10 octobre 2011

Areva cible d’une attaque informatique de « grande ampleur »

Par La rédaction, Publié le vendredi 30 septembre 2011
pour http://www.zdnet.fr

 Le spécialiste français du nucléaire a été la cible d’un piratage informatique. Mais Areva assure que seul un réseau non critique a été touché et qu’aucune information sensible n’a donc été dérobée.
 
L’information est révélée par L’Expansion. Le géant français du nucléaire a été victime d’un piratage informatique. L’intrusion a été découverte 10 jours plus tôt. Les salariés ont été informés d'une "maintenance exceptionnelle" le 16 septembre. Toutefois, la compromission du système d’information pourrait être plus ancienne.

« Notre réseau a effectivement été attaqué. Et nous avons, durant ces trois jours, renforcé nos mesures de sécurité » confirme à L’Expansion  un porte-parole d’Areva.

Les industries sensibles, cibles désignées ?

Toujours selon le site, les préjudices pourraient être de nature « stratégique », c’est-à-dire concerner des données critiques comme des secrets industriels. L’information est toutefois démentie (AFP) par Areva qui assure que le réseau attaqué n’offrait un accès qu’à des « informations non critiques ».
Comme pour Bercy plus tôt en 2011, Areva a fait appel à l’Anssi, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information créée en 2009.

Les attaques contre les industries et administrations sensibles ne sont pas un phénomène nouveau. En 2007, plusieurs Etats, dont l’Allemagne, ont été la cible de piratages informatiques.
En 2011, ce sont des entreprises du secteur de la défense qui ont été visées : Mitsubishi Heavy Industries au Japon et Lockheed Martin pour les Etats-Unis.

Patriot Act : le gouvernement hollandais veut exclure les fournisseurs IT américains

Par Christophe Auffray, Publié le mercredi 21 septembre 2011
pour http://www.zdnet.fr

Les autorités européennes réfléchissent à une solution de protection des données des citoyens européens vis-à-vis du Patriot Act auquel sont soumis les fournisseurs de services Cloud américains. Le gouvernement hollandais souhaite provisoirement exclure ces acteurs de ses appels d’offres.
 
Loi antiterroriste et de surveillance votée après le 11 septembre 2001 sous l’administration Bush, le Patriot Act agite les Etats européens. C’est un secret de polichinelle, mais les entreprises dont le siège est basé aux Etats-Unis sont susceptibles de transmettre des données aux autorités américaines.
Dans le domaine des services Cloud, le débat a été ouvert en juin, après que Microsoft ait reconnu être susceptible de transférer des données sans en informer préalablement les titulaires. Les instances européennes planchent depuis sur une rustine.

Le droit américain l'emporte sur le droit européen

Par prévention, le gouvernement néerlandais prévoit de bannir les fournisseurs de services en ligne américains des appels d’offres de l’administration. Cette mesure vise ainsi à prévenir le transfert vers les Etats-Unis de données relatives aux citoyens hollandais.

Pour le gouvernement, cette décision se veut provisoire, dans l’attente d’une évolution des lois européennes en matière de protection des données. La mise en œuvre s’annonce toutefois complexe. Les autorités néerlandaises testent en effet actuellement Google Docs et Dropbox.

Pas sûr par ailleurs qu’une évolution du droit européen apporte de réelles protections vis-à-vis du Patriot Act. Celui-ci prévoit en effet que les ressortissants européens sont impérativement tenus informés dès lors que leurs données quittent la zone Europe.

Questionné par ZDNet, Microsoft reconnaissait en juin ne pouvoir garantir à ses clients le respect de cette obligation. Google a admis en août avoir transféré des données aux services de renseignements américains.

L'accord Swift mort-né

A l’ère de la dématérialisation des données et de l’adoption croissante des services en ligne, notamment par les administrations, se pose la question de la traçabilité et de la souveraineté des données.
Or, à cette question, l’Europe peine à trouver une réponse satisfaisante, et surtout fiable. L’accord d’échange TFTP de données bancaires passé entre l’Europe et les Etats-Unis dans le cadre de la lutte anti-terroriste suscite des remous depuis plusieurs années.

La dernière rustine décidée par l’Europe a montré ses limites dès les six premiers mois de sa mise en œuvre, en raison des pratiques de contournement des Etats-Unis et du manque de rigueur d’Europol.

9 octobre 2011

La révolte des « mabawas » à Mayotte

Par Philippe Leymarie, jeudi 6 octobre 2011

« Mabawas » : c’est ainsi qu’on appelle, à Mayotte, les ailes de poulet. Elles font partie des produits de première nécessité (avec la farine, le riz, le sucre, le lait, les tomates, le gaz et le sable…). Et elles sont devenues le symbole du vigoureux mouvement social contre la vie chère déclenché il y a une dizaine de jours, dans cette île de l’archipel des Comores, au sud-ouest de l’océan Indien, devenue le 31 mars dernier le cent unième département français d’outre-mer.

Grève quasi générale depuis le 27 septembre, avec, presque tous les jours, des manifestations, des barrages, et parfois même le blocage de l’accès à l’aéroport, sous le slogan « Mabawas nachouké ! » (ailes de poulet moins chères !). Pas de victimes jusqu’ici, mais des jets de pierre, quelques voitures incendiées, des gaz lacrymogènes et des interpellations. La gendarmerie mobile – composée en grande majorité de fonctionnaires européens, bardés de leurs protections noires en écailles, très Robocop, comme dans l’Hexagone – a même sorti quelques blindés, pour faire sauter les obstacles. Trois pelotons sont arrivés en renfort de La Réunion.
« Débordements inacceptables », lance la ministre de l’outre-mer, Mme Marie-Luce Penchard, qui invoque « la sécurité des personnes », ajoutant, sur un ton alarmiste : « Personne ne peut souhaiter une issue dramatique à ce conflit ». Tandis que François Hollande, un des candidats socialistes à l’investiture pour l’élection présidentielle, appelle le gouvernement – qui devrait être « instruit par l’expérience de la grave crise antillaise de 2009 » (1) – à ne « pas laisser pourrir la situation ». Le LKP guadeloupéen a de son côté apporté son « soutien à la mobilisation des travailleurs et du peuple de Mayotte ».

Mais l’Etat ne se sent pas directement concerné par ce conflit social, rappelant simplement les grands chantiers engagés depuis la « départementalisation » : santé, formation, accès à Internet et, à partir de janvier prochain, l’application du Revenu de solidarité active (RSA) – traditionnel instrument « d’arrosage » outre-mer, qui devrait calmer certaines ardeurs (mais aussi enfoncer un peu plus l’île dans l’assistance, comme c’est déjà le cas aux Antilles et à la Réunion).

L’intersyndicale (CGT-Ma, Cisma-CFDT, Solidarité mahorais et le Collectif des citoyens perdus) alliée à des associations de consommateurs (Ascoma, Afoc) se plaint d’un manque de concurrence, qui tire les tarifs vers le haut, et demande au patronat des grandes surfaces ainsi qu’aux services de l’Etat et du département un engagement écrit sur une baisse des prix des produits de base, et notamment des cartons de découpe de volailles vendus presque deux fois plus cher que dans l’Hexagone, des bouteilles de gaz trois fois plus coûteuses, etc.

L’aile dure du mouvement cherche à bloquer les ronds-points de circulation et à fermer d’autorité les magasins qui ne se joignent pas spontanément à la grève. De plus en plus de ménagères participent aux manifestations, qui rassemblent régulièrement plusieurs milliers de personnes.
Le président du conseil général, contraint par les syndicalistes à sortir de sa réserve, se désole des pertes de recettes consécutives aux baisses de droits de douane intervenues depuis 2010 sur les produits de première nécessité – soit autant d’argent qui ne pourra être réinjecté – et attribue « le mal-être plus profond » à la délinquance actuelle, « avec son lot de vols, viols, d’émergence de jeunes bandes (2) ».

Les Mahorais – qui seraient 200 000 dans une île qui a grandi trop vite, à l’abri de la France, et de plus en plus coupée de son environnement naturel (Comores, Madagascar), avec un taux record de reconduites de sans-papiers à la frontière – découvrent que le statut départemental (qu’ils n’avaient cessé de réclamer) n’amène pas automatiquement l’égalité, la solidarité, ni une manne de crédits. Et qu’il continuera d’attirer les Comoriens d’Anjouan ou d’autres îles, pour qui Mayotte – même en butte à la cherté de la vie – reste un îlot de prospérité au milieu d’un océan de misère.

(1) La Guadeloupe avait connu en 2009 quarante-quatre jours d’une grève menée par près de cinquante organisations syndicales ou associations fortement politisées, avec blocage complet de l’économie.
(2) Cf. Malango actualités, la meilleure source d’information du moment à propos de Mayotte.

8 octobre 2011

Le Dessous Des Cartes - De la démographie aux choix politiques

http://ddc.arte.tv




Direct Link ou Direct Link


Spontanément, la géopolitique renvoie aux territoires, aux ressources, aux représentations et aux rapports de force. Or, dans toute région du monde, les évolutions démographiques représentent un outil prospectif majeur. Ce paramètre trop souvent négligé par les politiques publiques, peut contribuer à déstabiliser les équilibres économiques, politiques et sociaux.


Lectures

La Voie - Pour l'avenir de l'humanité
Edgar Morin Fayard - Collection : Essais
Le vaisseau spatial Terre, continue à toute vitesse sa course dans un processus à trois visages : mondialisation, occidentalisation, développement.
Tout est désormais interdépendant, mais tout est en même temps séparé. L’unification techno-économique du globe s’accompagne de conflits ethniques, religieux, politiques, de convulsions économiques, de la dégradation de la biosphère, de la crise des civilisations traditionnelles mais aussi de la modernité.
Une multiplicité de crises sont ainsi enchevêtrées dans la grande crise de l'humanité, qui n'arrive pas à devenir l'humanité.
Où nous conduit la voie suivie ? Vers un progrès ininterrompu ?
Nous ne pouvons plus le croire. La mort de la pieuvre totalitaire a réveillé la pieuvre des fanatismes religieux et stimulé celle du capitalisme financier.
Elles enserrent de plus en plus le monde de leurs tentacules.
La diminution de la pauvreté se fait non seulement dans un accroissement de bien-être matériel, mais également dans un énorme accroissement de misère.
Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie.
Edgar Morin pose ici les jalons d’une « Voie » salutaire qui pourrait se dessiner par la conjonction de myriades de voies réformatrices et nous conduire à une métamorphose plus étonnante encore que celle qui a engendré les sociétés historiques à partir des sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs.
Directeur de recherches émérite au CNRS, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, l’auteur de La Voie est connu pour avoir conçu la "pensée complexe" dans son œuvre maîtresse, La Méthode. Il est docteur honoris causa de vingt-quatre universités à travers le monde.
Pour une fiche de lecture détaillée : http://dialoguesenhumanite.org/331-la-voie-edgar-morin
L'Atlas géodémographique commenté
Revue « Population et avenir » Hors-série Atlas - (n° 701 bis)
Au sommaire : Atlas géodémographique commenté de la France Atlas géodémographique commenté de l'Europe Atlas géodémographique commenté du Monde Le site vous propose des informations sur la démographie ainsi que sur la géographie et l'histoire des populations. www.population-demographie.org/accueil.htm
Intercartes 5e
CRDP de l'Académie de Nice
La collection Intercartes, dirigée par Françoise MARTINETTI, a vu le jour en 1994, du besoin de proposer des cartes aux enseignants d'Histoire-Géographie du Collège et du Lycée, illustrant les programmes alors en vigueur.
"Le mûrissement de cette nouvelle publication est à la mesure de la mutation de l'enseignement de l'Histoire-Géographie au collège : il a été nécessaire de repenser la formule éditoriale de la collection, de prendre en compte la nouvelle version du LPC (Livret Personnel de Compétences) paru en Août 2010 pour l'année 2010/2011. Le retour sur la mise en oeuvre du nouveau programme a également été important pour la rédaction de ce nouveau numéro, d'où le décalage de la publication du prochain Intercartes 5e. Une équipe d'auteurs renouvelée, une prise en compte des nouveaux textes, des propositions pédagogiques en abondance : attendez-vous donc à de profonds changements avec Intercartes 5e "
Intercartes.NET est le site web des produits de la collection d'ouvrages Intercartes éditée par le CRDP de l'Académie de Nice.
Il est destiné à proposer aux utilisateurs des ressources en ligne autour des ouvrages, utilisables en classe par l'enseignant ou les élèves, ou bien à domicile, en accompagnement éducatif, en aide personnalisée, ou bien par curiosité : http://media-crdp.net/intercartes.net/ 

Agenda

PHOTOQUAI - 3e Biennale des images du monde
L’exposition présentée sur les quais de la Seine se prolonge dans le jardin du musée du quai Branly, à la tour Eiffel, ainsi que dans une dizaine d’institutions partenaires à Paris dont la Maison de l’Amérique latine, la Maison européenne de la photographie, le Petit Palais ou encore l'Ambassade d’Australie. Du 13/09/11 au 11/11/2011 Direction artistique : Françoise Huguier - Scénographie : Patrick Jouin
« A voir autrement, on voit autre chose » Heinrich Wölfflin, Principes fondamentaux de l’histoire de l’art (1915). Dans la continuité de la première biennale, l’initiative de sa création en revient au musée du quai Branly, PHOTOQUAI 2011, dédiée à la photographie non occidentale, poursuit sa mission d’origine en faisant découvrir des artistes dont l’œuvre est inédite en Europe. Mission fédératrice aussi puisqu’il s’agit de multiplier les croisements de regards en un système d’échange d’un lieu à l’autre. Les deux premières éditions, en 2007 et 2009, ont fait découvrir 116 photographes venus chaque année de plus de trente pays différents. La troisième édition de PHOTOQUAI, dont la direction artistique est confiée à la photographe et cinéaste Françoise Huguier, présente 46 photographes venus de 29 pays. Françoise Huguier s'est entourée de nombreux commissaires dont Olivier Culmann pour l’Inde, Christine Eyéné pour l’Afrique, Christian Caujolle pour Cuba ou encore Mouna Mekouar pour le Maghreb : "Il était important pour moi que la recherche des œuvres se fasse en étroite collaboration avec les commissaires pour donner à voir d’une part des artistes émergents, d’autre part des artistes n’ayant pas l’opportunité d’être diffusés. Bien sûr il y avait la possibilité offerte par internet mais rien ne vaut une recherche plus profonde dans différents pays pour en sonder le subconscient. La rencontre des photographes chez eux, dans leur contexte, permet de dépasser notre confort intellectuel d’Occidental qui nous empêche trop souvent d’aller regarder ailleurs. Cette curiosité active nous force à comprendre l’inspiration et les conditions de réalisation de l’œuvre d’un photographe, et comment celui-ci se situe dans les problématiques de son environnement. " (…) "Malgré la censure, l’autocensure ou le manque de moyens, j’ai été moi-même étonnée en allant à la rencontre des artistes dans différents pays, de voir tant de vitalité, d’inventivité et de profusion photographique. Une des idées fortes de cette 3e biennale était d’insister sur des régions du monde peu prospectées et peu vues : Cuba, Asie du Sud-Est, Afrique de l’Est…" Comme l’ont espéré ses fondateurs, PHOTOQUAI 2011 se fait l’écho de la créativité, non pas de la « sono mondiale », mais de la « photo mondiale ». (www.francoisehuguier.com/)

ARTE Reportage - Fukushima / Gaza / Somalie

Par http://www.arte.tv
(France, 2011, 42mn)
ARTE



Direct Link

Fukushima : les révoltés du nucléaire

De David Zavaglia, Pierre Grillot, Roger Walch et Valérie Mérie – Scientifilms – ARTE GEIE – France 2011

Alors que la France prononce vingt cinq ans plus tard un non lieu général sur Tchernobyl – et les supposés mensonges sur le nuage radioactif - les Japonais décident de prendre leur destin en main. Malgré une discrétion et un fatalisme farouches, ils n'acceptent plus les mensonges d'Etat.

Tandis que les autorités nippones bloquent l'importation de tous les outils de détection de la radioactivité pour empêcher que la population s'en équipe, une poignée de Japonais se rebelle et passe à l'action.
Parmi eux, Wataru Iwata, musicien. Il n'a aucune compétence scientifique. Cet été, il est pourtant venu en France et en Allemagne se former en urgence pour apprendre à mesurer la radioactivité. Il est reparti avec plusieurs détecteurs.
Notre équipe l'a suivi dans son pays alors qu’il mène avec de nombreux autres Japonais, une campagne inédite de mesure réelle de la radioactivité tout autour de la zone d'exclusion de la centrale de Fukushima. Les résultats sont édifiants : la radioactivité est bien plus élevée que ce qu'affirment les autorités.
Les Japonais se mobilisent, interpellent le gouvernement, se rassemblent, multiplient les campagnes de mesure, et décident de dénoncer les mensonges de leurs gouvernants.
Ce reportage, aux allures de road movie dans des zones dévastées, montre que des milliers de Japonais sont exposés chaque jour à des doses radioactives très nocives. 
Par ailleurs, la France, avec ses organismes indépendants comme la CRIIRAD et l'ACRO, est l'un des premiers pays à venir en aide à ces "Erin Brokovitch" du nucléaire, et réalise pour eux des analyses à distance.


Gaza n’attend rien de l’ONU

De Michel Dumont, Eric Bergeron et Isabelle Nommay – ARTE GEIE – France 2011

Les Palestiniens de Gaza n’attendent rien de positif de l’Assemblée générale de l’ONU. A quoi bon la reconnaissance d’un Etat qui, pour l’heure se compose de deux bouts de terre qui s’ignorent et de deux gouvernements qui ne se parlent pas.

Depuis juin 2006, la bande de Gaza est aux mains des islamistes du Hamas. L’ordre règne mais le million et demi de Gazaouis supportent de plus en plus mal un régime qui fait des affaires avec le commerce des tunnels, qui s’enrichit mais sans que le quotidien du petit peuple s’améliore.

« Fuck Israel, fuck Fatah, fuck Hamas » ainsi commence le manifeste diffusé sur les réseaux sociaux par une petite bande d’internautes pour lesquels l’important aujourd’hui n’est pas la proclamation d’un Etat mais la réconciliation entre les différentes factions palestiniennes.


Somalie, août 2011 : un silence assourdissant 

Photos : Martina Bacigalupo / Agence Vu
Réalisation : Serge Challon / Vu de la Terre
Béatrice Augereau, Anne Mangin et Marc Gigoux – ARTE GEIE – France 2011

Chaque mois, retrouvez dans ARTE Reportage la rubrique "Temps de pose". Une série de photos exclusives, sobrement commentées par l’auteur.

Martina Bacigalupo, jeune photographe italienne de 33 ans, primée par le Prix Canon de la Femme Photojournaliste en 2010, vit et travaille depuis 4 ans au Burundi dans la région des Grands Lacs.

Martina Bacigalupo collabore avec l’agence VU. Son travail s’inscrit dans la tradition des photographes engagés dans une relation de grande proximité avec ses sujets, à la recherche de la bonne distance, souvent face à des femmes rencontrées à tous les moments de leur vie dans une région du monde où se succèdent les tragédies, guerres, conflits ethniques, sécheresse, famine, épidémies.

Le 6 août 2011 à Mogadiscio, le groupe armé islamiste Al-Shabaab quitte la ville marquée par des décennies de guerre : d’un côté plusieurs quartiers désertiques où les gens ont encore trop peur des snipers pour aller retrouver leurs maisons et de l’autre, des camps de déplacés éparpillés partout où des centaines de personnes arrivent chaque jour pour fuir la famine qui dévaste le pays.

Les forces du Gouvernement Transitionnel (TFG), censées protéger la population, sont parfois responsables de graves violations à toutes les problématiques du pays. La population est prise entre un pouvoir incompétent et un groupe armé qui interdit aux ONG d’apporter l’aide nécessaire pour limiter les séquelles de la sécheresse. Ceux qui essaient de quitter le pays se retrouvent, après des journées de marche, dans le camp de réfugiés le plus grand du monde, Dadaab, au Kenya. Une catastrophe humanitaire, selon certains.

Lien

Le site web de Martina Bacigalupo

La Chine à la rescousse de l’Europe… sous condition

vendredi 30 septembre 2011, par Martine Bulard
pour http://blog.mondediplo.net

En chinois, le mot « crise » s’écrit avec deux caractères : l’un symbolise le danger, l’autre l’opportunité (危机, wēijī). Sans négliger le premier, Pékin utilise le second, comme le rappelle Mme Xu Bei, économiste chez Natixis (lire Paul Taylor, « China has a big stake in E.U. Stability », New York Times, 19 septembre 2011). La spécialiste note par ailleurs que « l’intérêt de la Chine est d’avoir une zone euro stable avec la création d’euro-obligations. Mais est-ce que la Chine peut avoir un impact sur les décisions des pays de l’Union européenne ? J’en doute ». La remarque est judicieuse. Toutefois, il a suffi que des autorités chinoises parlent d’acheter de la dette souveraine européenne pour que les « marchés » se calment… au moins pour vingt-quatre heures.

En Chine même, l’orgueil de voir les financiers occidentaux se tourner vers l’Est le dispute à l’inquiétude. Et ce n’est certainement pas un hasard si Zhang Monan, économiste et éditorialiste au très officiel China Daily, a pris sa plume pour préciser le sens des choix gouvernementaux. Sous le titre « Value cooperation over cash », elle part du sentiment que « la Chine est en train de payer pour les déséquilibres mondiaux » – alors qu’elle n’en serait ni responsable ni même coresponsable… Mais Zhang Monan souligne aussitôt que « les achats chinois de la dette européenne ne relèvent pas de la générosité. Aider l’Europe qui est aux prises avec une crise extrêmement difficile revient à aider la Chine elle-même. C’est aussi le prix que celle-ci doit assumer dans le cadre des déséquilibres financiers du monde. Beaucoup de Chinois regardent négativement l’achat de dette souveraine italienne. De fait, les acheteurs prennent de gros risques (...). Mais, en l’état actuel de la mondialisation financière, économique et médiatique, la crise de confiance et de crédibilité qui touche l’Europe peut s’étendre rapidement au reste du monde et engendrer un cercle vicieux d’autoréalisation. (...) Or l’Europe représente le plus grand marché d’exportation de la Chine. Vu sous cet angle, un effondrement des économies européennes aurait un impact énorme sur la Chine ». De fait, Pékin n’a aucun intérêt à voir l’euro exploser et l’Union européenne sombrer dans la récession. Déjà, la consommation aux Etats-Unis est au plus bas niveau – et les exportations chinoises vers l’Amérique baissent. Pour l’heure, le marché intérieur chinois n’a pas pris le relais – malgré des augmentations de salaire importantes dans les grandes entreprises. Le ralentissement tant redouté pointe le nez alors que les autorités chinoises ne peuvent pas rééditer l’opération de novembre 2008 (l’injection de 430 milliards d’euros dans l’économie). Bref, la Chine a (aussi) besoin de l’Europe... et de ses entreprises. Selon un rapport de l’Association chinoise de l’industrie, « plus de 80 % du commerce extérieur chinois [importations et exportations] est réalisé par des groupes à capitaux étrangers » (Xinhua, 27 septembre 2011). C’est dire le degré de dépendance du pays…

Zhang Monan détaille également tout l’intérêt pour les Chinois, mais également pour les autres économies émergentes, de s’appuyer sur l’euro qui « offre un substitut au dollar comme monnaie de paiement. Ainsi, par exemple, l’Irak, l’Iran, la Russie, le Venezuela et d’autres ont décidé d’accepter l’euro comme monnaie de transaction pour leurs ventes de pétrole », traditionnellement payées en dollars. Et de préciser : « L’achat de dette souveraine européenne par la Chine et les autres pays des BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud] représente une sorte de soutien à l’euro [qui] devrait aider à briser la domination du dollar sur le système monétaire international. C’est un pas de plus vers l’instauration d’un système monétaire international multipolaire. »

Réduire le poids du dollar

 

Toujours selon l’économiste, les pays émergents « sont embourbés dans le “piège du dollar” avec pour conséquence une réévaluation de leur monnaie et une entrée massive de capitaux [hot money] depuis l’irruption de la crise ». Ce qui a pour conséquence de freiner les exportations. Donc tout ce qui peut affaiblir la domination du dollar est bon à prendre. « Le problème actuel, poursuit-elle, n’est pas de savoir si les économies émergentes doivent – ou non – tendre une main secourable aux pays européens durement touchés, mais de quelle manière ils peuvent le faire. » Fournir des liquidités n’est pas la clé – les réserves des BRICS n’y suffiraient d’ailleurs pas. « Ce dont l’Europe a le plus besoin, c’est d’investissements des pays émergents dans l’économie réelle – investissements qui, combinés aux technologies de pointe et à l’expertise de gestion des économies européennes, permettraient de créer un espace pour un nouveau mode de développement et de donner du temps à l’Europe pour engager de profondes réformes structurelles. » Les fonds et groupes chinois cherchent plutôt à investir dans des entreprises de haute technologie ou des infrastructures de transport (comme le montre l’exemple fameux du port du Pirée – le géant Cosco a conclu un accord pour la modernisation et l’exploitation d’un des embarcadères pour trente-cinq ans).

De plus, souligne Zhang Monan : « La crise financière est le résultat de l’absence d’un mécanisme de bonne gouvernance mondiale. » Les BRICS souffrent de la volatilité des capitaux en mal de profits qui passent d’une place à l’autre. Dans un éditorial remarqué du Financial Times, la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, s’en prend « à ces économies qui déversent des liquidités sans aucun sens du bien commun », faisant clairement allusion à la banque centrale américaine (FED) qui, au nom de la lutte contre la récession aux Etats-Unis, injecte un flot continu de capitaux qui se placent partout… sauf dans l’économie américaine (lire « Brazil will fight back against the currency manipulators », Financial Times, 22 septembre 2011). En Chine, les « capitaux gris » (hot money), entrés illégalement sur le territoire en attente d’une réévaluation du yuan, ont augmenté de plus d’un quart au premier semestre 2011, selon les statistiques de la banque centrale chinoise. Et pourtant, à la différence du Brésil, le pays dispose d’un contrôle des changes... au grand dam des financiers. Le Fonds monétaire international (FMI), par la voix de son économiste chargé de l’Asie, M. Nigel Chalk, vient de réclamer des « réformes du système financier chinois dans les cinq ans à venir (…). On n’a jamais vu une économie aussi grande, aussi importante pour le système, avec ce type de système financier » – un système nourri par « une épargne élevée (…) reposant fortement sur les banques », et « étroitement régulé » – contrôle de capitaux et interventions sur le marché des changes au niveau international, taux d’intérêt et masse monétaire contrôlés par l’Etat au niveau national (Cf. Agence France presse, 19 septembre). Contrôle, régulation… autant de gros mots pour le FMI.

Que le système chinois pose des problèmes, c’est évident. Les autorités le savent, qui tentent de ralentir les distributions de crédits et les investissements inutiles. Mais que le FMI réclame comme mesure salvatrice une déréglementation en pleine crise financière, voilà qui ne manque pas de sel. C’est d’ailleurs cette myopie et ce dogmatisme du FMI qui permettent à la Chine de marquer des points politiques et de rassembler les BRICS. Ainsi, peu de temps avant d’avoir fustigé les Etats-Unis, Mme Rousseff avait précisé lors de la fête de l’Indépendance : « Dans la crise internationale actuelle, notre principale défense est de développer et protéger notre marché intérieur, qui est d’ores et déjà l’un des plus vigoureux au monde, et c’est pourquoi je veux qu’il soit clair que mon gouvernement n’autorisera pas les attaques contre nos industries et nos emplois. » (« Brazil President To Protect Domestic Market From Global Turmoil » The Wall Street Journal, le 7 septembre 2011). De toute évidence, les produits « made in China » étaient visés.
Mais la présidente du Brésil comme les chefs d’Etat ou de gouvernement des BRICS se sont retrouvés pour appeler le FMI à accélérer ses réformes en matière de quotas et de gouvernance. « Nous sommes préoccupés par la lenteur des réformes, ont-ils indiqué dans un communiqué le 22 septembre dernier. La mise en œuvre de la réforme 2010 prend du retard. » Les pays émergents veulent bien prêter main-forte – ils y ont intérêt – mais ils entendent prendre toute leur place aux commandes.

Jesus Camp (Documentary)

http://en.wikipedia.org/wiki/Jesus_Camp

Directed by Heidi Ewing
Rachel Grady
Produced by Heidi Ewing
Rachel Grady
Starring Becky Fischer
Mike Papantonio
Music by Force Theory
Cinematography Mira Chang
Jenna Rosher
Distributed by Magnolia Pictures
Release date(s) September 15, 2006
Running time 85 minutes
Country United States



DIRECT LINK

Femme pasteur à la tête d'une Église pentecôtiste, Becky Fischer anime un groupe de prière pour enfants dans le Missouri. Depuis 2001, elle organise en outre un camp d'été dans le Dakota du Nord pour ses jeunes ouailles et leurs familles. Serrés dans la chapelle, les enfants y répètent des chorégraphies pour accompagner le message divin. Ou assistent au discours anti-avortement d'un pasteur, muni de minuscules poupées représentant les embryons. Et lorsque Becky Fischer reprend la parole pour fustiger Harry Potter - "les sorciers sont les ennemis de Dieu" - et reprocher à certains d'oublier la foi dans la cour de récréation, les mains se joignent dans un mouvement unanime, les yeux montent au ciel, les corps se tordent et les larmes roulent sur les joues rougies de petits paroissiens écrasés par la culpabilité...

(Etats-Unis, 2006, 84mn)
ARTE F
permalink

1 octobre 2011

H2Oil (Documentaire)


Betacam NUM / 01h15m00s / Couleur / 2009 / V.O. : anglaise / S-Titres : français
Réalisation: Shannon Walsh
Scénario: Shannon Walsh
Image: Alan Kohl
Montage: Étienne Gagnon, Sophie Leblond
Son: Daniel Lagacé
Musique: Rebecca Foon, Ian Ilavsky, Eric Craven
Production: Sergeo Kirby et Sarah Spring - Loaded Pictures
Distribution: Andrew Noble - Filmoption International


Alternative Link Player : http://videozer.com/video/15axF


Direct Link or Direct Link


ABOUT THE FILM


Ever wonder where America gets most of its oil? If you thought it was Saudi Arabia or Iraq you are wrong. America’s biggest oil supplier has quickly become Canada’s oil sands. Located under Alberta’s pristine boreal forests, the process of oil sands extraction uses up to 4 barrels of fresh water to produce only one barrel of crude oil.

It goes without saying that water — its depletion, exploitation, privatization and contamination — has become the most important issue to face humanity in this century. At the same time, the war for oil is well underway across the globe. A struggle is increasingly being fought between water and oil, not only over them.
Alberta’s oil sands are at the centre of this tension. As the province rushes towards a large-scale extraction, the social, ecological and human impacts are hitting a crisis point. In only a few short years the continent will be a crisscross of pipelines, reaching from the arctic all the way to the southern US, leaving toxic water basins the size of Lake Ontario, and surface-mines as large as Florida.

H2Oil follows a voyage of discovery, heartbreak and politicization in the stories of those attempting to defend water in Alberta against tar sands expansion. Unlikely alliances are built and lives are changed as they come up against the largest industrial project in human history.

Ultimately we ask what is more important, oil or water? And what will be our response?
With hope and courage H2Oil tells the story of one of the most significant, and destructive projects of our time.

H2Oil will be released as a feature length documentary in 2009, with a premier at HotDocs on May 8th, 2009. Television versions of H2Oil will be aired on Global TV and Télé-Québec later in the year. More dates and screening locations to be announced.

26 septembre 2011

Chine : Sexe, censure et émergence du “porno du peuple”

Ecrit par Ronald Yick · Traduit par Jade Dussart
Pour http://fr.globalvoicesonline.org

(liens en anglais)
Bien que la plupart des débats entourant la culture Internet de la Chine s'intéressent à l'émergence du cyber-activisme en faveur des droits humains, on observe depuis peu l'émergence d'une culture érotique en ligne, qui décrit ouvertement les activités sexuelles de chacun.
Les recherches de Katrien Jacobs, professeure agrégée à l'Université Chinoise de Hong Kong, sur la “Pornographie du Peuple” se sont focalisées sur la culture du porno amateur “Do It Yourself” (DIY) aussi bien que sur l'interaction entre les producteurs de pornographie et les consommateurs au sein même du mécanisme de censure de l'État.
Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu de l'entretien mené par Ronald Yick et Oiwan Lam à propos de la publication prochaine du nouveau livre du Professeur Jacob, La Pornographie du Peuple : Sexe et Surveillance sur l'Internet Chinois.


Professor Jacobs' new book, 'People's Pornography: Sex and Surveillance on the Chinese Internet'
Le nouveau livre du Professeur Jacobs, "La pornographie du Peuple : sexe et Surveillance sur l'Internet Chinois"

Global Voices (GV) : Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par “Pornographie du Peuple” ?
Katrien Jacobs (KJ): Avant tout, le terme “Pornographie du Peuple” recouvre la pornographie DIY, la pornographie des cinéastes amateurs. Mais il fait également référence à la pornographie “made in China”. Cela peut avoir un accent satirique lorsqu'on sait qu'officiellement il n'existe pas de pornographie chinoise puisqu'elle est interdite. Néanmoins, tout le monde sait qu'il existe de nombreux sites porno, notamment amateurs, en Chine.
GV: En tant qu'experte et chercheuse sur la pornographie amateur dans les sociétés occidentales, pouvez-vous comparer cette culture en Chine et en Occident ?
KJ : Dans les sociétés occidentales modernes, la culture alternative est forte, et l'on peut voir certains artistes ou membres de communautés underground créer leur site web afin de promouvoir leurs propres types de pornographie. Des sites tels que Beautiful agony, qui ne montre l'orgasme que sur les visages, sont une sorte de critique de la pornographie commerciale, qui exhibe exclusivement les organes génitaux. C'est le milieu d'où je viens. J'ai rencontré des personnes s'intéressant à ces sites, ou qui même en réalisent. Bien sûr, cette culture a rapidement été commercialisée. Ainsi, il existe également un mouvement de porno DIY qui n'est pas vraiment fait pour les gens et par les gens, il promeut juste le look de la “girl next-door”, le look amateur. En Occident, on trouve donc deux mouvements en parallèle, les vrais amateurs et les puissances commerciales.
En Chine et à Hong Kong, il existe effectivement des gens qui mettent en ligne leurs propres vidéos et photos, notamment sur des sites dédiés tels que Pornotube, le Youtube de la pornographie. Ces sites sont ouverts à tous. Bien sûr, ceux qui habitent la Chine continentale n'ont pas accès à ces sites, et participer au mouvement DIY du porno reste compliqué pour beaucoup de gens. Cependant, on remarque que de plus en plus de jeunes commencent à réaliser leurs propres vidéos pornographiques dans des endroits secrets ou isolés, comme des salles de classe vides, des cabinets médicaux, des ascenseurs ou même des couloirs. Ce type de porno est vraiment “made in China”, et on le télécharge. Ainsi, je suis tombée sur de nombreuses compilations ou archives de ces vidéos hébergées par des sites divers. Il est certain que ce mouvement est très éparpillé, et on le qualifie aisément de juvénile. Mais je pense que c'est un signe de changement.
GV: Vous utilisez dans votre ouvrage le terme “libération érotique”. Qu'entendez-vous par là ?
KJ: Avant tout, je vois une libération dans le fait que les gens puissent avoir accès à la pornographie, et qu'ils puissent exprimer leurs identités culturelles et sexuelles à travers la pornographie. Ainsi, lorsque les jeunes réalisent des vidéos, le fait d'avoir des rapports sexuels quelque part, de se filmer, de le télécharger et de le partager alors que c'est totalement interdit en Chine leur donne un sentiment de grande puissance. Et cela se fait malgré les interdictions officielles. Il ne faudrait pas le considérer sérieusement comme une libération politique, puisqu'après tout ces gens ne font que s'amuser. Mais ils enfreignent la loi en agissant de façon impudente, en faisant ce qu'ils veulent sexuellement et en le partageant sur Internet. Leur excitation se nourrit de cette double rébellion contre la loi.
GV: Ont-ils conscience d'être subversifs dans leur façon d'afficher leur pornographie ?
KJ: Ceux que j'ai interviewés en Chine continentale étaient des internautes mais ce n'étaient pas nécessairement ceux qui téléchargeaient leurs vidéos. J'en ai également réalisé des entretiens dans des universités. C'est vraiment intéressant, ils ont tout à fait conscience de la guerre pornographique en Chine, savent que le gouvernement interdit, contrôle et utilise même la pornographie en vue de contrôler Internet. Pourtant, ils arrivent à trouver ce qu'ils cherchent en franchissant la “Grande Muraille” de la cybercensure et en partageant leurs sites secrets entre eux.
Cependant, les minorités sexuelles sont plus vulnérables, car elles ont encore beaucoup de mal à être reconnues en Chine. Pour elles, lancer un mouvement pornographique est sûrement hors de question.
GV: Depuis quelques années, on trouve de plus en plus de porno amateur en ligne. Les internautes chinois aiment dévoiler l'identité des protagonistes de ces vidéos, surtout lorsqu'elles impliquent des officiels corrompus du gouvernement. Quelle est votre opinion là-dessus ? Pensez-vous que ce soit lié aux relations homme-femme et aux rapports de force en Chine ?
KJ: Oui, bien sûr. S'ils peuvent prendre sur le fait des officiels corrompus du gouvernement, c'est qu'ils sont à même de contester les rapports de force et ils exposent alors leur propre pouvoir. Mais cela reste problématique, car ils essaieront la plupart du temps d'atteindre et de dévoiler l'intimité sexuelle des gens. Je ne pense vraiment pas qu'il faille agir ainsi, car même si cette personne est un officiel du parti, qui possède un trop grand pouvoir, je persiste à croire que nous ne pouvons pas le ou la juger sur sa vie sexuelle. Je préfèrerais que les gens se plaignent d'un manque de sexualité.
Je pense que le commentaire du [blogueur chinois] Han Han à propos de la propagande sur l'impuissance est très intéressant. Ce qui est encouragé dans la société ordinaire chinoise bannit la pornographie ; même si l'on peut avoir des rapports sexuels, la pornographie est rejetée. Nous ne devrions pas nous étendre sur notre plaisir, notre orgasme. Son idée remet en cause l'histoire de l'asexualité chinoise. Attaquer les autorités pour les affaires sexuelles illégales de ceux-ci peut difficilement changer un système corrompu.
GV: Quelles sont les relations entre la bataille contre la censure et l'activisme du sexe en Chine ?
KJ: En Chine, les internautes semblent avoir conscience de la guerre de la pornographie, de ses batailles, des batailles des logiciels de filtrage. En fait, le “Cheval de l'Herbe et de la Boue” [en français], symbole de la lutte contre les logiciels de filtrage en 2009, est une formule associée au sexe. La diffusion rapide du Cheval de l'Herbe et de la Boue fut un moment très fort du combat des citoyens du Net pour les libertés civiles et la liberté d'expression. En Chine, plus que dans tout autre pays, la bataille des médias sexuellement explicites est au cœur de la lutte des internautes.
Bien sûr, les personnes qui accordent de l'importance au dialogue politique ne souhaitent pas traiter de questions liées à la pornographie, ou même à la sexualité. Ainsi, dans une certaine mesure, je pense que les discours sont marginalisés. Mais si l'on y regarde de plus près, on peut voir que ces questions sont en fait au centre des débats, et que les blogueuses y participent. Les blogueuses Muzi Mei et Liumangyan (qui défend les travailleurs du sexe) sont deux très bons exemples de la façon dont les blogueuses féminines et féministes abordent la sexualité, en ne séparant jamais l'activisme politique de l'activisme du sexe.
J'estime qu'il existe une tradition masculine de l'activisme politique, qui sépare les questions relatives au sexe des questions politiques, et qu'une tradition de blogueuses se forme, plus exhibitionnistes et plus terre-à-terre ; je pense donc que leurs angles de vue sont différents. Lorsque j'écrivais mon chapitre sur les blogueurs, j'ai remarqué cette séparation entre la tradition masculine et la tradition féminine, dont je n'ai pas pu nier l'existence.
GV: Dans des interviews précédentes, vous disiez être surprise par le fantasme des hommes chinois : les jeunes filles mineures. D'où vient un tel fantasme ?
KJ: Je pense qu'il vient du Japon, car la pornographie japonaise est tellement dominante et promeut l'image des jeunes filles innocentes et soumises, souvent mineures. J'ai interviewé beaucoup d'hommes qui avouaient que, oui, c'était là leur principal fantasme. Je veux voir cette fille soumise. Qu'est-ce que cela signifie ? Je pense que cela donne à l'homme une sensation d'extraordinaire pouvoir. Ils peuvent manipuler la fille soumise. Ainsi, dans ce monde du fantasme, ils peuvent avoir affaire à ce genre de filles, sans que cela signifie que ce soit le cas dans la vraie vie, car ils ont souvent affaire aux femmes puissantes de leur entourage. Au Japon, des études prouvent que ce fantasme est un renversement, une sensation de faiblesse et d'incompétence de l'homme japonais qui aurait été gâté par la mère. En Chine, c'est un peu similaire.
GV: Votre livre traite-t-il des relations raciales et sexuelles sur le web chinois ?
KJ: En fait, il y a un chapitre dans lequel j'ai interviewé des gens sur des sites pornographiques au sujet de leurs fantasmes sexuels et de leurs préférences. Il existe communément un modèle de couple : un homme de race blanche et une femme chinoise. Pourtant, de plus en plus d'hommes en Chine s'intéressent aux femmes étrangères. J'ai interviewé des Chinois qui s'intéressaient à moi, et qui m'ont fait part de leur frustration devant leur incapacité à fréquenter ou tout simplement à séduire les femmes chinoises locales. Après cette recherche sur les mécanismes de rencontres à Hong Kong, je réalise que dans le monde hétérosexuel, il existe un réel décalage entre les hommes et les femmes. J'ai trouvé que beaucoup d'hommes chinois et de femmes chinoises n'avaient pas les mêmes aspirations … cela a-t-il un rapport avec le fait qu'ils créent le fantasme de la fille facile et soumise ? C'est peut-être lié. C'est une sorte d'inversion, ils rêvent d'une fille docile, mais en réalité, ces hommes chinois sont véritablement rejetés par les femmes chinoises, notamment sur les sites de rencontres. Les femmes chinoises sont très difficiles et elles font connaître leurs exigences. Et les hommes chinois, d'une certaine manière, sont mal à l'aise. Donc, oui, j'ai pu voir que Hong Kong et la Chine sont patriarcales. Et j'ai conscience que dans la réalité, sur le lieu de travail, et à la maison, les hommes ont beaucoup de pouvoir. Mais ce n'est qu'une façon d'enquêter sur la réalité. Il existe d'autres réalités où les femmes ont beaucoup de pouvoir.
Chinese artist, Ai Weiwei
L'artiste chinois Ai Weiwei

GV: Une dernière question :au moment de l'arrestation du célèbre artiste et activiste Ai Weiwei, l'une des raisons invoquées pour cette arrestation a été la parution de ses images de lui nu. Pourquoi pensez-vous que les photos nues d'Ai représentent une menace pour le gouvernement Chinois ?
KJ: Je sais que lorsqu'il était détenu, l'un des nombreux chefs d'accusation était de diffuser la pornographie. Je pense qu'il est puissant et menaçant aux yeux des autorités car il a un sens de l'humour très développé, et qu'il a fait ces photos pleines d'esprit en se prenant lui-même, sautant et tenant des chevaux d'herbe et de boue. Il est un tel emblème de la lutte pour la liberté d'expression, et la sexualité en fait partie. Si vous êtes libre, artiste et libre, et que vous avez une personnalité excentrique, alors vous pouvez faire ces choses-là, vous pouvez sauter nu partout. Il représente ce genre d'humour et de liberté qui est si dangereux en Chine.

ARTE Reportage - Colombie / Inde / Mali

Pour http://www.arte.tv

(France, 2011, 42mn)
ARTE



Inde naissance d’un contre pouvoir
L’Inde est en plein boom économique. Les affaires fructifient, mais avec elles d’autres affaires. Pas un jour sans qu’éclate une nouvelle histoire de corruption, de prise d’intérêt illégal… Jeux du Commonwealth, marché de l’immobilier ou de la téléphonie, armement, les scandales s’enchainent à un rythme effréné.
Aujourd’hui, les Indiens en ont assez. De nouveaux protestataires se font les porte-paroles de cette colère. Soutenus par une nouvelle classe moyenne, par une jeunesse éprise de justice, ils élèvent la voix et s’en prennent de plus en plus vertement à l’Etat..
Arundathi Roy, Anna Hazare, Binayak Sen, trois noms, trois visages de la contestation made in India… Des hommes et des femmes qui sont en train de changer leur pays, des hommes et des femmes qui ont déjà fait plier les politiques…

Colombie : racaille cité, racaille ciné
A Cali, 3e ville de Colombie avec plus de 2 millions d’habitants, l’homicide représente la première cause de mortalité : 1.813 assassinats par an, soit près de cinq assassinats par jour.
A Pétécuy, un quartier violent et mal famé où les gangs font la loi, les règlements de compte par balles déciment des familles entières. Pourtant, depuis quelques mois, le nombre de blessés et de morts a considérablement chuté. Selon les récentes estimations de la police, le taux de criminalité aurait baissé de 80%.
L’initiative d’un jeune cinéaste, Oscar, a fortement contribué à cette accalmie. Organisateur d’ateliers vidéo dans cette banlieue défavorisée, Oscar a choisi de réaliser un film sur le quotidien de la cité coupe-gorge. Mais avec un traitement pour le moins original : de jeunes dealers, des tueurs à gages et autres membres de gangs en sont les héros. Tous réunis sur un plateau de tournage, autour d’un projet artistique qui les met en valeur. Loin d’être figurants, chacun joue son propre rôle, vêtu de son costume et paré de ses accessoires...
Persuadé que l’art peut dompter la violence, le projet d’Oscar est soutenu par les appels à candidature du Père Edilson Huerfano Ordonez lors du prêche du dimanche. Le prêtre, présent sur tous les tournages, encourage les bonnes volontés et finit par recruter de nouveaux acteurs. D’ailleurs, certains d’entre eux ont fini par s’imposer dans les « telenovelas » diffusés par la télévision colombienne…

Mali : le téléphone guérisseur
Un téléphone portable peut-il faire baisser la mortalité infantile ?
Probablement si l’on en croit l’initiative lancée à Bamako par l’ONG Pesinet qui place les nouvelles technologies au service de la médecine préventive. Pour Pesinet, le constat est simple : en Afrique plus de la moitié des décès dus aux maladies infectieuses pourraient être évités si elles étaient détectées à temps. Le manque de structures de santé, la popularité de la médecine traditionnelle, le coût des soins, poussent très souvent les familles à retarder le plus possible l’échéance de la consultation.
L’ONG a donc mis en place un système de visite à domicile où les données sanitaires de base sont transmises au dispensaire par SMS.



 DIRECT LINK ou DIRECT LINK

Libellés

Politique (381) social (341) actualité (279) corporation (265) loi (227) Corruption (208) geopolitique (201) Documentaire (155) documentary (143) Propaganda (129) Etats (128) Guerre (126) France (124) Internet (98) Reflexion (95) Pollution (94) crise (94) USA (93) Economie (89) Europe (85) Nouvelles Technologies (82) Santé (75) Arté (59) Argent (57) Etats-Unis (53) environnement (53) reportage (53) administration US (52) Nucléaire (51) Armement (48) Surveillance (46) Nucleaire (45) Chine (44) Armées (43) Mort (42) histoire (42) Japon (40) Japan (36) Police (34) le dessous des cartes (34) rapport (33) Banque (30) Petrole (30) censure (30) Energie (29) Agriculture (27) Eau (27) Afrique (25) Conflits (24) Fukushima (24) LOBBYS (24) Russie (22) gouvernements (22) Medias (21) Sécurité (21) Frontières (20) International (20) Agro Alimentaire (19) Catastrophe (19) Revolution (19) Armes (18) Pauvreté (18) Repression (18) geographie (18) China (17) OTAN (17) Libye (16) cybersécurité (16) gouvernance (16) Army (15) Carte (15) cyberspace (15) ARTE Reportage (14) Allemagne (14) Facebook (14) Inde (14) Moyen Orient (14) Cyber-activisme (13) FMI (13) Google (13) Royaume-Uni (13) cyberespionnage (13) sciences (13) Mali (12) Manipulations (12) commerce (12) enfant (12) philosophie (12) Israël (11) Violence (11) Web 2.0 (11) capitalisme (11) Afghanistan (10) CIA (10) Immigration (10) Journaliste (10) Livres (10) Syrie (10) finance (10) religion (10) traité (10) Bresil (9) Dictature (9) Drones (9) Pakistan (9) Radioactif (9) US (9) Vietnam (9) business (9) desinformation (9) election (9) militaires (9) secret (9) travail (9) 2011 (8) Climat (8) Droit de l'Homme (8) Démocratie (8) Gaz (8) Informations (8) Irak (8) Mexique (8) Reflextion (8) Somalie (8) conspiration (8) exploitation (8) mondialisation (8) terrorisme (8) Bolivie (7) Canada (7) Democratie (7) Discrimination (7) Filtrage (7) Presse (7) controle (7) crimes (7) manifestations (7) multinationales (7) trafic (7) 2012 (6) ACTA (6) Areva (6) Asie (6) Crise sociale (6) Droit (6) Gaza (6) Grande Bretagne (6) Haïti (6) Italie (6) Madagascar (6) Netizen Report (6) Nigeria (6) O.N.U (6) Oligarchie (6) RDC (6) Société (6) UE (6) changement climatique (6) danger (6) justice (6) mines (6) ocean (6) pirates (6) projet (6) Africa (5) Algerie (5) Arabie Saoudite (5) Bahreïn (5) Brésil (5) Chimique (5) Chomsky (5) Colonisation (5) Congo (5) Crise politique (5) Debat (5) Egypte (5) Indigènes (5) Inégalités (5) Liberté (5) Loppsi (5) NSA (5) ONG (5) Palestine (5) Pharmaceutique (5) Tunisie (5) Union Européene (5) Veolia (5) agrocarburants (5) big brother (5) contamination (5) ecologie (5) emploi (5) esclavage (5) hadopi (5) informatique (5) interview (5) menace (5) prison (5) AIEA (4) Accident (4) Agent (4) Bombes (4) Chili (4) Colombie (4) Contaminés (4) Grèce (4) Honduras (4) Iran (4) Microsoft (4) Migration (4) OMC (4) Occident (4) Perou (4) Racisme (4) Tchernobyl (4) Venezuela (4) Webdocumentaire (4) Wikileaks (4) brevet (4) dette (4) fichage (4) frontex (4) industrie (4) maladie (4) nanotechnologies (4) plastic (4) plastique (4) privatisation (4) privée (4) public (4) réfugiés (4) 2013 (3) Apple (3) Australie (3) Azerbaïdjan (3) Bangkok (3) Banque mondiale (3) Banques (3) Bosnie (3) Corée (3) Dechets (3) Espagne (3) Faim (3) Islande (3) Kazakhstan (3) Kenya (3) Liban (3) Maroc (3) Monde (3) NATO (3) Nature (3) Niger (3) OGM (3) OMS (3) Politics (3) Proche-Orient (3) Riz (3) Roms (3) Sahel (3) Sarkozy (3) Totalitaire (3) Turquie (3) Twitter (3) Ukraine (3) Uranium (3) Urbanisation (3) accords (3) art (3) cancers (3) charbon (3) culture (3) cyber-censure (3) drogue (3) ethnie (3) extreme droite (3) futur (3) gouvernement (3) minerais (3) piraterie (3) ressources (3) réseau (3) sondage (3) stratégie (3) télévision (3) écologie (3) 2014 (2) 2030 (2) Abus (2) Affaire (2) Africom (2) Afrique du Sud (2) Agent Orange (2) Amerique du Sud (2) Arabes (2) Argentine (2) Arménie (2) Articque (2) Atlas (2) Attentat (2) Australia (2) Balkans (2) Bangladesh (2) Belgique (2) Bio Carburants (2) Bioethique (2) Birmanie (2) Biélorussie (2) CRIIRAD (2) Cambodge (2) Cancer (2) Caucase (2) Centrafrique (2) Cloud (2) Coltan (2) Correa (2) Corée du nord (2) Coup d’Etat (2) Crise financière (2) Côte d'Ivoire (2) DARPA (2) Defense (2) Drone (2) Défense (2) EDF (2) EFSA (2) Emirats (2) Equateur (2) Espace (2) G8 (2) Gaz de Schiste (2) Gazoduc (2) Genocide (2) Germany (2) Ghana (2) Goldman Sachs (2) Guatemala (2) Géorgie (2) IKEA (2) India (2) Indiens (2) Irlande (2) Kirghizistan (2) Kosovo (2) Les infos dont on parle peu (2) Liberté d'expression (2) Mafia (2) Maghreb (2) Mosanto (2) Médias (2) Nation (2) Nouvel Ordre Mondial (2) Obama (2) Oppression (2) Paragay (2) Parlement (2) Patriot Act (2) Petropolis (2) Quatar (2) RFID (2) Retraites (2) Royaume Uni (2) Rwanda (2) Révolte (2) Sahara (2) Science (2) Serbie (2) Sexe (2) Space (2) Swift (2) Taiwan (2) Taïwan (2) Tepco (2) Thailande (2) U.R.S.S (2) Video (2) Viol (2) WTO (2) Yemen (2) aide alimentaire (2) aluminium (2) animaux (2) bilan (2) biotechnologie (2) chimie (2) civil (2) coup d’État (2) debt (2) dessous des cartes (2) developpement (2) diaspora (2) diplomatie (2) débat (2) délation (2) education (2) ex-Yougoslavie (2) famine (2) fonds d'investissement (2) graphisme (2) hack (2) humain (2) loi Internet et Création loi Hadopi (2) medecine (2) metal (2) misère (2) mondial (2) mur (2) news (2) paradis fiscaux (2) pesticides (2) piratage (2) poison (2) populisme (2) previsions (2) prostitution (2) président (2) sensure (2) telephonie (2) terre rare (2) territoire (2) textile (2) transport (2) villes (2) war (2) 11/9 (1) 1918 (1) 1945 (1) 2 (1) 2009 (1) 2010 (1) 23andMe (1) 9/11 (1) A TelecomTV Campaign (1) AFP (1) ALENA (1) APT (1) ASN (1) Abidjan (1) Agences de notation (1) Alimentarius (1) Almentaire (1) Amazonie (1) Amérindiens (1) Angola (1) Anonymous (1) ArmeFrance (1) Asile (1) Autodialogue à propos de New Babylon (1) Awards (1) B.R.I.C (1) BASM Conférence de Dublin Le texte du futur Traité adopté (1) BCE (1) Babylon District (1) Bayer (1) Berlin 1885 la ruée sur l'Afrique (1) Berlusconi (1) Bhoutan (1) Bilderberg 2008 (1) Bill Gates Rockefeller Svalbard (1) Black Hat (1) Blackwater (1) Botnet (1) Brazil (1) Burkina Faso (1) CEA (1) CETA (1) CFR (1) CNT (1) COMMENT) SUPREMATIE DE L'INFORMATION (1) CONSPIRATION - LE BRESIL DE LULA (1) CONTROLE TOTAL (1) CPI (1) CRU (1) CUG (1) Cachemire (1) Camera City (1) Child miners (1) Chypre (1) Cisjordanie (1) Citoyenneté (1) City (1) Clearstream (1) Club de Paris (1) Cnil (1) Codex (1) Collapse (1) Colombia (1) Combattre les mines et les BASM (1) Commission (1) Contrôle maximum sur tout le spectre électromagnétique (1) Corruption des syndicats l’enquête qui dérange (1) Costa Rica (1) Criminalité (1) Crise à la Banque mondiale et au FMI (1) Cuba (1) Côte d’Ivoire (1) C’est quoi une bonne nouvelle (1) Dadaab (1) Darfour (1) Davos (1) De l’explosion urbaine au bidonville global (1) Destabilisation (1) Documentaire : No es un Joc ( Ce n'est pas un Jeu ) (1) Doha (1) Dubaï (1) Déchets (1) EADS (1) ELENA (1) Ecole (1) Ecoterrorisme (1) Ecuador - The Rumble in the Jungle (1) Eglise (1) Embargo (1) End (1) Enquête en forêt tropicale (1) Erreurs statistiques de la Banque mondiale en Chine : 200 millions de pauvres en plus (1) Eurosatory (1) Exposé sur le nouveau mode actuel de répression politique en France (1) F.M.I Finances Mondiale Immorale (1) FAO (1) FARC (1) FEMA (1) FSC (1) Finlande (1) Foret (1) Forum social mondial FSM Belém (1) Foxconn (1) Franc Maçon (1) France-Afrique (1) Fujitsu (1) G20 (1) Gabon (1) Game (1) Gasland (1) Gazprom (1) Golfe Du Mexique (1) Google Cisco HP Ericsson et Verizon (1) Greenpeace (1) Gréce (1) Guantánamo (1) Guaraní (1) Guerre d’Algérie 1954-1962 (1) Guinée (1) Génocide (1) Génome (1) Géographies des alimentations (1) Géoingénierie (1) H1N1 (1) H2Oil (1) HAARP (1) HP (1) Hackers ni dieu ni maître (1) High-Tech (1) Hiroshima (1) Hollande (1) Hotel Sahara (1) I Am The Media (1) IBM (1) IMF (1) INTERNET (QUI (1) IPRED (1) Iceland (1) Icesave (1) Imiter (1) Indonesia (1) Indonesie (1) Insertion (1) Island (1) Italia (1) J.O (1) Jean Ziegler (1) Jesus Camp (1) KYSEA (1) Karachi (1) Kurdistan (1) L'Or bleu (1) LE HOLD-UP DU SIÈCLE (1) La Commission européenne lance un programme de propagande radio (1) La Démocratie en France 2008 (1) La Fin du Pétrole (1) La Paz (1) La Stratégie du choc (1) La Trahison des médias le dessous des cartes (1) La fin de la propriété de soi (1) La guerre de l'information utilise des opérations psychologiques agressives (1) La guerre invisible (1) La guerre pétrolière oubliée du Soudan (1) La menace iranienne (1) La quatrième révolution (1) Lakmi et Boomy (1) Laos (1) Le Secret des Sept Soeurs (1) Le club des incorruptibles (1) Le grand Monopoly du gaz (1) Le grand marché des cobayes humains (1) Le nuage (1) Le temps des mensonges (1) Le ventre de Tokyo (1) Les Armées Privées dans la Cible (1) Les Occidentaux dénient que la Géorgie a procédé à un génocide (1) Les enfants des rues de Mumbai (1) Les insurgés de la terre (1) Les nouveaux chiens de gardes (1) Les secrets de la forteresse Europe (1) Leviev (1) Littérature (1) Livre (1) Londres (1) MSF (1) Malaisie (1) Malediction (1) Manille (1) Mauritanie (1) Mayotte (1) Medcament (1) Mexico (1) Minorité nationale (1) Mogadiscio (1) Money (1) Mongolie (1) Monsanto (1) Moving forward (1) Mozambique (1) Mururoa (1) Music (1) Musique (1) Médias citoyens (1) NED (1) Nazis (1) Nazisme (1) Neo Conservateurs (1) Nepal (1) Nes (1) Nestlé (1) Nicaragua (1) Nigéria (1) Noam (1) Norvège (1) Notre poison quotidien (1) Nouvelle Zelande (1) Nuage Mortel (1) O.G.M ?? Vous avez dit O.G.M : Organisation Générale du Mensonge (1) O.M.S (1) OFCE (1) Oil (1) Oman (1) Orange (1) Ormuz (1) Ouganda (1) Ouïgours (1) P2 (1) PIPA (1) PRISM (1) Pacifique (1) Papouasie (1) Paraguay (1) Pays Bas (1) Paysans (1) Pentagone (1) Pentagone: Nous devons combattre le Net (1) Perhttp://www.blogger.com/img/blank.gifte (1) Perte (1) Philippines (1) Phtographe (1) Planète à vendre (1) Pologne (1) Polynésie (1) Portugal (1) President (1) Prison Valley (1) Prix agricoles les véritables raisons de l’inflation (1) Prévisions (1) Prêt à jeter (1) Publicité (1) Pêche (1) QUOI (1) Quelle devrait être la politique européenne de l'immigration (1) RATP (1) Rapport Angelides (1) Reflection sur : Le monde de l'image (1) Regis Debray (1) Ruhnama (1) Révolution (1) SOPA (1) STIC (1) Samsung (1) Sans lutte pas de victoire possible (1) Savoir (1) Schiste (1) Scoop (1) Senegal (1) Shanghaï (1) Singapour (1) Skype (1) Sociologie (1) Soudan (1) Sri Lanka Tsunami tourisme banque mondiale (1) Station (1) Stratfor (1) Suisse (1) Sénégal (1) TAFTA (1) TPP (1) TSCG (1) TTIP (1) Tchad (1) The Shock Doctrine (1) Tibet (1) Tienanmen (1) Tokyo Freeters (1) Total (1) Touaregs (1) Turkménistan (1) U.A (1) U.S.A (1) UMP (1) Une livraison de Nouvelles questions féministes (1) Union Africaine (1) Union Européenne (1) United Kingdom (1) Vaccin (1) Vatican (1) Vie Privée (1) Viellesse (1) Viêtnam (1) VoIP (1) Voies de navigations (1) Volcan (1) Vu du ciel (1) Wackenhut (1) Water makes money (1) Windows (1) Yahoo (1) Yakutsk (1) Yaoundé by night (1) Zambie (1) Zeitgeist (1) accord (1) activisme (1) alex (1) anonymat (1) archives (1) article (1) assassinat (1) avocat (1) bactériologique (1) barrage (1) bauxite (1) bildenberg (1) biomimétisme (1) biotech (1) blocus (1) bourse (1) boycott (1) caméra (1) centrale (1) change (1) citizen berlusconi (1) coke (1) congrès (1) contamine (1) crime (1) c’est innover (1) dead (1) discours (1) domination (1) droits de l'homme (1) déchets toxiques (1) démographie (1) département (1) désinformation (1) d’Amnesty (1) e (1) electronique (1) enseignement (1) entreprises (1) estonie (1) etude (1) européen (1) eurosur (1) experience (1) explosifs (1) falsifiabilité et modèle standard de l'évolution stellaire (1) fanatism (1) femmes (1) fiscal (1) fête (1) grève (1) hackers (1) harmaceutique (1) hydrates de méthane (1) iPhone (1) information (1) ingérance (1) inondations (1) irradiés (1) jeu (1) jeux video (1) jones (1) journalisme (1) jugement (1) l'Oreal (1) la tyrannie du cool (1) lithium (1) main basse sur le riz (1) mandat (1) mer (1) methane (1) meu (1) monarchie (1) monnaie (1) obsolescence (1) opinion (1) or (1) parti de droite (1) patriotisme (1) protection des viols de brevets Google Cisco HP Ericsson Verizon (1) psychologie (1) rafale (1) rebellion (1) recherche (1) ressources naturelles (1) réunions secrètes UE OGM (1) sables bitumineux (1) salaires (1) saumon (1) sous-marin (1) speculation (1) structure (1) sureté (1) taxe (1) tourisme (1) toxique (1) transgenic (1) tribunal (1) victimes (1) vidéo (1) virus (1) vote (1) vêtements (1) ÉVASION FISCALE (1) Élections (1) États-Unis (affaires extérieures) (1) Étienne Chouard (1)