.Pour Mme Saïda Benhabyles, présidente de la Fédération internationale des associations de victimes du terrorisme, s’exprimant sur allAfrica.com le paiement de rançonsest:
“l'une des principales sources de financement des groupes terroristes activant dans la région du Sahel Africain”, a-t-elle ajouté. A cet effet, elle fait part de la grande préoccupation de la société civile, devant la propagation de ce phénomène au Sahel, au risque de transformer la région en “deuxième Afghanistan”Pour contrer les activités d’AQMI qui s’étendent sur les territoires des pays bordant le Sahel, le site en ligne de San Finna se demande si les états africains ne devraient pas accepter des bases militaires sur leur territoire. Le site publie deux avis opposés: tout d'abord Tomi, qui est en faveur de cette forme de coopération internationale, écrit :
Les problèmes de la drogue, du Sida, de la dissémination des armes atomiques, de la pollution, du terrorisme… ne peuvent être réglés par les Etats pris individuellement, quelle que soit leur puissance.Par contre, Tozi trouve que :
…. Ce ne sont pas quelques éléments dispersés au Niger, au Burkina, en Mauritanie, qui pourront venir à bout de ce terrorisme qui a pris pied au Sahel. En Somalie, qu’a-t-on pu faire contre les Shebabs et les membres d’Hezb al-Islam ? En Irak et surtout en Afghanistan, a-t-on pu les éradiquer les fous de Dieu ?. … C’est parce qu’il y a des analphabètes, des pauvres, des désespérés en nombre grandissant que le Djihad trouve des recrues. Si sans se doter des moyens conséquents, on s’enrôle dans cette guerre contre le terrorisme, les éléments d’AQMI vont frapper sur nos infrastructures ; ils vont tuer dans l’œuf le tourisme (pas moins de 400.000 touristes chez nous (Burkina Faso), 900.000 au Sénégal, par exemple), et bonjour la multiplication des facteurs de troubles et de fractures sociales et nationales de toutes sortes.Le blog mecanopolis se pose la question : Qui se cache derrière Al-Qaïda au Maghreb islamique ? et donne les réponses suivantes :
A l’origine, le sigle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est apparu en janvier 2007, prenant la suite du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, et englobant des groupes rebelles touaregs et sans doute une composante criminelle, dans une zone désertique allant du Niger à la Mauritanie.En tout cas pour le-blog-de-barkbiiga sur fasozine.com :
Face à la menace absolument préoccupante d’AQMI dans le Sahel africain, il faut sortir du cercle vicieux de la vengeance pour trouver des solutions durables qui sécurisent aussi bien les populations de cette région que les Occidentaux qui viennent y vivre ou y travailler. Autrement, quand la France joue au médecin après la mort, elle ne fait qu’aggraver le mal au lieu de s’y attaquer à la racine.Cette dernière prise d’otages est venue gâcher la fête aux maliens. Bark Biiga écrit sur son blog :
N’est-ce pas la grande pauvreté et le gros déficit d’administration du sahel malien qui a dressé le lit à la présence d’Aqmi dans cette région? Le tout ne sera donc pas de libérer les otages, mais de faire en sorte que ni le Mali, le Niger, la Mauritanie, l’Algérie ou le Burkina Faso ne soient plus des nids de ces terroristes qui écument le Sahel et qui compromettent finalement le développement des populations africaines qui ont déjà payé les plus lourds tributs à la colonisation, à la mal gouvernance et au sous-développement.Le Niger est le 5ème producteur mondial d’uranium, mais a un revenu moyen par tete d’habitant parmi les plus bas d’Afrique. Le partage des revenus de l’exploitation de ce minerai stratégique pose bien des problèmes. H. Adamou, dans un article paru sur le site Republicain-Niger rappèle que:
La relation bien particulière de la France avec le Niger avait permis par le passé un accès exclusif à l’uranium à un prix ridicule, grâce à un accord signé en 1961, rappelle t-on. Le contrat d’Imouraren reste dans la même lignée: l’Etat du Niger n’a que 33 % des parts de la société d’exploitation. Tandis que le prix d’achat de l’uranium reste bien en deçà des cours du marché international.Après la réunion des chefs d'état-major le 26 septembre à Tamarasset, ce sont les chefs des services de renseignement d'Algérie, du Mauritanie, du Niger et du Mali, qui se sont réunis à Alger le 29 septembre pour mettre en place un centre commun de renseignement dans la lutte contre le terrorisme.
par Abdoulaye Bah · Publié le 30 Septembre 2010
Ce billet est aussi disponible en:
| English | · Sahel Region: On Paying Ransom for Hostages |
| Español | · Región Sahel: Acerca de pagar rescate por rehenes |
| Malagasy | · Faritr'i Sahel: Momba ny fandoavana tamby hanavotana ireo takalonaina |
Inscription à :
Articles (Atom)
Libellés
Politique
(381)
social
(341)
actualité
(279)
corporation
(265)
loi
(227)
Corruption
(208)
geopolitique
(201)
Documentaire
(155)
documentary
(143)
Propaganda
(129)
Etats
(128)
Guerre
(126)
France
(124)
Internet
(98)
Reflexion
(95)
Pollution
(94)
crise
(94)
USA
(93)
Economie
(89)
Europe
(85)
Nouvelles Technologies
(82)
Santé
(75)
Arté
(59)
Argent
(57)
Etats-Unis
(53)
environnement
(53)
reportage
(53)
administration US
(52)
Nucléaire
(51)
Armement
(48)
Surveillance
(46)
Nucleaire
(45)
Chine
(44)
Armées
(43)
Mort
(42)
histoire
(42)
Japon
(40)
Japan
(36)
Police
(34)
le dessous des cartes
(34)
rapport
(33)
Banque
(30)
Petrole
(30)
censure
(30)
Energie
(29)
Agriculture
(27)
Eau
(27)
Afrique
(25)
Conflits
(24)
Fukushima
(24)
LOBBYS
(24)
Russie
(22)
gouvernements
(22)
Medias
(21)
Sécurité
(21)
Frontières
(20)
International
(20)
Agro Alimentaire
(19)
Catastrophe
(19)
Revolution
(19)
Armes
(18)
Pauvreté
(18)
Repression
(18)
geographie
(18)
China
(17)
OTAN
(17)
Libye
(16)
cybersécurité
(16)
gouvernance
(16)
Army
(15)
Carte
(15)
cyberspace
(15)
ARTE Reportage
(14)
Allemagne
(14)
Facebook
(14)
Inde
(14)
Moyen Orient
(14)
Cyber-activisme
(13)
FMI
(13)
Google
(13)
Royaume-Uni
(13)
cyberespionnage
(13)
sciences
(13)
Mali
(12)
Manipulations
(12)
commerce
(12)
enfant
(12)
philosophie
(12)
Israël
(11)
Violence
(11)
Web 2.0
(11)
capitalisme
(11)
Afghanistan
(10)
CIA
(10)
Immigration
(10)
Journaliste
(10)
Livres
(10)
Syrie
(10)
finance
(10)
religion
(10)
traité
(10)
Bresil
(9)
Dictature
(9)
Drones
(9)
Pakistan
(9)
Radioactif
(9)
US
(9)
Vietnam
(9)
business
(9)
desinformation
(9)
election
(9)
militaires
(9)
secret
(9)
travail
(9)
2011
(8)
Climat
(8)
Droit de l'Homme
(8)
Démocratie
(8)
Gaz
(8)
Informations
(8)
Irak
(8)
Mexique
(8)
Reflextion
(8)
Somalie
(8)
conspiration
(8)
exploitation
(8)
mondialisation
(8)
terrorisme
(8)
Bolivie
(7)
Canada
(7)
Democratie
(7)
Discrimination
(7)
Filtrage
(7)
Presse
(7)
controle
(7)
crimes
(7)
manifestations
(7)
multinationales
(7)
trafic
(7)
2012
(6)
ACTA
(6)
Areva
(6)
Asie
(6)
Crise sociale
(6)
Droit
(6)
Gaza
(6)
Grande Bretagne
(6)
Haïti
(6)
Italie
(6)
Madagascar
(6)
Netizen Report
(6)
Nigeria
(6)
O.N.U
(6)
Oligarchie
(6)
RDC
(6)
Société
(6)
UE
(6)
changement climatique
(6)
danger
(6)
justice
(6)
mines
(6)
ocean
(6)
pirates
(6)
projet
(6)
Africa
(5)
Algerie
(5)
Arabie Saoudite
(5)
Bahreïn
(5)
Brésil
(5)
Chimique
(5)
Chomsky
(5)
Colonisation
(5)
Congo
(5)
Crise politique
(5)
Debat
(5)
Egypte
(5)
Indigènes
(5)
Inégalités
(5)
Liberté
(5)
Loppsi
(5)
NSA
(5)
ONG
(5)
Palestine
(5)
Pharmaceutique
(5)
Tunisie
(5)
Union Européene
(5)
Veolia
(5)
agrocarburants
(5)
big brother
(5)
contamination
(5)
ecologie
(5)
emploi
(5)
esclavage
(5)
hadopi
(5)
informatique
(5)
interview
(5)
menace
(5)
prison
(5)
AIEA
(4)
Accident
(4)
Agent
(4)
Bombes
(4)
Chili
(4)
Colombie
(4)
Contaminés
(4)
Grèce
(4)
Honduras
(4)
Iran
(4)
Microsoft
(4)
Migration
(4)
OMC
(4)
Occident
(4)
Perou
(4)
Racisme
(4)
Tchernobyl
(4)
Venezuela
(4)
Webdocumentaire
(4)
Wikileaks
(4)
brevet
(4)
dette
(4)
fichage
(4)
frontex
(4)
industrie
(4)
maladie
(4)
nanotechnologies
(4)
plastic
(4)
plastique
(4)
privatisation
(4)
privée
(4)
public
(4)
réfugiés
(4)
2013
(3)
Apple
(3)
Australie
(3)
Azerbaïdjan
(3)
Bangkok
(3)
Banque mondiale
(3)
Banques
(3)
Bosnie
(3)
Corée
(3)
Dechets
(3)
Espagne
(3)
Faim
(3)
Islande
(3)
Kazakhstan
(3)
Kenya
(3)
Liban
(3)
Maroc
(3)
Monde
(3)
NATO
(3)
Nature
(3)
Niger
(3)
OGM
(3)
OMS
(3)
Politics
(3)
Proche-Orient
(3)
Riz
(3)
Roms
(3)
Sahel
(3)
Sarkozy
(3)
Totalitaire
(3)
Turquie
(3)
Twitter
(3)
Ukraine
(3)
Uranium
(3)
Urbanisation
(3)
accords
(3)
art
(3)
cancers
(3)
charbon
(3)
culture
(3)
cyber-censure
(3)
drogue
(3)
ethnie
(3)
extreme droite
(3)
futur
(3)
gouvernement
(3)
minerais
(3)
piraterie
(3)
ressources
(3)
réseau
(3)
sondage
(3)
stratégie
(3)
télévision
(3)
écologie
(3)
2014
(2)
2030
(2)
Abus
(2)
Affaire
(2)
Africom
(2)
Afrique du Sud
(2)
Agent Orange
(2)
Amerique du Sud
(2)
Arabes
(2)
Argentine
(2)
Arménie
(2)
Articque
(2)
Atlas
(2)
Attentat
(2)
Australia
(2)
Balkans
(2)
Bangladesh
(2)
Belgique
(2)
Bio Carburants
(2)
Bioethique
(2)
Birmanie
(2)
Biélorussie
(2)
CRIIRAD
(2)
Cambodge
(2)
Cancer
(2)
Caucase
(2)
Centrafrique
(2)
Cloud
(2)
Coltan
(2)
Correa
(2)
Corée du nord
(2)
Coup d’Etat
(2)
Crise financière
(2)
Côte d'Ivoire
(2)
DARPA
(2)
Defense
(2)
Drone
(2)
Défense
(2)
EDF
(2)
EFSA
(2)
Emirats
(2)
Equateur
(2)
Espace
(2)
G8
(2)
Gaz de Schiste
(2)
Gazoduc
(2)
Genocide
(2)
Germany
(2)
Ghana
(2)
Goldman Sachs
(2)
Guatemala
(2)
Géorgie
(2)
IKEA
(2)
India
(2)
Indiens
(2)
Irlande
(2)
Kirghizistan
(2)
Kosovo
(2)
Les infos dont on parle peu
(2)
Liberté d'expression
(2)
Mafia
(2)
Maghreb
(2)
Mosanto
(2)
Médias
(2)
Nation
(2)
Nouvel Ordre Mondial
(2)
Obama
(2)
Oppression
(2)
Paragay
(2)
Parlement
(2)
Patriot Act
(2)
Petropolis
(2)
Quatar
(2)
RFID
(2)
Retraites
(2)
Royaume Uni
(2)
Rwanda
(2)
Révolte
(2)
Sahara
(2)
Science
(2)
Serbie
(2)
Sexe
(2)
Space
(2)
Swift
(2)
Taiwan
(2)
Taïwan
(2)
Tepco
(2)
Thailande
(2)
U.R.S.S
(2)
Video
(2)
Viol
(2)
WTO
(2)
Yemen
(2)
aide alimentaire
(2)
aluminium
(2)
animaux
(2)
bilan
(2)
biotechnologie
(2)
chimie
(2)
civil
(2)
coup d’État
(2)
debt
(2)
dessous des cartes
(2)
developpement
(2)
diaspora
(2)
diplomatie
(2)
débat
(2)
délation
(2)
education
(2)
ex-Yougoslavie
(2)
famine
(2)
fonds d'investissement
(2)
graphisme
(2)
hack
(2)
humain
(2)
loi Internet et Création loi Hadopi
(2)
medecine
(2)
metal
(2)
misère
(2)
mondial
(2)
mur
(2)
news
(2)
paradis fiscaux
(2)
pesticides
(2)
piratage
(2)
poison
(2)
populisme
(2)
previsions
(2)
prostitution
(2)
président
(2)
sensure
(2)
telephonie
(2)
terre rare
(2)
territoire
(2)
textile
(2)
transport
(2)
villes
(2)
war
(2)
11/9
(1)
1918
(1)
1945
(1)
2
(1)
2009
(1)
2010
(1)
23andMe
(1)
9/11
(1)
A TelecomTV Campaign
(1)
AFP
(1)
ALENA
(1)
APT
(1)
ASN
(1)
Abidjan
(1)
Agences de notation
(1)
Alimentarius
(1)
Almentaire
(1)
Amazonie
(1)
Amérindiens
(1)
Angola
(1)
Anonymous
(1)
ArmeFrance
(1)
Asile
(1)
Autodialogue à propos de New Babylon
(1)
Awards
(1)
B.R.I.C
(1)
BASM Conférence de Dublin Le texte du futur Traité adopté
(1)
BCE
(1)
Babylon District
(1)
Bayer
(1)
Berlin 1885 la ruée sur l'Afrique
(1)
Berlusconi
(1)
Bhoutan
(1)
Bilderberg 2008
(1)
Bill Gates Rockefeller Svalbard
(1)
Black Hat
(1)
Blackwater
(1)
Botnet
(1)
Brazil
(1)
Burkina Faso
(1)
CEA
(1)
CETA
(1)
CFR
(1)
CNT
(1)
COMMENT) SUPREMATIE DE L'INFORMATION
(1)
CONSPIRATION - LE BRESIL DE LULA
(1)
CONTROLE TOTAL
(1)
CPI
(1)
CRU
(1)
CUG
(1)
Cachemire
(1)
Camera City
(1)
Child miners
(1)
Chypre
(1)
Cisjordanie
(1)
Citoyenneté
(1)
City
(1)
Clearstream
(1)
Club de Paris
(1)
Cnil
(1)
Codex
(1)
Collapse
(1)
Colombia
(1)
Combattre les mines et les BASM
(1)
Commission
(1)
Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique
(1)
Corruption des syndicats l’enquête qui dérange
(1)
Costa Rica
(1)
Criminalité
(1)
Crise à la Banque mondiale et au FMI
(1)
Cuba
(1)
Côte d’Ivoire
(1)
C’est quoi une bonne nouvelle
(1)
Dadaab
(1)
Darfour
(1)
Davos
(1)
De l’explosion urbaine au bidonville global
(1)
Destabilisation
(1)
Documentaire : No es un Joc ( Ce n'est pas un Jeu )
(1)
Doha
(1)
Dubaï
(1)
Déchets
(1)
EADS
(1)
ELENA
(1)
Ecole
(1)
Ecoterrorisme
(1)
Ecuador - The Rumble in the Jungle
(1)
Eglise
(1)
Embargo
(1)
End
(1)
Enquête en forêt tropicale
(1)
Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus
(1)
Eurosatory
(1)
Exposé sur le nouveau mode actuel de répression politique en France
(1)
F.M.I Finances Mondiale Immorale
(1)
FAO
(1)
FARC
(1)
FEMA
(1)
FSC
(1)
Finlande
(1)
Foret
(1)
Forum social mondial FSM Belém
(1)
Foxconn
(1)
Franc Maçon
(1)
France-Afrique
(1)
Fujitsu
(1)
G20
(1)
Gabon
(1)
Game
(1)
Gasland
(1)
Gazprom
(1)
Golfe Du Mexique
(1)
Google Cisco HP Ericsson et Verizon
(1)
Greenpeace
(1)
Gréce
(1)
Guantánamo
(1)
Guaraní
(1)
Guerre d’Algérie 1954-1962
(1)
Guinée
(1)
Génocide
(1)
Génome
(1)
Géographies des alimentations
(1)
Géoingénierie
(1)
H1N1
(1)
H2Oil
(1)
HAARP
(1)
HP
(1)
Hackers ni dieu ni maître
(1)
High-Tech
(1)
Hiroshima
(1)
Hollande
(1)
Hotel Sahara
(1)
I Am The Media
(1)
IBM
(1)
IMF
(1)
INTERNET (QUI
(1)
IPRED
(1)
Iceland
(1)
Icesave
(1)
Imiter
(1)
Indonesia
(1)
Indonesie
(1)
Insertion
(1)
Island
(1)
Italia
(1)
J.O
(1)
Jean Ziegler
(1)
Jesus Camp
(1)
KYSEA
(1)
Karachi
(1)
Kurdistan
(1)
L'Or bleu
(1)
LE HOLD-UP DU SIÈCLE
(1)
La Commission européenne lance un programme de propagande radio
(1)
La Démocratie en France 2008
(1)
La Fin du Pétrole
(1)
La Paz
(1)
La Stratégie du choc
(1)
La Trahison des médias le dessous des cartes
(1)
La fin de la propriété de soi
(1)
La guerre de l'information utilise des opérations psychologiques agressives
(1)
La guerre invisible
(1)
La guerre pétrolière oubliée du Soudan
(1)
La menace iranienne
(1)
La quatrième révolution
(1)
Lakmi et Boomy
(1)
Laos
(1)
Le Secret des Sept Soeurs
(1)
Le club des incorruptibles
(1)
Le grand Monopoly du gaz
(1)
Le grand marché des cobayes humains
(1)
Le nuage
(1)
Le temps des mensonges
(1)
Le ventre de Tokyo
(1)
Les Armées Privées dans la Cible
(1)
Les Occidentaux dénient que la Géorgie a procédé à un génocide
(1)
Les enfants des rues de Mumbai
(1)
Les insurgés de la terre
(1)
Les nouveaux chiens de gardes
(1)
Les secrets de la forteresse Europe
(1)
Leviev
(1)
Littérature
(1)
Livre
(1)
Londres
(1)
MSF
(1)
Malaisie
(1)
Malediction
(1)
Manille
(1)
Mauritanie
(1)
Mayotte
(1)
Medcament
(1)
Mexico
(1)
Minorité nationale
(1)
Mogadiscio
(1)
Money
(1)
Mongolie
(1)
Monsanto
(1)
Moving forward
(1)
Mozambique
(1)
Mururoa
(1)
Music
(1)
Musique
(1)
Médias citoyens
(1)
NED
(1)
Nazis
(1)
Nazisme
(1)
Neo Conservateurs
(1)
Nepal
(1)
Nes
(1)
Nestlé
(1)
Nicaragua
(1)
Nigéria
(1)
Noam
(1)
Norvège
(1)
Notre poison quotidien
(1)
Nouvelle Zelande
(1)
Nuage Mortel
(1)
O.G.M ?? Vous avez dit O.G.M : Organisation Générale du Mensonge
(1)
O.M.S
(1)
OFCE
(1)
Oil
(1)
Oman
(1)
Orange
(1)
Ormuz
(1)
Ouganda
(1)
Ouïgours
(1)
P2
(1)
PIPA
(1)
PRISM
(1)
Pacifique
(1)
Papouasie
(1)
Paraguay
(1)
Pays Bas
(1)
Paysans
(1)
Pentagone
(1)
Pentagone: Nous devons combattre le Net
(1)
Perhttp://www.blogger.com/img/blank.gifte
(1)
Perte
(1)
Philippines
(1)
Phtographe
(1)
Planète à vendre
(1)
Pologne
(1)
Polynésie
(1)
Portugal
(1)
President
(1)
Prison Valley
(1)
Prix agricoles les véritables raisons de l’inflation
(1)
Prévisions
(1)
Prêt à jeter
(1)
Publicité
(1)
Pêche
(1)
QUOI
(1)
Quelle devrait être la politique européenne de l'immigration
(1)
RATP
(1)
Rapport Angelides
(1)
Reflection sur : Le monde de l'image
(1)
Regis Debray
(1)
Ruhnama
(1)
Révolution
(1)
SOPA
(1)
STIC
(1)
Samsung
(1)
Sans lutte pas de victoire possible
(1)
Savoir
(1)
Schiste
(1)
Scoop
(1)
Senegal
(1)
Shanghaï
(1)
Singapour
(1)
Skype
(1)
Sociologie
(1)
Soudan
(1)
Sri Lanka Tsunami tourisme banque mondiale
(1)
Station
(1)
Stratfor
(1)
Suisse
(1)
Sénégal
(1)
TAFTA
(1)
TPP
(1)
TSCG
(1)
TTIP
(1)
Tchad
(1)
The Shock Doctrine
(1)
Tibet
(1)
Tienanmen
(1)
Tokyo Freeters
(1)
Total
(1)
Touaregs
(1)
Turkménistan
(1)
U.A
(1)
U.S.A
(1)
UMP
(1)
Une livraison de Nouvelles questions féministes
(1)
Union Africaine
(1)
Union Européenne
(1)
United Kingdom
(1)
Vaccin
(1)
Vatican
(1)
Vie Privée
(1)
Viellesse
(1)
Viêtnam
(1)
VoIP
(1)
Voies de navigations
(1)
Volcan
(1)
Vu du ciel
(1)
Wackenhut
(1)
Water makes money
(1)
Windows
(1)
Yahoo
(1)
Yakutsk
(1)
Yaoundé by night
(1)
Zambie
(1)
Zeitgeist
(1)
accord
(1)
activisme
(1)
alex
(1)
anonymat
(1)
archives
(1)
article
(1)
assassinat
(1)
avocat
(1)
bactériologique
(1)
barrage
(1)
bauxite
(1)
bildenberg
(1)
biomimétisme
(1)
biotech
(1)
blocus
(1)
bourse
(1)
boycott
(1)
caméra
(1)
centrale
(1)
change
(1)
citizen berlusconi
(1)
coke
(1)
congrès
(1)
contamine
(1)
crime
(1)
c’est innover
(1)
dead
(1)
discours
(1)
domination
(1)
droits de l'homme
(1)
déchets toxiques
(1)
démographie
(1)
département
(1)
désinformation
(1)
d’Amnesty
(1)
e
(1)
electronique
(1)
enseignement
(1)
entreprises
(1)
estonie
(1)
etude
(1)
européen
(1)
eurosur
(1)
experience
(1)
explosifs
(1)
falsifiabilité et modèle standard de l'évolution stellaire
(1)
fanatism
(1)
femmes
(1)
fiscal
(1)
fête
(1)
grève
(1)
hackers
(1)
harmaceutique
(1)
hydrates de méthane
(1)
iPhone
(1)
information
(1)
ingérance
(1)
inondations
(1)
irradiés
(1)
jeu
(1)
jeux video
(1)
jones
(1)
journalisme
(1)
jugement
(1)
l'Oreal
(1)
la tyrannie du cool
(1)
lithium
(1)
main basse sur le riz
(1)
mandat
(1)
mer
(1)
methane
(1)
meu
(1)
monarchie
(1)
monnaie
(1)
obsolescence
(1)
opinion
(1)
or
(1)
parti de droite
(1)
patriotisme
(1)
protection des viols de brevets Google Cisco HP Ericsson Verizon
(1)
psychologie
(1)
rafale
(1)
rebellion
(1)
recherche
(1)
ressources naturelles
(1)
réunions secrètes UE OGM
(1)
sables bitumineux
(1)
salaires
(1)
saumon
(1)
sous-marin
(1)
speculation
(1)
structure
(1)
sureté
(1)
taxe
(1)
tourisme
(1)
toxique
(1)
transgenic
(1)
tribunal
(1)
victimes
(1)
vidéo
(1)
virus
(1)
vote
(1)
vêtements
(1)
ÉVASION FISCALE
(1)
Élections
(1)
États-Unis (affaires extérieures)
(1)
Étienne Chouard
(1)